Mental et Vie intérieure

4 certitudes à se répéter comme des mantras pour devenir plus fort

La vie, c'est compliqué. On ne va pas se mentir : les super-héros n'existent pas. Mais certains s'en sortent mieux que les autres. Pourquoi ? Parce qu'ils ont développé (entre autres) ces 4 automatismes.

L’art de réussir sa vie fait couler beaucoup d’encre, sur FTS et sur tous les sites de développement personnel : il y a beaucoup de croyances limitantes à désamorcer, et d’attitudes positives à intégrer.

Mais de toutes les bonnes habitudes, voici les 4 qui, à mon avis, jouent le plus pour un mental fort et une attitude qui favorise la réussite dans la vie.

1. Make it happen

Heureux hasards mis à part, rien n’arrivera si on ne le provoque pas, et les plus belles victoires, il faut aller les chercher.

Certes, les heureux hasards existent. Certaines personnes semblent même abonnées à la chance.

Mais je vais vous faire gagner du temps : partez toujours du principe que la vie ne vous fera pas de cadeau, et que si vous voulez quelque chose, il faudra mettre votre persévérance à l’épreuve : c’est la façon dont l’Univers fait le tri entre les gagnants et les perdants (ceux qui se contentent des miettes en soupirant).

Quand un objectif vous tient à cœur, il faut mettre toutes les chances de son coté et ne pas lésiner sur les efforts. Compter sur un coup de pouce du destin est un mauvais calcul.

2. Décidez – ne laissez pas le hasard décider pour vous

… le choix de prendre des risques, d’affronter l’inconfort, de vous remettre en question … ou de ne rien faire et de rester bien au chaud dans ses habitudes.

Bon, ok, parfois, la foudre peut tomber sur l’arbre à côté de chez vous, qui écrase votre voiture. Pas de chance. Là, vous n’y êtes pour rien.

Mais 90% de ce qui vous arrive dans la vie arrive parce que VOUS avez pris une décision (y compris, celle de ne prendre aucune décision et de rester passif).

On avance tous sur une route faite de carrefours, et aller tout droit sans se poser de questions est probablement une mauvaise idée – surtout si vous voulez aller quelque part en particulier.

Ca parait un peu abstrait, alors comment appliquer cette loi au quotidien ? 

Tout simplement, en prenant l’habitude de se demander régulièrement « qu’ai-je fait ces derniers temps qui m’a VRAIMENT fait avancer, et qui a VRAIMENT contribué à rendre ma vie (un peu) meilleure ? ».

Le simple fait de se poser cette question de temps en temps nous oblige à regarder nos choix de vie en face, et à reconnaître les phases où on se laisse flotter – et à l’inverse, les changements de rythme qui ont introduit des dynamiques positives dans nos vies.

3. La frustration est un moteur (le meilleur), pas une douleur

Beaucoup de gens pètent un câble ou jettent les gants à la moindre difficulté : c’est plus facile d’esquiver la difficulté et la vexation, surtout quand l’échec pique l’égo.

Mais si vous parvenez à faire de cette frustration une source de motivation, le fuel qui vous pousse à batailler encore plus fort : sky is the limit.

4. Abandonner, c’est se voler soi-même

Avoir des projets et des envies, c’est normal : on a tous besoin de se sentir avancer dans la vie.

Mais on a trop souvent tendance à commencer les choses pour les abandonner progressivement, au fur et à mesure qu’on les remplace par de nouvelles lubies.

Dans le monde hyper connecté et hyper stimulant dans le quel on vit, difficile de rester focalisé sur un projet / une idée très longtemps…

… et du coup, on a tendance à passer de projet en projet, d’ambition en ambition, sans vraiment s’y investir autant qu’il le faudrait.

L’exemple typique, ce sont les bonnes résolutions que tout le monde fait, mais que personne n’arrive à tenir très longtemps.

Pourtant, si on arrivait à se montrer plus persévérants, on se rendrait compte que les choses avancent réellement, et qu’elles permettent là aussi d’introduire des dynamiques nouvelles dans nos vies.

D’où cette conclusion : abandonner les choses trop tôt, c’est se voler soi-même. On se prive d’une part de « possible », qui aurait pu apporter énormément de changements dans nos vies.

Alors comment avancer plus, et abandonner moins ?

  • Eliminer les sources de distraction : non, pas besoin de se mettre à un nouveau sport tant que vous n’avez pas fini votre première année de Cross Fit (ou autre) : allez au bout des choses avant d’en commencer d’autres
  • Célébrer les victoires. Prenez goût au sentiment de satisfaction qu’on éprouve quand on arrive à accomplir les choses; ressentez la fierté : c’est vraiment ennivrant, et source de confiance en soi (exemple : votre premier jogging de 3km sans vous arrêter, malgré la douleur, ou vos 6 mois de pratique sportive, etc).
  • Mettre le doigt dans l’engrenage : l’être humain est une créature d’habitude. Il peut nous être difficile de commener et de continuer quelque chose, mais une fois qu’on est pris dans le process, on se prend au jeu et il devient à l’inverse difficile de lâcher prise – pour peu qu’on s’amuse un peu, ou qu’on obtienne des résultats satisfaisants.

Quand j’étais plus jeune, je développais une obsession toutes les semaines : le hip-hop, l’athlétisme, le tricot, le théâtre, un nouveau mec… Et je la mettais de côté aussitôt. Je me défilais dès qu’il fallait faire de vrais efforts ou que la moindre difficulté se présentait.

J’avais notamment un sacré potentiel en danse. Ma cousine et moi avions démarré cette activité au même moment. Mais je partais avec une petite longueur d’avance. Hélas, je suis très vite passé à autre chose. Elle, a persévéré dans cette voie. Elle ne s’est pas  laissé démonter par son manque de talent, et a enchainé les clubs et les heures d’entrainements. Aujourd’hui, elle me met sévèrement à l’amende et quand je danse, j’ai la grâce de Mister Bean.

J’ai compris, quelques années plus tard, que l’abandon est un mode de vie, plus qu’une erreur. Et que la réussite en est une autre. Un cercle vertueux commence par une victoire. Une raison d’être fier. Pour ma part, cette fierté fut mon premier livre.

Comment appliquer cette loi au quotidien ?

Commencez par UN objectif que vous jugez atteignable. N’importe lequel : finir un dossier, aller au bout d’un footing (même court), tenir une semaine sans clope… Qu’importe, mais un défi avec une ligne d’arrivée.

Le but de ce défi est de vous prouver que vous êtes capable d’aller au bout d’un projet et la réussite est une part de votre personnalité.

Vous réussissez ce que vous entreprenez.

La vérité c’est que la réussite fais presque aussi peur que l’échec parce qu’elle implique de répéter l’exercice.

Réussir une fois peut être mise sur le compte d’un « malentendu ». Mais enchainer les réussites ne laissent plus de doutes sur vos compétences. Et vous pouvez avoir peu d’avoir peur de « décevoir » par manque de compétences.

Mais qu’importe : vous comptez désormais une victoire à votre compteur et personne ne vous la retirera. Surfez dessus pour lancer d’autres projets de plus en plus ambitieux et poursuivez-les sans relâche. La bonne nouvelle, c’est que l’échec n’existe pas.

Parce que l’échec, c’est quand on arrête d’essayer. Tant que vous refusez d’abandonner, vous n’avez pas échoué…

Toutes ces lois pourraient se résumer en quelques phrases : vous avez beaucoup plus de pouvoir que vous ne le pensez. Prenez les bonnes décisions, agissez en conséquences, dépassez la frustration et ne perdez jamais de vue vos projets. La vie est certes une sacrée garce par moments, mais elle n’est pas si compliquée à dompter pour peu qu’on décide de se retrousser les manches et de ne plus simplement subir.

Commentaires / Discussion

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  • En suivant ces quatre préceptes, on devrait arriver à tout en effet. D’ailleurs, j’ai parfois l’impression d’être en bonne voie pour cela.

    Personnellement, je ne crois pas du tout à la chance, mais plutôt à un état d’esprit qui permet de porter son attention sur les opportunités de la vie. Même quand on achète un billet de loterie, on peut se demander si le mental n’influence pas inconsciemment le résultat.

    Quoi qu’il en soit, ceci est peut-être dirigé par le dernier point abordé dans cet article : la peur de réussir. Quand on fait partie des « perdants », on passe beaucoup de temps à critiquer ceux qui réussissent. Cela permet de justifier sa propre médiocrité. De manière implicite, on produit en soi la croyance que les « gagnants » font souvent l’objet de jugements sévères. Ils sont autant détestés qu’aimés, se retrouvent seuls, etc. Cette image du gagnant jalousé fait parfois trop peur pour s’accorder le croit d’y accéder soi-même.

    Avancer vers la réussite de manière graduelle, en commençant par de petites victoires, me paraît très judicieux. Merci Lula.

  • Florian Bon

    Bah bien sur, comme si les choses étaient aussi simples. Cette espèce de vieille rengaine libérale où soit disant il suffit d’un peu de motivation pour s’en sortir c’est du vu et du revu.

    Plus de la moitié des fils d’ouvriers deviennent eux-même ouvriers, et à peine 5% d’entre eux environ vont réussir à devenir cadres. A partir de là y a deux interprétations possibles : soit on estime que c’est de leur faute parce qu’ils sont pas foutus de s’en sortir (discours de l’article), ou soit on considère que tout un tas d’éléments sociaux objectifs empêchent de « réussir » et de s’en sortir « mieux que les autres », ce qui est le discours répété inlassablement par toutes les enquêtes sociologiques depuis des décennies.

    Allez lire un peu de Bourdieu au lieu de nous sortir vos idioties libérales

  • Bien monsieur, à vos ordres. Merci de m’avoir remis sur la bonne voie, c’était une bien belle leçon de sociologie.

  • Oui enfin pour la « simplicité », vous vous posez là aussi hein.

    Bien sûr qu’on ne bénéficie pas tous des mêmes conditons initiales, et que dans pas mal de cas, on doit faire avec de sacrés désavantages.

    Cela n’empêche pas les gens de prendre leur vie en main et de parvenir à s’élever dans l’existence, à améliorer leur condition, ou, tout simplement, à atteindre une forme de bonheur qui leur convient.

    Je ne souscris pas à l’idée voulant que, lorsqu’on est né dans la merde, on n’ait qu’à se résigner et s’habituer à l’odeur.

    Je souscris encore moins à l’idée que les difficultés sont insurmontables et la faute des autres.

    On vit dans une société où éducation, information et moyens de transport sont accessibles en abondance et à un coût quasi nul.

    Oui un fils d’ouvrier aura de grandes difficultés à ne pas reproduire le même schéma : mais ce n’est pas lié à sa condition, c’est lié au fait qu’on a tous tendance à évoluer dans un modèle et à ne pas en sortir, il faut de la présence d’esprit et de la persévérance pour se réinventer au dehors du cadre.

    (je crois que c’est plutôt ça qu’il dit, Bourdieu, dont, pardonnez-moi de vous le dire, vous n’avez pas l’exclusivité de la lecture)

    Facile de se réinventer et de s’élever, non, mais tout à fait réalisable en France en 2015, pour peu qu’on en ait envie.

    Mais j’ai pas pour ambition de vous convaincre non plus. Je vous laisse à vos certitudes, à votre exaltation et à votre politique; bonne chance pour votre révolution, ça s’annonce passionnant.

  • Florian Bon

    Difficile d’être convaincant quand on se contente de balancer des
    affirmations.

    Oui l’éducation est plus accessible qu’il y a 60 ans, cela a t-il réduit
    les inégalités ? C’est l’exact inverse auquel nous assistons : une
    minorité qui s’enrichit et une large majorité qui s’appauvrit.

    Affirmer que chacun a aujourd’hui en France la possibilité de s’en
    sortir avec simplement de la volonté alors que les millions de
    chômeurs s’accumulent, que le CDI disparaît, que les contrats
    précaires se multiplient, tout cela étant dûment encouragé par
    les politiciens de tous bords, il faut être sacrément de mauvaise
    foi.

    Un nombre exorbitant d’éléments objectifs démontrent très
    clairement que non, la volonté n’est pas la recette miracle. Ce sont
    toujours les même qui sont pauvres et se sont toujours les même qui s’enrichissent.

    Les gens dans votre genre, au lieu de remettre en cause le fonctionnement économique global, préfèrent plutôt mépriser les « perdants qui se contentent des miettes en soupirant ». Cela est finalement tellement plus simple, et surtout plus pratique pour vous puisque cela rend légitime le statut social dominant des membres des classes supérieures.

    Et non, je ne suis pas non plus pour la résignation. Je suis pour que les gens s’en sortent collectivement, et non qu’ils s’en sortent en marchant sur la gueule des autres et en les méprisant.

  • Bravo !

  • Charles

    Je crois pouvoir concilier vos deux points de vue, car les 2 sont justes, mais à des échelles différentes. je vous suggère d’apprendre à écouter l’autre…

    Florian, vous parlez d’une réalité globale : celle d’un peuple dont les libertés semblent augmenter par les progrès sociétaux, mais qui en fait, a plus de devoirs qui l’entravent que jamais auparavant. Résultat : une ascension sociale bloquée, une élite souveraine, un système indélogeable.

    FK (ainsi que cet article), vous parlez d’une réalité individuelle : celle d’individus qui emploient leur volonté à aller chercher leurs victoires. être pro-actif, faire plutôt que demander la permission, et apprendre de ses erreurs le cas échéant. Ce sont des lois universelles du construction personnelle ! Regardez les contes et légendes, ça ne parle que d’individus qui affrontent courageusement leur destin pour progresser : c’est une vérité a-temporelle !

    Vous vous affrontez sans vous comprendre : oui la volonté est la recette miracle à l’échelle individuelle, et oui, pleins d’éléments objectifs s’y opposent à l’échelle du groupe. Mais le groupe n’est-il pas constitué de plein d’individualités ?
    C’est pourquoi il FAUT agir et cesser de penser négativement, car l’élan entraîne l’élan, et bientôt la volonté collective permettra de désamorcer ces fameuses « barrières objectives » qui nous gouvernent.

    Comment y arriver ? Cet article n’en parle pas mais il faudra bien passer par là dans les années futures : employer notre intelligence globale.
    Le bouquin de Tim Feriss est une success-story individuelle, mais il emploie son intelligence pour LUI et écrase les autres : ça ne peut pas marcher globalement. La transition individu > globalité ne peut se faire que dans l’intelligence altruiste, pour tous.
    En fait, Tim Feriss (comme d’autres) n’a aucune morale. La morale c’est placer les intérêts des autres au dessus de soi-même. à petite échelle, et dans le monde entrepreneurial ça peut sembler une incohérence, pourtant la planète fonctionne ainsi naturellement.

    Réveillons nous les uns les autres, appliquons ces 4 certitudes positives et libératrices, et une fois que nous serons suffisamment, employons notre intelligence à démonter notre prison de groupe !
    Si ce que je vous dis semble abstrait, sachez que pleins de solutions alternatives existent déjà en France. Etienne Chouard travaille dans ce sens. Le formidable livre « les défricheurs » de Eric Dupin recense la majorité des solutions qui sont lancées. etc.

    Je vous souhaite une bonne journée

  • Stremon

    Je suis vraiment d’accord avec cette remarque, moi aussi ça m’agace un peu, en particulier ce comportement qui ressort de plus en plus chez les gens, et qui peut se résumer par « si tu réussit pas c’est de ta faute, t’as pas fait ce qu’il fallait, les autres raisons sont pas valable ». Comportement qui non seulement ne t’aide pas à pouvoir réussir, mais t’humilie et te détruit un peu plus chaque fois. C’est ironiquement l’une des raisons pour lesquels beaucoup de gens ne connaissent pas la réussite ; les gens l’ayant connu, ou n’ayant jamais vraiment galéré dans leur vie, on tendance à les rabaisser constamment sans forcément le vouloir.

    Mais il serait trop simpliste de dire que c’est la principale raison.
    Je veux dire par là qu’en dehors de l’évidente inégalité des chances entre les personnes venant de différents milieux, il y a une autre grosse raison qui fait que notre niveau et environnement social peuvent faire que l’on ai pas la force d’appliquer ces 4 principes : la façon dont notre mental et psychisme ont pu se développer, et peuvent s’exprimer.

    Il suffit de reprendre la pyramide de Maslow, comment construire une base solide, et pouvoir ainsi mener à bien ces projets et les tenir, lorsque que nous n’avons jamais pu sécuriser les besoins essentiels ?
    Mais il y a aussi beaucoup d’autres raisons, comme notre facteur de résilience face aux difficultés, le fait que l’on ai ou non pu avoir quelqu’un sur qui s’appuyer pour devenir fort (qui influence fortement le facteur de résilience), notre « potentiel naturel d’attraction et de charisme » (qui pourrait se résumer à « beauté naturelle »)… la liste est longue.

    Bien sûr ça ne fait pas tout, et même beaucoup diront que ce n’est qu’une excuse que l’on se donne, mais c’est assez comique de voir que les personnes disant ça sont toujours celles qui ont le moins galéré dans la vie (et je ne parle pas de leur « apparente réussite », ni des événements de leur vie, mais de leur véritable vécu émotionnel et psychologique).

    A toutes les personnes qui se reconnaissent dans ce que je dis, je n’ai qu’un conseil : n’écoutez pas les gens qui vous vendent la réussite tant ce que vous ne savez pas ce qu’ils ont ou non traversé, car il n’y a pas de solution miracle, chacun à un vécu et une expérience différente, les solutions des uns ne sont pas les solutions des autres.
    La seule vrai solution est de faire sa propre route, et de trouver/construire sa propre solution, car oui, il y a toujours une solution.

  • lorenzo

    Oui c’est plus dur de s’en sortir venant de milieu social moins aise.
    Mais cela peut aussi etre un avantage : tu as plus de merite, et tu donne plus en venant de loin que lorsque tu as tout a porte de main.
    Quant a ces fameux chomeurs et personnes qui galerent. Avant de critiquer le systeme, a-t-on rellement vu qu’est-ce qu’elles ont fait pour s’en sortir ?
    Est-ce qu’elles ont travailles 80-100h par semaines, dimanche inclus ? Ou ont-ils simplement ˝ suivi le rhytme˝ sans reel acharnement
    Est-ce qu’ils se sont demenes pour rencontrer des gens : aller a des seminaires, demenager de leur ville pour aller dans une ville avec plus d’opportunites etc. ? Ou sont-ils simplement rester dans leur ville avec leur habitudes ?

    Honnetement c’est un peu comme Mcdonalds. Imagine un obese qui va tous les jours a Mcdo. On lui dis, si tu veux mincir n’y va pas et mange plus sainement etc.
    Et lui il commence : c’est la faute a Mcdo, il y a trop de calories dans leur menus, c’est NORMAL que je suis gros.

    Bah non, c’est pas la faute a Mcdo, c’est TA FAUTE, c’est TON CHOIX.

  • John Chahine

    Un très bon article et bonnes bases pour qui veux avancer !

    Sans prendre part et sans jugement aucun, je me permet de donner mon avis sur le sujet que je trouve très intéressant.

    Il est vrai que le contexte de chacun est différent, nous avons tous une vie, une expérience et un environnement différent.
    Le point de départ sera quasiment à chaque fois différent, un peu comme quand on se met au sport …

    Ce qui est intéressant c’est la responsabilité de chacun, il est très facile de rejeté la faute sur l’environnement comme il est très facile de prendre l’entière responsabilité C’est de la faute du gouvernement … OU tout est de ma faute… par exemple

    Une approche que j’utilise en coaching est une approche global, pourquoi dissocier l’environnement de l’individu ?
    Nous sommes un tout dans un système.

    Cela n’empêche pas que celui qui ne fait rien pour changer ne changera pas !

    Donc oui nous sommes en partie responsable de ce qui nous arrive.
    Qu’est ce qui différencie les 5% d’enfants d’ouvriers qui deviennent cadre des autres ?
    Très souvent la vrai difficulté pour ce type de personnes ne vient pas tellement de l’environnement lui-même que du type de croyance inculqué.

    Nous pouvons échanger très longuement sur le sujet, mais je conclurai en vous demandant :
    Que faites vous pour avancer vers vos objectifs ? Et par ailleurs en avez vous ?

  • Lavemeninges

    Un des meilleurs articles du site. Le sujet traité est capital. Rien de ce qui a été fait par un autre est impossible pour soi-même, il suffit de décider.

  • Ignace Mamodaly

    l’on peut rejeter la faute sur l’autre tout comme la rejeter sur soi-même, la vérité des faits montre que c’est un mélange des deux. toutefois, mes amis, je vous incite à lever les yeux plus haut, et regarder dans d’autres contrée. j’ai vu à madagascar des gens qui n’avaient pas l’argent pour avoir une ampoule chez eux, mais qui, à la lueur d’une bougie, sont devenus médecins ( c’est un exemple, le médecin n’est pas le nec plus ultra en terme de statut social.. il n’y en a pas). vous parlez d’ouvriers? j’ai vu des ouvriers qui, malgré leurs misères, étaient plus heureux car déjà savaient éviter les sources de « distractions » et de maux ( drogues,alcool, tabac, jeux etc), mais lisent et usent de manière formidable de l’outil internet. les réussites personnelles, « from rags to riches » existent, même si la richesse n’est pas simplement matérielle. je préfère être modeste mais avoir un mode de vie sain, serein et intéressant que d’être riche et être tout le temps frustré. la clé ici c’est déjà que tous pensent positivements, essaient de faire de leurs mieux ( de se dépasser) HONNETEMENT et sans se piétiner les uns des autres. puis concernant le caractère non universel de ces solutions, je dirais qu’elles sont une amorce et peuvent être utilisées comme bases pour aller plus loin.

  • Luc

    pas faux. dans la societe il y a beaucoup de barrieres « invisibles » et beaucoup de milieux fonctionnent a la cooptation (pas a l’effort). la cooptation ca veut dire venir du meme milieu, faire patte blanche malgre ses convictions, ce que bourdieu appelle la reproduction sociale
    les gens qui ont fait beaucoup de choses dans leur vie en savent qq chose

  • Webster McCloud

    Après il faut voir ce qu’on entend par le terme de réussite : coller aux schémas médiatisés (pour éviter de parler de propagande libérale) fondés sur l’argent, la consommation, l’accès pour les plus humbles à la mythique « classe moyenne »… dont on sait qu’il s’opère le plus souvent par le sortilège du crédit à la consommation (j’ai vu bien des couples exploser sous le joug d’un crédit passé sur trente ans pour l’achat d’un appart’ ou d’une villa, lors de la fièvre immo du début des années 2000, et ne perdons pas de vue ce qu’il advient des cadres qui ont passé la quarantaine, en cas de chômage…) ? Tirer soi-même les câbles de l’ascenseur social (le schéma vaut pour les boxeurs, les athlètes, les joueurs de foot et les artistes de hip hop, moins pour les gosses issus des milieux populaires qui prétendent intégrer des milieux très fermés tels que le Droit, les études de médecine, les Beaux-Arts, le design ou la littérature, indépendamment de leur talent et potentiel objectifs) ?
    Ou parle-t-on de réussite au plan personnel ? Se mettre au violon à la retraite, assumer un choix de vie objectivement pas facile, qui consistera par exemple à vivre en montagne, passer des diplômes sur le tard, faire la route, s’engager sur un très long sentier pédestre, etc…
    L’idée de réussite peut s’envisager sur d’autres plans que social. Notre société ne se prête objectivement pas à l’émancipation des « gens de peu » que décrivait Pierre Sansot (la « France d’en bas » popularisée par le libéral démagogue Raffarin), de certaines fatalités qui ont plus à voir avec la structure même de la société française, qui n’a jamais vraiment tiré un trait sur son passé féodal, que sur le système libéral proprement dit – n’oublions pas que c’est en grande partie le principe de libre entreprise qui a construit la société américaine, modèle libéral s’il en est, principe que nos politiciens libéraux se sont contentés de singer sur le mode de l’auto-entreprise sous liberté conditionnelle… dispositif dont le bilan n’est décidément pas brillant : l’émancipation de chacun et l’initiative individuelle restant les bêtes noires de la Nomenklatura franco-française, quelle que soit l’idéologie dont elle se réclame.
    Fin de la parenthèse politique.
    J’envisage plutôt la réussite sur le mode nietzschéen du « Deviens qui tu es », et c’est là que je rejoins l’auteur de l’article que nous commentons : il faut y mettre le prix. Celui de l’émancipation au regard des croyances et des conditionnements en vigueur dans le milieu dont on est issu, quel que soit ce milieu. Cela prend du temps et exige beaucoup d’efforts. C’est un travail de sculpture de soi – et là c’est Onfray que je paraphrase.