27 ans ou L’horloge biologique

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Bon déjà je note qu'on a 10 ans d'écart jour pour jour. J'en connais pas mal ici qui y trouveraient matière à opener, je vais me contenter de nous souhaiter un bon anniversaire.

Après 27 ans, en vrai il y a 28, et puis 29. Un peu de temps avant la trentaine, qui n'est un cap que dans nos têtes. J'ai passé mes twenties à regretter de ne pas avoir 30 ans, je me disais qu'on me prendrait enfin au sérieux, que je porterai le costume sans me trouver déguisé pour un bal masqué, que je pourrai enfin négocier mon salaire, que je paierai mes factures à temps et que je n'oublierai plus l'anniversaire de ma mère. Et puis j'ai rencontré une fille de 32 ans titillée par son horloge biologique. Le jour de mes 30 ans j'ai démissionné ; changement de boulot, de ville, installation avec cette fille que j'avais mise enceinte après 8 mois de relation et sans jamais avoir vécu ensemble plus d'une semaine de galipettes sous tente.

Je suis un père aimant et attentif, un ex responsable... et un indécrottable ado qui regrette de ne plus avoir 20 ans. Je n'ai jamais appris à négocier mon salaire, je viens au boulot en jean et tee-shirt, je change de nana une fois par mois en me jurant que cette fois c'est la bonne et j'ai toujours des rappels de factures en retard.

Tout ca pour dire quoi ? Que les filles de 25 ans stressent pour leurs 30 ans, que celles de 30 stressent pour leur 35 et que celles de 35 stressent pour leur 40... Mais qu'en vrai c'est jamais l'âge, c'est jamais les plus beaux retroplannings du monde, qui dictent le bon moment. On est jamais vraiment pret et le temps ne change rien à l'affaire. C'est toujours un grand saut dans l'inconnu, c'est toujours l'impulsion du moment, c'est toujours une rencontre qui suscite le désir d'être parent, et non l'inverse. Ca ne sert à rien de se mettre la pression ou d'accepter celle que nous met la société.
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  • +1 (Instructif) le 02.02.12, 00h33 par sophie_is_happy
  • +1 (Post de qualité) le 13.02.12, 00h00 par Blusher

Bon, il semble que ce débat ait pris une tournure de "On va dire à Sophie de se détendre et qu'elle a encore bien 10 ans pour se trouver un amoureux et avoir des enfants"

Un modo pourrait le déplacer dans SOS Love svp, parce qu'au rythme où on va, je crois qu'à part Kero, Constant99 et Adoniis, on verse dans le "Help Sophie meme si elle répète que ce texte était juste pour lancer un débat et qu'elle-meme vit les choses tranquillement" ?


@Clyde69 : Merci pour ce témoignage. C'était très instructif. Bon anniversaire également !
Tu es le 2ème à écrire "on est jamais pret". Et en meme temps, ta compagne elle, été "titillée par son horloge".

Adoniis et toi, vous me donnez la jolie image d'hommes devenus pères plus parce que ca "a l'air d'etre LA bonne" que par désir de paternité, tandis que vos compagnes, elles, assumaient leur désir de maternité.
Je me trompe ?
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  • 0 (100% d'accord) le 02.02.12, 08h00 par Adoniis

Me concernant tu ne te trompes pas... J'étais dingue de cette fille et elle m'a fait éprouver ce désir de paternité que je n'imaginais jamais ressentir. Elle cherchait juste "le père de ses gosses", j'étais the right man at the right place... Un déséquilibre originel qui a pu me donner l'illusion du bonheur pendant 8 ans et 2 grossesses, mais a fini par nous rattraper.

Est-ce que je le regrette aujourd'hui ? Non. J'adore mes gamins et je n'aurai peut-être pas vécu cette "formidable aventure humaine" dans un autre contexte. Mais je ne le ferai plus. Pour être heureux, le couple doit être une fin en soi et non l'instrument du désir d'enfant. Ca ne veut pas dire que je ne veux pas d'autre enfant, je n'en sais rien, ca dependra des histoires... juste que celles qui me parlent de leur horloge biologique en partageant un petit déjeuner (c'est à dire pas mal des femmes non mères de 27 à 35 ans), j'ai appris à les fuir...
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  • 0 (Merci ! :)) le 02.02.12, 01h53 par sophie_is_happy
  • 0 (Tout à fait !) le 02.02.12, 08h01 par Adoniis
  • +1 (A lire) le 12.02.12, 23h58 par Blusher

J'avoue que la question qui me taraude dans ce domaine, c'est de réussir à séparer ce qui est du domaine biologique et du domaine culturel. Je ne suis pas très fan des explications biologiques en général, de cette tendance à mettre dos à dos les hommes et les femmes, parce qu'on serait fondamentalement différents à la base, mais complémentaires (ce que je déteste cette expression...)
Je ne sais pas comment je me sentirai dans quelques années, à vrai dire. Mais depuis quelques mois, je suis de plus en plus entourée de bébés : des amies, des amis, ma sœur, des amis de ma sœur... Et même si à chaque fois c'est un plaisir de vivre ce moment-là avec des gens qu'on aime, j'ai toujours ce petit moment où je me dis que ce ne sera jamais pour moi. Parce que cela demande une stabilité et une abnégation que je refuse et qui ne pourraient pas me convenir. On m'a souvent dit qu'à ce sujet-là, je réagissais comme un mec... je passe aussi les « mais tu es encore jeune c'est pour ça ». Ouais, à 25 ans on sait en général ce qu'on veut (ou pas) faire de sa vie. Les enfants ne font pas partie de mon plan, c'est assez évident.
Bien sûr qu'une femme, passé un certain âge, n'est plus féconde. Il n'empêche : les femmes sont fécondes de plus en plus tôt, à cause des nombreuses pubertés précoces qu'on peut constater depuis quelques années, et pour autant, l'âge moyen du premier bébé qui arrive ne cesse de reculer. On ne peut quand même pas nier, du coup, que c'est un facteur social et non biologique qui a fait que cet âge recule, alors qu'on pourrait tout à fait mettre enceintes des jeunes filles de 13 ans.
L'horloge biologique, je persiste à penser que c'est un peu la même chose : le grand vide qui nous saisit quand on pense à notre avenir, notre futur. Et comme le futur, c'est essentiellement avoir une famille pour la majorité des gens, alors forcément...
Les femmes se savent soumises à des nécessités biologiques. C'est ça qui crée leur angoisse, plus que la biologie elle-même, je crois. Et puis, est-ce qu'on a déjà vu quelqu'un dire à un mec : « oh, mais ça viendra, tu es encore jeune » quand il disait ne pas vouloir d'enfants ? Non. Une femme se doit de vouloir des enfants, parce qu'elle porte la vie, parce qu'elle est censée aimer ça (cf. le nombre de femmes dans les postes liés à la puériculture).
Enfin, je ne sais pas si j'apporte des réponses, tout cela est un peu confus mais je crois que le seul rythme à suivre, c'est le sien propre. Homme ou femme, il faut vivre ce qu'on désire vivre, en essayant d'être fidèle à ses propres envies et à ses propres désirs, même s'ils ne sont pas toujours conformes à ceux qu'on voudrait nous forcer à adopter.
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  • 0 (Il y'a du vrai...) le 14.02.12, 01h34 par sophie_is_happy

LuxLisbon a écrit:
Et puis, est-ce qu'on a déjà vu quelqu'un dire à un mec : « oh, mais ça viendra, tu es encore jeune » quand il disait ne pas vouloir d'enfants ?

Oui :mrgreen:
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  • 0 (lol) le 13.02.12, 07h32 par Lossenia

Citation:
Et comme le futur, c'est essentiellement avoir une famille pour la majorité des gens, alors forcément...

Nan mais c'est quand même comique... cette faculté à nier l'évidence et tu n'es pas la seule sur ce topic, à vouloir réinventer la roue. Se croire unique. Penser que il y a les autres et il y a nous. Façon de pensée pur produit de l'individualisme... et qui donne des gens paumés.

Euh allo ? Des hommes ou des femmes de plus de 60 ans qui n'ont pas eu d'enfants qui sont épanouis et qui n'en n'ont pas le regret ça court les rues ? Franchement c'est l'exception de l'exception. Et dingue comme ici tant de gens pensent faire partie de cette exception.
Et puis décréter à 25a qu'on sait ce qu'on veut à ce sujet mais MEGA lol quoi.

Ce qu'il y a de pire je trouve c'est ce mépris sous jacent pour les gens dits normaux, parce que les pauvres ils ont des enfants comme tout le monde, anh les loser, moi je me sens au dessus de ces familles scenic-jardin-labrador, et pour le prouver à tout le monde et à moi même et bien j'aurais pas de bambin, en plus c'est sale, et j'en ai pas besoin. Palme d'or du rire.

Après libre à chacun de nier les besoins primaires, mais décréter du haut de ses 25, 30, 35 que l'on va réinventer la roue, que ce que faisait tous les homos sapiens depuis 100 000a nous on va le faire différemment. Un optimiste dirait peut être "c'est beau la jeunesse".
Je suis pour ma part fasciné de ce que 60 a d'individualisme a pu produire comme nouvelle génération (je m'exclue pas en disant ça et me sers de moi même également pour produire ces jugements). En tout cas ça produit des phrases de cet acabit qu'on entend et qu'on lit partout :
Citation:
Enfin, je ne sais pas si j'apporte des réponses, tout cela est un peu confus mais je crois que le seul rythme à suivre, c'est le sien propre. Homme ou femme, il faut vivre ce qu'on désire vivre, en essayant d'être fidèle à ses propres envies et à ses propres désirs, même s'ils ne sont pas toujours conformes à ceux qu'on voudrait nous forcer à adopter.
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  • +3 (Like !) le 12.02.12, 23h34 par LittleNeapolis
  • +1 (100% d'accord) le 12.02.12, 23h38 par Mr.Smooth
  • +1 (Like !) le 13.02.12, 01h05 par some1
  • +1 (Absolument) le 13.02.12, 01h18 par Marley-Marl
  • -2 (Du grand n'importe quoi) le 13.02.12, 01h54 par Iskandar
  • -2 (Trop dogmatique) le 13.02.12, 10h18 par Constant99
  • +3 (Yep ! :)) le 13.02.12, 12h28 par Reborn
  • -2 (Du calme) le 13.02.12, 13h29 par Blusher

Megoy a écrit:
Euh allo ? Des hommes ou des femmes de plus de 60 ans qui n'ont pas eu d'enfants qui sont épanouis et qui n'en n'ont pas le regret ça court les rues ? Franchement c'est l'exception de l'exception. Et dingue comme ici tant de gens pensent faire partie de cette exception.


Les gens qui ont plus de 60 ans aujourd’hui sont nés au plus tard au début des années 50. Dans les années 70 (pour les plus optimistes), la norme (au sens ce qui était le plus courant, ce qu’il était « habituel » de rencontrer) en France commençait à évoluer du mariage arrangé au mariage par amour, et la femme n’était pas l’égal de l’homme. Les frustrations et autres issues de cette situation étaient apaisées en prenant sur soi (plutôt les femmes) ou en allant voir ailleurs (plutôt les hommes). Donc avoir un gosse n’avait du tout le même sens à l’époque. Ca peut paraître aberrant aujourd’hui. Mais dans le même registre, faut quand même se rappeler que la première expérience sexuelle des hommes qui ont aujourd’hui 70-80 ans (histoire d’être prudent), eh bien, c’est dans la majorité des cas au bordel. Autres temps autres mœurs. J’aurai aimé pouvoir ressortir des références précises, mais je n’ai plus en tête le titre des bouquins où j’avais lu ça.

En tout cas, oui, on a l’air un peu crétin de vouloir décréter que :

Citation:
ce que faisait tous les homos sapiens depuis 100 000a nous on va le faire différemment


Mais notre époque tranche avec les 100 dernières années par le fait que depuis quelques décennies, on a réussi à développer un modèle de société individualiste qui estime devoir laisser les même chances d’accomplissement aux individus, peu importe leurs différences. Un pays développé où cette vision tend plutôt à foirer est par exemple le Japon ( les femmes se battent pour devenir des femmes au foyer, et ça se comprend (faîtes des recherches si ça vous intéresse)). Des pays qui ne partagent pas la même vision ? Facile à trouver.

Citation:
Et comme le futur, c'est essentiellement avoir une famille pour la majorité des gens, alors forcément...


Megoy a écrit:
Ce qu'il y a de pire je trouve c'est ce mépris sous jacent pour les gens dits normaux, parce que les pauvres ils ont des enfants comme tout le monde, anh les loser, moi je me sens au dessus de ces familles scenic-jardin-labrador, et pour le prouver à tout le monde et à moi même et bien j'aurais pas de bambin, en plus c'est sale, et j'en ai pas besoin. Palme d'or du rire.


Je pense surtout que tu interprètes de travers. Le mépris pour les gens normaux ? Tu vois ça où ? Pour te reprendre, ben oui, comme le faisaient « faisait tous les homos sapiens depuis 100 000a », le futur, c'est d’avoir une famille pour la majorité des gens. En fait, pour l’écrasante majorité, qu’il y ait divorce après ou pas. Donc oui, faire autrement génère du stress (parmi d’autres exemples de raisons parce qu’on est des animaux sociaux). Donc non, penser que ce stress peut se traduire par ce qu’une femme exprime par « horloge biologique » ne me paraît pas risible. Vrai, je ne sais pas, possible, oui.

Là où je suis d’accord sur le fait qu'il y a une très grande permanence des choses, c’est qu’il y a 400 ans, quelqu’un qui partait dans le Nord de la France quand on habitait au Sud était quelqu’un à qui on disait adieu dans la majorité des cas. Maintenant, on peut rester en communication avec les gens où qu’ils soient dans le monde, pour peu qu’on le veuille. La société s’est adaptée au changement d’environnement, comme elle l’a toujours fait. Voici venir un nouveau changement, simplement.

Bref, Megoy, un message dont il émane une bonne dose de conservatisme combattant et prosélyte, ayant comme d’habitude la gentillesse de mépriser toute autre voie. Ca m’agace d’autant plus que vu que les institutions traditionnelles genre mariage « traditionnel » tendent à prendre l’eau depuis quelque temps, tenter de trouver des alternatives ne me paraît pas si bête.

Sinon, le seul point où je suis à moitié d’accord avec toi:

Citation:
Et puis décréter à 25a qu'on sait ce qu'on veut à ce sujet mais MEGA lol quoi.


25 ans, ça me paraît effectivement jeune. D’un autre côté, les réponses du topic donnent des opinions différentes.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Ca va mieux en le disant) le 14.02.12, 01h39 par sophie_is_happy
  • +1 (+1) le 15.02.12, 17h06 par Blusher

Non mais t'y est pas X.
Enfin...

Ce que megoy souligne c'est ce côté "revendicateur de mon unicité".
"Moi je suis pas comme tout le monde"
"ça? Jamais!"

À 25 ans.
À 25 ans t'as encore rien compris à la vie bien souvent. C'est justement l'epoque ou tu crois avoir tout compris et tu te prend bien souvent la tarte dans la figure quelques années après.
On change et évolue constamment.

Alors les gens qui décrètent avoir tout compris, ou savoir ce qu'ils veulent...
Dans mon milieu, la plupart des adultes se cherchent encore , ils vont avoir 50 ans.
Certains réforment des familles, adoptent, font des enfants, et ça ce n'est que sur le plan familial.
Et encore une fois, cessez de croire que enfants= vie posée.

X, tu as une vision ethnocentrique, et idéalisée des choses. La manière dont tu a pris le message de Megoy le montre vraiment.
Il y a une modification des modalités de fonctionnement des relations, mais les enjeux sont les même.

Moi je suis le premier à dire, en libéral-anarcho-opportuniste (T'as vu?) que chacun peut faire à sa sauce, et tant mieux, tant que ça ne blesse pas de façon matérielle un autre.
Je ne suis pas vraiment un Maurassien, un conservateur, c'est même plutôt le contraire.
Pour ça, j'ai du mal à supporter les idéalistes (faire passer un concept au dessus de l'individu, de la réalité pragmatique) et les prosélytes justement.
Que ce soit les idéalistes et prosélytes de la majorité ou de la minorité d'ailleurs.

Et bien, j'ai trouvé ton post dix fois plus revendicateur et prosélyte que celui de megoy (pourtant sur d'autres trucs je suis juste à l'opposé de ses avis).

Je pense que le fond du message, c'était: ne pensez pas tout avoir compris, ne vous mettez pas dans une case "je suis pas comme les autres", juste pour le plaisir de se dire "je ne suis pas comme les autres".
Et surtout, ce côté "le mode de vie que l'on nous force à..."
Qui vous force? Il y a Hitman en costard qui viens vous braquer son flingue sur la tempe?
Une nouvelle série de lois?
Non. Il n'y a rien.
Mais il y a ce côté agaçant de notre siècle à vouloir se glisser dans le rôle d'une victime.
Les juifs ont étés des victimes de la Shoah, les somaliens sont victimes de la faim.
Vous n'êtes PAS des victimes, ceux qui disent ne pas vouloir d'enfant.

Et puis si vous ouvrez les yeux, les remarques "à quand un enfant pour toi", c'est histoire de faire du lien. Il y a des enfants dans la salle, on parle enfant.
Il fait froid, bah, à moins d'être déjà à fond dans une discussion sur le Banquet de Platon, on parle du froid en début de conversation.
C'est pour parler.
Personne ne cherche à vous forcer.
La plupart du temps, c'est histoire de parler.
Tata Huguette, que vous n'avez pas vu depuis 2 ans va essayer un truc pour briser la glace , c'est tout.

Donc personne ne vous force à adopter un mode de vie, pour la personne lambda en France, aujourd'hui.
Si vous ne voulez pas d'enfant, let it be. Mais le côté revendicateur mettrez le à la trappe.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Ca va mieux en le disant) le 13.02.12, 11h07 par LittleNeapolis
  • -1 (Immature) le 13.02.12, 11h31 par Constant99
  • +1 (+1) le 13.02.12, 12h31 par Reborn
  • +3 (100% d'accord) le 13.02.12, 12h47 par Tisi

Mr.Smooth a écrit:
Et puis si vous étiez vous ouvrez les yeux, les remarques "à quand un enfant pour toi", c'est histoire de faire du lien.

Un peu de lecture ne fait pas de mal avant de débiter des affirmations un poil méprisantes. Sur ce sujet, lire "la femme seule et le prince charmant", par exemple.

Plus généralement, avant de basher les gens qui parlent de déterminisme social, lire un peu de sociologie. Et ensuite, discuter avec des arguments, plutôt qu'en prenant les gens de haut. Merci d'avance.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (???) le 13.02.12, 11h33 par LittleNeapolis
  • +1 (100% d'accord) le 13.02.12, 11h37 par achribu
  • 0 (De rien ! ;-)) le 13.02.12, 13h04 par Mr.Smooth
  • +2 (100% d'accord) le 13.02.12, 14h39 par Spring

Citation:
Mais notre époque tranche avec les 100 dernières années par le fait que depuis quelques décennies, on a réussi à développer un modèle de société individualiste qui estime devoir laisser les même chances d’accomplissement aux individus, peu importe leurs différences.

Mais... la reproduction c'est pas une question de société, d'internet, de nucléaire ou de facebook.

Tu peux aussi discuter sur le besoin d'un foyer, ou le besoin social... mais de même que pour la reproduction force est de constater que ce sont des "besoins" partagés par tous. Ton corps est tout tourné vers ce but, peu importe le degré de sublimation. Nie le si tu veux. Si certains ont la sensation à un âge donné de n'avoir pas spécialement le désir de répliquer c'est qu'il agit plus à des moments qu'à d'autres dans la vie. Il est aussi vraisemblablement plus fort chez les femmes que chez les hommes.
Et pour donner un exemple avec le besoin de sexe, de même que certains subliment celui-ci une période donnée, ça va un temps. La nature est là et nous rappelle à l'ordre. Mais nous autres individus évolué nous sommes au dessus de ça, il paraît même que certains ne font plus pipi par l'urètre (bon mauvais exemple il y a en fait plus de 80 méthodes pour faire une déviation urinaire... j'arrête les exemples médicaux).
Mais tirer des conclusions à moins de 40a sur soi-même à ce sujet c'est juste pas possible, et c'est monnaie courante sur FTS (beaucoup Blusher de mémoire).

Je fais pas appel à des notions de sociologie, de structure familiale, de monde moderne ou je ne sais quoi. Mais du simple bon sens sur ce qu'est la nature humaine. Il y a des invariants très difficilement contournable dans une trajectoire humaine.

Des hommes de 80 ans qui n'ont pas eu d'enfants il y en a plein. Discutez avec eux... c'est le meilleur argument que je peux donner. En plus ce sont bien souvent des hommes qui justement ont eu une vie riche... parlez avec eux de comment ils voient leur vie si riche. C'est pas avec les jeunes qu'il faut parler de ces sujets, on est qu'entre gens qui n'en savons rien ici. Après on pourra toujours me dire qu'il s'agit de vieux cons d'une autre époque... mais si vous aviez pris le temps de parler avec eux vous sauriez que eux aussi disaient ça des vieux quand ils étaient jeunes.
Pour ce qui est des femmes vieille sans enfant je n'en parle même pas.

OK je suis réac si on veut, mais j'ai tout de même l'impression de porter moins d'oeillères que certains.

Et encore une fois vouloir nier "l'horloge biologique" (de Sophie par exemple) c'est une façon de voir les choses qui est un typique produit de l'individualisme. Penser que l'on maîtrise sa vie et son corps. Penser que l'on va réinventer la trajectoire humaine chacun à sa sauce. La grande illusion moderne!
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  • +1 (Constructif) le 18.02.12, 00h33 par Player

Ah, en fait on est pas vraiment d'accord. Mais whatever.

Même si il y a un part de vrai dans ce que tu dit.

Tu utilises la pulsion de reproduction pour nier l'existence de gens qui ne veulent pas d'enfants (ou dire qu'ils changeront d'avis plus tard). On peut utiliser le même argument pour nier l'homosexualité, et dire qu'il s'agit de "simple bon sens sur la nature humaine". J'invente rien, il suffit de lire n'importe quel discours d'homophobe.

Je crois qu'on est d'accord que l'homosexualité existe. Si l'argument n'est pas valable au sujet de l'homosexualité, je ne vois pas pourquoi il serait valable ici.
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  • +1 (Encore!) le 13.02.12, 20h30 par Blusher

Mr.Smooth a écrit:
X, tu as une vision ethnocentrique, et idéalisée des choses. La manière dont tu a pris le message de Megoy le montre vraiment.


Argumente, parce que là, j’ai du mal à voir, mais je suis intéressé.

Citation:
Et surtout, ce côté "le mode de vie que l'on nous force à..."
Qui vous force? Il y a Hitman en costard qui viens vous braquer son flingue sur la tempe?


Hitman ? Non. Malheureusement (ou peut-être heureusement, ça dépend du point de vue), le flingue n’est pas la seule forme de contrainte. Ici, c’est la pression sociale la contrainte (du moins, celle qui me paraît la plus immédiate). Les œuvres artistiques qui montrent la famille et les enfants comme naturelle, l’instinct maternelle sensé être biologiquement programmé, ces petites remarques comme « oh, mais ça viendra, tu es encore jeune » quand tu dis ne pas vouloir d'enfants, ou encore le fait qu’avoir des enfants c’est « ce que faisait tous les homos sapiens depuis 100 000a », c’est un « besoin primaire », etc... Pourquoi forcer quelque chose qui de toute façon est dans l’ordre des choses, qui est génétiquement programmé, qui est inéluctable ?

C’est plus sous cet angle que je parlais de contrainte. Faire différemment, c’est simplement s’affranchir du stress et autres provoqué par cette pression. D’où aussi peut-être que certains trouvent un côté « revendicatif ».

Constant99 a écrit:
Tu utilises la pulsion de reproduction pour nier l'existence de gens qui ne veulent pas d'enfants (ou dire qu'ils changeront d'avis plus tard). On peut utiliser le même argument pour nier l'homosexualité, et dire qu'il s'agit de "simple bon sens sur la nature humaine". J'invente rien, il suffit de lire n'importe quel discours d'homophobe.

Je crois qu'on est d'accord que l'homosexualité existe. Si l'argument n'est pas valable au sujet de l'homosexualité, je ne vois pas pourquoi il serait valable ici.

Oui je dis aussi qu'avoir une vie épanouie entière sans enfant est possible mais qu'il s'agit de la grande exception. On est tellement nombreux sur terre que la loi des grands nombres donne toutes les situations imaginables.

Mon propos c'est de dire que la plupart d'entre nous, nous sommes par définition pas des exceptions. Et qu'il n'y a pas de sens à se revendiquer chacun une exception pour le pilier qu'est la reproduction.

Et parenthèse sur les homos :
Je suis un jour tombé sur une stat disant que les homo ont statistiquement plus d'enfants que les hétéros (je peux peut être retrouvé la source au besoin). Les hommes qui ne couchent qu'avec des hommes durant TOUTE leur vie sont en fait très rares.
Sur ce sujet plus que d'autre j'invite à pas regarder les gens à un âge donné mais à voir leur vie dans leur globalité. On est souvent surpris de ce que font plus tard ces fameux homo à 20 ans.

Megoy a écrit:
Mon propos c'est de dire justement que la plupart d'entre nous, nous sommes par définition pas des exceptions. Et qu'il n'y a pas de sens à se revendiquer chacun une exception pour le pilier qu'est la reproduction.

La plupart d'entre nous ne sont pas homosexuels (il semblerait que ce soit environ 1% de la population, dans nos contrées). Il n'y a pas de sens à se revendiquer chacun une exception pour ce qui est du pilier de l'hétérosexualité, qui garantit la survie de l'espèce.

Bon, j'arrête là parce que ça dérive sur de la rhétorique, alors que le post de LuxLisbon était, je trouve, intéressant et modéré. Contrairement à ce que les réactions veulent laisser penser, je n'y vois aucune envie de poser son cas en généralité. Elle se demande quelle est la part de social et quelle est la part de biologique, c'est infiniment plus intéressant que d'affirmer "c'est biologique à 100%" sans autre argument que du bon sens qui est contredit par les études sociologiques.

Megoy, je ne sais pas d'ôù te vient cet acharnement à tenter de démontrer que TOUT LE MONDE veut des enfants et que les exceptions ne seraient que des anomalies statistiques négligeables au regard de la masse.

Puisque tu me cites dans ton intervention, sache que les choses n'ont pas toujours pas bougé d'un iota sur le sujet en ce qui me concerne. Je n'ai pas plus envie d'un enfant aujourd'hui qu'il y a 10 ou 15 ans. Mais la nature me rattrapera un jour n'est-ce-pas?

Et pour la parenthèse nauséabonde sur l'homosexualité, oui cite tes sources ce ne sera pas du luxe.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Ca va mieux en le disant) le 13.02.12, 13h55 par Lossenia
  • 0 (+1) le 13.02.12, 14h19 par Mr.Smooth

Un des trucs les plus gerbants dans l'individualisme des jeunes éduqués supérieurs de nos jours c'est ce nombrilisme absolu.
A la base l'accès aux études supérieurs du plus grand nombre devait laisser entrevoir la naissance d'une jeunesse altruiste avec une conscience politique et sociale toujours plus accrue.
C'est tout l'inverse qui s'est produit. Chacun est un éternel ado dans son coin, qui n'investie plus que sur lui même (c'est même le slogan d'un coach bien connu ici).
Ca fait rêver la société que notre génération va produire...
(Après la démocratie, Todd)

Moi aussi je suis un produit de cette jeunesse. Ne pas vouloir d'enfants parce que ça coûte cher et parce que pendant ce temps on va plus pouvoir lever de la poulette.

Rendons nous au moins compte que si tout le monde pensait comme ça, la société s'effondrerait. Ah oui, mais il ne faut pas penser plus loin que son soi. Sinon c'est "conservateur et normatif".

Participer à la structure sociale sans famille c'est comme participer au monde professionnel sans travailler (merci aux travailleurs de m'entretenir).

Chacun sa philosophie et son ambition après tout.

Le désir de ne pas avoir d'enfant, étant en réalité un sujet qui dépasse largement le cadre du projet perso, pour être honnête jusqu'au bout doit être exprimé comme suit : j'ai besoin que la masse continue à construire des familles pour maintenir la société actuelle et pouvoir moi même continuer à vivre des privilèges que cela me donne.
"Je vais pas me mettre à faire des mômes pour sauver la démographie". Par contre je veux pouvoir continuer à en jouir de cette démographie!!

... ca choque d'entrevoir la chose d'un point de vu autre que son propre cul et son plaisir personnel dans la vie. On nous a pas habitué à ça. Restons insouciant ça vaut mieux.


Pardonnez moi cet aparté un peu HS mais c'était plus fort que moi.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Hum...) le 13.02.12, 14h55 par Mr.Smooth
  • -3 (Indigne de FTS) le 13.02.12, 14h57 par Blusher
  • +1 (Il y'a du vrai...) le 14.02.12, 02h22 par ComeBackHome
  • -1 (Mauvais esprit) le 14.02.12, 10h07 par popopo
  • +3 (Merci ! :)) le 18.02.12, 00h35 par Player

Megoy a écrit:
Participer à la structure sociale sans famille c'est comme participer au monde professionnel sans travailler (merci aux travailleurs de m'entretenir).

T'es au courant que les célibataires payent beaucoup plus d'impôts que les familles avec enfants (et donc contribuent plus à l'effort social) ?

Citation:
j'ai besoin que la masse continue à construire des familles pour maintenir la société actuelle et pouvoir moi même continuer à vivre des privilèges que cela me donne.
"Je vais pas me mettre à faire des mômes pour sauver la démographie". Par contre je veux pouvoir continuer à en jouir de cette démographie!!

Je ne suis pas totalement sûr de pourquoi tu penses que la croissance démographique est tellement positive (dans la mesure où on a du mal à trouver des emplois pour notre population actuelle). Voir les gens sans enfants comme des parasites de la société, je dois dire que c'est nouveau pour moi. De quels privilèges parles-tu exactement ?

Je vais me permettre de jouer l'avocat du diable-jeune-individualiste et remercier ceux qui décident de ne pas avoir d'enfants, les remercier de ne pas augmenter la surpopulation et le chômage. Peut-être que grâce à eux, un jour, les loyers seront moins chers et les chômeurs moins nombreux.

Dis moi où tu as vu que la planète souffrait d'un déficit démographique? :shock:

Citation:
Participer à la structure sociale sans famille c'est comme participer au monde professionnel sans travailler (merci aux travailleurs de m'entretenir).


Traduisons tes idées putrides et poussons ton idéologie jusqu'à son terme: Un trentenaire sans enfant est un parasite. Il y a des dérogations pour les personnes stériles dans ta "société idéale"?

Et les homos? Ah oui, c'est vrai tu viens de nous expliquer qu'en fait l'homosexualité n'existe pas et qu'ils en sortent éventuellement pour fonder une famille.

Notons également que selon ta formulation, peu importe ce que l'on peut faire par ailleurs dans une société, quiconque ne se reproduit pas est un fardeau pour la société.

Citation:
Le désir de ne pas avoir d'enfant, étant en réalité un sujet qui dépasse largement le cadre du projet perso.


Si cela dépasse le cadre du projet perso alors cela signifie que quelqu'un qui n'a aucun désir de maternité (ou de paternité) devrait, à con corps défendant, se plier à l'intérêt général et faire des mômes quand même? Pour la mère patrie?

Citation:
pour être honnête jusqu'au bout doit être exprimé comme suit


Applique à toi même cette injonction et ose prôner les mesures susceptibles de remédier à l'individualisme prépubère et immature qui conduit selon toi nos sociétés à leur perte.

On ne doit plus être très loin du point Godwin.

On peut s'exciter autant qu'on veut et balancer des -3 à la pelle, mais Megoy soulève quand même un certain nombre de réalités.

On est dans une société où se faire plaisir, se développer soi-même, cultiver son soi et uniquement son soi propre autant que possible est devenu une valeur en tant que telle. On peut discuter de la pertinence de la valeur en question, mais le fait est que c'est contradictoire avec beaucoup de choses. Il y a de fait un individualisme qui s'est développé, et qui est souvent contradictoire avec le fait de fonder une famille. Et (tiens, je vais passer pour un gros réac à mon tour), le fait est que la famille demeure un pilier fondamental de la société. Comme de toute société, d'ailleurs.

Et je reconnais en être un parfait exemple. Je viens de quitter une fille avec qui j'étais bien, parce que je n'ai pas envie de m'investir dans un couple, parce que j'ai envie de m'amuser, vivre autre chose, et parce que ça me bloque dans d'autres domaines.

C'est un choix, chacun fait son choix, mais j'ai l'honnêteté de reconnaître que c'est un choix purement individualiste. Le soi au centre de tout, divinisé, totalement hypostasié, est devenu tellement naturel de nos jours, qu'on ne s'en aperçoit même plus.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Il y'a du vrai...) le 13.02.12, 16h55 par Reborn
  • +2 (Quelle patience !) le 18.02.12, 00h36 par Player

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