27 ans ou L’horloge biologique

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Est-ce que vous l’entendez ?
Tic Tac Tic
C’est le son de mon horloge
Bio Lo Gique

Je viens d’avoir 27 ans.
A 25 je crevais sous le poids de cette vie trop étriquée pour moi.
A 26 je me régalais de cette vie qui s’ouvrait devant moi.
A 27 je m’interroge sur cette vie qui un jour sortira de moi.

L’an dernier, une de mes amies me dit après son anniversaire:
Citation:
« non mais tu vois, Sophie, là, j’ai 27 ans. Faut que je me grouille de me trouver un amoureux. Parce que après, c’est 30 ans ! »

Et je ne pouvais m’empêcher de rigoler : « Enfin bon, 26, 27, c’est tout pareil. Y a pas plus d’urgence. Faut te détendre ! »

Sauf que si.

Je ne sais par quel truchement de l’esprit, mon horloge s’est mise soudain à me parler.
Avec cette même phrase : "hop hop hop parce qu’après c’est 30 ans …"
Et là, je me retrouve à siroter mon virgin mojito à la framboise en repensant à cette réplique de « Quand Harry rencontre Sally » (que vous n’avez surement pas vu, c’est une comédie romantique, donc hors de votre scope, vous, cher lectorat masculin :D )
Citation:
« (Sally pleure parce que son ex se marie.)
- Sally : Et en plus je vais avoir 40 ans !
- Harry : Quand ?
- Sally : Mais …. Un jour !!! »

Etrangement, c’est la barre des 30 que nous percevons désormais comme un plafond de verre qu’on ne pourrait briser qu’en portant la mention « En couple solide ».
Et pourtant, s’il y a bien quelqu'un qui devrait savoir que rien n’est jamais acquis, c’est bien moi. (et mon ex … :mrgreen: )

J’ai 27 ans depuis 1 jour, et je retombe dans mon travers favori : me faire des films.
Parce qu’il faut bien avouer, c’est un peu un multiplex dans mon cerveau. Je l’avais plus ou moins fermé pour l’hiver. Mais c’est plus fort que moi. Voyez plutôt.

Supposons que je rencontre mon amoureux demain. On est heureux. On se met ensemble pour de vrai. J’aurai envie de vivre quelques années seule avec lui avant d’avoir des enfants ensemble.
Je m’étais dit « 10 ans à 2, rien qu’à 2, c’est le top ». C’est le temps que j’ai envie d’avoir avec lui pour partager intensément les voyages, les rêves, les projets. Le temps de se construire soi, de se construire à deux. Le temps de s’aimer, de faire l’amour, de se réinventer une nouvelle forme de sensualité et de sexualité conjuguées à nos deux façons d’être. Le temps de s’apprendre l’un l’autre, de traverser des moments merveilleux et d’autres qui le seront moins. Le temps de surmonter les crises, la routine et le temps de vaincre le temps aussi. Le temps de s’aimer, pour de vrai.
Mais là, 10 ans, c’est plus possible. Plus possible du tout ! T’imagines, ca amène à 37 ans ! Impossible ! Je peux pas avoir un enfant à cet age là ! Non seulement les risques physiques de la grossesse tardive. Mais surtout : faut courir après le gosse quand il s’enfuit entre les arbres du parc, jouer au ballon, le porter, le changer, l’emmener à la gym ou au foot. Il en faut de l’énergie pour être un parent !
Mais en meme temps, faire un gosse avant 30 ans, c’est impensable aussi. Imagine la scène :
Citation:
Sophie : Chéri, ca fait au moins 5 mois qu’on est ensemble, je te propose qu’on fasse un retroplanning. Si je veux avoir mon premier enfant avant 30 ans, faut que je tombe enceinte à 29 ans, c'est-à-dire qu’à partir de maintenant, il nous reste un an et des brouettes pour voyager et faire le tour du monde, faire la bringue comme des étudiants attardés, mettre de l’argent de coté pour le bébé …C’est top non!? Chéri ? Chéri ?
Oups…


Et ca, c’est si je rencontre mon amoureux demain…
Là c’est sur, je suis foutue.

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....et concevoir une vie sans enfant peut-être?

Cela ôterait beaucoup de pression de ne pas le voir comme un passage obligé.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (+1) le 01.02.12, 21h32 par Venusian
  • 0 (Hum...) le 05.02.12, 23h29 par Tendresserennaise

en attendant que tu le trouve, bon anniversaire !
:D

et sinon, ouh là, tu te poses trop de questions !
Tu peux tout à fait être heureuse ( car c'est cela, le but) avec des enfants l'année prochaine ou dans 15 ans, bon sang.
Cela ne dépend que de toi.

(Sophie is) happy birthday to you.

Edit Blusher : je pense qu'elle envisage pas le contraire. Du tout. Mais nous sommes des mecs.

Moué moué, il faut arrêter de foutre la pression sur les nanas pour repeupler la France surtout. Certes, il y a plus de risques de problème pendant la grossesse si tardive.
Mais c'est pas comme si c'est impossible de faire un bébé.

Sérieux, ma mère m'a pondu à 37 ans. Parce qu'elle s'est mariée, a divorcé, s'est éclatée, a retrouvé un mec, ils ont voulu vivre puis faire un môme. Je te promets que je ne souffre d'aucune déformation et mes chromosomes sont pleins de joie de vivre.

Donc un bébé soit ça se fait... pas finalement. Soit ça peut se faire tard aussi...Soit, ça peut s'adopter aussi... Je pense surtout que tu as raison d'envisager ta phase d'épanouissement personnel et celle de ton couple avant de penser couches.

Je me trompe peut-être, mais je ne crois pas que Sophie exprime ici le fait de se mettre la pression de faire un enfant pour le simple principe de faire un enfant ;)

Il y en a des femmes qui décident, et sans complexes, que ce n'est pas pour eux.

Mais il y en a beaucoup d'autres qui le désirent, un simple (et fort) désir de maternité, tout en ayant de la difficulté à intégrer ça dans un plan de vie. Parce que voilà, on ne vit plus aujourd'hui de la même manière qu'on vivait il y a 50 ans.

Ça ne concerne que pas que les femmes d'ailleurs. Sauf que celles-ci ont cette difficulté supplémentaire et très particulière qu'est justement l'horloge biologique.

Sophie, bon anniversaire :wink:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Absolument) le 01.02.12, 21h16 par YummyMatt

sophie_is_happy a écrit:
T’imagines, ca amène à 37 ans ! Impossible ! Je peux pas avoir un enfant à cet age là ! [...]faut courir après le gosse quand il s’enfuit entre les arbres du parc, jouer au ballon, le porter, le changer, l’emmener à la gym ou au foot. Il en faut de l’énergie pour être un parent !

Tu ne penses pas, à 47-50 ans, être capable de jouer au ballon et courir après un gosse ? Les vieux, de nos jours, sont de plus en plus dynamiques. Sinon, autre option: deviens cougar. Ainsi, le père aura l'énergie de s'occuper des gosses pendant que tu iras jouer au bingo avec tes amies.

Le désir de paternité ça existe pas aussi?
J'ai une de ces hâtes d'avoir des enfants, vers la 30... Seulement, je vois pas pourquoi (et j'en avait un peu parlé dans le forum fille) enfant=stabilité.
Je veux dire: enfant=vie de couple rangée et situation pro aussi.
J'ai envie de dire "Faux!" à Norman.
Moi ce que j'ai pu observer, c'est qu'un bon parent, c'est un parent aimant, très aimant, mais pas gâteau: il est la pour te pousser, te faire aller loin et où tu le veux vraiment.
Aimant, et exigeant, qui te mets sur la voie de l'autonomie.

Faut-il...
Être toujours présent? Pas forcément, mes parents travaillent comme des fous. Je ne les vois pas si souvent. Mais comme le temps passé avec eux est des plus beaux, ça ne m'a jamais dérangé. Parce que je sais qu'ils m'aiment.

Être dans un cadre professionnel posé? Pas forcément. J'ai passé mon enfance dans 3 pays différents, la première année a San Francisco s'est fait dans la petite misère pour mes parents. Enfin, pour moi, un jouet, UN, c'était ouf. Puis après tout est bien reparti.

Être dans une situation familiale posée? Pas forcément: mes parents ce sont séparés quand j'avais 17 ans et demi. Ok, moi j'étais grand.
Mon Frère en avait 13. À 13 ans j'ai connu des potes à moi qui sont partis en vrille du fait du divorce de leur parent.
Lui, il s'en foutait.
Quand mes parents sont arrivé au point ou ils se demandaient la séparation, moi j'ai chialé pendant 1h et c'était fini, lui et allé jouer à MW2 en disant "oh vous faites chier".
On s'est regardé et on a pensé "Shit happens" et "le changement à du bon".
C'était vrai.
On a jamais éte aussi heureux avec nos parents (1 semaine sur deux :) ) qui gardent, au demeurant, un très bonne relation.
Mais c'est parce que ce sont des gens bien: c'était dur, il y a du des pleurs, mais ça s'est fait sans mesquineries.
Nous, les mioches, on s'est dit qu'on vaut pas notre mot à dire car c'était leur vie et pas la notre.

Et la mes parents jouent de mieux en mieux leur rôle de parent, avec l'expérience et ce qu'il nous est arrivé.


Tout pour dire qu'être parent ne demande pas un cadre de vie précis: juste méfait de vouloir être un vrai parent: aimer, exiger, pousser, élever, mais aimer avant tout (mais sans être gâteux! Sans névroses quoi).


Une fois que tu découvres ça, demande toi si ça vaut encore la peine de te stresser pour ça.
Les enfants, au fond, ça ne demande qu'un minimum de sécurité alimentaire et médicinale.
Les enfants sont plus adaptables que l'on ne croit.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Ca va mieux en le disant) le 01.02.12, 15h54 par Blusher
  • +1 (Post responsable) le 01.02.12, 22h33 par some1
  • +1 (Tout à fait !) le 05.02.12, 16h36 par pastelle

sophie_is_happy a écrit:
Supposons que je rencontre mon amoureux demain. On est heureux. On se met ensemble pour de vrai. J’aurai envie de vivre quelques années seule avec lui avant d’avoir des enfants ensemble.
Je m’étais dit « 10 ans à 2, rien qu’à 2, c’est le top ». C’est le temps que j’ai envie d’avoir avec lui pour partager intensément les voyages, les rêves, les projets. Le temps de se construire soi, de se construire à deux. Le temps de s’aimer, de faire l’amour, de se réinventer une nouvelle forme de sensualité et de sexualité conjuguées à nos deux façons d’être. Le temps de s’apprendre l’un l’autre, de traverser des moments merveilleux et d’autres qui le seront moins. Le temps de surmonter les crises, la routine et le temps de vaincre le temps aussi. Le temps de s’aimer, pour de vrai.
Mais là, 10 ans, c’est plus possible. Plus possible du tout ! T’imagines, ca amène à 37 ans ! Impossible ! Je peux pas avoir un enfant à cet age là ! Non seulement les risques physiques de la grossesse tardive. Mais surtout : faut courir après le gosse quand il s’enfuit entre les arbres du parc, jouer au ballon, le porter, le changer, l’emmener à la gym ou au foot. Il en faut de l’énergie pour être un parent !

Pfiouuu... sacré programme!! :D

C'est justement quand on commence à projeter des plans sur la comète que justement ça n'arrive pas comme on se l'imagine.
Il y aujourd'hui tellement de façons de vivre sa vie (seul ou pas), que je trouve parfois excitant que tout ne soit pas tracé (à l'inverse de nos parents et grand-parents).
Sinon oui, je peux comprendre que certaines filles aient besoin de voir plus loin.

Ce topic est quand même une extraordinaire illustration de l'incompréhension profonde qui sépare hommes et femmes quant à certaines questions ...

Voilà une femme qui vient exprimer quelque chose d'assez classique, la (nécessaire) réflexion à laquelle la gente féminine est confrontée (plus que les hommes, bien qu'ils y soient confrontés aussi) quant à la manière d'organiser la maternité et de l'intégrer dans un plan de vie plus ou moins complexe.

Et des réactions qui vont du "mais t'es pas obligée d'en faire", au "mais ça se prévoit pas", en passant par des "il suffit de l'amour pour élever des enfants".

Bon ...

Intéressant, quoi.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (+1) le 01.02.12, 12h08 par NewStart
  • 0 (Absolument) le 02.02.12, 03h04 par Megoy
  • +1 (Tout à fait !) le 13.02.12, 11h30 par Reborn

Citation:
Et des réactions qui vont du "mais t'es pas obligée d'en faire", au "mais ça se prévoit pas", en passant par des "il suffit de l'amour {d'ailleurs j'ai pas dit que d'amour kero} pour élever des enfants".

Bon ...

Intéressant, quoi.

Argument choc :mrgreen:
Mais encore?


Plus je grandis, plus je m’intéresse à ça, plus je me rend compte que les différences entre les sexe est au final pas aussi nette que l'on le dit. Il est difficile de faire la part entre ce qui est social de ce qui est inné, sachant que l'un et l'autre finissent toujours par s'influencer.

Ce qui est très chiant pour la femme c'est qu'elle est plus liée à son corps que nous (règles, grossesses) et ça, ça doit avoir des conséquences sur le fonctionnement. Mais j'ai l'impression que les différences de fonctionnement sont trop grossies, surtout qu'aujourd'hui, en Occident, des besoins disparaissent, et de nouveaux apparaissent, modifiant un peu le trip.

en même temps, Sophie, il faut que tu saches ce que tu veux.

Je cite :
Citation:
J'aurai du être la plus heureuse des femmes : à 23 j'avais tout !
Une baraque à mon nom.
Une voiture.
Un futur mari.
Un job de consultante super payé.
Et un cerisier dans le jardin ... pour mettre les cerises sur les gateaux ...

Que demande le peuple ?

C'est toi même qui a choisi de briser cette routine qui allait te tomber dessus à 23 ans, pour maintenant vouloir retomber dans un schéma tout tracé. Bien que ce soit plus compliqué que cela.

Tu veux vivre ta vie ou avoir des enfants avant 30 ans ?

La bonne nouvelle, c'est que les deux sont conciliables.

Quand je lis ton post Sohie, je repense à ta présentation. (Joyeux Anniversaire by the way)

Tu avais une vie toute tracée, formatée, et c'est cela qui t'as fait fuir.
Et illico, à peine un an plus tard, tu n'as comme préoccupation que d'y retourner le plus vite possible ?

J'adore les femmes et leurs paradoxes. :mrgreen:

Faire un enfant, OK. ET APRES ???
A mon avis, poses toi la question de ce que tu veux réellement.
Veux tu un enfant parce que c'est mieux socialement d'avoir fait un rejeton avant 30 ans, comme ça tu ne passera pas pour la vieille fille célibataire à 35 ans que tes copines craignent de devenir ? Et toi ?
Ou veux tu un enfant pour construire ton truc à toi, ta famille, ton petit être que tu fais grandir et que tu soignes ? Et retomber dans une vie tracée dont tu ne pourras plus t'enfuir cette fois.

Si c'est le second cas, tu verra rapidement que l'âge n'as pas réellement d'importance, enfin disons plutôt qu'il te reste largement le temps de voir venir...

Pour parler perso, je me sens très proche de toi par rapport à ce que tu as vécue, sauf qu'il m'a fallu bien plus de 3 ans pour me rendre compte que je ne menais pas la vie que je voulais...
Bref, j'ai eu ma fille à 33 ans, je vivais alors en province ou les filles sont en général mères autour de 25 ans. Disons qu'avec tous les couples mariés/maison/gamins qui nous entouraient, on avait une certaine pression sociale.
Citation:
"Et vous alors c'est pour quand ?"
"Quand ça aura fait un an que personne ne nous l'aura demandé, connasse. Merci de remettre le compteur à zéro."
Par chance j'ai toujours été "immunisé" au social-proofing, très indépendant par nature.
Au final c'est ma copine qui voulait en faire un, un jour elle m'a dit qu'elle était prête. Moi pas.
Je ne l'ai jamais été, mais je me suis dit qu'au bout de 10 ans de relation sérieuse, c'était "LA bonne" et j'ai dit ok.
Je ne le regrette pas, les phases "difficiles" sont vraiment courtes au regard d'une vie. Mais dès qu'ils commencent à parler, c'est vraiment un kiff.
Par contre, ça a bouleversé notre mode de vie, et ça a amené indirectement à notre séparation.

Je ne reviendrais pas ici sur les motifs de ma séparation, mais simplement sur le fait que tu dois savoir quelle vie tu veux mener, et si celle ci est compatible avec les contraintes qu'implique le fait d'avoir un enfant (enfin, si tu es un minimum responsable, cela va de soi).

Selon la base sur laquelle est formée ton couple, un enfant aura un impact plus ou moins important.
Mon couple était basé sur des sorties régulières, restaurants, ciné, concerts, ou soirées avec des amis, le tout parsemé d'intérêts communs pour la cuisine, la musique, etc... à deux trois exceptions (LAN party) on faisait tout ensemble.
C'était super et notre vie était une succession de sorties, de fêtes et de liberté.
Avec un enfant, il nous a fallu réorganiser tout ça, sans y renoncer totalement.
Les sorties se sont faites beaucoup plus rares, et la majorité de nos activités se sont faites séparément. C'est pas qu'on n'avait pas envie de faire les choses ensemble, mais si l'on ne s'en tenait qu'à ça, on ne faisait quasiment plus rien et on étouffait très vite.
Au final ce n'était pas la vie qu'on aimait.

Je dis ça même si je ne regrette pas du tout d'avoir eu ma fille, elle n'est en rien responsable de ce qui est arrivé. Et la Pat/Maternité présente de très bons aspects qu'on ne peut pas connaitre sans ça.

Pour conclure : détermines avec soin la vie que tu veux mener, celle que tu aimes, avant de te laisser aller à écouter tes ovaires. Et envoie chier la pression sociale ! Fuck them all ! :fuuuu:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Pertinent) le 01.02.12, 13h07 par shadonkey
  • +1 (Ca va mieux en le disant) le 01.02.12, 14h11 par sophie_is_happy
  • +1 (Constructif) le 01.02.12, 15h55 par Blusher
  • +1 (Intéressant) le 01.02.12, 22h23 par YummyMatt
  • +1 (Constructif) le 13.02.12, 11h35 par Reborn

Merci Kero ! Tu as tout dit !

En effet, je me posais une question (plus ou moins légitime vous en conviendrez) que les femmes se posent à un moment.

My mistake : j'aurai du vous poser une question explicite à la fin de mon petit texte.
Ainsi vous ne l'auriez pas pris comme un appel perso (sinon, j'aurai posté sur Aide perso).

[pour ma part, oui, j'entends vaguement cette horloge désormais. oui je m'interroge. mais par contre, non, j'ai aucune pression. je considère sincèrement l'enfant comme le fruit de l'amour. Qui viendra tout naturellement. Et si possible, j'aimerai autant qu'il sorte de mon corps (et ait mon sourire) :mrgreen: ]

Il s'agit ici de s'interroger sur vos ressentis vis à vis de cette fameuse horloge.

Les femmes que vous fréquentez en font-elles part ? Rarement j'imagine dans le cas de croques-monsieur. Mais est-ce pour autant qu'elles ne la ressentent pas ?
Et de votre côté, que ressentez-vous sur le sujet ? Vis à vis de ces femmes ? Et de votre propre désir ou non de devenir parent ? Pour les "déjà papa", était-ce une question qui s'était posée sincèrement à vous avant que la maman ne vous annonce glorieusement porter votre progéniture ?

Nous avons déjà eu un petit aperçu qui est en train de confirmer le
"Les mères savent qu'elles sont mères dès que leur corps se modifie. Les pères le deviennent lorsqu'ils voient l'enfant."
(qui pour une raison étrange me rappelle "les femmes ont besoin d'etre amoureuses pour faire l'amour; les hommes de faire l'amour pour être amoureux" - mais c'est un autre débat qui se passe ici.
http://www.frenchtouchseduction.com/board/etre-amoureux-pour-faire-l-amour-ou-l-inverse-vt27667.html )


Quant aux "tu te poses trop de questions" ... euh, je peux répondre "Lol" ? (ah, mince, une question de plus ... fichue moi !) :mrgreen:

PS : Merci pour les souhaits d'anniversaire :)

@ Adoniis
Je viens de lire ton post écrit simultanément.

Merci pour ton témoignage.
En effet, il ne s'agit pas d'écouter la pression sociale (si ca avait été le cas, je n'en serai pas là où je suis aujourd'hui !)
Mais bien de mettre en adéquation l'ensemble des envies de mon être. Dont le fait de devenir mère "un jour", de lui lire les histoires que j'aurai écrites pour lui, et plus tard de lui apprendre comment on séduit les filles en étant soi-même :)

Ton histoire vient apporter de l'eau au moulin.
Si tu n'étais pas prêt, cela signifie que tu es devenu père une fois que ta fille est née ?
Et doit-on comprendre par là que meme si tu n'étais pas pret, tu as dit "OK" de guerre lasse ?

Mr.Smooth a écrit:
Citation:
Et des réactions qui vont du "mais t'es pas obligée d'en faire", au "mais ça se prévoit pas", en passant par des "il suffit de l'amour {d'ailleurs j'ai pas dit que d'amour kero} pour élever des enfants".

Bon ...

Intéressant, quoi.

Argument choc :mrgreen:
Mais encore?


"Argument" ? De quel "argument" tu parles ? Parce que au cas où tu m'aurais mal compris, je ne suis pas en train de défendre un point de vue contre un autre. Et justement, je trouve marrant que tu veuilles mettre ça sur le plan d'un débat "Pour ou contre", avec des arguments qu'on développerait. "Pour ou contre" quoi, au fait ?

Non non, moi je suis pas en train de chercher des arguments, je suis juste en train de faire un constat, le constat d'une certaine incompréhension masculine qui transparait à travers les réactions. Peut-être que ma réaction tient aussi au fait que j'ai été très proche de faire des enfants avec une femme, sans faire le grand pas.

sophie_is_happy a écrit:
"Les mères savent qu'elles sont mères dès que leur corps se modifie. Les pères le deviennent lorsqu'ils voient l'enfant."


Ça me fait penser à un truc dont je parlais il y a peu encore avec une amie psychologue, spécialiste des enfants. C'est un fait que les jeunes filles jouent à faire la maman dès leur plus jeune âge. Je le constate sans cesse, par exemple cet hiver encore, lorsqu'à Noël j'ai vu ma nièce de 4 ans donner le biberon à sa poupée-bébé. Alors que son petit frère, quand il aura 4 ans, jouera à tout mais surement à pas grand chose qui préfigurerait sa paternité.

sophie_is_happy a écrit:
Et de votre côté, que ressentez-vous sur le sujet ? Vis à vis de ces femmes ? Et de votre propre désir ou non de devenir parent ?


Maintenant, s'il est vrai que la projection de la maternité n'est pas vécue de la même manière par la mère, l'homme se projette aussi (plus ou moins selon les caractères) en tant que père, et de ce point de vue, la problématique que tu soulèves est aussi en partie vraie pour les hommes. Contrairement à il y a 50 ans, où faire des enfants était perçu et revendiqué comme la trajectoire normale, il me semble que nous sommes dans une société qui valorise énormément le développement personnel, l'épanouissement, et tout simplement le plaisir de vivre, de s'amuser.

Or, si faire des enfants est sans doute un plaisir en soi, il est clair que la parentalité (maternité comme paternité) entrent, dans une certaine mesure, en contradiction avec cet épanouissement personnel centré sur sa propre personne (étant entendu que l'épanouissement peut aussi passer par la parentalité). Maintenant, au-delà des envolées lyriques, il y a une donnée de base qui est vraie aussi bien pour les femmes que pour les hommes: à partir du moment où tu as un enfant, tu n'es plus le centre de ton monde, tu vis pour quelqu'un qui a la priorité sur toi, auquel tu dois en permanence donner la priorité. Car il en va de sa vie.

De manière très pragmatique, c'est un total bouleversement du mode de vie sympa, fêtard, célibataire, "papillonnard".

Il y a donc un vrai choix à prendre, c'est un choix de fond dans une vie. Moi, je le vis comme ça pour moi, en tout cas. Je ne pourrais pas passer à côté de la paternité, parce que c'est une expérience que je veux vivre, j'aurais l'impression de vivre incomplètement sans ça. Mais j'ai effectivement la possibilité de me laisser plus de temps. Mais pas trop non plus, puisque malgré tout, ça ne s'improvise pas. Un jour, il faudra que je cesse de courir les jeunes poupounes et que j'en trouve une éligible au rôle de mère de mes enfants.

On est donc dans une problématique proche mais que ... par force des choses, nous gérons et vivons de manière différente.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Tout à fait !) le 01.02.12, 18h59 par sophie_is_happy
  • 0 (Constructif) le 13.02.12, 12h08 par Reborn

kero a écrit:
Ça me fait penser à un truc dont je parlais il y a peu encore avec une amie psychologue, spécialiste des enfants. C'est un fait que les jeunes filles jouent à faire la maman dès leur plus jeune âge. Je le constate sans cesse, par exemple cet hiver encore, lorsqu'à Noël j'ai vu ma nièce de 4 ans donner le biberon à sa poupée-bébé. Alors que son petit frère, quand il aura 4 ans, jouera à tout mais surement à pas grand chose qui préfigurerait sa paternité.

Hum... mais à ton neveu, est-ce qu'on lui offrira une poupée-bébé ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (C'est pas faux) le 01.02.12, 13h33 par sophie_is_happy

Constant99 a écrit:
kero a écrit:
Ça me fait penser à un truc dont je parlais il y a peu encore avec une amie psychologue, spécialiste des enfants. C'est un fait que les jeunes filles jouent à faire la maman dès leur plus jeune âge. Je le constate sans cesse, par exemple cet hiver encore, lorsqu'à Noël j'ai vu ma nièce de 4 ans donner le biberon à sa poupée-bébé. Alors que son petit frère, quand il aura 4 ans, jouera à tout mais surement à pas grand chose qui préfigurerait sa paternité.

Hum... mais à ton neveu, est-ce qu'on lui offrira une poupée-bébé ?


Probablement pas.

Mais s'il vous plait, qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit. Je n'ai pas dit que tout ceci est construit de manière exclusive sur un déterminant biologique.

Le facteur culturel est évidemment très fort. On éduque les petites filles à se projeter comme mères, et non les petits garçons. Le processus de sexualisation de l'enfant demeure centrée sur le rôle de mère de la femme, et sur le rôle de protecteur/producteur de l'homme (intérieur - domestique / extérieur - travail) avec tout ce qui va avec.

Ceci est très clair, mais ceci n'est pas le sujet.

Car, quelle que soit la part de détermination culturelle, dans tous les cas, cet élément rejoint/croise, dans une certaine mesure, un facteur biologique qui est aussi présent et qui justement, amène par exemple sophie aux réflexions qu'elle a. Quoiqu'on en dise, pour une femme passés les 35 ans, ça devient physiquement plus délicat de faire un enfant, c'est vrai aussi bien pour la mère que pour l'enfant. Le fait de dire "Oui mais moi je suis très saine et ma mère avait 37 ans", franchement, ça ne change rien au fond du problème. Quant à ceux qui disent qu'on peut faire des gosses à 47-50, parce qu'on a l'énergie qu'il faut pour, faites moi rire. Un homme sans doute, une femme beaucoup plus difficilement, parce qu'une grossesse est un processus lourd pour le corps d'une femme. Et encore, on ne parle que de l'enfantement, pas de l'éducation (pour rappel: on en prend pour 20 ans).

Bref, faudrait revenir un peu à la réalité.

Ce n'est d'ailleurs même pas uniquement une question d'horloge biologique. La paternité constitue un bouleversement total des habitudes de vie pour l'homme. La maternité constitue un bouleversement total des habitudes de vie ET du corps de la femme. C'est nécessairement vécu de manière différente. Si on ne veut pas le comprendre, on s'interdit de comprendre beaucoup de choses dans la manière différentes qu'on les hommes et les femmes de vivre tout ça, différence qui justement transparait très bien dans ce fil.

Je pense d'ailleurs que toute cette problématique de l'enfantement explique largement les différentes manières de vivre la séduction par les hommes et les femmes. L'homme est globalement plus dans la conquête, la femme plus dans la consolidation d'une relation. Et il serait hypocrite de le nier, alors qu'ici sur FTS on se concentre énormément sur la manière d'amener une fille dans notre lit, mais beaucoup moins sur la manière de la garder à nos côtés (même si ce n'est pas totalement inexistant).

Mais ceci est un autre sujet ...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Post responsable) le 01.02.12, 14h09 par sophie_is_happy
  • 0 (Intéressant) le 01.02.12, 14h36 par Lossenia
  • +3 (Encore!) le 01.02.12, 15h05 par LittleNeapolis
  • +1 (Ca va mieux en le disant) le 13.02.12, 12h15 par Reborn

kero a écrit:
Quant à ceux qui disent qu'on peut faire des gosses à 47-50, parce qu'on a l'énergie qu'il faut pour, faites moi rire.

Heu, pour le 47-50 ans, il ne s'agissait pas de faire des gosses mais de s'en occuper (courir après un ballon ou après le gosse). J'ai pris l'exemple de 37 ans donné par sophie et j'ai ajouté 10-13 ans pour avoir un gamin d'âge à nous faire chier à vouloir jouer à Olive et Tom.

Hello !

bon, arrète de flipper comme ça. tu veux vivre 10 ans avec celui que tu ne connais pas encore, mais 37 c'est trop agé ? et bien table sur 35 ans c'est bien aussi, je connais pleins de femmes qui nt eu sans problèmes leur enfant vers cet âge, et ça te laisse au moins 8 ans ce qui est concidérable. :)

arrète de te faire des films, tu sais bien que la vie est toujours très différente de ce qu'on peut imaginer.

perso, ça va peut être t'étonner, j'ai vu "quand harry rencontre Sally", et c'est un des films romantiques les moins gnan-gnan que je connaisse car il relate tout simplement la rencontre de façon naturel et non préparé ainsi que la naissance des sentiments entre deux êtres qui ont appris à se connaitre au fil du temps et qui sont passés petit à petit du statut d'amis à celui d'amants. En ça il est plus "juste" que bien des conneries guimauve ou deux être renversent leur café à la scène d'ouverture puis trois minutes plus tard se déclarent des grand "je t'aime" à tout bout de chant. bref voilà pour la parenthèse filmographique.

Donc non, si tu rencontres THE ONE demain, laisse faire la vie ! :D

joyeux anniversaire !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Pourquoi tant de haine ?) le 01.02.12, 19h01 par sophie_is_happy
  • 0 (...) le 13.02.12, 12h18 par Reborn

Salut!

C'est un sujet interessant.Je suis encore jeune alors je dois admettre que je ne "comprend" pas vraiment ce genre de préoccupations... mais je vais tenter de te donner mon point de vue.

Plus jeune,j'avais décidé qu'à 19 ans,j'aurai déjà fais le tour du monde,je serai écrivain,je serai mariée depuis un an et que j'aurai mon premier enfant.Et,honnêtement,je voyais tous mes copains comme de potentiels futurs maris (ce qui est un peu pathétique vers 14/15 ans mais passons),lorsque ça n'allait pas,je les nextés dans les pires circonstance.

Et puis un jour,j'ai réfléchis.Vraiment.Et j'ai compris que j'avais tout fait à l'envers.
Je te raconte ma vie pour que tu ne fasses pas l'erreur de chercher un potentiel futur avant même d'avoir un présent.

Mes parents m'ont eu à 40 ans et,oui,il pouvaient me courir après et monter dans les arbres avec moi,on n'est pas un vieillard à cet âge là!
A notre epoque,il me semble que l'horloge biologique compte de moins en moins...

Mais ce qu'il faudrait réellement,c'est que tu arrêtes de faire ce genre de plans.Comme déjà dit,tu as tout quitté pour ne pas être enfermée dans une vie déjà programmée,donc ne t'enfermes pas toute seule.
Rester 10 ans en couple,juste vous deux,c'est super mignon,très clairement.Mais peu importe non?Je pense qu'un enfant doit venir naturellement: parce qu'on se sent près à un moment,avec une personne,et non pas parce qu'on en avait décidé ainsi.

Anyway,ne te mets pas la pression toute seule,tu pourras même avoir des enfants à 42 ans (bon,au delà,ça se corse un peu),le tout,c'est que ton couple soit prêt après réflexions;
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  • +1 (100% d'accord) le 01.02.12, 22h16 par Mr.Smooth

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