Discussion

A la recherche d'une vie pro meilleure

Note : 1

le 08.01.2015 par Bald_Soprano

6 réponses / Dernière par Terrigan le 14.03.2015, 09h57

Salut tout le monde,

Sujet super banal mais néanmoins important: l’épanouissement au travail, est-ce possible?

Trouver ma voie professionnelle a toujours été "the big question of my life". Déjà après le bac, je ne savais pas trop quoi faire, je me suis lancé dans le domaine dans lequel j’avais le plus de compétences.

Puis, comme l’avait dit Terrigan:

Terrigan a écrit:
C'est un parcours typique: études + travail qui va avec + malaise + reconversion.


J’ai effectué une reconversion après 7 ans de vie active dont 3 ans de réflexion. Je pensais avoir trouvé une porte de sortie vers une vie pro plus épanouissante. Je me suis trompé.

Non seulement le métier vers lequel je m’étais tourné présente des conditions de travail que je ne peux accepter, mais en plus se trouve dans un domaine déjà engorgé (sans parler du fait que j’ai eu l’impression de sortir de la formation « bac+2 » torchée en 8 mois plein de lacunes et clairement pas au niveau des professionnels).

Bref, je n’ai pas réussi dans ce nouveau boulot.

Aujourd’hui, je fais un truc tout nouveau, un poste original que j’ai pu décrocher grâce à mon bagage pro. Le problème c’est que j’ai déjà l’impression d’en avoir fait le tour et que je m’ennuie profondément.

Au début, c’était excitant, plein de choses nouvelles à apprendre… et là, la routine s’installe, j’accomplis mes tâches répétitives en un rien de temps.

Alors, me revoilà reparti en croisade pour la conquête d’une vie pro plus enrichissante, plus intéressante. Sauf que je ne sais pas du tout vers quoi me tourner. J’aimerais pouvoir entrer dans un autre domaine sans avoir à passer par la case école, ça serait le top, je n’ai plus la motivation pour retourner en cours.

D’un autre côté je me demande aussi si je ne suis pas un peu trop "rêveur" et que le boulot épanouissant est un mythe auquel je devrais renoncer. Je suis conscient qu’un boulot ne peut pas nous combler sur tous points et qu’on peut s’épanouir en dehors de sa vie pro… mais je ne me vois pas passer ma vie derrière un ordi, à attendre soirées, week ends et vacances en étant aigri le reste du temps.

J’ai aussi la sensation que je ne supporte plus le monde du bureau, de l’entreprise. La froideur des échanges, le formalisme (sans parler des cons, auxquels on ne peut échapper). J’ai besoin de contacts humains plus informels, plus légers… quelque chose qui a du sens pour moi.

Le pire c’est que j’ai connu une période de chômage pendant laquelle je n’étais pas bien du tout, j’avais besoin de vie professionnelle, avoir une raison de me lever le matin. Et les conditions de travail dans lesquelles je suis sont carrément loin d’être désagréables, pour pas dire top.

Mais rien n’y fait. Les tâches sont barbantes, je ne m’y retrouve pas…

Et vous, êtes vous heureux au taff?

Conseils, expériences et autres pistes bienvenus!
Zinid a écrit:
Aujourd’hui, je fais un truc tout nouveau, un poste original que j’ai pu décrocher grâce à mon bagage pro. Le problème c’est que j’ai déjà l’impression d’en avoir fait le tour et que je m’ennuie profondément.

Au début, c’était excitant, plein de choses nouvelles à apprendre… et là, la routine s’installe, j’accomplis mes tâches répétitives en un rien de temps.

J'ai l'impression qu'il y a une grosse base de positif là-dedans :

- Tu en as fait le tour = tu maîtrises
- Tu accomplis les tâches répétitives en un rien de temps = tu maîtrises

ça peut te faire une base pour progresser au niveau du poste, des missions, quelque-chose comme ça non?

Est-ce qu'il y a des perspectives d'évolution sur ce poste ?
Terrigan a écrit:
J'ai l'impression qu'il y a une grosse base de positif là-dedans :

- Tu en as fait le tour = tu maîtrises
- Tu accomplis les tâches répétitives en un rien de temps = tu maîtrises

ça peut te faire une base pour progresser au niveau du poste, des missions, quelque-chose comme ça non?

Est-ce qu'il y a des perspectives d'évolution sur ce poste ?


Oui, c'est positif que je maitrise… mais le revers de la médaille c'est que c'est justement le fait de ne pas maitriser qui me maintenait intéressé (recherches, questionnements, petit stress, adrénaline). Un de mes points forts est que j'apprends vite, donc ça n'a été l'affaire que de quelques mois.

Et sinon, non malheureusement il n'y a pas de possibilité d'évolution. Et même si c'était le cas, je crois qu'il y a autre chose au-delà de l'ennui que je ressens. Ce fameux ras-le-bol de la vie de bureau… Je crois que c'est surtout ça que je dois creuser.
Apparemment tu es plein de ressources ! Tu as l'air d'être sous-employé là.

J'imagine que ta prochaine orientation se fera sur des qualifications et des postes qui te permettent d'évoluer (dans des bureaux ou pas :wink: )
Zinid a écrit:
Alors, me revoilà reparti en croisade pour la conquête d’une vie pro plus enrichissante, plus intéressante. Sauf que je ne sais pas du tout vers quoi me tourner. J’aimerais pouvoir entrer dans un autre domaine sans avoir à passer par la case école, ça serait le top, je n’ai plus la motivation pour retourner en cours.

As-tu fait allusion de ces problèmes auprès de ton patron/supérieur hiérarchique?
S'il t'a bien écouté, il devrait essayer de te faire évoluer afin de te conserver.
S'il n'a pas d'idée, essaye d'imaginer quelles tâches pourraient te motiver qui par la même occasion serviraient ta boîte.


Zinid a écrit:
J’ai aussi la sensation que je ne supporte plus le monde du bureau, de l’entreprise. La froideur des échanges, le formalisme (sans parler des cons, auxquels on ne peut échapper). J’ai besoin de contacts humains plus informels, plus légers… quelque chose qui a du sens pour moi.

Si tu bosses dans une très petite structure, ça ne doit pas être si fréquent.
Sinon, c'est aussi à toi de faire un pas pour améliorer ces échanges. Imagine, il y a peut-être d'autres collègues qui pensent comme toi mais qui n'osent pas se lâcher.
Zinid a écrit:
D’un autre côté je me demande aussi si je ne suis pas un peu trop "rêveur" et que le boulot épanouissant est un mythe auquel je devrais renoncer.

Je pense effectivement qu'il faut renoncer à certains mythes concernant le travail.

Se plaire à son travail, oui c'est important.

Mais le job de rêve relève du mythe.

Tous les boulots présentent des avantages et des inconvénients. Dans tous les boulots on a des cycles d'apprentissage puis de routine, de motivation puis de démotivation.

Ce qui est primordial, c'est de trouver un sens au fait de se lever le matin pour aller travailler. C'est ce sens qui fait qu'on ressent un sentiment de satisfaction ou non.

Chacun peut trouver un sens à son travail qui lui est personnel :
- Prendre un appartement
- Horaires pratiques pour s'adonner à ses activités
- Aider des gens
- Être stimulé intellectuellement
- Relever des défis
- Avoir un bon salaire
- Maitriser une technique particulière
- Apprendre un nouveau domaine
- Etre spécialiste d'un domaine
- Se déplacer souvent
- Travailler de chez soi
- Etre indépendant
- Rigoler avec ses collègues
- Parler une langue étrangère
- Travailler avec les chiffres
- Jouer un instrument

Et ce sens peut évoluer avec le temps, et en fonction de sa situation personnelle et familiale.

Plutôt que de chercher à s'épanouir grâce à son travail, on peut viser des ambitions plus modestes : être satisfait de son travail.

Un mythe dont j'ai souffert est celui en vertu duquel il faudrait absolument faire coïncider notre activité source de revenus avec une sensation de réalisation personnelle.

Je suis sorti de l'impasse lorsque j'ai dissocié les deux :
- D'un côté une activité source de revenus, avec ses hauts et ses bas
- D'un autre côté un engagement dans le domaine musical croissant dans lequel je m'éclate, qui demande du travail, mais ne génère pas de revenus (et donc pas de contrainte).
Hydrogene a écrit:
Si tu bosses dans une très petite structure, ça ne doit pas être si fréquent.
Sinon, c'est aussi à toi de faire un pas pour améliorer ces échanges. Imagine, il y a peut-être d'autres collègues qui pensent comme toi mais qui n'osent pas se lâcher.

J'ai un pote jeune architecte qui a réussi à faire ça dans sa bonne vielle PME de province.

Comme de bien entendu avec les questions professionnelles, le travail est fait en temps et en heure, et de fort belle manière.

Parallèlement, il se moque joyeusement de lui-même et de son patron, face à face, à la loyale. Gentiment. Il rit de lui-même et de son patron AVEC celui-ci, en l'accueillant dans son délire.

Dans l'open space, il fait du terrorisme à la blague bien grasse et à la bataille de stylo bic recyclé en sarbacane à papier mâché.

Il a réussi à imposer la musique pendant quasiment toute la journée.

Il m'en parle avec une fierté bien légitime, car c'est une grosse réussite pour lui.
Grâce à son action tout le monde est plus heureux et plus productif autour de lui.
Y compris son patron ! Image

***

Détail périphérique qui ne manquera pas de vous amuser :

Heureusement pour les mecs qui boivent des coups avec lui qu'il est marié, car il a un charisme rayonnant d'innocence et de fraicheur qui séduit tout le monde, homme et femmes...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 14.03.15, 12h15 par Axelos