Aider à résoudre un problème de violence domestique

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Bonjour,

Je voulais vous demander des conseils à propos de la manière de traiter des gens dans mon entourage qui font preuve de violence conjugale domestique. Attention, je sais que c'est un sujet complexe, donc je ne demande pas tellement une explication du pourquoi, du comment, etc... mais plus si vous connaîtriez des gens vers qui je pourrais orienter ces personnes violentes, des manières efficaces de procéder de manière à ce que ces gens acceptent de se faire aider, ce qu'il ne faut surtout pas faire, etc...
En fait, il s'agit de deux personnes: la première est plus ou moins proche de la violence physique domestique. Donc, si elle ne tape pas, ses propos, ses attitudes montre qu'elle en est parfois proche.
Le cas de la deuxième est plus intéressant. Si elle ne fait preuve d'aucune violence physique (c'est même quelqu'un que cette dernière répugne), elle fait en revanche preuve d'une grande violence verbale (elle s'énerve brutalement et facilement, est parfois assez méchante dans ses remarques et autres).

Voilà, je vous remercie d'avance et espère que ce post pourra en aider d'autres. Bonne soirée.
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  • -1 (Hors sujet) le 19.07.10, 23h25 par leo037
  • +1 (Du calme) le 25.07.10, 12h34 par Ocean

On ne change pas les gens contre leur grée. Ces personnes ont-elles conscience de leur problème? Si ce n'est pas le cas, perds pas ton temps, casse-toi.

Pour avoir connu plusieurs cas de personnes violentes, impossible de les faire changer ou travailler au moins vers une évolution quand elles n'ont pas mesuré la gravité de la situation.

Si elles en sont conscientes et souhaitent y mettre un terme (car des fois, les personnes violentes ne veulent pas changer aussi), le mieux est d'aller voir un professionnel pour se faire aider (psy).

Derrière la violence, il y a des prétextes.

Vu dans un tribunal d'instance, l'accusé avait roué de coups son ex-copine: "on me reproche de lui avoir tappé dessus, mais elle ne m'a jamais rendu mon radio-réveil, et ça tout le monde s'en fout"

Autant pour la violence physique le système judiciaire est là pour poser les limites, autant pour la violence psychologique, c'est un peu l'impunité qui est la règle. La loi sur le harcèlement moral est un vrai progrès, mais v'là les dossiers à monter pour le prouver, et on est plus dans la rupture totale que dans l'aide.

Les gens qui font preuve de violence psychologique ont toujours raison. Et ils ont tous les droits.

Aristote disait: "donnez moi un appui et je soulèverai le monde." Donnez leur un prétexte, et ils le réduiront en cendres. (ce n'est pas pour rien qu'on parle souvent de "leviers" en rhétorique et en négociation)

Ils dégainent souvent sans raison mais ne le reconnaîtront jamais, ils n'ont pas de comptes à rendre sur leurs actes, et ils font payer sans pitié tout ce qui leur a déplu, y compris les tentatives de se défendre contre eux.

Avec une vision des choses comme celle-ci, ils sont hermétique à toute aide. C'est l'avis des professionnels de la psychologie et de la psychiatrie. Ils décrivent un processus pervers et/ou paranoïaque, qui ne peut être soigné du fait de l'impossibilité par définition du sujet à prendre conscience de son problème.

Les amateurs de la violence psychologique vont donc piétiner tout le monde pendant toute leur vie, satisfaire leur désir de toute puissance avec un triomphalisme vulgaire, se nourir de la souffrance qu'ils auront causée, puis ils finiront seuls en maudissant la terre entière.

Mille fois gagnant, éternellement perdant.

La seule chose à faire est de se barrer, leur faire comprendre qu'ils peuvent règner en empereurs ultimes de leur petit monde imaginaire, mais qu'ils le feront seul.

Mais ça aura surtout pour effet de protéger les victimes. Car la personne violente ne reconnaîtra jamais la légitimité du départ, il retiendra juste qu'il s'est fait abandonner, qu'il est la victime, et être victime c'est pour lui un nouveau prétexte pour passer à l'offensive...

Désolé pour ce message très noir, mais il vaut mieux savoir à quoi s'en tenir, et pour quelles raisons.
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  • +1 (A lire) le 11.04.11, 19h15 par Dams007

Identity a écrit:
Ces personnes ont-elles conscience de leur problème? Si ce n'est pas le cas, perds pas ton temps, casse-toi.


Conscience du problème, peut-être, de sa gravité, je doute.

Et puis, ce n'est pas toujours possible de se casser. Moi, je peux, mais que depuis peu de temps. J'ai passé de nombreuses années à ne pas pouvoir, la majorité sans même voir qu'il y avait un problème à régler. D'où qu'histoire de, je voulais savoir si j'aurais pu faire d'une autre manière.

Terrigan a écrit:
Les gens qui font preuve de violence psychologique ont toujours raison.


MaryMorgane a écrit:
Pour avoir connu plusieurs cas de personnes violentes, impossible de les faire changer ou travailler au moins vers une évolution quand elles n'ont pas mesuré la gravité de la situation.


En fait, j'ai un peu la même vision. Simplement, ça m'aurais arrangé de me tromper... Dommage.

X a écrit:
Bonjour,

Je voulais vous demander des conseils à propos de la manière de traiter des gens dans mon entourage qui font preuve de violence domestique. Attention, je sais que c'est un sujet complexe, donc je ne demande pas tellement une explication du pourquoi, du comment, etc... mais plus si vous connaîtriez des gens vers qui je pourrais orienter ces personnes violentes, des manières efficaces de procéder de manière à ce que ces gens acceptent de se faire aider, ce qu'il ne faut surtout pas faire, etc...
En fait, il s'agit de deux personnes: la première est plus ou moins proche de la violence physique domestique. Donc, si elle ne tape pas, ses propos, ses attitudes montre qu'elle en est parfois proche.
Le cas de la deuxième est plus intéressant. Si elle ne fait preuve d'aucune violence physique (c'est même quelqu'un que cette dernière répugne), elle fait en revanche preuve d'une grande violence verbale (elle s'énerve brutalement et facilement, est parfois assez méchante dans ses remarques et autres).

Voilà, je vous remercie d'avance et espère que ce post pourra en aider d'autres. Bonne soirée.


Si les personnes de ton entourage sont des amis, c'est simple = te barrer
Si c'est l'entourage professionnel, barre toi de ton boulot si tu peux mais je sais que c'est plus compliqué
Si c'est la famille, alors c'est encore plus compliqué,

Dans le troisième cas, j'ignore de quelle violence domestique tu parles:

- coups
- menaces, violences verbale
- violence psychologique

Mais j'ai l'impression que c'est surtout de la violence verbale couplée à un peu de violence psychologique,

Tant qu'une personne possède ces deux choses:

- la peur
- l'égo

Elle refusera d'être traitée comme ce qu'elle considérera un malade mental et se repliera sur elle même. C'est en quelques sortes positif car une personne normale ne verrait pas de problème à voir un psy et penserait que c'est une aide pour régler ce problème de la vie. Mais une personne malade sait qu'elle l'est et perverse ou non, est terrifiée à l'idée d'être traitée comme tel, par peur de l'exclusion.

Si tu veux convaincre ce genre de personnes à aller voir un psy, je te conseille de t'en tenir à ton rôle et de vous y mettre à plusieurs. Par exemple si tu es la personne à laquelle le malade se confie, reste cette personne et uniquement elle. Si tu veux aller plus loin, elle aura peur que tu l'abandonnes et s'éloignera de toi. Tu ne pourras plus l'approcher.

Après plus le problème est grave plus la personne malade le sait au fond et plus elle a peur. J'avoue que je n'ai pas la solution pour qu'ils acceptent de consulter.

X a écrit:
Identity a écrit:
Ces personnes ont-elles conscience de leur problème? Si ce n'est pas le cas, perds pas ton temps, casse-toi.

Conscience du problème, peut-être, de sa gravité, je doute.
Et puis, ce n'est pas toujours possible de se casser. Moi, je peux, mais que depuis peu de temps. J'ai passé de nombreuses années à ne pas pouvoir, la majorité sans même voir qu'il y avait un problème à régler. D'où qu'histoire de, je voulais savoir si j'aurais pu faire d'une autre manière.
En fait, j'ai un peu la même vision. Simplement, ça m'aurais arrangé de me tromper... Dommage.

Tu peux, sans la quitter totalement, lui dire que tu souhaites faire une pause, en lui expliquant les raisons, la manière dont tu penses qu'elle a mal agit en t'exprimant le plus calmement possible.
Dans un premier temps elle va réagir avec colère mais il est probable (mais pas garanti!) qu'elle réfléchisse et change de point de vue. Pense à bien préparer tes arguments avant.

A part ça, de mon point de vue, la violence physique ou psychologique sont innacceptables. Et dans un couple, ce genre de truc vire souvent au cercle vicieux. il faut casser le cercle le plus tot possible.

Il y a quand-même des choses à faire pour toute personne qui veut aider.

Il faut commencer par la victime.

Une femme mariée et/ou avec des enfants se retrouve dans une situation infernale et complêtement bloquée par rapport à l'homme qui la maltraite. La plupart du temps elle s'est résignée à son sort.

La meilleure aide qu'on peut apporter à une personne dans cette situation est de lui conseiller d'aller en parler à une association d'aide aux femmes maltraitées.

Il faut agir en douceur et mettre en valeur les capacités d'écoute et l'expérience des gens qui y sont, qui connaissent le problème et ne jugent pas.

C'est un peu tourner autour du pot mais la victime ne peut pas entendre un discours du type "bouge-toi, prends le taureau par les cornes, bats toi pour changer les choses"...

Et ce n'est pas forcément évident pour un homme de présenter les choses sous cet angle, parce qu'on est ici très loin du réflexe masculin "problème - solution". Les solutions viendont au terme d'un long trajet, et amorcer ce trajet est la seule solution à notre portée, et c'est d'ailleurs une aide déterminante.

Si la victime fait cette démarche on verra bien ce qui se passera, mais les éventuelles solutions concrètes n'arriveront pas comme ça sans être passée par cette première phase d'écoute.

Si on sent que la victime n'a pas la force de faire cette démarche, on peut aussi lui conseiller d'aller voir une assistante sociale. ça fera une première écoute et elle orientera également la victime vers une association, avec en prime la crédibilité d'une personne professionnelle et objective.

Et puis cette étape supplémentaire constitue déjà une démarche en soi. C'est le premier pas qui coûte, et là il a été fait, la victime commence à entrer dans un état d'esprit actif.

Quant à la personne qui fait preuve de violence domestique, elle finira bien par entendre du pays, d'une manière ou d'une autre. Peut-être qu'elle se remettra en question, peut-être pas, mais c'est son problème. Priorité aux victimes.

Si l'intégrité physique d'une personne est mise en danger on a pour devoir de tout faire pour la protéger. Dans le cas contraire on peut parler de non assistance à personne en danger. Attention évidemment de ne pas tomber dans l'abus non plus. Une insulte ne mérite pas une plainte, une pression psychologique et des menaces oui.
Après c'est chacun qui agit en âme et conscience.

Bien que je sois globalement d'accord avec ce qui a été dis ci-dessus (aider surtout la victime Et extrême difficulté à 'changer' la personne violente - et que l'article à maintenant plus d'un an ce qui rend mon intervention peut être inutile, j'aimerai cependant apporter un élément de contradiction.

La première chose à faire est bien sûr d'aider les victimes (ou de se tirer du guêpier)

MAIS es personnes violentes peuvent évoluer. Tous les violent(e)s ne sont pas des psychopathes ou des pervers incurables.

Cela commence en général par une prise de conscience du problème et un long travail sur soi même.

Beaucoup de facteurs favorisant le passage à l'acte peuvent être régulés. Ex: l'alcoolisme, troubles bipolaires...

Il existe même des associations qui aident spécifiquement les conjoints violents.

J'ignore s'il est possible d'aider la personne dont tu parles. Ce n'est pas vraiment la mission de FTS de se pencher sur ce sujet. Mais une simple recherche ("aide aux conjoints violents" sur google devrait te donner quelques renseignements.
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  • +3 (Absolument) le 04.04.11, 16h44 par FrenchKiss

Je demanderai à ma mère et je posterai ici; elle est médiatrice juridique et reçoit souvent des victimes et des auteurs de la violence conjugale, et je sais qu'elle connait des adresses et dispositifs pour les victimes ET les auteurs (car les auteurs peuvent aussi être soignés, comme le dit Olivier, les groupes de parole peuvent être très efficaces pour générer des prises de conscience).

Quant aux sujets liés à la violence conjugale, ça peut tout à fait être des thèmes abordables sur FTS, ils sont complètement dans le périmètre des relations hommes / femmes.

A lire, à propos de la violence conjugale

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