Discussion

Aider un enfant à changer de comportement

Note : 17

le 04.12.2014 par Iskandar

15 réponses / Dernière par Iskandar le 26.01.2015, 20h38

Salut.

Je souhaiterais demander l’aide des membres de FTS par rapport à un souci que j’ai avec un de mes petits cousins (il approche des 10 ans). J’aimerais l’aider à changer un aspect quelque peu embêtant de son caractère :? .

Son problème est en fait qu’il est trop dans l’affrontement permanent on va dire. C’est-à-dire que dans les situations d’affrontement ou de performance, il va avoir tendance à être assez écrasant avec ses camarades quand il va gagner. Pas dans les paroles sur ce coup-là, mais dans l’attitude, c’est comme ça que tu le ressens. :x

J’ai précisé « avec ses camarades », puisque avec moi, ça ressort beaucoup moins. J’ai pu commencer à me rendre compte du problème puisqu’on fait une activité en commun. Donc je suis avec des adultes, lui avec des enfants de son âge, mais on est dans la même salle, et donc j’ai pu voir ce que ça donnait quand il est dans une situation d’affrontement avec ses pairs.

Donc je disais, assez écrasant quand il gagne. De plus, quand il est critiqué par / quand l’animateur lui fait une remarque (donc pointe une faiblesse, en fait, mais pas forcément une critique en fait), il ne va pas la prendre simplement ou sans insister, mais va par exemple essayer de donner une « réponse » (genre, une justification ou rappeler un succès).

Tu ajoutes sur ça qu’il peut s’énerver ou se montrer agressif facilement et voilà. Attention, quand je dis devenir agressif, ce n’est pas frapper ou menacer. Mais plus avoir une attitude agressive. Par exemple, la voix plus forte avec l’intonation énergique / colérique, et tout ce qui accompagne.

Je me posais la question à un moment si je n’exagérais pas ou ne m’embêtais pas pour un point de caractère finalement banal, mais non. Comme je vous disais, je le vois avec ses pairs, et ça le fait ressortir par rapport aux autres gamins. De plus, les réactions d’autres (gamins comme éducateurs) m’ont déjà donné l’indication que non, ce n’est pas moi qui me fais des idées. Et j’aimerais d’autant l’aider à changer que. Parmi les réactions notamment, une que j’ai vu une fois que je craignais. Il jouait avec deux gamins, un peu plus grand que lui. Mais à leur attitude, je pense que son attitude les a coalisés contre lui. Enfin, par rapport à ce qu’il m’a dit aujourd’hui, je pense que quelqu’un lui a déjà plus ou moins dit des trucs similaires à ce que j'essayais de lui expliquer.

Pour finir, je sais qu’il a conscience au moins d’être très colérique, puisqu’il semble qu’il fasse des crises de rage assez impressionnantes à l’école (au point ou apparemment, il en a du mal à respirer correctement). Je pense qu’il y a un lien entre ses crises de colère et le trait de caractère dont je parle, mais ce n’est pas nécessairement la même chose.

Donc ce que je voudrais, c’est peut-être essayer de l’aider à changer cet aspect de sa personnalité. A l’aider à trouver d’autres modes de coopération et d’interaction. A apprendre à plus transiger et à tenir compte des enjeux. A ne pas se mettre dans un rapport de force violent et permanent dès qu’il se retrouve un peu en situation de compétition. Et peut-être à gérer un peu mieux ses émotions à l’œuvre dans ces situations (mais on ne va pas faire de ce dernier point la priorité je pense : il n’a même pas encore 10 ans, pas plus de 25).

Concrètement, ça fait un moment que je voulais écrire ce sujet, mais je suis occupé pour l’instant. Sauf que cet aprem, il s’est montré particulièrement agressif. Au point où j’ai fini par tenter de le recadrer subtilement et légèrement. Je me demande si ce n’est pas une erreur (j’y reviendrai *). Ça a été vain, et j’ai laissé tomber. Sauf que par la suite, il est parti sur sa lancée, et il y a même un gamin de son âge qui a tenté de faire redescendre le niveau d’agressivité de la partie qu’il jouait. D’autant que le gamin en face n’était pas au niveau de mon cousin (quelques années en moins, donc pas étonnant à cet âge…). Et çà m'a d’autant plus dérangé que mon cousin l’avait choisi précisément pour l’écraser par rapport à un truc qui s’était fait avant ( j’étais là quand il lui a « proposé » de jouer, donc j’ai pu assister au truc ; j’ai essayé d'inciter mon cousin à choisir un autre joueur, sans succès). A la fin, vu la tournure que ça prenait, j’y suis allé et là, je l’ai réellement recadré (pas violemment, mais fermement), même si j’ai tenté d’être discret.
On en a discuté plus tard dans la soirée. Donc j’ai essayé de lui expliquer que son attitude était pénible et agressive, qu’il fallait qu’il apprenne à transiger, notamment en fonction des enjeux, qu’il n’était pas en compétition mais à l’entraînement. Donc je pense qu’il a compris en gros. Mais à cet âge, je ne suis pas sûr que ça suffise. Et j’aimerais l’aider à se mettre sur d’autres rails. D’autant que vu ce qu’il m’a dit, je pense qu’il a déjà essayé de changer d’attitude au moins un peu, sans trop de succès.


*Et donc pour revenir sur ce que je disais, quand je parlais de recadrage et d’erreur. Ça m’a gêné de le recadrer dans la salle. Je ne sais pas, mais j’ai ressenti mon attitude comme déplacée. Il est en activité, avec ses camarades, donc avoir une « surveillance », bof, moyen. En plus, je me pose la question de savoir si le gamin de son âge dont je parlais, qui a tenté de diminuer l’agressivité de la partie jouée par mon cousin, aurait eu la même attitude si je n’étais pas légèrement intervenu avant. Et donc j’aimerais aussi avoir votre avis sur ce deuxième point.


Je remercie d’avance tous les membres qui pour leurs conseils. :)
La solution pédagogique c'est de lui faire jouer une partie avec toi en l'écrasant consciencieusement sans t'énerver et lui montrer que sa colère le plombe.
S'il reste rageux et agressif, n'hésite pas à monter dans les tours pour lui montrer qu'en plus du côté fonctionnel, il y a le côté moral, il n'aimerait pas être dans cette situation et il doit l'expérimenter pour le comprendre.

Si ensuite ça lui donne l'idée d'être plus agressif encore parce qu'il aura encore plus conscience que c'est oppressant pour les autres, je vais pas me faire des amis, mais le punir ce sera pas du luxe.
Sur les réseaux il y a cette phrase qui tourne:
"Non votre gosse n'est pas hyperactif, il est juste mal élevé".
C'est très vrai et ça ne s'applique pas qu'à la politesse et à l'hyperactivité.
Il a peut être un peu besoin de se faire remettre à sa place et d'avoir des limites. un gamin qui fait des crises de rage comme ça il a un problème.
Si tu lui fais faire un truc qui le fait bien chier chaque fois qu'il fait ça va le calmer.
Et encore ça reste l'option douce. Quand j'étais gosse les mecs comme ça ils prenaient une claque ça les remettait droit direct.
Parce que faut pas tolérer ça.
Et si clairement c'est mieux de lui expliquer et de l'aider à évoluer, s'il est bloqué un petit choc ça lui fera pas de mal.
L'idée c'est pas de faire mal c'est de le secouer.
Déjà première chose : il a dix ans, et même s'il fait des crises spectaculaires, il va encore bouger pas mal et ce n'est pas dit que ce trait-là de son caractère reste. J'avais une cousine qui mentait compulsivement et qui faisait bêtise sur bêtise et crise de colère sur crise de colère quand on était môme. Et genre à quinze elle est devenue toute calme. Ce qui l'a changée, on en a discuté plus tard, ce n'est pas les sanctions des adultes, c'est une prise de conscience que son attitude la desservait plus qu'autre chose. Donc ton cousin, il faut que ça vienne de lui. Tu peux lui donner une petite impulsion, mais ton pouvoir s'arrête là.

Deuxième chose : tu n'es pas son éducateur. Tu n'as pas à faire le boulot d'un parent ou d'un prof.

Dans la situation décrite plus haut tu as bien fait d'intervenir et de lui rappeler les limites. Mais tu as raison aussi, ce n'était pas ton rôle. En fait, je crois qu'il ne faut pas que ça devienne pour toi une habitude de "surveiller" son entraînement (ne serait-ce que pour profiter du tien). Parce que le problème avec les gamins qui testent les limites, c'est que les interventions et les sanctions peuvent très rapidement faire partie de leur jeu où le prix, c'est l'attention de l'adulte (son attitude vis-à-vis de l'animateur, c'est exactement ça). Donc je ne peux que te conseiller de rester en retrait pendant les autres entraînements et à la limite, s'il y a un événement majeur de lui en parler après "d'homme à homme", sans lui faire la leçon mais en lui expliquant simplement pourquoi son attitude t'as choqué et en lui expliquant très précisément de quoi il avait l'air, d'un point de vue extérieur.

Enfin voilà, je te conseille aussi, si tu lui en reparles, d'attendre qu'il initie la conversation en te parlant d'une situation ou d'un moment où il a été dans l'agressivité. Pour éviter que ça devienne aussi une mécanique où tu lui fais un sermon à chaque fin d'entraînement. Et donc une manière pour lui une manière d'obtenir un moment privilégié avec toi. Tu es son grand cousin, garde aussi des moments pour le faire marrer, t'amuser avec lui ou juste parler de complètement autre chose.

Maintenant, s'il s'ouvre à nouveau à toi, tu peux quand-même essayer de lui demander d'où il sort cette attitude et qu'est-ce qu'il espère obtenir en étant comme ça. Toujours en restant dans un rapport de confiance et pas d'autorité. Et ensuite, pour lui montrer que ce n'est pas ce qui marche, tu peux certainement trouver des exemples dans ton vécu, dans celui d'un ami ou d'un sportif de haut niveau. Mais bon encore une fois ce n'est pas ton taff.

Sinon, tu en as parlé à ses parents ? S'ils sont dépassés, il y a normalement dans les grandes villes des centres où les enfants peuvent consulter des psys en étant remboursés par la sécu.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+3] Post de qualité le 04.12.14, 23h37 par Iskandar
  • [+2] Absolument le 05.12.14, 09h35 par Sathinelilly
Si je peux me permettre, je suis plus de l'avis d'Outkast. Certes oui vous êtes cousin et il faudrait qu'il garde une super image de toi, mais avec 16 ans d'écart, et étant de la même famille, je pense que tu as le droit de l'éduquer un peu.
De même, je pense que le psy est une mauvaise option. C'est peut-être mes expériences personnelles qui parlent mais ton cousin ne m'a pas l'air d'être un monstre, juste un gamin turbulent et qui prend la compétition dans le mauvais sens. Avoir recours à un psychologue serait comme tuer une mouche avec un marteau.
Après je reconnais ne pas m'être beaucoup cultivé en matière d'éducation et même si je suis sceptique pour le coté "prise de conscience" à dix ans, je pense que le mieux qu'il y ai à faire pour le moment est de le mettre face à ses mauvaises actions.

Je rajouterai que si tu arrive à garder son esprit compétitif mais à le recadrer, tu aura fait un super boulot :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Il y'a du vrai... le 07.12.14, 08h15 par Iskandar
Dans la situation que tu décris, je pense que tu as eu raison de montrer ta désapprobation.
Il a une attitude inappropriée en ta présence, tu es un adulte, c'est un enfant, ton petit cousin, donc pour moi tu es dans ton rôle.
Cependant, tu ne dis pas si c'est le cas, mais il me semble que c'est avant tout à son coach de le faire.
Mes enfants ont pratiqué divers sport individuels et collectifs et je n'ai jamais vu un coach laisser passer ce genre de comportement.

Le recadrage peut se faire aussi par toi mais peut être dans un second temps. D'abord parce qu'il est au milieu de ses camarades effectivement et puis aussi parce qu'attendre que la tension redescende permettra un meilleur échange entre vous. Mais je suis assez d'accord avec Ploum, ça ne doit pas être systématique.

Demande toi si cette attitude que tu as remarquée chez lui est maîtrisée ou réactive.
Si elle est maîtrisée, le dialogue avec toi, avec son coach ou avec ses parents devrait suffire. Finalement, il a le droit d'être fier de lui ou vexé, frustré, en colère mais c'est l'expression de ses sentiments qui est impolie, malvenue, antisportive ou qui dégrade l'ambiance.
A 10 ans, un enfant est tout à fait capable de le comprendre et de mieux se contrôler pour s'améliorer. Et surtout, il est probable que ce trait de caractère soit passager et qu'il change en grandissant.

En revanche si son attitude te parait plutôt réactive (non maîtrisée) et qu'il la regrette après coup , c'est plus inquiétant et une consultation chez un pédopsy peut l'aider.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+2] Constructif le 05.12.14, 16h51 par Poivron
  • [0] Intéressant le 07.12.14, 08h14 par Iskandar
ploum a écrit:
Déjà première chose : il a dix ans, et même s'il fait des crises spectaculaires, il va encore bouger pas mal et ce n'est pas dit que ce trait-là de son caractère reste.


100% d’accord.

Citation:
Ce qui l'a changée, on en a discuté plus tard, ce n'est pas les sanctions des adultes, c'est une prise de conscience que son attitude la desservait plus qu'autre chose.


Donc tu confirmes ce que je pensais quant à la manière dont je voyais le problème.

Citation:
Donc ton cousin, il faut que ça vienne de lui. Tu peux lui donner une petite impulsion, mais ton pouvoir s'arrête là .


Exactement ! C’est ce que je cherche à faire en fait : lui donner l’impulsion.

Outkast a écrit:
La solution pédagogique c'est de lui faire jouer une partie avec toi en l'écrasant consciencieusement sans t'énerver et lui montrer que sa colère le plombe.


Je ne pense pas que ça passera. Voire même ça pourrait être contre-productif. D’abord, le connaissant, je doute que ça marchera. De plus, je me pose la question de s’il n’y a pas un risque qu’il « fuit », ou au contraire qu’il ne surcompense en exagérant précisément le défaut que je souhaite lui permettre de corriger. Ensuite, parce que je te l’ai dit : il n’a pas le même rapport avec moi, et ne réagit pas pareil. En outre, dans l’anecdote que je racontais sur ce qui s’est passé la dernière fois. Je me pose la question, mais je crois que c’est exactement ce que l’animateur a essayé de faire. Plus précisément, quand j’expliquais que j’ai une première fois essayé de le recadrer subtilement en vain. Eh bien la partie que mon cousin jouait avant celle-là, c’était avec l’animateur. La suite, tu connais… Enfin, je ne suis pas sûr que mon cousin comprenne réellement le problème dans sa globalité.

Citation:
il y a le côté moral, il n'aimerait pas être dans cette situation et il doit l'expérimenter pour le comprendre.


Mais justement, le côté moral. Lui reprocher quoi ? De ne pas être un bisounours ? Tu vois ce que je veux dire ? La difficulté est aussi qu’en fait, là, on ne parle pas de problème moral. Il n’a pas frappé ou menacé quelqu’un, ou quelque chose de ce type. D’ailleurs, c’est quelqu’un de très loin de ce type de comportements. Là, on parle d’un comportement social qui va sûrement s’avérer contre-productif dès le moyen terme. Je suis un adulte, je vois tout de suite le truc. Lui, non. Lui expliquer avec des mots ? Même s’il est solide intellectuellement, à moins de 10 ans, je ne suis pas sûr qu’essayer de lui inculquer des notions aussi compliquées par le débat réussira à lui faire changer d’attitude de manière durable. Quant à le mettre dans la situation où il subit, ben, si lui pense que c’est normal de se comporter ainsi (ce que je soupçonne), il n’appréciera pas (qu’il l’exprime ou pas), mais n’y verra pas de problème particulier. C’est-à-dire l’idée du « des fois on gagne, des fois on perd ». D’autant plus que dans comportement, il fait le maximum pour être dans le « dès fois on gagne » le plus souvent possible.

A un niveau qui a aussi causé problème d’ailleurs. Plus précisément, l’activité qu’on est en train de faire, à la base, c’est moi qui ai essayé de l’y intéresser (je soupçonnais que ça pourrait lui plaire). Sauf que, quand je lui ai présenté, il ne semblait pas y manifester d’intérêt du tout. J’avais laissé tomber et étais passé à autre chose. Sauf que ses parents étaient au contraire convaincus qu’il serait intéressé, et m’ont demandé d’insister. Ce que j’ai fait, sans aucun succès. Donc bof, je pensais que ses parents avaient tort (ce qui peut arriver). Sauf qu’un jour, ils l’ont emmené, par surprise (sans lui dire où il allait), pour une séance d’initiation. Et à la suite de quoi, à mon grand ébahissement, je me suis rendu compte qu’ils avaient complètement raison. Et sa mère m’expliquait qu’en fait, le vrai problème, c’est surtout qu’il avait peur de se retrouver en situation de faiblesse… Quand je parlais plus haut de comportement social inadapté… Et est-ce le seul exemple ? Pas sûr.

Citation:
Si ensuite ça lui donne l'idée d'être plus agressif encore parce qu'il aura encore plus conscience que c'est oppressant pour les autres, je vais pas me faire des amis, mais le punir ce sera pas du luxe


Je ne pense pas que ce soit volontaire de sa part. A part la fois de mon message précédent, je ne l’ai jamais vu avoir ce type de comportement. Et il se peut que sur le coup, j’ai compris légèrement de travers. De toute façon, j’en reparlerai avec lui (je n’en ai pas encore eu l’occasion pour l’instant).

Citation:
un gamin qui fait des crises de rage comme ça il a un problème.


Comme j’ai précisé, ça, c’est un problème différent de celui dont je suis en train de parler. J’en ai parlé en pensant qu’il pourrait y avoir un lien. A titre personnel, je n’ai jamais assisté à ce type de crises. C’est ce que ses parents m’ont expliqué. Et je ne suis pas sûr que « lui [faire] faire un truc qui le fait bien chier chaque fois qu'il fait ça va le calmer » fonctionnera. Ce n’est pas quelque chose de conscient, c’est des émotions. D’autant qu’on lui a déjà fait la remarque, et je pense qu’il a déjà essayé de faire le nécessaire. Sans grand succès apparemment.

Citation:
L'idée c'est pas de faire mal c'est de le secouer.


Justement, ma crainte, vu en plus ce que je t’expliquais dans ce post, c’est que bien au contraire de le corriger, le secouer ne fasse qu’ « empirer » son défaut.

Puisque, encore une fois, le problème exact est compliqué à définir formellement. Déjà face à un adulte, ce serait laborieux, mais je pense que j’arriverais à lui faire comprendre. Parce que c’est un adulte, qui a la maturité et l’expérience nécessaire. Mon cousin, c’est un gamin de moins de 10 ans.

Ensuite, si je me mets à sa place. Lui interdire / réprimer chez lui un certain comportement parce que _ _ _ (cause légitime). Ok. Mais en attendant, s’il a mis en place ce comportement, c’est pour une raison. Donc arrêter ce comportement, ok. Mais le(s) problème(s) que ce comportement réglait, il(s) est (sont) toujours présent(s). Et pour comment agir autrement, on ne lui a toujours pas donné de solution alternative. Et c’est encore compliqué par le fait que comprendre ça puis le formaliser, ce n’est pas quelque chose dont je pense qu’un gamin de moins de 10 ans est réellement capable. D’où que je cherche d’autres moyens, même si je suis un peu bloqué.


Quant à mon rôle maintenant.

ploum a écrit:
Deuxième chose : tu n'es pas son éducateur. Tu n'as pas à faire le boulot d'un parent ou d'un prof.


C’est vrai qu’en y réfléchissant, je suis moyennement au clair sur ce point. J’ai déjà exprimé mes réserves, certes. D’un autre côté, je trouve ça très vrai :

MrCorbak a écrit:
avec 16 ans d'écart, et étant de la même famille, je pense que tu as le droit de l'éduquer un peu.


D’autant que naturellement, j’ai tendance à le faire. Et enfin, pour le problème des crises de colère, c’est sa mère qui m’en avait parlé puis demandé de voir avec mon cousin, à l’occasion d’une discussion qu’on avait eu sur un sujet connexe.
Il faudrait que j’y réfléchisse, d’autant que je n’avais pas pensé à ce que Ploum explique ensuite sur l’attention.

MrCorbak a écrit:
si tu lui en reparles, d'attendre qu'il initie la conversation en te parlant d'une situation ou d'un moment où il a été dans l'agressivité.


Comme je l’expliquais dans ce post, je ne suis pas du tout certain qu’il capte le problème. Et je crois que c’est des sujets qui le mettent mal à l’aise. Donc, si je peux en discuter avec lui, je ne pense pas qu’il initiera la conversation où s’ouvrira spontanément à moi sur, ces sujets précisément. Pour l’origine, de ce que j’ai pu comprendre par rapport à des conversations sur d’autres sujets, les (ses ?) rapports avec ses camarades à l’école sont (ont été à une époque ? ) quand même assez violent moralement. D’où que… Donc maintenant, quel est le problème de base, je ne saurais dire…

ploum a écrit:
pour lui montrer que ce n'est pas ce qui marche, tu peux certainement trouver des exemples dans ton vécu, dans celui d'un ami ou d'un sportif de haut niveau.


J’y avais un peu pensé, même si ça me paraît difficile. Je continue de chercher. Mais pour l’instant, le seul exemple auquel j’ai pu penser est un personnage de fiction. Celui de Hermione Granger, de la saga Harry Potter, qui, au début, présente des traits similaires. Mais bof…
Ensuite, mon souci est que je ne crois pas que l’explication frontale s’avérerait efficace, par rapport à son âge. Ma priorité serait d’arriver à trouver une activité ou une situation où il se retrouverait et qui le pousserait à réaliser le problème (même vaguement) et à changer de comportement.

ploum a écrit:
Sinon, tu en as parlé à ses parents ? S'ils sont dépassés, il y a normalement dans les grandes villes des centres où les enfants peuvent consulter des psys en étant remboursés par la sécu.


Niveau aide psy et autre, je fais complètement confiance à ses parents. Le truc, c’est que moi, pour y avoir été, je n’ai pas confiance en les psys. Donc je m’abstiendrai à ce niveau.
Je sais qu’à une époque, il allait chez un psy. Je ne connais pas la raison. Mais je me demande s’il ne s’agissait pas peut-être de ses rapports à l’école. Où s’il n’y a pas un lien avec le problème aujourd’hui.

Sathinelilly a écrit:
il me semble que c'est avant tout à son coach de le faire.


Oui, mais comme je disais plus haut, lui reprocher quoi ? Je vois mal comment il ferait. Le coach a déjà essayé de lui souligné son comportement. Mais quoi faire après ?

Enfin, j’aimerais insister sur un truc, puisqu’il y a peut-être un biais dans la manière dont je décris. Le comportement de mon cousin dont je parle est certes (très) pénible pour les autres, et contre-productif pour lui, mais pas moralement condamnable. Et est difficile à formaliser.
Même si ce sont des émotions, il ne peut pas ne pas ne pas s'en rendre compte si on lui explique ou qu'on le punit pour un comportement. Il sait bien qu'une punition ne vient qu'avec un comportement inapproprié. Et puis on ne punit pas sans explication.
Aussi quel que soit l'âge je ne pense pas qu'il faille prendre le gosse pour un con. Evidemment qu'il est capable de comprendre. S'il ne l'est pas il ne le sera jamais. Il n'a pas 6 ans. Et il n'ira pas dans un mauvais comportement si on lui explique ce qu'on attend de lui. Sinon c'est qu'il te défie.
Pour ce qui est de sa conscience des choses il voit bien l'effet qu'il a sur l'autre. Il en a évidemment conscience. Peut être ne l'interprète t'il pas comme mauvais mais c'est là qu'on doit lui expliquer.
Tu dis lui reprocher quoi? Si tu trouvais qu'il n'y a rien à dire tu ne te poserais pas des questions au point de créer un sujet ici.
Donc tu y vois un problème, tu peux donc l'exprimer et lui le comprendre.

Ensuite j'avais écris précédemment un message qui n'est pas passé mais en ce qui concerne ton rôle je crois que tu l'as déjà joué, maintenant c'est à ses parents et son coach de gérer. Le reprendre à chaque fois ne devrais pas être nécessaire.
Quant aux méthodes pour obtenir un changement de comportement, je parlais de le secouer parce que s'il est trop buté pour réagir à une manière normale d'interagir avec lui il n'y a pas de mal à lui montrer que le problème est suffisamment gênant pour ne pas le laisser faire impunément.
Personne n'est mort de faire des corvées, de recevoir des interdictions de sortie ou de participer à des compétitions ou de prendre une claque méritées.
Mais je ne préconise bien sûr pas de le battre et pas de le reprendre au moindre écart. Juste quand il sort vraiment des clous.
Iskandar a écrit:
Et sa mère m’expliquait qu’en fait, le vrai problème, c’est surtout qu’il avait peur de se retrouver en situation de faiblesse…


On est bien d'accord, je pense, que chercher à écraser c'est souvent fait pour s'assurer de ne pas être écrasé. C'est une recherche de sécurité par la force. Elle est vaine, car il y a toujours plus fort que soi. On se sentira plus en sécurité en acceptant ses faiblesses.

Même s'il n'a rien demandé à ce sujet, tu peux peut être lui dire (ou encourager ses parents à lui dire) quelques mots rassurants, sur le fait que c'est normal d'avoir peur quand on va vers quelque chose qu'on n'a jamais fait, que c'est le cas de tout le monde, et que c'est très bien de ne pas s'arrêter à cette émotion, car c'est comme ça qu'on peut faire des nouvelles choses. Qu'il n'y a donc aucun mal à "être nouveau" au contraire c'est à valoriser. Que s'autoriser à estimer les plus faibles, s'est se donner la possibilité de s'estimer soi même quand on est en état de faiblesse. Enfin ce que tu voudras qui soit adapté à lui (et qui ressemble étrangement à ce qu'on dit ici au sujet des rateaux etc, tu lui feras gagner du temps :p)

Le sermonner, lui faire sentir qu'il agit mal, le mettre en situation exagérée de faiblesse, ne l'aidera pas à mon avis à comprendre qu'il n'y a pas de danger à ne pas être le plus fort. D'autant que comme tu le dis :

Iskandar a écrit:
Il n’a pas frappé ou menacé quelqu’un, ou quelque chose de ce type. D’ailleurs, c’est quelqu’un de très loin de ce type de comportements. Là, on parle d’un comportement social qui va sûrement s’avérer contre-productif dès le moyen terme. Je suis un adulte, je vois tout de suite le truc. Lui, non.


Pour l'instant rien n'est grave, c'est juste une "inclination" qu'il prend, comme ploum je pense aussi qu'à un âge aussi jeune, tout peut bouger vite et beaucoup, en fonction des rencontres, des expériences, des prises de conscience. A 10 ans, même sans forcément en donner l'impression, il observe, il réfléchit, il se façonne, et à mon avis c'est là que tu interviens :

Tu fais la même activité, c'est même par toi qu'il est là, tu es un adulte et tu es son cousin. Donc il y a toutes les chances que tu aies une influence sur lui, que d'une façon plus ou moins consciente et appuyée il se réfère à toi.
- Tu peux lui dire, de ci de là, à la manière des phrases distillées par un guide spirituel tel jcvd, qu'écraser l'adversaire plus que nécessaire c'est juste gaspiller sa force, que même quelqu'un de moins bon en général peut t'apprendre des choses sur des points particuliers, qu'il y peut y avoir de la valeur dans une personne ailleurs que dans ses victoires, etc (à remplacer par toute chose que tu penses toi).
- Ou même sans lui dire, tu peux simplement t'évertuer à être toi même au plus près de l'attitude qui te semble la meilleure, et compter sur lui pour qu'il t'observe et s'inspire de toi.
- Tu peux peut-être instaurer une habitude (comme de le ramener chaque semaine après votre activité), qui soit comme un rendez-vous hebdomadaire, un repère. Aussi bien vous parlerez céréales ptit dej et carte à gratter, aussi bien le jour où il voudra, il pourra te parler d'autres choses. En somme lui accorder du temps, à sa disposition, et voir évoluer.

Enfin, je te rejoins entièrement sur le fait que le but n'est pas de supprimer son esprit compétitif, qui est un atout, mais plus de le canaliser et de le rassurer sur certains points.


Ce sujet m'intéresse parce que j'ai moi même une cousine qui ne va pas très bien. J'aimerai l'aider, et ses parents nous appellent à la rescousse, mais ils sont à 4000km et jusque là au téléphone, on n'arrivait pas à avoir d'autres discussions que des banalités. Pour autant je sais que tout ce qu'on a pu faire ensemble quand elle vient en France l'a nourrie et inspirée. Maintenant je sens une ouverture, un besoin, elle évoque le fait que ça ne va pas, donc en rédigeant ce message je me dis que je pourrais appliquer mes propres conseils et lui réserver chaque semaine une plage skype régulière (genre le dimanche à 18h). Lui parler de ce que je fais pour l'inciter à me parler de comment elle elle voit les choses et tout simplement m'intéresser à elle en tant que personne. A suivre ... ;)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 14.12.14, 08h11 par Iskandar
Citation:
Personne n'est mort de faire des corvées, de recevoir des interdictions de sortie ou de participer à des compétitions ou de prendre une claque méritées.


Certes, mais les punitions marchent mieux avec des enfants qui respectent déjà l'autorité. Pour peu qu'on ait affaire à une forte tête où à un enfant comme ce petit cousin qui a besoin de s'affirmer en dominant les autres, il aura tendance à monter en puissance et il sera de plus en plus difficile de trouver une punition adaptée.

Si on fait le parallèle avec la séduction, c'est comme si tu voulais séduire une fille qui passait son temps à te lancer des piques. Effectivement, la fermeté peut marcher pour arriver à ses fins sur le court terme, pour "contrer" son caractère. Mais si on veut créer une vraie relation avec elle, il vaut mieux espacer les recadrages et la laisser s'énerver toute seule pour qu'elle réalise qu'elle ne se rend pas plus intéressante en ayant une attitude agressive.

Je l'ai vécu cet été avec des mômes infernaux (violents, irrespectueux, limite tyranniques avec les autres). Et je me suis rendue compte que mon attitude sévère aggravait le problème. Alors que quand je les accueillais en souriant et sans être d'emblée dans la remontrance (même s'ils étaient déjà en train de défier les règles du lieu dont j'avais la responsabilité), ils était plus réceptifs quand je posais des limites et ils étaient de manière générale plus calme.

Et l'autre point que je soulève, c'est qu'Iskandar n'a pas explicitement la charge de l'enfant contrairement à un babysitter ou à l'animateur sportif et qu'il ne peut légitimement ni le priver, ni lui confisquer quoi que ce soit. Et ça les enfants le sentent très bien et si jamais Iskandar s'avise de passer dans un rôle d'éducateur qui ne lui a pas été conféré par ses parents, l'enfant pourra très bien et à raison lui rétorquer : "Tu n'es pas mon père".

Pour ce qui est de ta position, Iskandar :

Je ne voulais pas te dire de ne pas t'impliquer du tout. J'ai un petit frère (10 ans d'écart) et je sais que c'est difficile de le voir faire des conneries ou traverser des phases d'insubordination sans vouloir intervenir. Parce qu'on a de l'affection, parce qu'on n'aime pas le voir souffrir ou se planter.

Mais je voulais juste te dire de bien réfléchir à ton degré d'implication auprès de lui. Il est possible que même si tu as une influence bénéfique sur lui, elle mette longtemps à se manifester et que tu sois déçu d'avoir mis tant d'énergie sans qu'il y ait des effets. Il est aussi possible qu'un jour tu sois dans l'incapacité de lui apporter l'écoute ou l'aide qu'il va finir par attendre de toi et que ce soit son tour d'être déçu. Bref, jouer les anges gardiens, ça demande de la patience, du temps et encore de la patience. Donc je te suis totalement avec cette méthode :

Citation:
de ci de là, à la manière des phrases distillées par un guide spirituel


Je suis aussi 100% d'accord avec cette partie de ton message :

Citation:
J’y avais un peu pensé, même si ça me paraît difficile. Je continue de chercher. Mais pour l’instant, le seul exemple auquel j’ai pu penser est un personnage de fiction. Celui de Hermione Granger, de la saga Harry Potter, qui, au début, présente des traits similaires. Mais bof…
Ensuite, mon souci est que je ne crois pas que l’explication frontale s’avérerait efficace, par rapport à son âge. Ma priorité serait d’arriver à trouver une activité ou une situation où il se retrouverait et qui le pousserait à réaliser le problème (même vaguement) et à changer de comportement.


Les histoires, les livres sont des outils merveilleux qui permettent par association d'aborder des sujets sans y toucher. Tu as pensé aux mangas ? Dans l'antagonisme Naruto/Gaara ou dans celui entre Yoh et Ren dans Shaman King, il y a plein de leçons à puiser sur comment gérer sa frustration et ses déconvenues passées. Et comme dans Harry Potter, les shônen portent en général l'idée que l'amitié, l'entraide ont plus de valeur que la compétitivité bête et simple. De ce que tu nous dit de ton petit cousin, il a surtout du mal à comprendre ce qui fait qu'on est accepté et respecté par les autres. Son expérience passée le lui confirme. Peut-être qu'un petit coup de Saint-Exupéry et ce très beau passage entre le Renard et le Petit Prince pourra l'aider à faire son chemin dans sa tête.

Un autre outil qui pourrait t'aider, sont les jeux de coopération (tous les joueurs s'unissent contre le jeu pour gagner tous ensemble). C'est-à-dire lui montrer qu'on peut prendre du plaisir à gagner tous ensemble. Il est peut-être un peu jeune pour jouer sans la présence de joueurs plus âgés, mais en jeu de plateau il y a :
- Andorre, un jeu de quête où tu dois accomplir des mission avec les autres joueurs pour faire avancer l'histoire. Mais les parties sont ultra longues et il faut du temps pour s'approprier les règles.
- Pandémie, le gros hit. Tu joues une équipe de scientifiques qui doivent enrayer plusieurs maladies avant qu'elles ne se propagent.
- Zombie 15 : un jeu d'ambiance un peu chiant à mettre en place parce qu'il faut avoir la possibilité d'utiliser une bande son. Ce sont des parties rapide où il faut se déplacer en groupe dans une ville envahie par les zombies : les tuer, trouver des armes, des objets. Le tout en 15 minutes.
- 18 Même principe que Pandémie mais là on est des pompiers et il faut empêcher le feu de casser une maison et sauver les civils.
(NB : ces jeux sont chers, mieux vaut les découvrir en ludothèque ou auprès d'asso de joueurs, ou de cafés ludiques)
L'avantage, c'est que ce sont des jeux où un joueur ne peut pas sortir de la partie. Et l'avantage du jeu, c'est que ça créé des souvenirs communs et des liens qui dépassent les parties.

En jeu vidéo, je pense que tu as plus de culture que moi, mais je suppose que n'importe quel jeu où tu peux jouer en équipe contre une IA fera l'affaire.

Enfin voilà, de ce que tu nous dit de ton petit cousin, ça a l'air d'être un chouette môme qui traverse une phase d'expérimentation dans le rapport à l'autre moins chouette. Courage à tous les deux !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Constructif le 08.12.14, 09h22 par voucny
  • [+3] Post de qualité le 14.12.14, 08h20 par Iskandar
Je ne suggère en rien d'appliquer la sévérité seule ou d'emblée. Je préconise les explications d'abord (que ce soit au niveau du raisonnement ou des émotions, de la morale, etc), et avec. Quelle qu'en soit la forme, à adapter aux canaux de communication du gosse.
De plus je pense qu'il a déjà fait sa part et qu'il doit surtout le faire remarquer à l'encadrement naturel du gosse. Son coach, ses parents. Mais que ça ne doit pas l'empêcher d'intervenir s'il le voit vraiment sortir des clous.
Les enfants ont besoin de sentir qu'ils ont un espace de liberté dans les règles et qu'ils peuvent dévier un peu, j'en suis le premier convaincu. Mais s'ils font des écarts qui affectent les autres et donc nocifs là il faut intervenir.
Bonne idée les jeux coopératifs ploum. Dans la même veine, en petit jeu à 10€, il y a Hanabi : On doit tous ensemble faire des piles de cartes numérotées dans l'ordre et de la même couleur (des feux d'artifice) à l'aide des cartes qu'on a en main... sauf que celles ci, on ne les voit pas ! Elles sont face visibles aux autres joueurs et ce sont d'eux qu'on recueille les indices permettant de deviner ce qu'on a en main et ce qu'on doit jouer.

Dans un festival j'ai aussi fait l'expérience d'un petit jeu qui ne demande qu'un bâton (ou un manche à balai). Il faut être au moins 6 ou 8 : on se répartit de façon égale de part et d'autre du bâton, 4 d'un côté, 4 de l'autre, on tend les deux index devant soi, tranche intérieure de l'index vers le haut (pouce vers le haut quoi), et on pose le bâton sur tout ces index. Le but du jeu ? Poser le bâton au sol, sans que personne ne perde le contact avec le bâton. Dit comme ça, ça a l'air simpliste, en fait en pratique le bâton à tendance à monter bien plus qu'à descendre, et c'est là que commence la coopération pour arriver à se mettre tous d'accord.

En manga de sport, bien que pas encore tout à fait de son âge pour en apprécier le fond, il y a Ping Pong de Taiyo Matsumoto, où on suit en 5 tomes 5 pongistes lycéens aux tempéraments très différents.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Sympa :) le 14.12.14, 08h30 par Iskandar
  • [+3] A lire le 22.01.15, 17h48 par Levi
Donc j’ai parlé avec ses parents du problème il y a quelques heures. Et….

J’avais assez mal capté la situation en fait…

Le problème de base est qu’il semble qu’en fait il a d’assez mauvaises relations avec ses camarades de classe depuis qu’il est en primaire. D’où l’attitude aussi agressive. Ca allait au point où apparemment il se faisait taper et marcher dessus. Mais genre le gamin qui appelle son grand frère pour lui taper dessus. :shock: :shock: C’est aussi pour ça qu’il se faisait suivre par un psy.

A la base, ses parents étaient contre et tâchaient plutôt de le calmer. Ils ont également discuté avec les encadrants et professeurs. Sans que ça arrange les choses. En plus, ces derniers ont fini par avoir tendance à plutôt s’en laver les mains. :? :|

Donc à la fin, les parents ont décidé de valider voire d’encourager son attitude. L’affinage viendra ensuite. Les coachs dans l’activité qu’on fait en commun semblent valider également.

Je ne suis pas convaincu. Notamment, pour la construction de ses compétences sociales. Mais en même temps, le sujet est difficile et je suis dépassé sur le coup. D’autant que ses parents, pour des raisons dont on se doute aisément, sont sensibles sur le sujet. La discussion a été particulièrement difficile. Sans même parler du fait que je ne m’attendais pas du tout au tour qu’elle a prise (et n’étais donc pas préparé).

Donc pour l’instant, je pense que je vais rester attentiste et essayer de suivre de loin. Je ne sais pas si ce que je proposerais serait valable. De plus, comme on en discutait, il se pourrait que mon action soit contre-productive. Même si je vais quand même suivre les conseils donné sur le topic, en faisant en sorte qu’un Hanabi atterrisse chez lui par exemple. Sachant que de toute façon, avec le temps, je lui aurais probablement offert certains bouquins, genre les Harry Potter (c’est sa mère qui m’a offert les trois premiers tomes, et je suis dans une phase de ma vie où j’ai décidé de me débarrasser d’un certain nombre de choses accumulées chez moi).

J’espère que ça évoluera positivement. Mais pour l’instant, je n’ai rien de mieux à proposer, même si par certains aspects, la situation me casse un peu les bonbons, me rappelant certains mauvais souvenirs de collège... Simplement, je dois les revoir tout-à-l’heure, j’essaierai de mieux comprendre où ils en sont avec le psy (si mon cousin le voit encore). Je réfléchis à leur parler de la notion de « compétence sociale », même si je pense que ça a peu de chances de se faire.
La question qu'on peut se poser aussi c'est pourquoi il se fait victimiser au départ et si ça vient de lui ou simplement du fait qu'il revient pas au chef de meute.
J'ai une petite idée, mais non vérifiable.

Mais dans le fond, est-ce que ça change quelque chose au problème du topic ? A savoir, son comportement actuel.
Ça change tout.
S'il est la cause de sa victimisation, la solution c'est pas casser la tête des autres et répondre de la même manière. Ça ferait qu'un futur caïd de plus.
Ce serait d'arrêter le comportement qui cause ce rejet et ces agressions pour ne pas les déclencher et ne pas avoir à y répondre.
Attendu bien sûr que le comportement en question serait inadapté/inadéquat et pas simplement pas toléré car différent.
Bien sûr ça aurait pour problème de suggérer que les autres peuvent avoir raison d'être des petits cons mais un problème à la fois.
En cours, que le problème vienne de lui ou pas, je ne peux pas savoir.

Par contre, ce que je constate, c'est que ça influence (négativement) sa socialisation dans d'autres contextes. Et donc ça au moins, ce serait à corriger.