Discussion

Appel à l'aide, je suis au fond du gouffre

Note : 3
lancé par Loriento le 02.01.2017
3 réponses
dernier par Perlambre le 05.01.2017, 21h08
Bonjours à tous, merci d'avoir cliqué sur le titre de mon sujet dans un premier temps.

Je viens sur ce site aujourd'hui car pour moi, tout déraille... je vous explique.

Tout à commencé quand j'avais huit ans (j'en ai dix-neuf aujourd'hui), on diagnostique un cancer du sein à ma mère. Mon père étant aux abonnés absent, je vivais seul avec ma mère, à encaisser l'après coup de ses chimio thérapies, et à la voir peut à peut sombrer dans la dépression. J'étais en quelque sorte, sa seule famille, ses frères et sœurs habitaient loin et ne prenaient pas vraiment réellement la peine de prendre de nos nouvelles. Son autre fils (âgé de dix ans de plus que moi) était à la dérive, et elle ne souhaitait plus le voir...

Elle avait aussi peu à peu couper tous les liens avec ses amis, jusqu'à se couper entièrement du monde.

Alors que son cancer avait été endigué vers mes dix ans, on lui a annoncé une rechute, la totale : cancer du sein, du poumons, du péritoine, du foie, des reins, de la moelle osseuse...

Ca à en quelque sorte signé mon déclin... déscolarisation, tombé dans le tabac puis sur une courte période l'alcool et le cannabis... j'avais peur, peur d'être seul... mon unique priorité durant cette période était de trouver la perle rare, celle qui serai à mes cotés quand ma mère ne serai plus là... après de très nombreux échecs sentimentaux, j'avais enfin trouvé cette perle, j'étais l'homme le plus heureux du monde, ma mère était ravie de cette nana, mes amis l'adorait...

Et puis, ma mère est décédée, en juillet dernier. Elle a souhaité se faire transférer en soin palliatif, et s'y faire endormir pour de bon... j'ai été foudroyé, complètement broyé, ma petite amie venais de partir en vacance, j'étais seul, livré à moi même... j'ai annoncé la mort de ma mère à ma petite amie par SMS, j'aurai voulu la tenir dans mes bras et pleurer dans sa nuque... mais j'étais privé de mes deux seul repaires...

J'ai peu à peu perdu le goût de vivre, je ne faisais plus rien de ma vie, plus d'étude, pas de projet pro, une chambre en travaux depuis trois mois, alors que une semaine aurai suffit a tout boucler... ma seule préoccupation était de la voir.

Puis, vint ce vingt-quatre novembre, où elle me quitta. Ce fût la goute de trop, l'envie de mourir. J'ai su rester digne devant elle, mais mes amis mon récupérer dans un sale état, veillait jusqu'à mon couché par peur que je ne commette l'inévitable. Mais je m'étais raccroché à un dernier espoir, celui de la reconquérir. Deux semaine plus tard, je lui demande si elle voulait bien me voir. Je lui ai apporté une longue lettre, retranscrivant les évènements marquants de notre relation, et toutes les erreurs que j'avais commis...

Mais c'était trop tard, son cœur appartenait déjà à quelqu'un d'autre... depuis ce jour là, je me morfond, je souffre, je ne bouge plus, ma vie est morte. Je cheque son Instagram pour y voir une photo d'elle embrassant son nouveau mec, pour me faire tellement souffrir que j'en tournerai la page...

J'ai rencontré une nouvelle fille, quand je lui parles, tout se passe bien, je me sens bien, je dirai même que j'en oublie mon ex, mais quand je ne lui parles pas, je ressent de nouveau du vide... je sens que je redeviens dépendant à une autre personne, et ça me fait peur, car je sais très bien à quoi cela vas aboutir... Mais je n'arrive pas a faire autrement...

Je voulais juste vous écrire ces lignes, histoire de me décharger un peu de tout cela... merci de m'avoir lu...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Courage) le 02.01.17, 14h46 par Finn
  • 0 (Courage) le 02.01.17, 14h55 par Lulla
  • 0 (Courage) le 02.01.17, 21h08 par Garoh
  • 0 (Courage) le 06.01.17, 10h03 par r-0
  • +1 (Go médecin) le 25.01.17, 05h25 par Hampel
Courage...ça fait beaucoup de choses à encaisser tout ça... Tu as une analyse de la situation intéressante qui t'aidera sûrement à avancer, et je trouve déjà ça plutôt positif..

Tu manques très probablement de force et d'énergie là tout de suite, et ça ne me paraît pas anormal après toutes les épreuves traversées... A toi de te faire aider pour récupérer petit à petit et pour amorcer la remontée de pente...Tu vois quelqu'un pour parler de tout ça?

Comment occupes-tu tes journées en ce moment? Quelles sont tes envies, projets? Pros? Persos?.. Si tu avais la force d'en concrétiser certains, lesquels choisirais-tu?..
C'est facile à dire et tu dois le savoir, mais compter uniquement sur les filles pour rendre ta vie agréable est une erreur. Tu le dis toi-même : tu n'as rien.

Tu as deux options, ou bien tu décides de te reconstruire en solo, ou bien tu vas voir un psychologue, et si c'est extrême il te conseillera sûrement un psychiatre. Et y aurait pas de honte à en voir un, si ça existe c'est pas pour rien (au cas où tu aurais des réticences). C'est assez évident que la maladie et le décès de ta mère t'a fragilisé, à ce que tu dis je crois comprendre que tu as connu une/des dépression(s).

Je te conseille de consulter, ne serait-ce que pour retrouver un équilibre à peu près sain, les filles sont vraiment pas la priorité (en plus si c'est pour faire un transfert par rapport à ta mère, ça te niquera toi et elles, personne y gagnera).
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Il y'a du vrai...) le 02.01.17, 18h42 par mistermint
Ton post est touchant Loriento et je vais donc me permettre d'intervenir.

A mon sens, il te faut faire la part des choses entre vie amoureuse, sexuelle, et acceptation d'un deuil qu'il est toujours trop tôt d'encaisser.

Demander à un partenaire, ta copine qui devait avoir ton d'âge, de t'épauler... c'est lourd pour elle. Espérer de la prochaine un placebo, une écoute ?
Partager la mort signifie déjà couple. Et couple hyper solide. Solidement campé dans une base qui permet d'affronter les aléas de la vie, ensemble.

Et je vais être franche. La mort d'un proche s'envisage seul. Avec les pauvres moyens dont nous sommes capables. Mais nos ressources sont inimaginables, tu peux me croire.

Il existe des associations magnifiques d'endeuillés. Je vais te citer JALMALV (il en existe d'autres) puisque je la connais et que j'ai un jour frappé à sa porte. Heureuse décision de ma part. j'y ai trouvé une chaleur humaine incomparable et surtout, croyant être seule au monde, je me suis rendue compte que tous les âges, parcours, se confondaient avec un fil conducteur commun : la perte.

Nous nous sommes régénérés les uns, les autres, dans une expérience commune, avec la simple envie de poursuivre notre vie le mieux possible, autrement. Et je peux t'assurer que les moments partagés étaient aussi composés de rires.
Et en plus, je m'y suis fais de vrais ami(e)s.

Courage !
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  • +1 (Pertinent) le 06.01.17, 10h23 par Finn
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