Apprendre à ouvrir sa gueule

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Bonjour, je m'appelle Frédéric et je suis membre de fts depuis quelques semaines. Sa lecture m'a beaucoup apporté et je souhaitais aborder un point qui ne concerne pas la communication mais la psychologie.

Ce point s'appelle tout simplement "Apprendre à ouvrir sa gueule". Pour certains gens, cela semble facile, mais pour d'autres ça l'est moins. Je m'explique immédiatement:

Prenons l'exemple d'une personne P, d'une personne M, d'une personne S et d'une personne F.

P = Père
M = Mère
S = Soeur
F = Frère

Cette famille a quelque chose de particulier: le père et la soeur sont des grandes gueules, mais quand je dis grande gueule c'est que ça peut aller loin. M est d'une nature timide et réservée et est facilement soumise par P. Chez les enfants, c'est l'inverse = F est facilement soumis par S.

Au cours de leur enfance, S et F ont dévellopé leur propre personnalité. F est devenu timide et réservé et S, au contraire, est devenue très confiante, grande gueule. J'aimerais vous montrer à quel point leurs personnalités sont liées:

S a passée son enfance a forger son caractère sur F, en l'engueulant, le frappant. En conséquence S a prise la domination sur F qui lui est devenu timide au point qu'il n'arrive pas à se défendre. Pas par manque de force, mais parce qu'il n'arrive pas à s'assumer et refuse de se défendre face à S.

C'est simplissime à comprendre, mais que viennent faire P et M dans cette histoire?

Et bien M est exactement comme est et fut F. Elle fut comme son fils dominée et on la forca à accepter que ses rêves ne pouvaient se réaliser, qu'elle n'était qu'une merde. Aujourd'hui par dégoût et regret, elle passe ce dégoût et ce regret sur son fils et à passé sa vie à l'empêcher d'accomplir ses objectifs et en le rabaissant: critiques, dégradation de la confiance de F par des critiques, des dévalorisations. C'est pourquoi F est comme M en quelques sortes.

P, quant à lui, pense qu'on doit sans cesse se battre contre un inconnu au moindre regard. Sa vie professionnelle et adulte fut difficile et il refuse que son fils soit une lavette, sans comprendre que s'il est une lavette, c'est parce que P, M et S ont réduit à néant en lui toute forme d'opposition, de grande gueule et de confiance en soi. Pour résumer, P a passé sa vie a rabaisser F en lui indiquant qu'il est un faible, qu'il doit savoir se défendre etc.

Qu'est devenu notre ami F? Un homme timide, réservé, dénué de toute confiance en lui et de libre opinion.

Maintenant que vous comprenez comment F en est arrivé là, vous souhaiterez sans doute savoir s'il va demeurer ainsi toute sa vie?

Tout dépend de lui et de la compréhension de tout ce fonctionnement complexe. Lorsqu'une personne le soumet, il doit accepter qu'il ne doit non pas faire ses preuves mais ouvrir sa gueule et signifier à cette personne qu'il n'acceptera pas sa tentative de domination. C'est une tactique que je viens de trouver.

Cette technique psychologique dont j'ignore l'efficacité permettrait ainsi à cet homme d'accepter intérieurement l'idée qu'il a le droit de ne pas être soumis et qu'il a le droit, peu à peu, de prendre sa confiance et d'être ce qu'il veut être.

J'ai écrit cet article pour tous ceux qui voudraient en savoir plus sur la façon dont une personne devient ultra timide et soumise, et pour tous ceux qui sont dans ce cas là, afin de les aider à trouver une solution et voir le bout du tunnel.

Signé, Fauve noir (mon nom d'écrivain ^^ )

Salut,
je pense que c'est plus compliqué que ça.
Les influences familiales ne sont pas une fatalité, même si s'en dépétré peut prendre du temps. La première chose à faire si "on a été marqué" profondément, que l'on a pris conscience du mécanisme, est la prise de distance par rapport à l'influence.
Le temps de se re-contruire une nouvelle image, permettant de se repositionner avec force dans la famille.
Mais un changement de "role" dans un groupe ne se fait pas aussi facilement et aussi rapidement, quand les roles ont été gardées pendant des années et des années en un claquement de doigt car il y a souvent des résistances et une persistance de l'ancienne image de toi dans la tête des autres ( et dans la tienne ). Passer par un prise de distance est nécessaire.

Je pense aussi que dans ton cas, ton père n'a pas dû jouer son role de séparateur dans la relation fusionnelle "mere-enfant". Tu as donc été infantilisé, et ta soeur aussi doit être du coup un peu "maternaliste" avec toi et t'infantiliser... Je me trompe peut etre, mais j'imagine ton père comme quelqu'un de distant, et toi trop proche de ta mère ( surtout de ta mère ) et trop aussi de ta soeur ( dans une moindre mesure).
Face à ça, la réponse n'est pas forcément "l'opposition", mais avant tout la prise de distance. (physique d'abord , puis le plus dur : morale).

En fait, c'est un sujet tres complexe... Le livre qui m'a permis d'en sortir était un livre de susan forward : "les parents toxiques : comment s'en débarrasser".

Et la grille de lecture de "la séduction" n'est pas suffisante pour comprendre ce qui se joue dans un truc comme ça.

Bon courage ...

Quand j'ai lu le titre, je m'attendais à quelque chose de nul (du genre, une justification aux gens qui sont agressif et ouvrent toujours leur gueule pour rien ^^) mais au final, l'article est super !

Réussir à s'affirmer et a ne pas se laisser manipuler, ni traiter comme un con, comme une merde ou quoi que ce soit est en effet quelque chose de très important. Je dirais même que c'est une étape fondamentale pour parvenir à devenir un homme, un vrai (sans sens macho).

En fait, que ce soit la famille, les collègues ou les communautés, y'a toujours des gens pour essayer de nous dominer et de nous rabaisser. Dans certains cas c'est très dure de s'en sortir puisque ça ce met en place durant des années et que ça empire (exemple avec la famille, ou même avec les collègues).

C'est pas comme si c'était un inconnu qui venait et qui te parlait mal, quand c'est la famille ou les collègues c'est beaucoup plus dure de s'en sortir.

Pour prendre un exemple perso, pas plus tard que ce soir dans le train, le type en face de moi avait une conversation téléphonique ou il racontait son nouveau travail comme infirmier. En gros, sa patronne le traitait comme de la merde et ses collègues le prenait pour un con (et devant lui en plus, et c'était pas pour rigoler).

A un moment j'ai eu envie (je l'aurais pas fait, hein, mais c'est pas l'envie qui me manquait) de lui dire : << PUTAIN, MAIS T'ES UN MEC OU QUOI ? JAMAIS TU LAISSE QUELQU'UN MAL TE TRAITER COMME CA. Te laisse pas faire. Le pire qui puisse t'arriver c'est d'être viré (et encore c'est loin d'être sûr) et même si ça arrive ça fait quoi ? Tu va pas continuer à vivre comme ça, merde. >>

En fait, moi je ne suis pas spécialement dominant, mais je suis un inconditionnel insoumis. J'en ai rien à foutre de tout et je préfère tout envoyer ballader plutôt que de me soumettre.
Ma quête de l'insoumission m'a conduit à arrêter les études une fois, à couper les ponts avec des gens de ma famille, a me séparer d'amis d'enfance, et j'en passe. Au final, je fais actuellement exactement les études qui me plaisent (enfin si je réussis les concours, puisque je suis en prépa ^^), à cotoyer exactement les gens de ma famille que je veux et à avoir les potes que je veux (ça fait un peu cliché, mais a force de trier, les potes que je continue a voir sont vraiment des super potes).
Et d'ailleurs je vais bientôt me séparer de ma copine actuelle, car elle essaie de m'enfermer dans sa frame. Si j'étais faible, je resterais avec elle. Eternelle insoumission et amour de la drague oblige, je vais devoir la quitter :)

Enfin bref, tout ça pour dire, que si ne jamais se soumettre n'est pas toujours facile (ça implique de sortir de sa zone de confort à coup de hache), les résultats à terme sont toujours meilleurs que ceux qu'on avait avant (en tout cas pour moi ça c'est toujours vérifié).

Si j'étais faible, je suporterais les gens de ma famille que j'aime pas et qui essayait toujours de me rabaisser, je verrais toujours les mêmes potes de merde par habitude, j'aurais pas fait les études que je voulais faire (en choisisant n'importe quoi et en me donnant l'illusion que c'est ma passion, comme font tout les gens qui font des études de merde), et je me serais mis en couple avec la première fille un peu mignonne que je trouve, même si elle essayait de m'imposer sa vision des choses. Et ce que je viens de décrire, faut pas oublier que c'est exactement ce que vivent la majorité des gens. Je sais, c'est triste.

Et du coup, quand je vois des gens qui sont soumis (par leur famille, par leur collègue, par la hiérarchie, même par les "amis") ça m'énnerve énormément.

La logique de dire "ouais mais c'est plus compliqué que ça, je ne peux pas tout envoyer ballader", c'est une putain de logique de faible (même si je sais bien que c'est très compliqué, mais ça empêche pas que c'est une logique de faible).

J'appelle à l'affirmation de l'homme et a une insoumission totale.

Ps : quand je dis insoumission, je ne veux pas du tout dire d'être dominant, ni même désagréable ou facilement irritable. Je dis juste de ne pas se soumettre, c'est-à-dire garder sa liberté et sa dignité.

Après, pour compléter un peu l'article, je dirais qu'il n'est pas toujours nécessaire d'ouvrir sa gueule. Parfois simplement ne plus voir la personne suffit : pas besoin de créer des conflits pour rien. Genre un "pote" essaie de vous rabaisser et de vous dominer ? Plutôt que d'aller au clash, arrêter complètement de le voir, y'a plein d'autres potes beaucoup plus sympa qui attendent. De même, avec certains collègues, ne plus leur parler peut suffire.

L'opposé de ne pas se soummettre ce n'est pas de toujours chercher le clash dès que quelque chose ne va pas.

Les clash et les "ouvertures de gueules", pour moi, ça ne devrait être réservé que dans les cas ou c'est absolument nécessaire et qu'on ne peut pas faire autrement (genre avec la soeur par exemple, a fortiori si vous habitez la même maison, lol).

Et donc, pour répondre à Fils, je lui conseillerais de trouver le bon chemin entre se soumettre et toujours se battre. Et la solution que j'ai donné plus haut (ne jamais se soumettre, et utiliser le clash qu'en dernier recours) me semble bonne. En tout cas, elle me convient tout à fait :)

Citation:
l'empêcher d'accomplir ses objectifs et en le rabaissant: critiques, dégradation de la confiance de F par des critiques, des dévalorisations.


Et, parce que j'aime bien le sujet, je pense que beaucoup d'entre nous sont passé par là ou des cons (jaloux souvent, juste con parfois) essaient de nous rabaisser. Or, je pense que ce genre de chose est plutôt positive à subir au final : en les ayant vécu une fois, si on arrive à s'en sortir on devient plus fort et on peut ensuite s'en protéger.
Parce que le pire au final, ce serait de l'accepter. De ne même plus se rendre compte qu'on est soumis. De se dire "c'est comme ça, c'est la vie" et de se persuader qu'on est heureux quand même. Comme font la plupart des gens.
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  • +1 (100% d'accord) le 24.03.11, 23h44 par shadonkey

J'ai une information pour toi Worldreams: ton caractère d'insoumission et d'autonomie est celui de grosso modo 1/6ème de la population humaine.

Regardez un peu cette expérience de psychologie sociale, dont vous vous souvenez peut-être si vous avez lui les fourmis de Bernard Werber:

L'homme est un rat pour l'homme

Le résultat principal de l'expérience c'est que dans tout groupe de rats, si il y a un boulot à faire pour aller chercher la nourriture, il y aura toujours:
- 3 exploiteurs
- 2 exploités
- 1 autonome

Bernard Verber décrit
- 2 exploiteurs
- 2 exploités
- 1 autonome
- 1 souffre douleur
C'est un peu plus complet comme ça mais je ne vois pas comment il est arrivé à cette conclusion. Soit il a extrapolé soit il a consulté des résultats plus complet que le petit résumé que j'ai mis en lien.

Il faut insister sur le caractère récurrent du phénomène: "dans tout groupe de rats" ça signifie que ça le fait si on met ensemble 6 exploiteurs, 6 exploités etc... Et ça le fait aussi quel que soit le nombre de départ. Le résumé parle d'un groupe de 200 rats par exemple.

Ce qui est terrible c'est que des expériences similaires ont été faites avec des groupes d'humains et on a retrouvé le même schéma.

Ce qui est intéressant c'est aussi le facteur stress. Les exploiteurs sont les plus stressés.

Maintenant je reviens à toi Worldreams:
Dans l'esprit de ton statut intermédiaire, tu prônes la recherche de l'équilibre. On se croirait dans les alignements des jeux de rôle: entre bon et mauvais, il y a neutre, et la caractéristique principale du neutre est sa flexibilité selon la situation.

Tout ça pour dire que le positionnement des gens vient de leur passé familial, c'est certain. Il y a des phénomènes de placement les uns par rapport aux autres dans les fratries.

Ce qui brouille les pistes, c'est que par rapport aux parents, chaque individu se construit par mimétisme mais aussi par rejet. Cette dualité donne les possibilités incalculables qui font que chacun est unique, mais aussi que le destin d'un enfant est impossible à rationaliser par rapport à ses parents. (on le fait tous a posteriori: "il est comme ci parce que ses parents sont comme ça" n'empêche que c'est pas évident de le prévoir à l'avance...)

J'ai un exemple terrible de toutes ces combinaisons possibles:

Citation:
Une fille dont la mère est très autoritaire et manipulatrice et dont le père est assez débonnaire.
Elle méprise l'attitude de sa mère (qu'elle subit au passage) mais elle méprise aussi son père qu'elle trouve trop mou.
Là où ça se complique c'est que sa mère a une image de succès irrésistible: mariée à 20 ans avec un homme qui gagne bien sa vie, bon mari, bon père, des enfants qui ont tous fait des études supérieures et ont eu des beaux mariages, la matriarche dans toute sa splendeur.
De loin j'ai aussi eu l'impression que son père est loin d'être un loser...

Résultat des courses: elle se comporte comme sa mère avec les hommes, c'est une chieuse manipulatrice de premier ordre qui bouffe ses mecs en leur reprochant leur faiblesse, et elle cherche désespérément une figure paternelle autoritaire.
Elle cherche rageusement le succès et la réussite qui sont les privilèges de sa mère, mais souhaite aussi voire ce personnage monstrueux se faire terrasser. Et bien entendu quand on se montre ferme avec elle, elle fait la victime.

Pour mémoire, cette charmante jeune fille m'a gentiment donné 90% du matériel qui m'a permis d'écrire ceci: pour en finir avec les manipulatrices

Ce qui brouille les pistes aussi c'est le libre arbitre de chacun, sa capacité à évoluer au cours de sa vie.

On a donc d'un côté le caractère récurrent du phénomène, de l'autre le libre arbitre (et aussi le hasard de la "nature profonde de chaque individu", que tout le monde ressent mais que personne n'arrive à mesurer), et au milieu les interactions parents-individu et fratrie-individu qui distribuent les cartes.

En bon petit intello français, je me dis que le monde tournerait mieux si tout le monde était éduqué, autonome et souple d'esprit (aaaaah la philosophie des lumières...).

Je vois en effet une différence entre la répartition des rôles toujours la même au sein d'un groupe et le caractère de chaque individu.

Quitte à ce qu'il y ait des rôles d'exploiteurs, exploités, indépendants et souffre douleurs, autant que le maximum d'individus aient un caractère d'indépendant.

Je soupçonne cependant les grands de ce monde de penser, et peut-être ont-ils raison, que chaque groupe en particulier et la société en général tournent mieux avec des vrais hommes de pouvoir, des vrais électrons libres, des vraies masses laborieuses soumises et malléables, et des vrais souffre douleur pour que tout le monde se défoule...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Constructif) le 21.03.11, 14h15 par Vinsanity

Salut,

Merci Dreams pour cet article !
Peut être pourrais-tu répondre aux questions que je me pose: F était-il également le mec "soumis" de la classe, au collège et/ou au lycée ?
F était-il également le mec soumis dans ses relations amoureuses et/ou amicales.

Mon point de vue est qu'il y a toujours, comme l'indique effectivement Weber, une certaine structure, une certaine grille où l'on se positionne inconsciemment (ou plutôt par la force des choses), le tout étant de bien se positionner. Mais ce n'est pas une fatalité. De même que les relations familiales ne conditionnent pas à ce point la position que l'on a dans un groupe ou la personnalité. C'est un des facteurs, mais pas la cause principale, selon moi.

Pour répondre à terrigan, je ne suis pas super sur que l'auteur du post soit le rat indépendant. En fait en l'état actuel des choses il fait partit des rats soumis. A moins de penser que les rats soumis acceptent leur sort avec joie, mais je ne pense pas que ce soit toujours le cas. L'auteur du post ne veut pas etre soumis mais il l'est, meme si il engage des résolutions pour changer cet état de fait, ça reste tres dure, a fortiori si ça dure depuis des années. Un indépendant c'est quelqu'un qui a conquis et qui la conquière tout les jours son indépendance. Entre juste vouloir son indépendance comme la plupart des soumis le veulent, et vraiment la conquérir comme le rat indépendant, il y a quand meme un grand fosse. Ceci dit tout mon soutient pour les changements en cours qui aboutiront n'en doutons pas :)

Oups je me suis trompé en fait c'était toi qui donnait des signes d'indépendance. Autant pour moi

Petit post sur les avantages, les inconvénients, les ressorts psychologique et la difficulté de l'indépendance.

Tout d'abord, pourquoi existe-t-il des soumis ? Si certains sont soumis par choix (car ils s'en foutent de tel ou tel sujet et n'ont pas envie de s'emmerder à prendre des décisions) la plupart ne le choisissent pas mais le subissent.

Avant tout, il est utile de préciser que ce ne sont pas de rôles fixés dans toutes les situations, on peut être indépendant dans tel structure, dominant dans une autre et soumis dans une dernière, même si la plupart du temps on garde notre rôle la plupart du temps : les dominants sont souvent dominants, les dominés souvent dominés et les indépendants souvent indépendants.

Donc quand je parle des soumis, je ne parle pas des indépendants ou des dominants qui choisissent dans certaines situations d'être soumis (genre, il y a quelque chose à faire et on s'en fout, donc on laisse les autres décider), mais de ceux qui subissent la domination.

Si il suffisait "d'ouvrir sa gueule" une bonne fois pour que la domination se termine (comme on voit parfois dans les films, un personnage est dominé, un jour il prend son courage à demain, se rebelle et après tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes), personne ne serait dominé.

La vérité c'est que dans un ordre établi, si un élément se rébelle contre celui ou ceux qui essaient de le dominer (et il arrive aussi que ceux qui essaient de dominer sont jaloux ou ont peur d'un élément, c'est bien pour ça qu'ils essaient de le dominer, pour maitriser le problème, c'était juste pour la parenthèse, ce n'est pas systématiique), alors non seulement ça va entrainer des problèmes envers les dominants mais aussi envers les dominés. Pourquoi ça ? Car en voyant l'indépendant se rebeller, ça leur ferait prendre conscience de leur rôle de dominé.

Donc ils préfèrent plutôt altérer la réalité en disant "cette personne est conne, tout allait bien et elle vient foutre la merde". Et donc ils se liguent avec les dominants contre l'indépendant.

Et dans certains cas, l'indépendant peut devenir le souffre douleur du groupe (car les dominants cherchent à le faire soumettre, et les dominés préfèrent voir l'indépendant comme un élément pertubateur d'un système qui convenait à tout le monde et ou il n'y avait pas de rapport de dominance) (car comme je le disais, le pire pour les dominés c'est de ne même plus s'en rendre compte et de l'accepter comme le font la plupart des gens).

Et donc, dans le cadre de quelqu'un qui ne se laisse pas dominé, il peut non seulement être en conflit avec les dominants mais aussi avec les dominés et devenir le souffre douleur. C'est aussi pour ça que beaucoup préfère être dominé (au moins ils ne sont pas souffre douleur) plutôt que de se rebeller.

Pour être indépendant, il faut donc non seulement avoir la force de se rebeller la première fois, puis de garder ce rôle constemment, et enfin être prêt à se battre (au sens figuré) contre tout le monde pour ne pas être le souffre douleur.

C'est beaucoup plus dure qu'on ne le pense. Honnêtement, dans le cadre d'un soumis qui n'aurait pas la force d'affronter tout ça, je comprends qu'il puisse juger préférable de ne rien faire car sinon sa situation sera encore pire que celle de départ.

Etre indépendant et respecter sans être ni souffre douleur ni bouc émissaire, c'est un vrai combat dans certaines structures (combat que je serais toujours prêt à mener personnellement, éternelle insoumission oblige).

A part ça, il faut quand même tempérer : dans la plupart des cas être indépendant sans dégat et sans conflit est tout à fait possible (et heureusement !). De plus les indépendants s'entendent en général très bien avec les autres indépendants (mes meilleures potes sont plutôt de tendance indépendante), avec les dominés (car ils trouvent en nous un rapport de force équitable) et même avec les dominants (à condition d'avoir bien géré le truc et de se faire respecter sans pour autant les gêner).

Sauf que donc, dans certains situations c'est impossible, et il faut être prêt à affronter tout le monde et risquer d'être seul contre tous, et tout ça sans jamais se faire manquer de respect pour ne pas devenir le souffre douleur. Il faut être honnête, ça arrive ; que ce soit dans certaines structures familliales, dans des structures ou un dominant vous en veut particulièrement car il a peur de vous, au niveau de la séduction par exemple, et il fera pression sur les dominés pour se liguer contre vous, dans des structures ou le fait de se rebeller risque d'entrainer d'autres rebellions (auquel cas le dominant fera tout pour vous matter, ce sont les situations les plus dure à gérer, j'en ai géré une avec succès y'a quelques temps, je me suis fait un paquet d'ennemie, y compris parmis les dominés, je ne regrette rien, c'est un des meilleurs trucs que j'avais jamais fait depuis plusieurs années, la liberté à un prix élevé que je serai toujours prêt à payer), etc.

Et c'est dans ce genre de situation qu'il faut être prêt à lutter jusqu'au bout (en geulant dès qu'on vous manque de respect, en faisant appel à la hiérarchie si possible, etc.).

C'est ce point qui est vraiment très dure et qui fait que beaucoup de dominés préfèrent ne rien changer.

Cependant, encore une fois, même dans ce genre de cas ou le combat est long et difficile (qui restent des cas minoritaires, heuresement, je ne veux pas vous faire flipper), il ne faut jamais rien lacher, et personnellement comme je l'ai dis plus haut, même si parfois c'est dure, au final la situation nouvelle est toujours préférable à l'ancienne. C'est en se séparant de tout ce qui ne nous va pas qu'on arrive à avoir ce qu'on veut (famille, petite amie, amie, travaille, collègue, etc.) mais si les efforts pour y parvenir sont parfois harassants.

J'ai pensé à fight club en disant le dernier post, notamment cette phrase
Citation:
C'est en se séparant de tout ce qui ne nous va pas qu'on arrive à avoir ce qu'on veut


Je me reconnais comme étant un indépendant. Et c'est là où je confirme ton post, c'est que j'ai vécu ce que tu décris.

Il n'y as pas forcément besoin de se rebeller, juste de s'affirmer. C'est une question d'égo, quand on travaille sur soit, et que l'on fait des progrès notable, on a envie qu'ils soient reconnus.

Je suis indépendant, les gens me respectent pour cela je pense. Je parle à tout le monde sans distinction, et si je ne suis pas d'accord, je le dis ou je le montre. Car être dominé ou pas, c'est surtout une question d'attitude, rien que le BL va vous définir comme quelqu'un qui va être dominé ou pas, votre look aussi, et puis votre voix. Etre dominant pour moi correspond à une volonté de diriger les autres car on y trouve un intérêt personnel derrière. Etre indépendant, c'est s'autosuffire, considérant que si l'on a besoin des autres pour atteindre un objectif, on a surtout besoin de soit même.

Mais être indépendant à un prix, personnellement, cela m'arrive d'être entourée de personne où il y a ce rapport dominé-dominant, et ne pas savoir trop ou me mettre, avec qui parler. Il y a une part de solitude, facile à assumer du fait de notre mentalité, et puis personnellement, j'adore me retrouver seul, me démerder seul même si j'adore aussi être entourée de gens.

ps: ça m'étonne toujours d'étudier les relations sociales, surtout que je me rends compte que pour la plupart des gens, ils n'ont pas conscience de tous ces phénomènes, et que tout ce qu'ils font socialement est souvent inconscient. J'adore la sociologie pour en avoir fait mes études, mais je pense que je préfèrerai d'autant plus la psychologie de groupe.

Terrigan a écrit:
J'ai une information pour toi Worldreams: ton caractère d'insoumission et d'autonomie est celui de grosso modo 1/6ème de la population humaine.

Regardez un peu cette expérience de psychologie sociale, dont vous vous souvenez peut-être si vous avez lui les fourmis de Bernard Werber:

L'homme est un rat pour l'homme

Le résultat principal de l'expérience c'est que dans tout groupe de rats, si il y a un boulot à faire pour aller chercher la nourriture, il y aura toujours:
- 3 exploiteurs
- 2 exploités
- 1 autonome

Bernard Verber décrit
- 2 exploiteurs
- 2 exploités
- 1 autonome
- 1 souffre douleur
C'est un peu plus complet comme ça mais je ne vois pas comment il est arrivé à cette conclusion. Soit il a extrapolé soit il a consulté des résultats plus complet que le petit résumé que j'ai mis en lien.


Un petit HS en passant : J'ai eu l'occasion de travailler avec ceux qui ont mis en place cette expèrience, et j'ai utilisé certains de leurs articles dans ma thèse.
Werber n'a absolument rien compris aux mécanismes mis en évidence par cette expérience et se permet une antropomorphisation abusive.
Voili, voilu, c'était la minute scientifique...

Citation:
J'ai une information pour toi Worldreams: ton caractère d'insoumission et d'autonomie est celui de grosso modo 1/6ème de la population humaine.


Etant donné les origines des personnes insoumises, je suis attristé de l'apprendre.

Citation:
Je soupçonne cependant les grands de ce monde de penser, et peut-être ont-ils raison, que chaque groupe en particulier et la société en général tournent mieux avec des vrais hommes de pouvoir, des vrais électrons libres, des vraies masses laborieuses soumises et malléables, et des vrais souffre douleur pour que tout le monde se défoule...


Attention à ne pas tomber dans l'extreme. Certes, la séduction, l'entreprenariat, et d'une manière générale la philosophie, ne sont que des tendances. Elles ont toutes (ou presque) leur heure de gloire mais reviennent généralement à leur état normal après.

Par exemple, je suis convaincu moi même que la tendance actuelle à vouloir être entrepreneur (exemple sur mon groupe de 12 jeunes à l'école, dont moi plus 3 ou 4 autres veulent devenir entrepreneur) ne va pas durer. Même si j'aimerais secrètement que moins de monde veuille devenir patron. Moins il y a de concurrence mieux c'est.

Je suis d'accord que les choses ne changeront pas, mais sans tomber dans le narcicisme. Je ne sortirai pas le discours miteux des féministes "pensez aux autres vous aimeriez pas être à leur place", car c'est chacun pour sa gueule dans notre société. Toutefois sur le fond moral elles n'ont pas tout à fait tort.

Citation:
Salut,

Merci Dreams pour cet article !
Peut être pourrais-tu répondre aux questions que je me pose: F était-il également le mec "soumis" de la classe, au collège et/ou au lycée ?
F était-il également le mec soumis dans ses relations amoureuses et/ou amicales.


Oui à peu près partout. Tu peux voir sur le fond de sa personnalité une incapacité totale à s'affirmer et à ouvrir sa gueule, à engager la conversation avec les autres (faute d'"extravertion" de sa part) et la mauvaise habitude d'accepter la soumission.

Enfin la totale quoi.

Citation:
Pour répondre à terrigan, je ne suis pas super sur que l'auteur du post soit le rat indépendant. En fait en l'état actuel des choses il fait partit des rats soumis. A moins de penser que les rats soumis acceptent leur sort avec joie, mais je ne pense pas que ce soit toujours le cas. L'auteur du post ne veut pas etre soumis mais il l'est, meme si il engage des résolutions pour changer cet état de fait, ça reste tres dure, a fortiori si ça dure depuis des années. Un indépendant c'est quelqu'un qui a conquis et qui la conquière tout les jours son indépendance. Entre juste vouloir son indépendance comme la plupart des soumis le veulent, et vraiment la conquérir comme le rat indépendant, il y a quand meme un grand fosse. Ceci dit tout mon soutient pour les changements en cours qui aboutiront n'en doutons pas


Bingo. Toutefois je ne suis pas entièrement d'accord: il y a toujours moyen de t'améliorer si tu le veux, autrement si tu fais tout pour. Il y a ne pas oser engager une conversation par manque d'efforts et éprouver un stress immense à l'idée d'avoir une conversation. Les deux choses sont différentes.

Citation:
Si il suffisait "d'ouvrir sa gueule" une bonne fois pour que la domination se termine (comme on voit parfois dans les films, un personnage est dominé, un jour il prend son courage à demain, se rebelle et après tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes), personne ne serait dominé.


Oui mais le simple fait d'ouvrir sa gueule c'est dur quand on est soumis.

Citation:
Pour être indépendant, il faut donc non seulement avoir la force de se rebeller la première fois, puis de garder ce rôle constemment, et enfin être prêt à se battre (au sens figuré) contre tout le monde pour ne pas être le souffre douleur.


Dans le cadre familial c'est insuffisant ou ça le sera qu'après plusieurs mois, et avec des fuites. Le mieux c'est de se barer.

Citation:
Le mieux c'est de se barrer.


Ça reste une bonne solution aussi (au moins on ne perds pas son temps et son énergie à lutter contre des cons, mais on l'utilise pour avancer).

Par contre, par expérience, ATTENTION a ne pas toujours se barrer dès que quelque chose ne va pas (ou dès que des gens essaie de nous dominer).

Car après on regrette de s'être barré et on se dit "merde les cons qui m'ont fait partir ont finalement gagné et se retrouvent dans une meilleure situation que moi".

Oui des fois il faut se barrer, mais d'autres fois c'est impératif de rester et de lutter (car sinon après on regrette d'être parti). Après, c'est pas toujours évident de savoir quand il faut se barrer et quand il faut lutter.

Et sinon, pour l'exemple de la famille, il suffit de gueuler (et de ne pas arrêter tant qu'on ne te laisse pas tranquille) a chaque fois que quelqu'un t'emmerde. Ça marche, promis :)

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