Je pense qu'il faut, pour trouver une clé, qu'on sorte de la version binaire du rapport Homme/Femme dans cette question de l'initiative.
J'ai vécu la même chose en inversé au cours d'une LTR de quatre ans.
Et pourtant, je vous assure, je suis bien une femme!
A force de "foirrages réciproques" ( et je dis bien réciproques car en couple on est obligatoirement 2 à "ramer") et malgré mes sollicitations plus qu'explicites, il avait fini par me mettre sur dixit "un pied d'estale" enfermée dans l'image de "la mère de ses enfants" avec qui il se trouvait alors bien incapable d'avoir une bonne et simple partie de jambe en l'air décomplexée.
"Trop belle" "trop pure"... Alors que je ne cherchais que du fun, du jeu, du torride, de l'extase des sens et autres débauches de sexualité.
J'ai pourtant tenté, usé et abusé de tout les stratagèmes et autres artifices féminins pour essayer de le décoincer et de changer la situation.
Nous avions alors une vie sexuelle détestable de conventionnalisme, se limitant au "câlin dans le lit conjugal la lumière éteinte". Le désir était toujours là dans une moindre mesure, mais ne se manifestait que dans un cadre beaucoup trop lisse et fade à mon gout.
Mais il ne m'a pas pour autant rendu la tâche facile le jour ou, après maints et maints essais pour rétablir la barre, j'ai réellement décidé de le quitter.
Bon, je sais, je déborde un poil du sujet, mais pas tant que ça...
Ce qui se passe quand le sexe en couple est en panne va bien plus loin que la simple question de "qui à l'initiative" ...
C'est tout autant la question de "qu'est ce qui fait que le désir peut s'exprimer librement ou pas...?"
La question de l'image du sexe et de l'image de l'autre y est importante...
Le syndrome de la Madonne et de la putain. (J'y reviendrai un autre jour...)
Dans un couple ou les deux partenaires sont désirants et disponibles psychiquement pour le sexe une femme n'a aucun soucis pour prendre l'initiative...