Suite et Fin. Ça fait 4 posts à la suite mais bon je donne ce que j'ai à donner et vous en faites absolument ce que vous voulez.
Je crois que je suis arrivé au terme de ma réflexion sur le détachement de l'égo. Ça risque de ne pas plaire à beaucoup de monde ici. Mais je crois que c'est le sens profond du "Alpha et Oméga" exposé par Reed:
Je suis sorti aujourd'hui pour essayer de me tester et d'approfondir.
Je me suis trouvé dans une lutte. J'ai eu peur de l'image que me renvoyaient les autres.
Mais je sais que l'image des autres n'est pas Moi. Donc j'ai essayé de m'en détacher.
Et de me dire "Non, je ne suis pas ce que vous pensez, je suis trop cool moi monsieur"
Plus j'essayais, plus il y avait de résistance
J'ai essayé d'aborder la question "Le Suis l'Alpha Et L'oméga" en commençant par le "Je Suis l'Alpha", c'est à dire "Je suis tout en haut et je suis super génial méga top cool je peux tout faire et tout être"

.
Je sais que les notions d'égo et de valeur sont "du vent" et qu'on peut toujours prendre la valeur que l'on veut quand on veut.
Ça m'a mené à essayer d'avoir justement cette valeur. Mais fixer soi même sa propre valeur en société, ce n'est pas transcender les notions de valeur.
C'est con....
Se détacher de l'égo quand l'égo est méchant et cruel, ce n'est pas essayer de se construire un égo gentil et attentionné.
On l'a beaucoup mieux dit que moi:
Citation:
C'est comme si on croit pouvoir résoudre les creux d'une mer en tempête en s'arrangeant pour faire de plus grosse vagues...
La solution du state est un état neutre, une mer calme, un moment où vous n’êtes plus deux, un à observer et l’autre à tenter de faire ce que l’observateur dit, mais juste un. À vivre.
Ne plus écouter l'égo, c'est arrêter de vivre dans les notions de valeurs et de limites.
On écoute plus cet égo uniquement lorsqu'on comprend qu'il n'est que du vent, que la valeur en société n'est que du vent, que les limites ne sont que du vent.
On écoute plus cet égo uniquement lorsqu'on comprend que, dans la vie, il n'y a strictement rien à faire, strictement rien à être, strictement rien à avoir.
La vie, ça se vit, c'est tout.
L'ego ne peut mourir que lorsqu'on arrête de chercher quelque chose, lorsqu'on arrête d'essayer de progresser, lorsqu'on arrête d'essayer d'avoir de plus en plus, lorsqu'on arrête notre tentative effrénée de trouver un sens à la vie et de l'accomplir.
Ce que vous faites de votre vie n'a strictement aucune espèce d'importance, vous le savez très bien.
Comprendre que rien n'a d'importance et qu'il n'y a rien à attendre de la vie, ce n'est pas arrêter de vivre. C'est arrêter d'élaborer des stratégies, de faire semblant d'être A ou B pour avoir X ou Y.
C'est se donner pleinement au monde sans avoir peur.
Castaneda a écrit:
Tu devrais déjà savoir qu'un homme de connaissance vit en agissant, et non en pensant à agir, et encore moins en pensant à ce qu'il pensera lorsqu'il aura fini d'agir. Un homme de connaissance choisit un chemin-qui-a-du-coeur et le suit. Alors il regarde, se réjouit, et rit. Puis il voit et sait. il sait qu'il ne va nulle part, comme tous les autres. Il sait, parce qu'il voit, que rien n'est plus important qu'autre chose. Autrement dit, l'homme de connaissance n'a ni honneur, ni dignité, ni famille, ni nom, ni patrie, mais seulement une vie à vivre, et dans de telles circonstances son seul lien avec ses semblables est sa folie contrôlée. Par conséquent un homme de connaissance entreprend, sue, s'essouffle, et aux yeux de tous il ressemble à n'importe quel homme. Mais il s'en différencie parce qu'il contrôle la folie de sa vie. Rien n'étant plus important que n'importe quoi d'autre, un homme de connaissance choisit n'importe quelle action, et la réalise comme si elle lui importait. Sa folie contrôlée lui fait dire qu'il attache de l'importance à ce qu'il fait, le fait d'agir comme si chaque action en avait vraiment, et cependant il sait qu'elle n'en a pas. Ainsi lorsqu'il accomplit ses actions, il se retire en paix. Que ses actions aient été bonnes ou mauvaises, réussies ou non, ne le concerne en aucune façon.
Pour dépasser et être maître de la notion de valeur en société, il faut commencer par accepter de n'avoir aucune valeur.
Il faut aller au bout des peurs de l'égo, celui qui vous force à aller dans un sens pour gagner de la valeur, parce qu'il a terriblement peur de tout perdre. Il faut remonter à contre courant, remonter à la source.
Il faut accepter le fait de n'être rien strictement rien et de n'avoir strictement rien dans sa vie.
Ça ne veux pas dire qu'effectivement on ne sera rien et on n'aura rien, ça veut simplement dire que ça n'a strictement aucune importance d'avoir ou d'être.
Il faut accepter le fait que nous n'avons pas d'importance, que nos actes n'ont aucune importance, que la vie en elle même est un paradoxe absurde, une bonne blague qui n'a strictement aucune importance.
Il faut l'accepter de n'être rien, de tout notre être, de toute notre chair, il faut que la plus petite des cellule en nous ait accepté la probabilité de n'être rien, et que "n'être rien" vous fasse rire de bon coeur, car ça n'a aucune espèce d'importance.
C'est être l'Oméga.
Quand on a accepté ceci, la vie ne nous fait plus peur, le monde n'est plus un terrain dangereux, il n'y a aucun risque.
L'égo n'a plus aucune raison de tourner en boucle nos vieux disques et de nous protéger de nous même. Il meurt.
A ce moment là , "Je Suis", c'est ce qui reste. Et le "Je Suis" est le maître du monde.
C'est l'Alpha.
C'est tout.
Ah, cadeau:
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