Citation:
- orthophoniste (pourquoi pas?)
Non pas. L'orthophoniste ne te prendras en charge que si tu as un véritable trouble de la voix ( une dysphonie) ou une dysfluence ( = bégaiement) pas si tu ne parviens pas à réguler ta phonation à cause de facteurs psychogènes et/ou mauvaise technique vocale. Mais elle/il peut te donner des conseils de guidance pendant le bilan orthophonique.
Le mieux serait de prendre quelques cours de chant avec un prof de chant, seul en tête à tête. Tu lui expliques que tu ne viens pas vraiment pour apprendre à chanter mais pour acquérir une phonation efficace ( = tu veux apprendre à 'projeter ta voix'). Il/elle va te montrer alors le type de respiration qu'il faut adopter ( la thoraco-abdominale).
En clair, à l'inspiration : ton ventre se gonfle légèrement, ton diaphragme descend ( et tes côtes s'écartent légèrement) pour maximiser la volume pulmonaire disponible. Tes épaules comme ton thorax ne doivent pas bouger, c'est vraiment le diaphragme qui fait tout. A l'expiration, tu contracte tes abdos, le diaphragme remonte en chassant l'air des poumons.
Bosse ton diaphragme avec des exercices adaptés + éventuellement méditation.
Pour ce qui est de la taille, il faut s'y faire : on a toujours la voix de sa morphologie. Essayer d'épaissir ta voix pour se conformer au stéréotype 'mâle alpha = voix grave, riche et profonde' serait contre-productif.
Le théâtre peut être utile pour prendre confiance en soi mais attention :
- Quand tu es sur scène, tu évolue dans un cadre bien précis, assez sécurisant : ton discours est déjà préparé, tu sais ce que vont répondre tes partenaires à l'avance, c'est bien différent d'une véritable conversation filée où il te faut réagir au quart de tour.
- Le trac devant un public n'est pas le même ( avis perso) que celui qu'on éprouve face à une personne inconnu au cours d'une conversation. Disons qu'il n'y a pas cet effet de masse anonyme qui te regarde comme une bête curieuse.
Donc attention, le théâtre aide bien les grand timides mais il faudra compléter avec autre chose car le transfert théâtre -> monde extérieur ne va pas nécessairement de soi.
Pour le manque d'attention, c'est sans doute une croyance limitante. En fait quand tu analyses les conversations a posteriori beaucoup de personnes parlent 'pour ne rien dire'. Ils racontent de la paille, jacassent pour meubler le silence parce qu'ils craignent le blanc conversationnel ( ' merde, si je ne parle pas tout le temps, il va se faire chier'). A contrario, tu en as d'autres qui soignent leur intervention mais elles ont beaucoup plus de poids.
Peut-être que tu as peur des gens au fond ? Dans ce cas, il serait bon de te fixer des objectifs du type ' cette semaine, chaque jour ( ou bien 3 jours dans la semaine), je vais aborder trois inconnues pour leur demande l'heure, mon chemin, faire une remarque légère ( dans le cadre d'une fille d'attente par exemple)'. Prends ça comme des défis personnels dont tu vas peu à peu augmenter l'ampleur.