Discussion

Coincée avec le client dragueur HYPER boulet

Note : 4

le 06.03.2015 par Iskandar

10 réponses / Dernière par JeanValjean77 le 11.03.2015, 14h51

Salut. J’aimerais savoir quel(s) conseil(s) vous auriez donné à ma pauvre mentor dans ce cas.

J’étais stagiaire dans une boîte il y a quelques temps. Sans détailler, l’activité fait qu’on doit passer environ 10 x 1H de séances de travail. Et donc, à un moment, ma mentor recevait un de ses pires (son pire ? ) clients du moment. Pourquoi un des pires ? Il est pas important ou quoique ce soit. Mais parce que malgré plusieurs recadrages du style :

Citation:
Mentor : Bonjour M. Z

Hyper Boulet : Bonjour mademoiselle !

Mentor : ahaha :D ... non, je vous ai déjà dit, madame


Ca n’empêche pas le gars de se lancer dans une séance drague dont la bouletitude level est :

Image

On le prend avec le sourire, mais en même temps, ma mentor en est au stade où elle arrive avec 10 minutes de retard aux RDVs (et repart à l’heure bien sûr), alors qu’elle est ultra-pro. Et elle a encore plus de 5H à bosser avec !

Ben… voilà. N’hésitez pas à donner de bons conseils, Dieu vous le rendra.
  • Ash
  • Score : 514 - 39 ans - MBTI: ENFP
Si le client devient trop difficile à gérer, est-ce qu'il n'y aurait pas quelqu'un d'autre pour s'en occuper? Un collègue par exemple?
+1 avec Ash. Le boulettus reloutus est de la même famille que le troll des forums. Tu arrêtes de le nourrir, il ne peut plus semer le chaos. Le specimen dont ton mentor a hérité semble se repaître de ses interactions avec elle (positives, négatives, osef, le boulettus reloutus n'est pas fine bouche). Si tu lui retire le joujou, il ne pourra plus s'adonner à son activité favorite.

Sinon une solution moins économe en énergie est de recadrer en trois phrases : définition du comportement génant + description de l'effet ressenti + directive ou injonction pour la suite. "Vous me draguez au travail. Ça me gêne. Arrêtez." A répéter autant de fois que nécessaire. Et si jamais elle n'arrive toujours pas à se faire entendre, elle peut prendre les gens à témoins pour appuyer ses dires.
Ash a écrit:
Si le client devient trop difficile à gérer, est-ce qu'il n'y aurait pas quelqu'un d'autre pour s'en occuper? Un collègue par exemple?


Non. UN collègue, c'est difficile à trouver. *J'y reviens en fin de post: c'est un autre sujet indépendant que je voulais aussi ouvrir, mais bon...

ploum a écrit:
Tu arrêtes de le nourrir, il ne peut plus semer le chaos.

(...)

Si tu lui retire le joujou, il ne pourra plus s'adonner à son activité favorite.


Image

Elle le nourrit pas. C'est même plutôt l'inverse. Pourtant. Va-t-il se lasser ? En fait, elle ne peut pas s'y soustraire, sauf à vraiment le signaler à la hiérarchie etc...

ploum a écrit:
elle peut prendre les gens à témoins pour appuyer ses dires.


Mais ça se faisait devant moi. Et je confirme. Suffisamment lourd pour que j'ai beaucoup de mal à m'empêcher de rire par moments. :awesome:

ploum a écrit:
"Vous me draguez au travail. Ça me gêne. Arrêtez."


Elle n'a pas verbalisé. Mais je me pose la question si effectivement, on en est pas au stade où elle aurait déjà pu depuis un moment. Mais aussi brutalement ? Dans un cadre informelle, le problème aurait déjà été réglé, et probablement beaucoup plus brutalement (même par moi tiens :mrgreen: ). Mais dans le cadre pro ? C'est surtout ça qui est gênant en fait.

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*Sur LE collègue introuvable.

En fait, c'est le deuxième stage où ça m'arrive. Dans un milieu proche (toujours dans le service), avec des bac+5. La composition donne les cadres exclusivement féminins (à une ou deux exceptions près), leur n+1plus dans le 70/80 - 30/20 (donc plus de femmes), et la direction exclusivement masculine. Dans le premier stage, on avait un "back office" on va dire, presque exclusivement féminin lui aussi. Maintenant que j'y repense en écrivant, dans d'autres secteurs de la région, mais toujours dans le service, des potes m'ont déjà fait la même remarque. Mais je continue à me poser la question du pourquoi cette répartition et si ça signifie que je dois m'inquiéter niveau carrière si je continue dans la même branche.
Je vois pas ce que tu peux faire, mais surtout, je vois pas en quoi tu devrais faire quelque chose. C'est une adulte, elle est responsable, tant que le type ne la harcèle pas, c'est de l'ordre du factuel. Juste un lourdingue parmis d'autres qui lui prend un peu la tête, c'est pas grand chose pour une belle femmes, ça fait partie du quotidien. Je trouve ta problématique étrange... moi je vois surtout un type qui s'y prend comme un pied mais qui a au moins le mérite de tenter, tant qu'il ne franchis pas la barrière du harcèlement, c'est sont droit le plus strict d'essayer de séduire une femme.
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  • [0] C'est pas si simple le 07.03.15, 07h57 par The_PoP
Qu'il ne la harcèle pas ? Je ne sais pas si j'ai bien lu la même histoire, mais ça ressemble furieusement à du harcèlement.
service-public.fr a écrit:
Le harcèlement sexuel se caractérise par le fait d'imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.

Il s'agit bien de propos et comportements à connotation sexuelle (ça n'a pas besoin d'être explicite, "draguer lourdement" entre dans cette définition).
C'est bien quelque chose de répété.
Ça crée bien une situation intimidante ou hostile, puisqu'elle en est à fuire les meetings.

Iskandar est bien témoin d'un harcèlement sexuel. Selon la situation, tu peux tout à fait :
- soit mettre un stop toi même, mentionner que ce comportement constitue un harcèlement sexuel et que à moins qu'il cesse immédiatement, tu remonteras le problème à la hiérarchie.
- soit signaler le problème à ta hiérarchie directement (par exemple si tu crains qu'on ne te le reproche).
- soit signaler le problème au délégué du personnel.
- soit signaler le problème à un représentant syndical.
- soit signaler le problème au médecin du travail de ta boite, ça rentre dans ses prérogatives.
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  • [+3] Pertinent le 07.03.15, 08h04 par Iskandar
@ailether: :shock: :| ah... oui.... c'est vrai que j'ai pas vu les choses comme ça, et là, ça m'enlève toute envie de rire...

@Sebz: c'est pas que je voulais spécialement intervenir, mais ça suscitait plus ma compassion amusée qu'autre chose. Mais avec la remarque d'Ailether, mon amusement à disparu...
Est-ce que tu ne pourrais pas aborder le sujet avec ta mentor ? Genre en fin de réunion "ahlala nan mais c'est moi ou celui là il est bien relou ?"
Tu lui feras ainsi savoir que -ce qui se passe n'est pas anodin car tu l'as remarqué, - ce n'est pas sa faute à elle c'est vraiment l'autre qui est grave (ça arrive d'être amenées à se demander), -qu'elle a un soutien si jamais elle veut le recadrer plus clairement de la façon dont le proposais ploum.
Parce qu'intervenir directement toi même auprès du gars, sans lui en avoir parlé à elle avant, ça part d'une bonne intention et c'est presque "chevaleresque" mais ça me fait un peu l'effet d'une ingérence je pense que ça passerait mieux si vous vous êtes coordonnés.
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  • [+1] Absolument le 08.03.15, 01h36 par Miel
voucny a écrit:
Parce qu'intervenir directement toi même auprès du gars, sans lui en avoir parlé à elle avant (...)


Je répète, mon message prête peut-être à confusion, mais ça n'a jamais été mon intention.

voucny a écrit:
Tu lui feras ainsi savoir que -ce qui se passe n'est pas anodin car tu l'as remarqué, - ce n'est pas sa faute à elle c'est vraiment l'autre qui est grave (ça arrive d'être amenées à se demander),


Non, mais c'est elle qui l'a remarqué. C'est-à-dire que quand elle m'a présenté son dossier, elle m'a parlé de l'antipathie qu'il lui inspirait, et c'est pendant qu'elle m'en parlait qu'elle a réalisé que c'est probablement parce qu'il la draguait qu'il lui inspirait une telle antipathie. Et à l'issue de la séance, je lui ai confirmé qu'elle avait raison.
Iskandar a écrit:
Je répète, mon message prête peut-être à confusion, mais ça n'a jamais été mon intention.

oui oui j'avais compris c'était juste comme c'était une piste proposée

Iskandar a écrit:
Non, mais c'est elle qui l'a remarqué. C'est-à-dire que quand elle m'a présenté son dossier, elle m'a parlé de l'antipathie qu'il lui inspirait, et c'est pendant qu'elle m'en parlait qu'elle a réalisé que c'est probablement parce qu'il la draguait qu'il lui inspirait une telle antipathie. Et à l'issue de la séance, je lui ai confirmé qu'elle avait raison.


D'accord vous en avez déjà parlé donc. Peut-être à ce moment là continuer de lui manifester ton soutien de la façon qu'il te plaira (par l'humour, en te moquant discrètement du mec, ou par la parole, en lui proposant qu'elle le recadre verbalement, d'intervenir toi ou de faire monter à la hiérarchie)... Dans tous les cas je pense que ce qui est pénible dans cette situation c'est d'être seule face au mec et d'être soumise à son pouvoir. Donc tout soutien est bon à prendre.
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  • [0] Constructif le 07.03.15, 08h51 par Iskandar
Il peut y avoir du harcèlement, difficile à dire avec le peu d'éléments.
Mais finalement peu importe, ce qui compte c'est le bien être des salariés à ce stade et il est évident qu'il y a un malaise.

Ta collègue devrait en parler à sa hiérarchie. Qu'elle expose son problème afin que ses supérieurs puisses prendre les mesures qui s'imposent (ils en ont l'obligation)

- soit de proposer un stage de formation pour apprendre à gérer les boulets (ca existe, des psys font ca tres bien)
- soit de convoquer le boulet pour le remettre à sa place
- soit de changer l'interlocuteur du boulet
- soit les trois (ce que je ferais personnellement)

En aucun cas la hierarchie ne doit sanctionner ta collègue, et s'ils font pression sur elle alors la faute de l'employeur est manifeste. Il se peut que cette boite ait pour habitude d'employer de belles et jeunes demoiselles pour vendre leurs services, et d'accepter ce genre d'attitudes des clients comme un arguments commercial, mais alors ca s'apparente à du proxénétisme. Il est important de ne pas laisser ce genre de situations perdurer.

Après, je retiens ton premier exemple sur l'échange mademoiselle/madame, si ta collègue fait mine de prendre avec humour les sorties du boulet en question, cela va forcément l'encourager à continuer. Elle peut tres bien etre professionnelle et intransigeante sur les propos qui la dérange, par exemple avec un "monsieur Boulet, vous etes un client tres important pour notre société mais j'apprécierai que nous en restions à des échanges strictement professionnels" et ce avec un ton grave et sans pouffer de rire à ses sorties lourdingues.