_Link_ a écrit:
Après on arrive pour se garer, (
pour une fois) je foire mon créneau...

et en plein foirage, je lui sort
Citation:
« Ca te dis de garer la voiture ? »
lol elle était toute motivée d’un coup (elle adore conduire…)
Citation:
« wéééé j’ai fait 23 heures de conduites machin machin… »
Je la prévient que le point d’embrayage est super dur et que seuls les pilotes expérimentés peuvent conduire ce genre de bolide. :lol :
Elle me fait un créneau ma-gni-fi-que… (au bout d’un quart d’heure….) Je la complimente longuement sur sa manœuvre....
C'est un peu hors-sujet, mais j'ai trouvé ça limite marrant et je me demande s'il n'y a pas moyen d'exploiter ceci lors d'un game. C'est à affiner, et c'est surtout à fieldtester dans un contexte précis.
Pour en revenir au point principal du sujet... Désolé, mon post est un peu long, mais ça se lit vite ;).
Pour remonter le moral d'un proche, effectivement le laisser raconter son histoire et éventuellement poser quelques questions pendant ce laps de temps est le truc à faire, mais c'est à nuancer sur de nombreux points. A mon sens, il
ne FAUT PAS laisser le truc s'éterniser, et il faut se débrouiller pour parler de trucs complètement différents, et si possible agréables.
Bon, ça dépend du malheur qui est arrivé au proche :
- si c'est une amourette à deux balles vaguement agrémentée de touche-pipi et que ça a duré cinq jours, et même si la nana a l'air complètement éfondrée/ruinée/trahie/blabla, alors il n'y a clairement pas de quoi disserter 4 heures et là il vaut mieux chercher à changer de sujet.
- si c'est plus grave, genre un décès ou autre, là c'est plus délicat de changer de sujet ... Cela dit à terme il faut quand même glisser la conversation vers un truc plus joyeux, c'est à dire orienter la discussion vers quelque chose de positif que vers quelque chose de négatif (un grand classique en toute situation vous me direz).
La suite de ce post est écrite principalement avec l'idée "Je reboost le moral d'une amie" en tête.
Rebooster le moral de quelqu'un ne doit pas (ni ne peut) se faire par des phrases directes et simples du genre "sois forte" ou "ne t'inquiète pas je suis là pour toi", et ce même si tu t'adresses à une amie. Ce genre de phrases semblent tout droit sorties d'un mauvais feuilleton pour ados (genre Dawson's Creek) : quitte à remonter le moral, autant le faire avec classe et pas à la sauce AFC. Un bon remontage de moral est beaucoup plus long, et doit passer par du pattern, du DHV, de l'humour, du kino (et j'en passe) pour que le proche (ie. la fille)
associe ce remontage de moral, d'une part Ã
ta présence, mais d'autre part Ã
ta personnalité rassurante. C'est possible de le faire par téléphone, mais c'est plus compliqué, puisqu'alors tout doit se faire avec la voix (fond, forme). Le kino et le regard est quelque chose de fondamental dans une situation pareille.
Quand au fait de ne pas donner de conseil, je suis d'accord sur un premier point, mais pas sur un second :
1) donner des conseils sur
ce qu'elle aurait du faire est évidemment à bannir. Ce n'est pas à toi de donner la réponse à la question "Qu'est-ce que j'aurai du faire" mais plutôt l'inverse, c'est-à -dire que c'est à toi de poser la question "Qu'est-ce que tu aurais du faire" et la laisser trouver seule la bonne réponse. Entièrement seule, elle n'y arrivera pas, et c'est là que tu interviendras (cf. le point 2). Si tu penses qu'elle a mal agit dans une situation donnée, il vaut mieux l'amener elle-même à se poser les bonnes questions et y à répondre seule. J'ai testé avec une copine qui s'est faite larguer au bout de 5 jours (
cf. l'amourette pipi ci-dessus), en substance je lui disais : "Bon ok, je pense que t'as fais une connerie sur tel point : tu l'as chauffé à mort sous la couette et tu lui as dis non au dernier moment. Maintenant met-toi à sa place, imagine un peu ce qu'il a pu penser à ce moment-là ". Effet radical. Elle s'est sentie un peu conne et rigolait limite d'elle-même... Résultat : prochaine fois elle ira jusqu'au fclose, ou alors elle prendra un taxi avant le bedclose. Non seulement ça dédramatise la situation, mais ça lui donne aussi confiance en l'avenir. J'irai pas jusqu'à dire qu'elle attend avec impatience qu'une telle situation se reproduise, mais bon ...
Bref, d'une manière générale, dire à quelqu'un
"ok, t'as fais une erreur, mais c'est pas grave. Ce qui est grave, c'est de refaire cette erreur. Ce qui est fait est fait, maintenant pense à l'avenir et pas au passé" est assez efficace. Parler de l'avenir me mène à mon deuxième point :
2) donner des conseils sur
ce qu'elle pourrait être amenée à faire dans une situation comparable est beaucoup plus souhaitable. Là , dans une certaine mesure, c'est difficile à utiliser. En fait, ce n'est pas vraiment du conseil, c'est-à -dire pas du conseil au sens classique-AFC, synonyme de "donner une réponse". Il faut qu'elle arrive à comprendre que
tu n'aurais pas agit ainsi dans une telle situation et que
tu penses que c'est carrément pas une bonne idée d'agir ainsi. Là encore, ça ne peut pas se faire directement. Il faut donner des pistes pour qu'elle raisonne elle-même et trouve les bonnes réponses seules à ses problèmes. Elle seule doit comprendre que tu penses qu'elle a fait des erreurs, mais sans jamais le lui dire explicitement. Ca ne se fait pas en trois phrases, c'est un processus qui s'inscrit sur plusieurs minutes, tout au long de la conversation.
En gros, tu ne dois pas donner la solution au problème, mais éventuellement l'aider à certaines étapes du raisonnement... Un peu comme un tuteur le ferait face à un élève en difficulté devant un exercice de maths : donner le corrigé serait contre-productif, l'épauler pendant qu'il refléchit à son problème est beaucoup plus efficace.