Discussion

Complexe et séduction. Pourquoi vous pouvez flinguer la fatalité ?

Note : 56
lancé par The_PoP le 23.01.2017
22 réponses
dernier par Onmyoji le 08.02.2017, 14h35
Préambule.

Suite à plusieurs discussions et sujets ouverts récents j’ai eu envie de revenir sur le sujet de la séduction et des complexes. Quitte à enfoncer quelques portes ouvertes, et en espérant apporter un peu de débat.

Ce que je vais essayer de retranscrire ici est mon opinion personnelle évidemment. Ah oui et je ne prétends pas que les choses soient simples ou faciles.

Ah oui et puis tant qu’à faire quand je parle de séduction, je vais ici plutôt m’adresser aux hommes souhaitant séduire des femmes qui leur plaisent. Désolé pour vous mesdames, mais je suis sûr que les contributrices avisées du forum complèteront mon sujet avec une approche plus féminine. Simplement je ne m’en sentais pas légitime, et ça aurait été trop casse gueule pour moi.

Evidemment je me sers ici de concepts et de sujets déjà développés avant plus en détail. Je crois que chaque partie à déjà fait l’objet de moults débats et autres sujets postés sur FTS. N'hésitez pas à poster les liens.


Régulièrement dans ce post je vais utiliser la métaphore d’une partie de trou du cul (le jeux de cartes hein, aussi appelé le président)


Commençons donc par enfoncer les portes ouvertes.


1. Séduction et égalitarisme

Crevons l’abcès de suite parce qu’on ne le répètera jamais assez :
Non la séduction n’est pas égalitaire. On ne nait pas tous avec les mêmes chances. On n’a pas tous les mêmes chances. On n’a pas tous les mêmes atouts ni les mêmes handicaps.

Oui c'est injuste. La vie est dure toussa toussa.

Donc pour être plus clair c’est globalement :

- Plus facile de séduire quand on est riche
- Plus facile de séduire quand on est grand
- Plus facile de séduire quand on est en bonne santé
- Plus facile de séduire quand on est réputé beau
- Plus facile de séduire quand on est bien foutu
- Plus facile de séduire quand on a une grosse bite (non ça je déconne j’en sais rien)
- Plus facile de séduire quand on est blanc en France
- Plus facile de séduire quand on est intelligent
- Plus facile de séduire quand on est cultivé/ qu’on a fait de bonnes études
- Plus facile de séduire quand on fait un job qui vend du rêve
- Plus facile de séduire quand on a des passions qui vendent du rêve
- Plus facile de séduire quand on a une belle peau
- Plus facile de séduire quand on n’est pas gros
- Plus facile de séduire quand on a un joli sourire
- Plus facile de séduire quand on a plein de cheveux

… et j’en oublie probablement. Bon j’imagine que là vous avez compris le truc. Tout ce que j’ai listé n’est probablement pas à mettre sur le même plan hein. On en discutera à la fin.

Donc je me répète, oui la vie est injuste. Oui tout le monde ne part pas avec le même capital au départ. Prétendre le contraire n’amène rien.

Mais une fois qu’on a fait ce constat, on fait quoi ? Comment on avance malgré ces complexes, malgré ces handicaps ?

Pour faire simple : en séduction comme au trou du cul (le jeux de carte), si dès le départ vous avez plein de super cartes c’est super. Ça va être plus facile de gagner. Peut être même beaucoup plus facile de gagner. Au moins la première manche.


2. Prise de recul.


C’est là où la prise de recul est nécessaire.

Tout d’abord c’est important je pense de relativiser.
Oui vous n’êtes pas parfaits. Mais ça pourrait être bien pire. Vous avez probablement quelques points handicapants, mais regardez autour de vous et choisissez dans cette liste non exhaustive :

Vous vivez à priori du bon côté du monde niveau santé/niveau de vie ?
Vous êtes en bonne santé ?
Vous ne dormez pas dehors ?
Vous ne crevez pas de faim ?
Vous avez un énorme sexe ?
Vous êtes grands ?
Vous avez de super amis ?
Vous avez une famille qui tient à vous ?
Vous êtes sportifs ?
Vous êtes intelligent ?
Vous êtes courageux et tenace ?


Oui je crois que là encore vous voyez où je veux en venir.
Du coup je vous renvoie vers cette petite vidéo :

https://www.facebook.com/IncroyableFR/videos/1227116087343818/

Désolé pour le lien à chier, j’ai pas trouvé mieux.

Grosso modo pour ceux qui ne la regarderont pas, qu'est-ce que cela raconte : Simplement que quand vous focalisez votre attention sur un « défaut » ou un « problème », vous ne voyez pas ou plus tout ce qui fonctionne bien autour.

Petite précision : le but de mon propos n’est pas de dire :
Citation:
ok mec, t’es moche mais comme y a la faim dans le monde c’est pas grave tu fermes ta gueule et tu fais avec


Mon propos est simplement celui-ci.
Citation:
Ok tu as des défauts, des handicaps, plus ou moins visibles, plus ou moins importants. Mais essayes de relativiser et de regarder aussi ce que tu as qui fonctionne.


Où je veux en venir en disant cela ? Simplement au point suivant.

En faisant ça tu te rends compte que tu n’es pas parfait mais que finalement personne ne l’es. (à part Scarlett et Julia Roberts mais ça c’est normal c’est pour nous donner un peu de divin sur terre. (y a aussi manger des huitres au bord de l’eau avec des amis, ou skier une belle première trace de peuf dans une belle descente par un perfet day de ski) mais je m’égare là.)
Tu n’as pas tout les atouts mais tu en as quand même quelques uns.

Et arrivé là tu te dis, putain c’est long où veut-il en venir bordel.

Si je reprends ce point avec mon image du trou du cul (le jeu de cartes toujours) : Ok tu n’as pas tous les 2, ok tu n’as pas beaucoup d’as, mais est-ce que tu n’aurais pas quelques belles combinaisons quand même ?

3. C’est pas parce que c’est moins facile que ce n’est pas réalisable.

Ben oui tu viens de te dire que globalement pour toi ça risquait d’être plus difficile que pour certains. Et alors ? Est-ce une raison de renoncer. Est-ce une raison pour ne pas bouger ? Est-ce une raison pour se laisser dominer par une espèce de destin fataliste ?

Moi je crois que non. Je crois qu’après, il va intervenir autre chose que vos qualités intrinsèques. Et ce quelque chose, j’ai envie de croire qu’il est à la portée de tout le monde, et qu’il peut permettre à tout le monde d’avancer.

Je parle ici de détermination. Je parle ici de caractère. Je parle ici de la personnalité que VOUS vous êtes forgés. Et là je parle pas des cartes que vous avez eu en main au début de la partie. Je parle de la façon dont vous allez jouer.

Je reviens avec mon analogie avec le trou du cul (toujours le jeu bande de vicieux) : Bon j’ai un jeu un peu pourrave, qu’est-ce que je peux en faire ? Comment je peux jouer avec mes cartes pour m’en sortir ? Est-ce que je ne peux pas profiter d’un coup de chance passager (ex : celui qui joue avant moi est une brêle, le président joue comme un manche, ou simplement faire le dos rond et limiter la casse en attendant la donne suivante). Est-ce que parce que je n’ai pas tous les 2 et tous les As je me dis que j’ai perdu d’entrée et je jette mes cartes sans rien tenter ? Non cela ne vous viendrait probablement pas à l’esprit. Ben la vie c’est parfois un peu pareil. En plus douloureux.

4. L’importance de ne pas se résigner.

Ok c’est bien beau de dire qu’il faut batailler, mais concrêtement ça ne suffit pas.
C’est évident, la séduction n’est pas une méritocratie, la vie non plus.

Ceci dit, il serait stupide d’en tirer la leçon que cela ne sert à rien d’essayer, que cela ne sert à rien de se battre.

Vous n’aurez peut être pas les résultats que vous souhaitez. Vous ne séduirez peut être pas Scarlett. Par contre est-ce que ces efforts, est-ce que cette audace, est-ce que cette tenacité vous aura permis d’obtenir de meilleurs résultats que le renoncement « de toute façon j’ai aucune chance ». Evidemment que oui.

On en revient à la pub de la française des jeux : 100% des gagnants ont joué.

Ok cette partie de trou du cul sent le fion (vous l'avez?) mais ça vaut peut-être le coût d'essayer de vous mettre en embuscade pour pourrir le premier qui va la jouer trop tranquille à sa première défaillance. Peut être que l'objectif de votre partie de trou du cul ne va pas être de finir président mais simplement de finir neutre.

5. Comment maximiser ses atouts.

Pour cela il est hyper important de savoir ce que l’on souhaite, ce que l’on désire, à quoi l’on aspire.
Evidemment que les qualités nécessaires pour chopper une donzelle dépendent beaucoup de la donzelle que vous cherchez à chopper.

Histoire de simplifier un peu le truc je vais faire des généralités bien foireuses et des raccourcis bien stéréotypés histoire que ça parle à tout le monde :

- La nana qui passe son temps à la salle de sport pour entretenir son corps et qui y fait super attention, ça va probablement être tendu du slip de l’attaquer avec votre obésité en porte drapeau.
- La nana qui bouge tout le temps, qui vit à l’international et qui rêve de voyager, bah avec votre job de paysan en franche comté, va falloir batailler sévère.
- La surdiplômée de science-po avec sa liste de fréquentation intellectuelle et élitiste, bah malgré votre carrière dans le rugby pro ça risque d’être tendu.
- La roots qui ne rêve que de retour à la nature et d’équité sociale, ça peut être galère pour le conseiller en achat/vente d’entreprise que vous êtes.

Bon ok, évidemment y a des contre exemples hein, me sautez pas à la gorge de suite et attendez de voir où je vais.
Echangez simplement ces catégories là. Et là vous vous dites qu’en fait ça peut devenir jouable.
Grosso modo, travaillez/investissez sur les qualités qui seront appréciées des nanas que vous appréciez. Globalement.

Bien sûr que la vie recèle plein de suprises, et que vos goûts ne sont pas gravés dans le marbre. Je ne vous dit pas non plus de tricher avec vous-même. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui vous kiffez les blondes à petits seins que demain on ne vous retrouvera pas avec une petite espagnole plantureuse. Heureusement. Evidemment que tout ça est bien plus complexe que cette accumulation de stéréotypes, mais essayez d'aller au delà de l'exemple et appropriez vous son sens

Simplement, faire un effort de cohérence est important.

Vous allez vraiment vous compliquer la tâche si vous cherchez à chopper des mannequins en ne faisant pas attention à votre propre physique.

C'est aussi une question de style de vie. Si votre vie actuelle (professionnelle, familiale, amoureuse, sociale) ne colle pas avec la nana de vos rêves, il va probablement falloir agir sur l'un ou sur l'autre.


Par rapport à ma partie de carte : analysez votre jeu, vous n’avez probablement pas les moyens d’être président, et alors ? Et bien ne jouez pas tout pour le devenir et gardez vos meilleures cartes pour la seconde place, ou la troisième. Vous n’avez pas le jeu pour jouer sur les plus hautes valeurs de cartes, alors jouez vos doubles, triples ou quadruples.


6. On peut quand même bouger ses complexes.

Il est important d’analyser vos complexes. Il y en a sur lesquels vous pouvez agir directement :

La taille de votre bite par exemple (non je rigole). Votre poids, votre physique, votre culture, votre allure, votre élocution, votre attitude, vos revenus, votre style de vie, votre caractère.

Et il y en a sur lesquels vous n’avez pas la main. Votre taille tout court. Votre visage (et encore que).

Et là vous voyez que globalement, on met beaucoup plus de choses dans la première liste que dans la seconde.

Du coup ben, bougez-vous, avancez sur votre complexe en même temps que vous avancez sur les autres sujets.

7. Conclusion


Le plus important si je devais résumer ce trop long article.

Arrêtez de penser votre complexe comme une justification à l’inaction.

Et gagnez moi donc cette partie de trou du cul. (l’analogie avec le poker ou d’autres jeux de carte marche également. A mon avis c’est pour ça qu’on kiffe autant les jeux de cartes depuis aussi longtemps. Avec le fait qu’on s’emmerde aussi un peu parfois chez les grands parents au fin fond du cantal pendant l’hiver et que leur mettre une dérouilllée vicieuse c’est bonnard. Surtout quand t’en a pris 15 avant.) Mais j’ai pas choisi le poker parce que j’y comprends rien 
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +3 (A lire) le 23.01.17, 15h05 par Popovski
  • +3 (Post de qualité) le 23.01.17, 15h25 par Sathinelilly
  • +3 (Constructif) le 23.01.17, 15h29 par FrenchKiss
  • +3 (Post de qualité) le 23.01.17, 15h37 par Finn
  • +3 (A lire) le 23.01.17, 15h38 par Lulla
  • +3 (Constructif) le 23.01.17, 16h15 par RosieRosette
  • +3 (Ca va mieux en le disant) le 23.01.17, 17h44 par MaryeL
  • +3 (Bien joué) le 23.01.17, 19h56 par voucny
  • +3 (Constructif) le 23.01.17, 21h10 par RiskyChoice
  • +2 (Constructif) le 23.01.17, 22h42 par mistermint
  • +3 (Post de qualité) le 24.01.17, 07h07 par Perlambre
  • +2 (Bonne idée !) le 24.01.17, 19h03 par Thedaze
Image

=> Soit tu te morfonds en t'inventant des constructions mentales qui rendent ta frustration moins douloureuse, à base de "d'façons le jeu est truqué, c'est la faute de X ou Y, toutes des putes / tous des moutons / société capitaliste de merde / complot judéo maçonnisto illuminati";

=> Soit tu éteins tes envies, tu apprends à te contenter de peu, tu végètes mais c'est pas grave il y'a Direct8 et YouPorn et ça vaut mieux que la vraie vie qui bouge trop vite et qui donne pas assez, pas assez vite

=> Soit tu man up, tu te surpasses malgré les gifles qui continuent à arriver, tu deviens toi en mieux sur les points que tu peux travailler (culture, éducation, boulot, style de vie, entourage, lieu de vie, expérience), jusqu'à atteindre un palier où ça bascule et où les gifles sont moins fréquentes, et où t'arrives à capter l'attention / l'intérêt de ceux / celles qui t'intéressent.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Like !) le 23.01.17, 15h39 par The_PoP
  • +2 (Pertinent) le 23.01.17, 22h41 par mistermint
  • +3 (Absolument) le 24.01.17, 19h28 par oHreN
- Soit tu creuses


J'adore la photo pour illustrer. Putain que je suis nul en photos illustratives, merde. Faudrait filer des cours et des bases.
Ouais :) Du coup j'ai trois catégories, ça fout le truc en l'air mais bon :)
Ouep par contre envoyer les gens sur D8 par rapport aux envies à éteindre c'est un peu comme filer une cane à pêche à un mec qui part au sahel. A part te la foutre au cul...


Ou alors tu trolles.
  • Finn
  • Score : 181 - 28 ans - MBTI: ENFP
Une analogie avec la très subtile crapette des hautes sphères intellectuelles que je fréquente, à savoir, le paquet de merde, est également possible.
Ben perso, puisqu'on parle de choses vraiment importantes, moi j'voulais la faire avec le seul jeux de carte qui compte vraiment : la coinche.


Et puis comme ça on aurait pu aborder le sujet si essentiel du bluff en seduction :) ainsi que le wing.
C'est quoi la coinche ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Fuyez, pauvres fous !) le 23.01.17, 20h28 par The_PoP
  • 0 (Indigne de FTS) le 23.01.17, 23h54 par Finn
  • 0 (Inacceptable !) le 25.01.17, 13h34 par r-0
  • 0 (Ca va mieux en le disant) le 08.02.17, 09h42 par mctyson
Article très intéressant, vraiment :)

Je propose deux annexes, pour compléter !

Annexe 1. Allez-y par paliers

Quelque chose qui pourrait décourager, ce serait de voir l'écart entre notre situation et "l'idéal". Prenons le poids comme exemple, tiens.

Entre l'obésité morbide :

Image

Et une silhouette athlétique :

Image

On va pas se le cacher, il y a de la marge. Un fossé. Un monde, presque.

Et si l'on vient de l'obésité morbide, se fixer comme objectif de ressembler à Ryan Gosling, c'est le meilleur moyen de se décourager rapidement... sans méthode stricte et/ou étapes intermédiaires.

Solution :arrow: Y aller par paliers, petit à petit.

Par exemple, en passant du stade d'obésité morbide à obésité "simple". Ce n'est toujours pas la joie, mais c'est ça de gagné !

Et d'obésité, on peut se fixer comme objectif suivant le surpoids léger, et de fil en aiguille, on peut arriver à silhouette athlétique.

Voilà ce que ça donnerait en image :

Image

Atteindre le stade du milieu, c'est un début !

Et ça vaut pour plein de choses : apprendre une langue, acquérir de la lecture, mieux s'habiller, ... allez-y par étapes claires et définies :)

Annexe 2. Des solutions à des problèmes multiples

Sans être la solution à tous les problèmes, savoir bien s'habiller permet de diminuer le poids (sans mauvais jeu de mots) de pas mal de complexes :)

Bien s'habiller peut déjà permettre de diminuer les défauts d'une silhouette trop épaisse, fine, petite, mettre en valeur le teint, les épaules, renvoyer une image positive, ...

Dans le même ordre d'idée : trouver une coupe qui compose bien avec son visage, une heure entre les mains d'un bon coiffeur peu donner une image beaucoup plus cool. Bête exemple : vous connaissez le youtubeur Antoine Daniel, le gars de WTC ?

Avant, il ressemblait à ça :

Image

C'est le gars à gauche

Maintenant, il ressemble à ça :

Image

Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que ça lui va bien mieux que les longs cheveux :wink:

Autre truc : le sport/alimentation équilibrée : ça aide à trouver une silhouette plaisante, à SE plaire, à gagner en confiance, à améliorer son hygiène de vie, à améliorer son état de santé, ... que du bon, en somme :wink:

Sans dire que c'est forcément facile ou une gentille promenade de santé que de se prendre en main, ça tend quand même à prouver que certains changement peuvent avoir des répercutions sur de nombreux tableaux :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Constructif) le 23.01.17, 22h20 par The_PoP
voucny a écrit:
C'est quoi la coinche ?


Wikipedia est ton ami: https://fr.wikipedia.org/wiki/Coinche
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Merci ! :)) le 23.01.17, 21h27 par voucny
La coinche c'est un art de vivre. Point.
Popovski a écrit:
Sans dire que c'est forcément facile ou une gentille promenade de santé que de se prendre en main, ça tend quand même à prouver que certains changement peuvent avoir des répercutions sur de nombreux tableaux :)


En effet ce n'est pas une promenade de santé c'est juste "la vie" c'est tout et ma foi c'est bien suffisant pour beaucoup ^^.

Je dirais qu'il n'y a qu'assez peux de problèmes qui ne soient pas insurmontables (hors cas réellement extrêmes d'ordre pathologique).

Mais il ne faut pas confondre "patience" et "passivité".

En effet souvent le moment de la prise de conscience que quelque chose ne va pas dans sa vie, pour séduire ou autres choses se traduit par une forme de dépression qui est souvent une mise en écho amplifié de nos complexes. De là on fait un "état des lieux" et devant le nombre de choses qu'il semble falloir revoir on peux être découragé, d'autant plus que cette prise de conscience est parfois du à un événement soudain dans sa vie qui vient "crever la bulle" et donne des sensations d'impératives urgences au changement de sa situation.

Cette fille qui est entrée dans votre vie, vous plais, vous voulez la séduire et l'inclure intimement à vous, pour une nuit, ou plusieurs, ou la vie... Mais le fais est que le désire qu'elle vous inspire vous pousse à vouloir "changer" le problème c'est un peu comme quand vous avez promis à votre mère de ranger votre chambre depuis 10 mois et qu'elle décide d'y mettre son nez dans 15 minutes... Il est trop tard...

Pour cette fois là en tout cas :wink:.

En effet il est peut-être temps de cesser ce comportement pour les opportunités avenirs, avec cette fille, ou une autre.

Donc une chose à faire c'est de "relativiser" un peu prendre du recul et sans remettre à plus tard les modifications ou rester passifs, les ajuster petit à petit.

Et là je renvoie à Popovski et son exemple sur l'obésité morbide. Étapes après étapes.

- (re)Sociabilisation.
- Exercices et ou activités hors des cadres habituels.
- Améliorer son autonomie et sa mobilité si nécessaire.
- Entrer dans la vie active ou communautaire.

liste non exhaustive, qui peux varier selon les uns et les autres.
Citation:
Et si l'on vient de l'obésité morbide, se fixer comme objectif de ressembler à Ryan Gosling, c'est le meilleur moyen de se décourager rapidement... sans méthode stricte et/ou étapes intermédiaires.


Est-ce qu'une part du problème n'est pas justement le fait qu'on recherche trop souvent une méthode qui nous est douce et agréable ? Mon grand-père est alcoolique, et ce beau salaud a du arrêter la vinasse pour des raisons médicales. Du jour au lendemain, il s'est forcé à arrêter. Idem pour ce pote qui du jour au lendemain a dit stop à la clope quand il a su qu'il allait être papa.

Et d'un autre côté, je vois par exemple ma mère, qui me parle systématiquement de "réduire les quantités de ce qu'elle mange", "augmenter l'exercice hebdomadaire", mais qui continue de s'enliser dans le surpoids. Parce qu'elle ne se fait pas violence. Jamais.

Mon surpoids à moi, je l'ai tué à l'adolescence. Une année de course quotidienne, avec une alimentation drastique. J'en ai déjà parlé plein de fois, mais j'ai eu besoin d'un déclic, d'un moment où je me fais violence. Et paradoxalement, c'est ça qui m'a fait du bien. De voir que les privations portent leurs fruits. De ressentir la faim, la vraie.

Les gens qui viennent sur FTS, c'est la même chose. Ils veulent du doux. Il y a ces membres qui reviennent tous les 6 mois à propos des mêmes thématiques, "je n'arrive pas à passer à l'action", "je n'ose pas". Ils veulent des recettes miracles, ou de l'attention. Je pense que ces personnes là méritent leur sort, et qu'elles sont destinées à former cette population qui sera frustrée dans sa vie sentimentale et/ou sexuelle, et c'est très bien comme ça.

A un certain niveau, un obèse, un mec qui s'en sort pas dans ses relations sentimentales devrait juste faire le point et se demander : Est-ce que je ne fais pas tout pour être dans le fond du panier ? Est-ce que j'essaye vraiment de ne pas faire partie de la masse des gros tas de merde qui méritent leur obésité, etc ?

C'est assez drôle, et cynique en même temps. Parce que j'ai lu récemment une étude selon laquelle chaque personne se donne une "note" mentale, et recherche une personne qui a une note similaire, comme si on se poussait à choisir quelqu'un "à notre niveau".

Et dans mon entourage, il y a un couple de gros, qui m'a fait penser à ça. Ils essayent tous les deux de mincir parce que ça menace déjà leur santé et leur vie professionnelle. Comme j'étais obèse avant, et que j'ai réussi à mincir de façon durable, ils m'ont demandé de l'aide. Alors on a établi ensemble ce qu'ils pourraient manger d'équilibré, mais aussi d'agréable. Puis d'un planning pour faire tous ensemble du sport. C'était pas drastique. Concrètement, c'était surtout moins de fast-food, du thé à la place du soda à table, plus de légumes, moins de viande et de féculents, avec un peu de course à pied et de cardio.

Résultat des courses ?

La première semaine, c'était fini. "J'ai pas pu, j'étais crevé en rentrant du boulot". "J'ai mangé un Kebab hier soir, mais j'ai fais de la marche ce matin donc ça compense", "Amélie était pas en forme parce que sa tante est malade alors elle a vidé un pot de Ben&Jerry".

Les gens comme ça ne méritent rien d'autre que d'aller se faire foutre.

Alors avant de vous poser la question de "Comment maigrir ?" (par exemple), posez-vous la putain de question de savoir si vous êtes le genre de gros qui a envie de s'en sortir, ou si vous êtes le genre de gros qui va le rester parce qu'il est une larve.

Que des excuses de merde. Alors la deuxième semaine quand je les ai croisé en centre-ville, en sortant de La Maison du Chocolat, j'ai compris, et j'ai laissé tomber.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +3 (100% d'accord) le 06.02.17, 19h32 par Mr.Smooth
  • -2 (Du calme) le 06.02.17, 19h44 par danma6
  • 0 (Pas convaincu) le 06.02.17, 20h52 par RosieRosette
  • +2 (Constructif) le 06.02.17, 21h54 par Onmyoji
  • +3 (Ca va mieux en le disant) le 07.02.17, 00h05 par LittleNeapolis
  • 0 (Il y'a du vrai...) le 07.02.17, 09h30 par r-0
Très intéressant l'évolution de ce post.

Popovski parle d'y aller par pallier en cas d'obésité morbide.
Certes, un homme ne passe pas d'obèse à tablettes du jour au lendemain.
J'ai m'interroge, pourquoi en arriver à une obésité morbide ?

Yragael oppose patience et passivité.
Vouloir plaire à un partenaire parce qu'on vient de le rencontrer et se rendre compte que non on est pas au top... C'est déjà trop tard. A mon sens, l'action est en amont, non pour la future rencontre mais pour soi avant tout.

Raven, tu es plus que direct mais oui, les méthodes douces et agréables servent uniquement à se donner bonne conscience. Attendre une compréhension des autres.
La vie ne marche pas comme cela. Plaire, c'est se donner les moyens, quitte à se faire violence. Non sur trois jours mais régulièrement. Sans se trouver des excuses pour mollir dans ses efforts.

Je vais être directe à mon tour : tu es baisable, tu baises. Et c'est valable pour les femmes.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Merci ! :)) le 06.02.17, 20h28 par Popovski
EDIT : Perlambre a visiblement été plus rapide et diplomatique que moi :-p

Mec désolé, mais tu t'emportes sur un truc que je n'ai jamais écrit, et surtout pas dans le passage que t'as mis en avant.

Je veux bien qu'on critique la molassonnerie, mais y'a aussi un moment où il faut lire ce que les gens écrivent sans projetter sa vision dessus.

J'ai dit où qu'il fallait être mou et ne pas faire d'efforts ? Nulle part ? J'ai écrit où que c'était facile de changer nulle part non plus (cf la fin de mon intercention) :)

Je parle juste du fait que quand on veut changer, avant de foncer tête baissée qu'un peu de préparation ne fait *peut-être* pas de mal.

Je ne fustige pas l'objectif final de ressembler à Ryan Gosling. Je dis juste que se fixer des jalons intermédiaires ça peut aider à tenir un cap, fixer des objectifs évolutifs plus facilement atteignables au jour le jour... Tout en se tenant à une discipline alimentaire plus stricte et en faisant plus de sport.

Je dis juste que le mec en état d'obésité morbide qui se dit "ça y est, je veux ressembler à Ryan Gosling !" ferait bien d'y aller étapes par étapes, que commencer par perdre x kilos en x temps, ce sera déjà bien. Une fois ça atteint on se fixe un autre palier et on ne lâche rien.

Avec un peu de recul, j'admets que ma formulation pour ce que tu cites est maladroite, mais la suite rectifie.

Ce que tu critiques dans ton intervention, ce sont les gens qui ne font pas d'effort/n'ont pas de volonté/se découragent au premier obstacle.

Ce qui importe, c'est d'atteindre l'objectif final, peu importe qu'on y aille par un changement radical ou par des changements échelonnés.

Et oui, y'a des gens qui se servent de l'excuse des échelons pour au final ne rien faire. Mais c'est leur bonne volonté qui est en cause, pas la méthode.

Désolé pour le ton un peu sec, mais je trouves ton intervention pour le coup hors-propos ou du moins un peu facile :)
Pour revenir sur un point du post original, il y a aussi plein d'idées qui sont fausses dans ce qu'on croit favoriser la séduction.
Ou alors c'est très partiel.
Ou alors on rate le sens.

On ne séduit pas parce qu'on est riche.
On attire des chercheuses d'or et/ou on attire parce qu'on a le style de vie cool qui va avec. Si on a un gros compte mais son est radin ça n'aide en rien.
Idem pour la couleur de peau. C'est une question d'environnement.
Pour le boulot vendre du rêve c'est très relatif.
Beaucoup de ces choses sont une question de perspective.
Les seules qui sont des constantes c'est la taille et les signes de bonne santé, d'après la science. Le reste c'est de la construction sociale et plus fluctuant. Donc d'autant moins de raisons de se construire un boulet pour ne pas avancer.

L'intelligence c'est pas toujours un facteur positif. Les gens intelligents ont souvent du mal à être en adéquation avec les autres car ils voient pas le monde par le même prisme. Et c'est pas toujours possible de se mettre à la hauteur. Et l'intelligence est plus rare que la connerie, donc ça réduit les prospects:)

Ensuite même s'il y a un minimum syndical, la vie n'est pas une question de mérite. On ne chope pas machine mannequin ou super working girl parce qu'on a plein d'atouts dans la manche. On la chope parce qu'on lui tape dans l'oeil et ça n'a rien de rationnel.
Vous pouvez lui parler de deux de vos loisirs supercool, mais voilà, vous lui parlez du premier qui résonne pour elle comme un truc de narcissique, perdu. Vous lui parlez du second et avez un point commun avec elle, gagné
Bien sûr avoir une vie intéressante et une personnalité ça aide mais faut accepter qu'on a pas vraiment le contrôle et qu'on peut même prendre un râteau maudit par une fille qui nous aurait jamais plu et dont on pourrait se dire qu'elle a une valeur moindre que la fille de nos rêves à nos yeux.

Mais le fait que ce soit très fluctuant donne une chance à tous pour peu qu'on se bouge et qu'on tente sa chance après avoir assuré un brin ses bases. C'est la beauté du jeu. Encore faut il jouer.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Pertinent) le 07.02.17, 12h39 par mistermint
  • r-0
  • Score : 146 - 26 ans - MBTI: ESFJ
Sortir de sa zone de confort, que ce soit pour maigrir ou séduire, ça se joue de toute façon au mental. Le mec qui veut à tous prix ressembler à Ryan Gosling, et qui garde le cap mentalement, ressemblera à Ryan Gosling (même si il part obèse).

Le truc c'est de ne pas abandonner à la première défaite (comme vider un pot de Ben&Jerry's), parce que ça va arriver à un moment ou un autre.

Le truc c'est juste de jamais abandonner et de se dire "Ok j'ai merdé, putain ! Mais demain je ferai 2 fois plus d'efforts pour compenser !".


Finalement la vrai question, c'est plutôt est ce que certains ne se complaisent pas de leur situation actuelle? Ils disent vouloir changer, mais ne sont-ils pas finalement très bien comme ça?

Parce que quand tu as BESOIN de changer, tu changes.
En ressentent-ils vraiment le besoin?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Tout à fait !) le 07.02.17, 12h39 par mistermint
  • 0 (C'est pas si simple) le 08.02.17, 00h38 par Onmyoji
Parfois on peut pas changer ce qu'on est non plus. Tous les obèses sont pas des goinfres. Il y a aussi quelques mecs malades qui prennent un kilo en reniflant une part de pizza. Et certains qui prendront jamais de masse même avec toutes les protéines et les coachs que tu veux.
Ça reste des cas rares et je suis d'accord que c'est parfois une question de mauvaise méthode mais c'est pas toujours un manque de volonté. D'ailleurs la plupart des mecs désespérés qui arrivent ici ont souvent tout essayé avant, sauf le plus évident qu'ils prenaient pas en compte pour changer. Ou ils tentaient de résoudre un vrai problème par de mauvaises solutions.

Évidemment dans un tel cas, tu crois que tu as tout faut et à force de claques tu veux plus bouger...
Le résilience n'est disponible qu'en quantité limitée chez une personne et on néglige bien trop l'impact qu'ont le rejet et les échecs répétés sur l'estime de soi. Parce que des gens qui sont pas résignés il y en a plein. C'est juste qu'ils savent pas vers qui se tourner et ils trouvent plus seul

. Alors le premier mec venu qui leur donne une solution qui marche pour eux ça devient leur maître à penser.

Le changement n'est pas toujours une option, mais on en revient au premier point: distinguer ce qui est un handicap absolu de ce avec quoi on peut composer.
Mais pour ça faut repartir sur de bonnes bases. Et reprendre confiance en soi, ce qui n'est pas évident.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Constructif) le 08.02.17, 10h57 par Thedaze
  • r-0
  • Score : 146 - 26 ans - MBTI: ESFJ
Citation:
Parfois on peut pas changer ce qu'on est non plus. Tous les obèses sont pas des goinfres. Il y a aussi quelques mecs malades qui prennent un kilo en reniflant une part de pizza.


On connaît quand même bien peu d'obèse qui sont arrivés là juste en reniflant des parts de pizza. Et encore si c'était le cas, la solution serait vraiment très simple : arrêter de renifler des parts de pizza.

Mais tu te méprends sur mes propos, je ne parle pas de mauvaise volonté, je parle de sortir de sa zone de confort ou d'y rester.

Finalement l'obèse n'est-il pas mieux obèse en train de manger tout ce qu'il veut même si il se plaint tout le temps, alors qu'en fait il se complait / aime sa situation plus que la situation où il serait priver de manger ce qu'il veut et où il devrait faire des sacrifices énormes ?
Citation:
Parfois on peut pas changer ce qu'on est non plus. Tous les obèses sont pas des goinfres. Il y a aussi quelques mecs malades qui prennent un kilo en reniflant une part de pizza. Et certains qui prendront jamais de masse même avec toutes les protéines et les coachs que tu veux.


Quand je te lis, j'ai l'impression que tu mets au même niveau la population d'obèses qui n'a aucune responsabilité sur son état, et celle au contraire qui le mérite. Plus bas tu dis que c'est des cas "rares", mais en fait, c'est plus que ça, c'est des exceptions.

En fait, j'irais même plus loin. Le gros qui l'est à cause d'un traitement médical ou pour une raison similaire, il l'a sans doute accepté depuis longtemps. Celui qui se plaint de sa condition de gros, c'est celui qui est dans l'entre-deux, dans la paradoxe de "Je n'aime pas être gros, j'aimerais être autrement, mais je ne fais pas les efforts nécessaires".

Citation:
Désolé pour le ton un peu sec, mais je trouves ton intervention pour le coup hors-propos ou du moins un peu facile


Je vais essayer de synthétiser. Je ne sais pas si tu es/as été gros. Il y a des gens qui arrivent à perdre leur surpoids de façon durable, en y allant étape par étape. Pour d'autres, il y a un besoin que ça se fasse d'un coup, parfois c'est exogène (c'est comme ça que tu fonctionnes/que ça marche pour toi), parfois c'est endogène. Par exemple, pour la masturbation ou l'alcoolisme, de ce que j'ai pu observer, la solution la plus efficace est souvent le sevrage.

Mon point, ce n'est pas de culpabiliser. Parce que pour reprendre l'exemple du gros, je ne pense pas que c'est de sa faute, s'il est gros, dans la majorité des cas. Il y a des familles de gros, qui font perdurer des mauvaises habitudes, qui sont fatales pour les enfants. Quand j'ai bossé en association, j'ai vu des parents acheter des bonbons chaque jour pour faire plaisir à leur enfant, et égayer sa vie de mioche en HLM.

Ce n'est pas une question de molassonnerie, mais de rupture. Et dans le cas d'un obèse comme d'un mec qui baise pas, ce que je conseille, c'est la rupture.
A lire / A voir en ce moment sur FTS