MaryMorgane a écrit:
Heu... Merci pour les compliments

C'est quoi une "femme comme il faut"?
Je voulais dire : une femme qui te plaît, une femme qui te rappelle une fois de plus pourquoi c'est si agréable pour toi de rencontrer et de fréquenter l'autre sexe. Pas la femme parfaite, qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit, juste une fille avec qui ça va, là , maintenant.
C'est vrai, dans la réalité, elles ne peuvent pas toutes te plaire, et certaines, même si elles te plaisent, peuvent être des personnes qui ne te conviennent pas au final, avec qui l'expérience peut hélas prendre une tournure désagréable.
Pour ma part, j'apprécie de plus en plus les femmes qui m'apportent un petit plus que la simple coucherie : me faire découvrir quelque chose, m'apprendre quelque chose, ou simplement m'apporter une bonne vibe, n'importe quoi de positif, qui me permette de me sentir grandi, enrichi. Je trouve de la beauté là -dedans.
Quand une femme fait cela pour moi, ça me fait très plaisir, et ça peut motiver des pensées admiratives et extatiques comme celles que j'ai postées là sur un coup de tête.
Pourtant, je suis le premier défenseur de cette idée pragmatique : "les femmes", ça veut dire des milliards d'individus, tous différents. Une population extrêmement hétéroclite, sur tous les plans. Par conséquent, la plupart des affirmations qui commencent par "les femmes", tu n'as même pas besoin de lire la suite pour savoir que ça sera faux, ou en tous cas, pas une vérité absolue. Finalement, même "les femmes", ces deux mots, sont une coquille vide, un miroir. Tu peux y mettre n'importe quoi, y voir n'importe quoi. "les femmes", ça ne veut rien dire.
Malgré cela... Moi aussi, j'ai ces moments où j'ai envie de dire "les femmes" et je sens rugir en moi un torrent d'émotions et de sentiments positifs.
Ces moments sont loin de la logique, mais j'aime bien parfois les prendre en photo et puis les poster sur ce forum, histoire de rappeler pourquoi on se casse le cul, pourquoi on aime ça, et aussi pour ne pas parler que des problèmes.
Tes posts, blam!, sont intéressants. Ils mettent en valeur deux autres qualités des femmes : elles sont drôles, et elles sont pathétiques.
On dit que la meilleure qualité pour un homme qui veut séduire, c'est l'humour. Certes. En effet, ça marche bien. Ok. Donc, l'homme fait rire la femme, "femme qui rit à moitié dans ton lit", et hop. Mais, comme si, il n'y avait que l'homme qui est drôle, et la femme, bon public, ne fait qu'apprécier.
Mais... j'ai envie de dire "homme qui rit à moitié dans ton lit". J'adore les femmes qui me font rire ! Y en a marre des princesses tristes. Tu t'en tapes une, et tu es fier. Super. T'as gagné. Et après ? Tu te fais chier. Ben oui, elle est triste. Tu croyais que t'allais te marrer ?
Et les femmes sont aussi pathétiques, ce qui les rend souvent drôles à leur insu, mais aussi humaines et attachantes.
Il y en a, comme ça, qui ont vraiment l'air de pauvres filles, pitoyables, et pourtant, comme par miracle, elles ont toujours leur bon samaritain, ami ou amant, qui veille sur elles.
Même quand tu te permets d'être méchant avec elle, cette jolie jeune fille pathétique, tu n'es pas aussi méchant que tu le croies, et en fait tu craques, tu es bien plus gentil que tu ne le croies.
Il y a une chose qui m'a marqué, c'est que, quand une femme aux cheveux longs a trop bu et se met à vomir, ses amies se font un devoir de lui tenir les cheveux pendant qu'elle vomit, afin qu'elle ne subisse pas l'humiliation d'avoir les cheveux plein de vomi.
Une nuit, j'étais à une soirée autour d'un feu de bois, avec beaucoup de gens, et des chiens. J'ai beaucoup bu, et me suis retrouvé complètement ivre. Or, j'adore les chiens, et donc, dans mon état, je me suis retrouvé à jouer avec les chiens et à leur faire des câlins. Mais, d'un coup, je me suis souvenu que j'avais une petite amie, que j'adorais à l'époque, encore plus que les chiens, et alors que je la cherchais du regard, je ne la trouvais nulle part.
Je me suis donc mis en quête de "ma femme", mais de manière complètement erratique. Mais, dès lors que les femmes en présence ont su ce que je cherchais, elles ont constitué de leur corps une sorte de mur à un certain endroit, et j'ai par instinct compris que ma chérie devait se trouver derrière ce mur protecteur.
Je l'ai alors traversé en envoyant bouler les pauvres jeunes femmes, qui m'ont alors poursuivi et se sont accrochées à moi avec des airs désespérés et des supplications larmoyantes.
" — Érèbe, regarde le chien là -bas, il veut jouer avec toi !
— Menfou. Elle est où ?
— Je sais pas !
— Tu mens ! Elles est où ?!
— Érèbe, ne va pas par là , tu vas le regretter.
— Menfou ! J'y vais.
— Non ! Érèbe, tu veux que je te montre mes seins ?
— Nan ! Elles est là -bas ! Je le sens !"
Je l'ai enfin retrouvée, mon ange, ma beauté, dans une position funeste, à genoux, en train de vomir dans le fossé, avec une camarade tenant haut sa longue et superbe chevelure blonde.
Je me suis jeté à son secours, et me suis donc retrouvé... à lui tenir les cheveux. Et, entouré d'un public perplexe constitué uniquement de femmes, j'ai réalisé que j'avais pris la place de la bonne pote, que j'avais, en toute naïveté et sans conscience, usurpé un rôle de femme... dans un monde de femme. J'ai été con.
Ma chérie était tellement ivre qu'elle a en fait été très heureuse de me voir malgré le contexte humiliant, presque comme si elle m'attendait. Heureuse que je me sois inquiété pour elle, et heureuse que je prenne soin d'elle (c'est ce qu'elle m'a marmonné une fois dans son lit).
Après, quand elle a dessaoulé, ça a été une autre histoire. Elle n'a jamais compris comment j'ai pu continuer à l'aimer. Moi-même, je n'ai pas su lui expliquer. Pourtant, bien qu'elle aie eu l'air si pathétique, mon amour pour elle n'en avait subi aucun dommage. Je m'en souviens même avec une étrange tendresse...