[A] De la séduction au féminin

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Est-ce que tout ce qui est "esprit de synthèse" ne devrait pas être mis dans une partie spécialisée?
L'avantage de réponses courtes est de permettre de garder un débat vif.
Je crains que ce soit compliqué de répondre à quelqu'un qui en un seul post développerait 30 arguments différents exposés sur une pleine page...

Même si, par contre, il me semble utile de se baser sur des arguments solides. Quitte à les développer en cas de preuve. Ex: citer une source connue, et en cas de manque de preuve, citer le contenu de l'article, etc. Ca peut aussi éviter les trolls de base qui balancent des "tout le monde sait que..."

Au fait, on est pas en train de parasiter un sujet là? On crée un nouveau sujet?

Citation:
Est-ce que tout ce qui est "esprit de synthèse" ne devrait pas être mis dans une partie spécialisée?
L'avantage de réponses courtes est de permettre de garder un débat vif.


Je n'ai rien contre un débat un peu vif, mais FTS est plutôt dédié à la synthèse d'expérience(s).

Sans cet effort, nos forums se mettrons à ressembler à Doctissimo- Techniques de séductions. :wink:
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  • 0 (Absolument) le 18.06.10, 09h09 par Venusian

À propos des gloussements des filles (gloussements très spéciaux et caractéristiques). C'est peut-être pour attirer l'attention , oui, d'accord. Mais, est-ce volontaire ou involontaire ?

Je me souviens d'une jeune fille de bonne famille, très chrétienne, et très gentille, que j'ai eu la chance de connaître.
Pour ma part je suis un métisse sans religion dédiée, avec un esprit agnostique voire iconoclaste, mais sans être forcément athée.

Cette jeune fille s'est collée à moi avec une étrange confiance. Elle semblait toujours heureuse d'être avec moi, et elle "gloussait", et elle faisait bien des choses gentilles pour moi et aussi elle me répondait toujours d'une façon conciliante même se je m'amusais à lui raconter des horreurs.

Elle avait tellement ce gloussement, ce rire nerveux, que je l'ai invitée chez moi, et que j'en ai profité pour l'embrasser. Elle a alors cessé de rire et même pris un air consterné, silencieuse. Je lui ai demandé si elle voulait que je l'embrasse encore, et elle m'a dit non. J'ai fini par aller me coucher, car fatigué, mais aussi blasé, ma façon de dire "si t'veux pas baiser casse-toi". Mais elle voulait pas partir ! Elle restait, bien que je lui dise "au revoir" et "j'ai sommeil". Elle était dans ma chambre, et je ne savais pas quoi faire d'elle, et elle-même semblait tellement perdue...

Après cette funeste soirée, nous avons pu cependant rester amis. Elle est restée pleine de gentillesse et de petites attentions pour moi, ce qui est bien sûr extrêmement agréable. Par contre, le gloussement a disparu, ou lorsque il réapparaissait , je sentais qu'elle se forçait pour l'étouffer.

C'est cette histoire qui me fait me demander si le gloussement des poulettes est vraiment fait pour attirer l'attention, en toute conscience, ou bien, une réaction nerveuse, involontaire, qu'elles doivent réprimer, contrôler.

D'un autre côté, j'ai eu d'autres filles qui riaient compulsivement de la même façon, et celles là je me les suis cognées comme je l'espérais. Mais j'ai pu sentir encore, à l'occasion, que certaines femmes se sentaient mal à l'aise vis-à-vis de cette façon de "glousser" qui leur échappait et semblait les culpabiliser, un peu, beaucoup, voire très beaucoup.

Je fais remonter cet article. Discussion intéressante, bien qu'il ait fallu dégager quelques trolls ;-)

Concernant le gloussement, je pencherai pour quelque chose d'inconscient, et effectivement d'un signe d'intérêt.

Mais tu l'a vu par toi même, ça suffit pas forcément pour coucher et je pense que dans ton cas tu as cruellement manqué de confort avec elle.

Un autre point important de la séduction au féminin, quoi que rarement abordé, consiste à "dégager la concurrence potentielle".

Je ne sais plus quelle sociologue a fait une dépression après avoir suivis pendant quelque temps un groupe de lycéennes

"Je sais pourquoi il y a aussi peu d'étude sur le milieu des jeunes filles. C'est un milieu horriblement cruel et éprouvant" (La sociologue en question avait pourtant fait auparavant des études dans des milieu 'durs' comme les prisons...)

Il est fréquent par exemple chez nos cousins primates que les femelles dominantes briment les autres, ce qui empêche leur plein développement physique et psychique. Elles deviennent donc moins attirantes. Et moins entreprenantes.
Quand le stress ne les rend pas purement et simplement infécondes...

Former une coalition pour faire craquer une collègue plus jeune, trop 'vulgaire' (sexy) ou trop entreprenante (indépendante) à coup de dévalorisations, ragots ou de petits sabotages est un comportement que j'ai pu voir quelques centaines de fois.

Certes, la concurrence sexuelle implicite n'est sans doute pas la seule cause... mais je m'interroge...

Oula oui j'ai observé ça aussi personnellement. Ca m'intrigue, et ça mérite peut-être une petite étude de terrain, ça peut être fascinant.

Salut Salut !

Bon je réponds.
Sisi, je suis une brave fille, j'ai tout lu du départ. J'suis assez d'accord avec le gars qui disait plus haut que finalement la séduction au féminin et la séduction au masculin se ressemblent. Les conseils d'ailleurs de ce site pour les hommes, de mon point de vue sont quasi valable à 90 % pour les femmes aussi.

Faut sortir, voir du monde
Faut être ouvert au monde
Prendre soin de sois
S'apprécier, s'estimer.

Tout ça dégage de l'aura. (Z'aller appeler ça mojo, moi j'appelle ça aura)

De plus, la beauté est suggestive, Messieur, pour vous comme pour nous. déjà tout les gout sont dans la nature et de plus quelqu'un qui prends soin de lui qui sourit et qui est très ouvert, à forcément plus de chance de rayonné. Nous, c'est pareil. On peut avoir un "mauvais équipement de base"selon la norme, mais vous, c'est pareil. Vous ne pouvez pas tous être des grands bruns aux yeux bleus, et on peut pas toute tenir de Monica Belluci.

La encore les critères sociaux tendent à vouloir nous faire ressembler à ce qui est dans les magazines féminin ou pas d'ailleurs.

Sans ouvrir une demande directe, j'aborde aussi. Pas toujours pour baiser d'ailleurs ! Il s'agit de faire la conversation avec tout le monde, pas seulement avec le gars qui pourrait être une "target"(pour reprendre l'expression) J'pense que j'ai déjà vu ce genre de conseil pour les mâles aussi. Sexualisé, c'est valable pour la femme, autant que pour l'homme, sinon plus. la Féminité c'est quand même attirant, et c'est ça qui permets d'être abordée d'ailleurs. Tout les gars que vous appeler des "naturals" on dut capter les signaux des femmes. Une femme qui s'arrange pour croiser 3 fois ton regard dans une dizaine de minutes, c'est un signal. Faut avoir un peu de courage aussi, de montrer son intérêt. Quand on rate "un signal" qu'on fait consciemment ou qu'on se prenne une veste d'une fille, c'est pareil. Un désintérêt, c'est pas agréable pour l'égo.
(Par contre, ça m'est déjà arrivé en soirée d'envoyé un signal à un gars à 23 heures qui t'ignore, et de l'envoyer boulé à 3 heures du mat. J'trouve important (pour moi) de ne pas être prise pour un morceau de viande. Y a plus rien à baiser pour toi mon gars, tant pis pour toi, ça sera le cinq contre un.)

Quand aux "salopes" moi ça me fait rire.

Parce que dans l'fond, c'est quoi au juste une "salope", si c'est une femme qui a eu panel de relation sexuelle, oké, alors j'en suis. Mais j'pense pas. J'ai tendance à croire qu'une salope l'est plus sur la durée, avec un gars dont elle se fout et sait pertinemment qu'il en pince méchant (voir sévère) pour elle. Elle va vouloir l'attention, mais pas forcément la relation sexuelle. Fin c'que j'en dis. Ça va être pareil pour le salaud, avec d'autre variante, et curieusement ceux là, quand on couche avec eux, ils disparaissent d'eux même ou en redemande plus tard, ça dépends du mode op. D'où l'intérêt pour une fille d'avoir d'autre prétendant. (pour ne pas se fixer sur quelqu'un qui ne mérite pas cette fixation)

Tout (ou presque) ce que j'ai entendu ici tends à croire que c'est pas ce que vous cherchez, (ou pas tous) et ce que vous cherchez un paquet de femmes normales le cherchent aussi.

C'est a dire avoir une relation avec une personne. ça peut passer très rapidement par la case "sexe". Une femme branchée par un gars, qui se refuse uniquement par convention, par peur de passer pour une fille facile ou autre machiavelisme pour "tenir" le truc, c'est assez logique, en sois. Mais un peu hypocrite (bien que certains mecs le soient pas mal aussi au même niveau, c'est ça que vous appeler hard to get) Faire monter la pression c'est un travail commun, j'trouve. C'est ça jouer. Susciter l'intérêt, puis motiver l'intérêt.

Je trouve donc avoir trouvé un site amusant et utile sur lequel vous m'verrez de temps à autre.

Ah oui, les femmes sont parfois (voir souvent) méchante entre elles, mais heureusement pas toute. On voit souvent une fille attract dans un bureau qui petit à petit perd de son attraction à force d'être battue froid. Les ragots qui naissent sont bien souvent des espèces d'arme malsaine pour rendre quelqu'un moins attractifs aux yeux des autres. Et c'est vrai que je n'ai pas remarqué ça chez les hommes. La concurrence va les pousser vers le haut, les femmes vont essayé de la tirer vers le bas. (c'est un peu con j'trouve, mais on ne refera pas l'monde de toute façon :) )
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  • +1 (Pertinent) le 05.02.11, 16h38 par Mooner

Venusian a écrit:
Concernant le gloussement, je pencherai pour quelque chose d'inconscient, et effectivement d'un signe d'intérêt.

Mais tu l'a vu par toi même, ça suffit pas forcément pour coucher et je pense que dans ton cas tu as cruellement manqué de confort avec elle.


Je pense que tu as bien raison. Pas mal de temps a passé et maintenant j'ai tout à fait le recul pour le comprendre.
Son attirance était très forte, au point qu'elle soit restée si longtemps chez moi bien qu'on soit dans une impasse psychologique (fiertés respectives, cultures différentes, conceptions différentes de comment doit naître une relation) et soit après restée si gentille alors que, je dois l'avouer, je m'étais comporté comme un connard insensible avec elle. Je croyais savoir créer du confort, mais avec elle, et vu aussi son profil, même pour un simple baiser, il aurait fallu lui faire une vraie cour, galante et respectueuse, et peut-être même une déclaration d'amour, comme l'a fait l'homme avec qui elle s'est finalement mise en couple.

Ayant compris que le problème était venu de moi, ces réflexions m'ont pas mal rassuré sur la fiabilité du gloussement féminin. Je m'en sers beaucoup aujourd'hui pour mesurer le niveau d'intérêt d'une fille et pour rythmer la séduction, et il me paraît, à moi, vraiment super-pratique. Je dirais même : merci à toi, dieu ou diable, qui a introduit le gloussement dans la poulette.
Petit-bémol, certaines filles semblent avoir conscience qu'elles gloussent et n'aiment pas ça. C'est vrai que, sexualité mise à part, le bruit peut parfois sembler ridicule. Ou alors, elles ont aussi compris qu'elles montraient un signe d'intérêt sans bien se contrôler. Du coup, elles peuvent se trouver franchement mal à l'aise après que ça leur ai échappé. Mais bon, ça peut se gérer.

Je me demandais : ces gloussements ont ils aussi un effet inconscient sur les hommes ? Peuvent-ils séduire les hommes ? Personnellement, je trouve ça excitant, et ça a peut-être toujours été le cas, sauf qu'avant, je ne le remarquais pas, je croyais que c'était juste des rires un peu hystériques, nerveux, voire cons, et que mon intérêt pour la fille se construisait malgré eux plutôt que grâce à eux.

Pour faire une allusion à l'aspect "guerre de la séduction entre filles", je comprends aujourd'hui que certaines filles ont sans doute cherché à m'influencer en me disant, alors que j'étais charmé par une autre fille toute mignonne et gloussante, des trucs du genre :yuno:
"mais tu peux pas craquer pour cette conne, t'as entendu son rire ?"
"tu devrais pas t'approcher de cette fille, elle est complètement hystérique".

Moi aussi, je confirme un intérêt pour cet aspect sombre de la sexualité féminine, car non seulement il peut y avoir des dénigrements entre filles, mais nous autres hommes pouvons aussi nous trouver manipulés afin de nous faire rejeter une femme qui autrement nous aurait plu. Une femme peut aussi être manipulée par ses pairs pour la pousser à rejeter un homme qui lui plaisait. A mon avis, mieux vaut comprendre ce phénomène, pour ne plus en être victime.

En y réfléchissant, je pense même qu'une de mes plus grandes peines de cœur a été en partie causée par ce phénomène. Je vous raconte :

Mon premier amour était, de mon point de vue, une fille "parfaite" : grande, blonde, yeux bleus, visage d'ange, corps de mannequin. Pour aller avec, une personnalité d'ange aussi : gracieuse, douce, gentille, et elle m'aimait. Le seul reproche qu'on aurait pu lui faire, c'était d'être un peu space, "la fille qu'est sur sa planète", mais moi, comme j'avais complètement craqué sur elle, même ça, j'adorais.

Déjà, quand je me suis mis avec elle, ça a donné lieu à un règlement de comptes entre filles, dont elle ne m'a rien dit à l'époque, mais que j'ai su plus tard. Elle en avait pris pour son grade, et avait été exclue du cercle de copines.

Nous avons ensuite dû nous séparer car elle devait aller vivre ailleurs, mais nous avons gardé contact. Cependant, dans son nouveau collège, ça s'est très mal passé : elle y a été transformée en souffre-douleur. On la surnommait "le balais à chiottes". Quand elle m'a dit ça, je n'en revenais pas. Comment pouvait-on traiter une fille aussi belle, et aussi sexy, de balais à chiottes ? Ça m'a laissé longtemps perplexe.

Finalement, elle a réussi à s'intégrer plus ou moins en se conformant à un modèle en vigueur là où elle était : celui de la pétasse salope et agressive. Je peux vous dire que quand je l'ai revue, ça m'a fait un choc. C'était comme si on avait tué la fille que j'avais aimé. Et pour moi, telle qu'elle était devenue, malgré les beaux vêtement, les bijoux et le maquillage, la gestuelle et la façon de parler trop sèches qu'elle avait adoptées, ainsi que l'air perpétuellement fâché qu'elle avait, étaient beaucoup moins attirants.

Quand je lui ai rendu visite dans son bled, j'ai pu voir à quel point on lui avait fait mauvaise réputation. Du coup, même les hommes la dénigraient. En raison de sa beauté, elle était certes encore considérée comme désirable, mais comme un simple objet sexuel dont il faut profiter. Mis à part ça, elle avait la réputation d'être conne, folle, et une fille facile (elle même en semblait convaincue, se laissant entraîner dans des plans culs qui étaient ensuite criés sur tous les toits pour ternir plus encore sa réputation).

Lorsque j'étais là, une de ses amies de l'époque l'a convaincue que j'étais un mec nul, et qu'à elles deux, elles pourraient me mener en bateau. Le plan était qu'elle me rejette, pendant que son amie me ferait du charme jusqu'à ce que je me laisse tenter, pour finir par m'humilier. Je vous laisse en savourer la perversité.
Bien que je n'aie eu aucune idée du plan qui se tramait, heureusement, quand cette fille m'a fait du charme et dis que je lui plaisais, je l'ai prise à part et je lui ai expliqué que j'étais venu voir la fille que j'aimais, que j'étais là pour elle, et que je n'étais pas intéressé par d'autres filles. Elle avait eu l'air toute perplexe et penaude. Mais, face au rejet de la fille que j'aimais, je n'en ai pas moins fini par me fâcher, refaire mes valises pour un retour prématuré chez moi, et en coupant les ponts avec elle. J'ai appris le fin mot de l'histoire 4 ans plus tard, quand nous sommes ressortis ensemble. J'ai aussi appris que cette "amie" lui avait ensuite joué de bien mauvais tour, car c'était en réalité elle la cible de ses plans.

Avec cette expérience en tête, les remarques d'olivier, et quelques autres observations, je crois pouvoir y aller de ma petite théorie :

Avec notre société moderne et la contraception permettant le contrôle de la fécondité, les choses ont changé. Cependant, le changement est trop récent du point de vue de l'évolution, et nos cerveaux fonctionnent encore beaucoup comme aux temps où la survie était plus dure et le rapport sexuel, quasiment synonyme pour la femme d'une grossesse, période durant laquelle elle pouvait devenir très dépendante et vulnérable.

Les femmes auraient donc naturellement tendance à s'organiser en groupes d'amies, au sein desquels la concurrence sexuelle est gérée, dans l'idéal, de façon conciliante. Le groupe apporte des avantages essentiels : soutien et protection mutuelle, notamment pour repousser ensemble les "mauvais" mâles, mais aussi, possibilité d'attirer et d'intégrer les "bons" mâles, de leur procurer une sorte de foyer accueillant dans lequel ils auront tendance à revenir où à rester. Pour maintenir la cohésion du groupe, le partage des mâles doit se faire de façon équitable, même si cette notion d'équité peut, je suppose, être assez souple.

De ce point de vue, même si un mâle est intégré dans un groupe en tant que "simple ami", ce n'est pas si dramatique pour lui. Même si aucune des femmes du groupe ne se sent vraiment attirée par lui dans l'immédiat (et ce peut-être simplement parce qu'il n'a pas lui-même manifesté clairement un désir sexuel), il a été jugé en tant que "bon mâle", et on peut dire que c'est l'ensemble du groupe qui a une attirance latente pour lui. Avec le temps, il est possible qu'il trouve une partenaire dans le groupe, et même, qu'il en aie plusieurs successivement au sein du groupe. L'homme peut croire qu'il est passé de simple ami à super-tombeur. D'un autre point de vue, on peut dire qu'il a simplement été sexuellement géré, partagé ou transmis, dans le cadre d'un groupe. Paradoxalement, un mâle peut recevoir le statut d'ami parce qu'il est trop attirant : on ne peut pas le laisser partir, mais en même temps, plusieurs femmes sont attirées par lui, et si l'une d'elle le prend, cela peut menacer la cohésion du groupe, voire le détruire. La solution n'est pas forcément durable, mais elle permet au moins de temporiser.
Une femme qui est faiblement attirée par un homme peut quand même croire qu'il pourra plaire à son groupe ou à une femme du groupe. Il est alors tout aussi important de le "rameuter" : il pourra éventuellement servir à apaiser des tensions pendant qu'elle cherchera à séduire un homme qui l'attire plus fortement.

C'est peut-être aussi pour ça que les femmes ont ces pratiques de draguer en groupe, "pour s'amuser". Le but n'est pas que les mâles deviennent immédiatement partenaires sexuels de l'une ou de l'autre, mais de leur faire apprécier l'ensemble du groupe, qu'ils l'adoptent comme un foyer. Le groupe doit se montrer sous son meilleur jour (cohésion forte, compréhension mutuelle, entraide...) : même s'il est attiré par une des femmes, le mâle peut se désintéresser s'il juge le groupe défectueux, ne pouvant pas lui procurer un bon foyer.

Une femme qui est très belle, très attirante, peut inspirer des sentiments très ambivalents à ses pairs : d'un côté, elle peut beaucoup valoriser le groupe et lui attirer les meilleurs mâles ; de l'autre, elle risque d'accaparer les mâles, ce qui constitue une "mort génétique" pour les autres femmes du groupe (elles ne seront pas fécondées).
S'il le faut, le groupe peut avoir à se niveler vers le bas pour maintenir sa cohésion (c'est plus facile que de se niveler vers le haut).

Une femme très attirante, et dominante en même temps, peut réussir à imposer sa suprématie. Elle peut aussi, si elle est déjà satisfaite au niveau de son/ses partenaires sexuels, utiliser son charme simplement pour "rameuter" des hommes et rendre service au groupe, à ses amies (la dominance ne s'établit pas forcément de façon négative, elle peut se faire par des gentillesses et des cadeaux).

Une femme très attirante, mais qui n'est pas dominante, est très vulnérable : elle risque de monopoliser les mâles, elle n'apporte rien d'important au groupe, et le groupe sent qu'elle a quand même des faiblesses qui permettraient de se débarrasser d'elle.
L'ostracisme (exclue du groupe) combiné à la création d'une réputation de fille facile/salope est une punition grave : elle peut signifier pour elle une "mort génétique", et tout simplement, la mort. Même les mâles ne voudront pas s'occuper d'elle : aucun ne lui fera confiance pour être la mère de son enfant. Ils risquent même de développer un comportement de prédation vis-à-vis d'elle. L'homme couche avec elle et l'abandonne : si elle parvient à survivre seule et à faire survivre son enfant, même s'il n'y a qu'une petite chance que ce soit le sien, il n'y aura investi, de toute façon, ni temps ni énergie. Pour lui, c'est gratuit, c'est tout bénef.
Ceci explique sans doute en partie les phénomènes de viols/tournantes qui prennent pour cible des femmes qui ont déjà subi une "mort sociale" car on leur a fait une réputation de salope. Elles subissent ensuite "la mort par les mâles".

Je suppose que c'est à cause de ces enjeux, qui relèvent pourtant du passé, qu'aujourd'hui encore l'aspect social de la séduction féminine peut se révéler si cruel, à la fois primaire et machiavélique (bien sûr, les hommes sont aussi cruels, notamment avec les comportements de prédation suscité). C'est toute la puissance de calcul du néocortex humain, mise au service du cerveau primaire.
Pour lui, le bon vieux "Game", le jeu de la séduction, c'est une question de vie ou de mort.
On peut s'y entretuer. S'il gagne, c'est la vie éternelle (transmission des gènes). S'il perd, c'est la mort.


Matooo a écrit:
Tout les gars que vous appeler des "naturals" on dut capter les signaux des femmes. Une femme qui s'arrange pour croiser 3 fois ton regard dans une dizaine de minutes, c'est un signal. Faut avoir un peu de courage aussi, de montrer son intérêt.


Le regard, grand classique des signes d'intérêts et de la séduction féminine, vu et revu sur FTS, mais effectivement, je crois qu'on ne le dira jamais assez. Depuis que je fais pleinement confiance aux regards des femmes comme point de départ de la séduction, je me sens beaucoup plus "natural", et moins "try hard" (le mec qui se force). Bien sûr, ça peut ne pas marcher au final, mais c'est vraiment dommage de ne pas essayer.
N'oublions pas non plus qu'il sera toujours très angoissant pour les hommes qui n'ont pas l'habitude et essaient pour les premières fois de "sauter dans le vide" en se faisant confiance et en faisant confiance à ces regards. Je crois que cette confiance, hélas, se transmet difficilement avec de simples mots et injonctions au courage. Pour moi, elle est vraiment née quand, après avoir abordé des femmes qui lançaient ces regards, j'ai vu le visage de certaines s'éclairer comme une petite fille qui découvre enfin son cadeau sous le sapin de Noël.
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  • +2 (Intéressant) le 01.08.11, 13h40 par Lieutenant

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