[A] Des limites qu'on s'impose inconsciemment

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"Je cherche a me caser", "Je veux une LTR" ou, a l'inverse, "Je ne veux surtout pas me mettre avec quelqu'un". Voilà bien des petites phrases courantes ici et qui sont peut-être, selon moi, parmi les plus lourdes de sens.

Et si la plupart des échecs de couple étaient une conséquence plus ou moins direct de ces quelques mots?

Première variante : vouloir a tout prix se "caser"

Comment, du jour au lendemain, décide-t-on de "se caser"? La pression sociale et l'horloge biologique ne seraient donc pas des exclusivités féminines? 
Un ami me disait l'autre jour "Mon célibat me pèse, a 30 ans, il va falloir que je pense a me caser". Face a mon visage effaré, il m'a expliqué que s'il voulait pouvoir faire des projets et avoir des enfants, il devait y penser, qu'un couple apportait un confort qui le tentait, qu'il en avait marre que tout son entourage le fasse chier avec son célibat et qu'il arrivait a un âge ou il fallait apprendre a "être adulte".  
Ce n'est pas un cas isolé, cette phrase on peut la lire régulièrement ici dans les présentations.
Je me demande si c'est vraiment être adulte que de vouloir rester avec quelqu'un pour ses raisons. 
Quand on regarde ces couples quelques années après, ils ne se supportent souvent plus car chacun represente la prison de l'autre.   

Deuxième variante : refuser toute relation de plus de 3 jours

"Elle est super mignonne, intelligente, drôle et au lit c'est l'éclate. 
- Pourquoi tu ne l'as pas rappelée alors?
- Ah non, elle est très bien mais moi je suis pas du genre a me mettre en couple. Et puis je suis jeune, je profite."
L'opposé du cas précédent : plutôt que de chercher a faire marcher ce qui ne marchera pas, on fait capoter ce qui pouvait marcher. 
Certains le font pour éviter de souffrir plus tard, d'autres parce qu'ils courent encore après un ancien amour et certains juste par lâcheté. 
Peu importe la raison et la motivation, la fin sera la même. 

Et si les deux variantes n'étaient que les 2 faces d'un même sentiment, la peur? De finir seul pour l'un et de souffrir ou d'avancer pour l'autre?
Et si apprendre a se laisser porter par les choses était préférable parfois? Le besoin de tout contrôler fini par être mauvais quand il est permanent. Il est parfois bon d'admettre que certaines choses échappent a notre contrôle et que ce n'est pas pour autant un échec.  

Cet article est sûrement incomplet (même selon moi) mais ce sont des choses qui me paraissaient importantes a rappeler. 
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Intéressant) le 06.07.11, 19h07 par Lieutenant
  • +1 (Tout à fait !) le 06.07.11, 19h52 par Champion
  • +1 (100% d'accord) le 06.07.11, 20h03 par gekko
  • +1 (A lire) le 06.07.11, 21h24 par Terrigan
  • +1 (Ca va mieux en le disant) le 07.07.11, 10h07 par Llyandre
  • +1 (Constructif) le 07.07.11, 18h54 par LuxLisbon
  • +1 (+1) le 07.07.11, 22h10 par anthony13
  • -1 (lol) le 10.07.11, 00h18 par Lockedinsyndrome
  • +1 (A lire) le 10.07.11, 14h38 par Apotheose

Pas bete, mais tout n'est pas si simple.
Par exemple, dans le cas de celui qui ne souhaite pas s'engager, hormis la peur, il y a parfois un besoin, une envie d'aller voir a droite a gauche, comme le font très bien certains players. Il est mieux dans ce cas de voler seul que de rester en couple et tromper.
Cette peur que tu évoques a souvent une explication, comme tu le dis si bien, le tout c'est de savoir si elle est justifiée.
Mais c'est vrai que ça influe très fortement sur la suite des évènements à coup sur.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Absolument) le 07.07.11, 23h39 par Mooner

J'y ai pensé mais après tout, pour ceux la, il ne reste qu'a en parler avec la demoiselle. Elle sera peut être d'accord.

Globalement je suis d'accords, mais je trouve que c'est un peu réducteur. Ensuite il faut différencier le poids du célibat vers la 30 ans et après ("faut que je trouve la femme de mes enfants, ma compagne pour la vie") et le poids du célibat avant ("je me sens seul, je suis différents des autres, je veux une ltr").

D'autres pensées limitantes que j'ai vues ici, et que j'ai parfois aussi moi-même pensé quand j'étais plus jeune :
- "je me focalise à fond sur mon avenir professionel / mes études, et après je me focaliserai sur ma vie sentimentale",
- "il se pourrait qu'elle soit l'amour de ma vie alors je ne vais pas lui parler parce que je pourrais échouer avec elle, or si c'est l'amour de ma vie, je ne dois pas échouer",

Justement, le poids du célibat chez certains mecs après 30 ans montre bien que l'horloge biologique ne titille pas que les femmes malgré ce qu'en disent certains.

Je n'ai sûrement pas exploré toutes les raisons, cet article me parait grandement incomplet mais je suis plus dans une démarche qui consiste a ouvrir un questionnement et a laisser la possibilité a chacun de le compléter selon son expérience pour l'amener a remettre éventuellement en question ses propres limites.

Je ne suis peut être pas très claire mais j'aime le fait de laisser chacun utiliser la réflexion de base et l'appliquer comme il l'entend.

Champion, tes exemples sont bons dans le sens ou ils reflètent la réalité. On peut concilier plusieurs aspects de sa vie ou au moins essayer. Si ça ne marche pas ce n'est pas pour autant un échec.

C'est amusant, un collègue d'une trentaine d'années m'a tenu le même discours lundi soir : "j'en ai marre, j'ai dû avoir une quinzaine de nanas dans ma vie, je me suis assez amusé, je veux trouver celle que j'épouserai". Comme toi Mary, j'ai tiré une gueule de dix pieds de long et il m'a sorti le baratin habituel, que moi je ne pouvais pas comprendre, qu'il fallait bien une norme pour que les gens comme moi puissent se définir par opposition à cette norme, etc.
Bref, je suis plutôt partisane du 'voyons comment ça se passe'. S'il y a un vrai feeling avec un type qui devait n'être qu'un plan cul, ça ne sert à rien de le virer de ma vie par principe ; et inversement, ce n'est pas parce que je me sens seule un dimanche soir que je dois choisir n'importe qui comme petit ami.
Avoir des idées trop préconçues à la base, ça enferme dans un cercle fermé qui nous empêche d'évoluer.

D'autant plus qu'il dit s'être amusé avec 15 nanas dans sa vie, alors qu'on en connait un ici qui en a eu 15 juste depuis le début de l'année :mrgreen:

Venusian, il faut avoir couché avec combien de filles pour avoir le droit de tenir ce discours, selon toi ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Prends un peu de recul) le 07.07.11, 22h45 par Venusian

C'est pas une question de quantité mais simplement de maturité. C'est curieux, mais il y a un moment dans ta vie ou tu te dis que se poser avec une nana et faire des gosses ça serait pas mal. Je sais pas si c'est une horloge biologique ou un syndrome social résultant du fait de voir des gamins courir partout autour de toi quand tu passes une soiree avec des couples, toujours est-il que ce besoin s'exprime a un moment.

Djudj a écrit:
C'est pas une question de quantité mais simplement de maturité. C'est curieux, mais il y a un moment dans ta vie ou tu te dis que se poser avec une nana et faire des gosses ça serait pas mal. Je sais pas si c'est une horloge biologique ou un syndrome social résultant du fait de voir des gamins courir partout autour de toi quand tu passes une soiree avec des couples, toujours est-il que ce besoin s'exprime a un moment.

Je dis social en très grande partie au moins vue que :
- Les parents te font chier
- Les frères et soeurs aussi
- Plus ça va plus tes amis ont succombé
- Et deviennent chiant sur le sujet aussi

Si tu savais le nombre de gens qui me dise "Ho, mais t’inquiète pas, ça viendra" en parlant de l'envie de faire des gamins... Mais j'en veux pas moi de gamin.

J'ai du mal à envisager comment on peut avoir envie d'avoir un gamin, avant d'avoir trouvé la mère.
Quand on est amoureux d'une femme, qu'on est aligné sur les valeurs, qu'il y a un grand respect mutuel au-delà du rôle d'amants, que l'on veuille donner un prolongement familial à cela, ok.
Mais sans tous ces éléments, ça me paraît tellement abstrait :shock: que ça ne peut être que le résultat de croyances normatives que l'on a intégré (et en l'occurence, pas des croyances normatives masculines)

Enfin on peut aussi voir le gamin comme autre chose qu'un prolongement de la relation de couple... c'est d'ailleurs pour ça qu'on n'abonne pas ses gosses quand on divorce (en général).

Je pense pas qu'on aborde ça comme suite logique a une vie de couple quand on est célibataire. Je crois plutôt qu'on visualise ça comme une evolution personnelle ... un peu comme quand tu as envie d'avoir ton propre appartement, tu ne le visualises pas en détails, tu as simplement quelques idées.

Citation:
Enfin on peut aussi voir le gamin comme autre chose qu'un prolongement de la relation de couple... c'est d'ailleurs pour ça qu'on n'abonne pas ses gosses quand on divorce (en général).


Le "projet/envie d'enfant" et "l'enfant qui est là", c'est pas du tout la même chose, surtout pour un père. C'est surtout pour ça qu'on n'abandonne pas ses enfants quand on divorce : ils sont une réalité humaine tangible qui peut vivre au-delà du couple et même de nos propres vies. Par contre, c'est tout à fait possible que l'envie d'enfant s'en aille avec l'ex-future-mère, s'il n'y a pas eu de concrétisation.
Et accessoirement, ça me paraît sain car ça permet de réallouer de l'énergie disponible pour faire autre chose de constructif dans un nouveau cadre (re-célibataire) que poursuivre une chimère.

Djudj a écrit:
Je pense pas qu'on aborde ça comme suite logique a une vie de couple quand on est célibataire. Je crois plutôt qu'on visualise ça comme une evolution personnelle ... un peu comme quand tu as envie d'avoir ton propre appartement, tu ne le visualises pas en détails, tu as simplement quelques idées.


Je ne nie pas que ça existe : les témoignages rapportés dans cette discussion sont éloquents.
Mais si l'envie c'est l'enfant, et le couple, un moyen, je ne trouve pas ça sain.
C'est un peu comme si je disais "Putain, faut que je crée mon entreprise vite parce que là, j'ai envie d'être riche". Le désir d'entreprendre doit précéder le désir de richesse pour envisager le déroulement sereinement.
Pour moi, c'est le signe d'une société qui se stresse pour obtenir des "status symbols" (Je suis propriétaire, je suis papa, etc... être plutôt qu'agir) et qui ne sait plus prendre le plaisir de la prochaine étape, là où elle est.

Lieutenant a écrit:
Je ne nie pas que ça existe : les témoignages rapportés dans cette discussion sont éloquents.
Mais si l'envie c'est l'enfant, et le couple, un moyen, je ne trouve pas ça sain.
C'est un peu comme si je disais "Putain, faut que je crée mon entreprise vite parce que là, j'ai envie d'être riche". Le désir d'entreprendre doit précéder le désir de richesse pour envisager le déroulement sereinement.
Pour moi, c'est le signe d'une société qui se stresse pour obtenir des "status symbols" (Je suis propriétaire, je suis papa, etc... être plutôt qu'agir) et qui ne sait plus prendre le plaisir de la prochaine étape, là où elle est.


C'est pourtant ce que pas mal de nana trentenaires finissent par faire. Pression sociale ou besoin physiologique, je ne sais pas, mais sans être aussi impérative, l'envie se manifeste chez les hommes.
Ça reste une envie et certainement pas un besoin ... mais si tu es a ce moment la dans une situation favorable (couple équilibré) ben tu te lances.
Le truc c'est que c'est assez fugace et que pas mal de mecs regrettent ensuite de s'être embarqués là-dedans.
J'avais un pote, je dirais de profil natural. Il décrochais des numéros de nanas dans la rue sans même se poser la question. Il s'est mis avec une fille très mignonne (physique proche de Amira Casar) et ils ont eu un enfant sans se marier. On le pensait calmé, qu'il avait trouvé son équilibre et il semblait heureux d'être papa.
Et puis un an après il a tout laissé tomber ... sa nana, son gosse ... personne n'a compris ce qu'il a pu se passer dans sa tête.

Bon j'écris j'écris mais on s'est totallement écartes du sujet la non ?

Je reviens au sujet initial.

Je trouve que c'est un bel exercice de tacler les croyances limitantes.

Ma proposition :

Plus c'est difficile à l'avoir, mieux c'est

"You don't get extra points for difficulty". Cette croyance vous ferme à la possibilité de belles rencontres car vous dévalorisez une fille qui est tout simplement attirée par vous au premier regard. On peut comprendre un goût du challenge, mais dans une optique de bonheur amoureux, elle est clairement limitante. Accessoirement, ça va être chronophage et energivore. Vous avez rien d'autre à faire dans votre vie qui nécessite temps et énergie ? Ca vient peut-être de là...
Cette croyance est même néfaste car elle contient une autre croyance, sous-jacente, que l'on ne verbalise que rarement :

Il est impossible qu'une fille géniale soit directement attirée par moi

Vlan la croyance beta. Attendez : si vous êtes la crème des hommes, il est normal que les filles, y compris et surtout les plus belles, craquent pour vous. Après, s'il y a difficulté, c'est juste une question d'ambiance, d'état d'esprit du moment, etc. Mais admettez que miss SHB puisse fondre pour vous sans résistance.

Une autre un peu connexe :

Les filles simples, gentilles, souriantes qui disent souvent oui ne sont pas intéressantes

Qu'espérez-vous comme résultat autre que vous ramasser des filles pénibles et versatiles avec une telle croyance ? Dans le meilleur des cas, vous tombez sur une chouette fille qui a fait semblant pour le fun. C'est pas désagréable mais pourquoi se limiter à ça (et s'embarquer 100% des déglinguées dans le chalut) ?
Pourquoi une fille qui montre de grandes capacités d'adaptation, qui n'a pas besoin de créer des mélodrames dans sa relation "manquerait de personnalité" ? La verité, c'est que sa personnalité, elle l'exprimera différemment, trouvera de la compétition ailleurs, mais préfère que son couple soit un espace d'amour et de stabilité.

Un cas complexe :

Une fille bien ne couche pas le premier soir

Si en face, la fille a la même croyance, ça va coller. Mais vous allez foirer avec toutes celles dont ça n'est pas le cas :
- Soit vous couchez et vous allez la considérer comme une salope alors que ça n'en est pas une
- Soit vous couchez pas et vous allez vous priver d'une partie de jambe en l'air, voire vous allez qualifier de "bonne à marier" une fille qui vous convient pas parce que juste ce soir-là elle avait ses règles.
Notez que si vous vous débarrassez de cette croyance, ça n'occulte pas vos chances avec celles qui l'ont. Le tout est de sous-communiquer que votre tentative repoussée du 1er soir n'est pas bien grave et ne signifie rien, ce qui est naturel dès lors que vous n'avez pas cette croyance. La fille va sentir que vous ne portez pas de jugement sur elle parce que vous avez essayé et parce qu'elle vous a temporisé.
Donc elle est bien limitante.

Les disputes sont nécessaires dans le couple

... autant que les guerres sont nécessaires pour tracer des frontières. On arrive pourtant à de meilleurs résultats avec de la diplomatie. Le fait en plus de mettre la dispute comme une étape "nécessaire" va encourager à faire feu de tout bois. C'est-à-dire se disputer pour des sujets qui vraiment, n'apportent rien au couple en termes de "tracé de frontières". Que diriez-vous de "Je peux traiter mes émotions dans ou en-dehors de mon couple" ? Ca n'est pas plus productif en termes de filtrage ? La vie vous réservera son lot d'épreuves que vous aurez à surmonter ensemble. Inutile de s'en créer.
Il y a une utilité des disputes : mieux connaître l'autre. Mais pourquoi vouloir anticiper l'autre si votre investissement dans le couple est bien graduel et que vous n'avez pas la peur de l'abandon ? Laissez à l'autre sa part d'inconnu et ajustez ce que vous investissez dans votre couple en fonction de la visibilité que vous avez sur l'autre.

C'est dur d'être en relation avec une fille qui a une forte estime de soi

Pourquoi ? Vous faites un concours de bite (je vous rassure, le vainqueur : c'est vous) ? Vous vous sentez pas à la hauteur ?
Une fille avec une bonne estime de soi se révèle en général : gentille, indépendante et sure de son choix en matière d'hommes. Ca vous paraît difficile ?
Ho bien sûr, il faut lui apporter beaucoup, il faut qu'elle vous estime au moins autant qu'elle ne s'estime. Et il faut entretenir ça. Mais ça n'est pas dur : c'est juste une relation de couple normale de long terme.
Il suffit juste de piloter à vue quelqu'un animé des meilleurs intentions pour vous, et pas trop parasité par ses états d'âmes. Avec la croyance limitante, vous allez tenter d'en faire trop, ce qui traduit (à juste titre) des insécurités. Elle va le comprendre, elle va se barrer. Et ça va vous renforcer dans votre croyance qu'avec tout ce que vous avez déployé, ça n'a pas suffi.
Nb : une fille arrogante et ou égocentrique a en général une estime de soi très faible. Ne prenez pas les navets pour des carottes.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Constructif) le 08.07.11, 22h07 par LuxLisbon
  • +2 (Yesssss!) le 09.07.11, 01h47 par MaryMorgane
  • +2 (A lire) le 15.07.11, 03h05 par MaxRayne

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