Développer sa culture littéraire



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Ce topic s'adresse à ceux qui, n'ayant pas eu l'opportunité d'aquérir un minimum de vernis culturel au cours de leur scolarité, s'aperçoivent que cela leur fait défaut au fil de leur carrière, et plus simplement à tous ceux qui, s'intéressant de près ou de loin à la littérature, souhaitent élargir leur horizon.

Le conseil que je vous donne est très simple, et tient en quelques mots :

Imposez-vous quinze pages par jour.

Quel est l'intérêt?

Hé bien respecter cette discipline vous permettra de contourner le principal écueil qui se dresse lorsque l'on veut démarrer une activité qui nous sort de notre zone de confort : le temps.

Un lecteur moyen lit environ une page à la minute. Si donc vous vous astreignez à lire quinze pages par jour, cela revient à trouver quinze minutes dans la journée pour bouquiner.

Et ça, avec un peu d'imagination, les occasions ne manquent pas : pour terminer votre pause déjeuner, pour occuper votre trajet de métro, pour vous vider la tête en rentrant du travail ou avant de vous coucher...

D'autre part, au début, le manque de motivation et d'habitude aidant, vous risquez de trouver la lecture fastidieuse. Aussi se limiter à quinze pages / minutes dans la journée vous permettra de ne pas vous écoeurer avant d'être capable de lire plus et plus longtemps.

Enfin, pour ne rien gâter, en respectant cette règle simple, vous aurez lu en un an 36 lires d'une moyenne de 150 pages chacun. Sachant que la plupart des français ne dépassent pas 7 livres par an, vous vous hisserez très vite au-dessus du lot.

Certains d'entre vous le savent déjà, le savoir, c'est le pouvoir. Et "le pouvoir, c'est un aphrodisiaque absolu" (Kissinger).

N'attendez pas pour commencer à vous cultiver.
Qui a noté ce post :
Lanzana : 1 (A lire) le 07.02.10, 22h24

 
 

 
 

 
 

 
 

Je pense qu'il faudrait un petit peu élargir la question en repondant à la question lire quoi ?

je dirais en substance:

- ce que vous aimez
- des valeurs sûres
- des livres qui se relient entre eux


1) ce que vous aimez

Ne vous cherchez pas à lire des livres qui doivent être "absolument lus", mais dont le sujet vous est completement étranger. Vous risquez, apres avoir fait de grande resolutions, de vous epuiser tres vite et de ne pas finir les livres que vous vous etiez promis de lire.
Cela parait évident, mais lire quelque chose dont vous aimez le thème, vous donne une synergie hyper positive. Vous n'allez pas vous rendre compte des pages que vous avalez. Et petit à petit au fur et mesure de vos lectures, vos connaissances vont s'éguiser, et vous aller pouvoir lire des livres que vous auriez fermé au bout de 2 jours.

2) des valeurs sures

Cela peut etre de differentes sortes:
- des auteurs contemporains reconnus et primés
- des auteurs classiques, dont on sait que leur livre est une référence.
- une edition reconnus pour ses auteurs de prestige
- des livres recommandé par des amis.

Attention ensuite au style du livre. voulez vous des livres qui raconte une histoire? un livre qui analyse un theme? un livre drole, a suspense, description etc. Vous allez vite vous appercevoir que meme si c'est un auteur reconnu, le style ne vous convient pas. ne faites pas de l'acharnement à lire toute l'oeuvre d'un grand auteur qui est indigeste pour vous !!!

3)des livres qui se relient entre eux.

Ca c'est pour la culture generale. si vous voulez retenir quelque chose d'un auteur ou d'une thématique. Je vous conseille de lire plusieurs livre sur ce sujet commun. Attention il ne s'agit pas forcement de devenir specialiste du sujet mais de:
- prendre du recul, et voir le sujet, en relief, ou en plusieurs dimensions 1 livre vous donne 1 dimension.
- de pouvoir elargir le sujet vers des sujets voisins, et de voir que tout est liés. par exemple si vous aimez l'histoire un livre sur la revolution francaise peut vous faire deborder sur la politique, sur l'ancien regime, l'empire ou les relations internationales. idem un livre sur la cuisine peut vous faire deborder sur la production d'un ingredient, puis sur son economie, et sur les pays producteur. etc. etc. etc.
- de developper votre esprit critique et votre curiosité. ce que vous faites pour des livres, vous le ferez apres dans votre vie. Cela peut develloper aussi une certaine vision du monde, par les connexions que vous avez pu faire a travers les differnets livres.
il faut donc eviter de lire une succession de livres qui n'ont rien a voir entre eux, ou alors de temps en temps seulement. Car vous risquez non pas d'elargir l'esprit mais de ne rien retenir, de ne pas lire intelligement les livres qui n'ont aucun sens entre eux.
Qui a noté ce post :
Lanzana : 1 (Pertinent) le 07.02.10, 22h26

 
 

 
 

4) Ne vous contentez pas des livres : allez physiquement à la rencontre des mondes que vous rencontrez dans les livres !!!!!! Cela va donner un sens autrement plus fort à ce que vous lisez !!!!
Deplacer vous voyagez si il le faut !!! voyez des films, des expositions sur le sujet. etc. etc.

 
 

 
 

Fladrif a écrit:

Imposez-vous quinze pages par jour.




Salut,

Je ne suis pas du tout d'accord avec ça. La lecture doit être un plaisir. Il faut lire lorsqu'on a envie de lire.


S'imposer une discipline comme "15 pages par jour", c'est anti-artistique au possible, car c'est LE bon moyen de tuer l'énergie vitale qui pousse à l'expression.


Un livre, ça se lit, ça s'abandonne, et ça se reprend au gré de cette énergie indomptable.


Si vous n'êtes pas dans un bon jour, inutile de lire A la recherche du temps perdu de Marcel Proust, car les 15 pages que vous vous serez forcés à lire vous rentreront d'un oeil pour sortir de l'autre. Dans ces cas là, vous ferez du déchiffrage et non de la lecture.

 
 

 
 

Tu as raison sur le fait que l'envie est le meilleur des moteurs, mais combien d'heures passons nous chaque jour devant la télé ou bien à errer sur le Net ?

Un effort sur ce point amènera au plaisir de lire, et donc à l'envie.

 
 

 
 

15 pages par jour, c'est peanuts. Tu te prends ton livre avant de dormir, tu te détend et tu te lis un petit chapitre. C'est simple, agréable, et ça va tout seul. C'est juste une habitude à prendre (et optionnellement: ça cultive l'imagination, ça instruit, ça fait rêver, etc).
Pour ceux qui prennent les transports, ça fait passer le temps plus vite.

En ce qui concerne les apports:
¤ plus de culture générale (donc plus de répartie dans le game, facilité lors d'examen pour "enrober" une question que l'on ne maîtriserait pas forcément, moyen de se faire remarquer par ses supérieurs, par ses collègues, par les nanas, etc)
¤ du plaisir (vous prendrez plus de plaisir à lire le livre qu'à voir le film, pour les sceptiques, essayez et vous verrez. La logique est simple: le livre, vous créez votre univers, le film, le réalisateur vous impose le sien. CQFD)
¤ de la détente (par exemple, il est prouvé que rester devant un PC le soir inhibe les hormones responsables du sommeil. Ce qui n'est pas le cas de la lecture)
¤ le livre peut servir d'opener (voir même être la raison pour laquelle cette nana vous a abordé) / de routine / de DHV / de presse-papier (ça, c'est la touche humoristique du post, profitez-en :D) / etc.
¤ dans le cas des journaux, vous irez plus vite en lisant les gros titres et les quelques articles qui vous intéressent que de vous faire le journal de 20h + météo + publicité (Quinté / Loto / Queno). Maintenant, je donne raison aux radins, ça coûte 1€ et quelques (enfin bon, prix de la télé, redevance télé, abonnement satellite pour certains... Après c'est un choix de vie, personnellement, je n'ai pas approché une TV depuis plusieurs mois)

En ce qui me concerne, je suis un lecteur moyen (je dois faire une douzaine de bouquins dans l'année, dépendant du nombre de pages, ainsi que de nombreux journaux). J'ai un pote player qui se lit 4-5 journaux/magasines par jour et point de vue culture, je ne lui arrive pas à la cheville.

Maintenant, ça dépend aussi de ce que vous cherchez et de ce que vous voulez faire de votre vie. Si vous voulez finir avec une plante verte qui passe sa vie devant la starac, vous n'avez pas besoin d'être particulièrement cultivé. Maintenant, si vous voulez passer votre vie avec la jeune cadre dynamique qui réussit, il vaut mieux que vous ayez quelques sujets de conversations intelligents et intéressant dans vos tiroirs. Car en général, ça aide.

Enfin, point qui n'a pas été abordé:
¤ pour les livres qui se recoupent (thème, style, auteur, etc) une bonne technique est de faire ce que je faisait: vous commander sur un site du genre amazon et le site vous aiguille sur des sélections faites par critères. C'est pratique, mais ça prend vraiment sa dimension dans le cas de livres un peu particulier (genre les livres en langues étrangères, très récents, traitant de différents sujets scientifiques, etc)
¤ pour tous les livres dits "classiques", prenez votre carte de bibliothèque, c'est moins cher, et même si les bibliothèque n'ont plus la cote, on sait jamais sur quelle belle demoiselle on peut tomber.

My 2 cents

 
 

 
 

Electrik a écrit:
Je ne suis pas du tout d'accord avec ça. La lecture doit être un plaisir. Il faut lire lorsqu'on a envie de lire.

Dans un monde idéal, ça se passerait sans doute ainsi. Malheureusement, nous ne sommes pas dans un monde idéal et l'envie du moment est souvent mauvaise conseillère. Si on applique ce raisonnement à d'autres domaines, par exemple le sport qui doit aussi être un plaisir, vous risquer fort ne jamais en faire.

Comme quoi, s'imposer quelque chose n'est pas systématiquement négatif. Ce qu'il faut voir, c'est après, si vous en avez retiré une certaine satisfaction ou non.

 
 

 
 

Je vis dans le même monde que toi, et pourtant je fais de la musique, de la danse, je vais nager, et je lis par envie.


La littérature (et tout art en général) ne se rationalise pas comme un programme de révisions d'examens.


Le but visé dans le post initial, c'est de lire 36 livres de 150 pages par an, pour être au dessus du lot. Mais ça ce n'est pas de la lecture, c'est du déchiffrage à la chaine.


Ce qui compte ce n'est pas la quantité de caractères imprimés qui ont été déchiffrés par votre oeil, c'est que votre lecture ait été un moment d'intimité avec vous mêmes, et que cela vous ait transformé, que vous vous soyez senti vivre.


Lire ce n'est pas seulement déchiffrer les caractères contenus entre la première page et la dernière page d'un livre. C'est s'être arrêté sur le sens des mots, des phrases, sur leur résonance, sur les émotions qu'elles nous provoquent. C'est s'intéresser à ce qui est autour de l'œuvre lue : commentaires, résumés, adaptations cinématographiques, représentations, thèmes abordés, époque historique concernée, portée du livre, quel enseignement en tire-t-on, quel rapport entre soi et les personnages, biographie de l'auteur...

 
 

 
 

Citation:
Ce qui compte ce n'est pas la quantité de caractères imprimés qui ont été déchiffrés par votre oeil, c'est que votre lecture ait été un moment d'intimité avec vous mêmes

surtout avec l'auteur quand même. Sinon oui, il y a des daubes de 1000 pages et des petites perles de moins de 200 pages.
Mais choisir les bons bouquins c'est pas toujours facile.

Un truc qui peut se faire c'est commencer deux bouquins en même temps et les reprendre au fur et à mesure des envies. Pour cela choisir des univers, thèmes différents, pour varier selon les envies. Il faut bien sûr ne pas mettre trop longtemps un des deux livres en "pause" car la reprise est alors difficile.

 
 

 
 

Concernant le choix des bouquins, on peut toujours se promener dans une Fnac et choisir parmis les têtes de gondole parce que:
- aujourd'hui il y a peu de livres vraiment mauvais qui sont publiés
- peu de ces livres se retrouvent en tête de gondole
- certains des livres exposés sont accompagnés d'un commentaire du chargé de rayon qui pourra vous en parler en détails
- souvent le chargé de rayon est une charmante demoiselle
- il y a plus de chances que les filles que vous croisez aient lu les têtes de gondole que les autres livres, surtout parmis les publications récentes
- de toutes façons il est plus facile de discuter du dernier Amélie Nothomb que du dernier Dostoievski, ça donne moins l'impression qu'on essaye d'étaler sa culture.

Néanmoins, Dostoievski c'est très bien, et ça fait bien dans la bibliothèque.
Qui a noté ce post :
some1 : 0 (Et puis quoi encore ?) le 09.02.10, 10h12
mike mancini : -1 (OMG) le 11.02.10, 11h50

 
 

 
 

Je ne pense pas non plus que ce soit extrêmement intelligent de se "forcer" à "lire" quinze pages. C'est du déchiffrage, absolument. Ou alors il faut choisir des livres qui nous intéressent, mais du coup, plus besoin de se "forcer" à lire, n'est-ce pas ?

Quand j'avais dix ans (oui j'ai toujours été passioné de lecture), j'ai lu les Misérables. Aujourd'hui encore je me souviens de l'histoire, et je peux vous la raconter. C'était une démarche spontanée, et j'ai adoré le lire.

Il y a quelques années, ma prof de francais de l'époque m'a fait lire Le Roman de la Momie de Théophile Gautier. J'ai pas, mais pas aimé du tout. Je me suis forcé à le lire, comme un robot, parce que j'avais pas le choix. Je ne me souviens plus , mais alors plus du tout de l'histoire. Je suis même plus sur que ca parlait réellement d'une momie. D'ailleurs j'ai bloqué trois secondes avant de me rappeller le titre... Quand je le lisais, mes yeux lisaient, mon cerveau était ailleurs, et vingt pages après quand je reviens à la réalité, je me dis : "merde, ca fait vingt pages ou je bite pas un broc à c'qu'y'est marqué". Si c'est lire vingt pages qui rentrent dans un oeil, et sortent par l'autre, mettons que vous lisiez une page par minute, bin c'est quatre-vingt onze heures et quinze minutes de perdue dans votre année (non-bissextile yaw) =).

Donc si vous voulez vous imposer une discipline de lecture, c'est possible, mais faites le en vous bottant le cul pour faire la démarche d'acheter un livre qui vous plait, ou d'aller l'emprunter, ou en vous disant qu'il vous faut vous trouver un petit moment dans la journée, que vous pourriez consacrer à la lecture, à vous même.

Mais ne lisez pas for the sake of it, ca n'a aucun sens.

Mon humble avis.
Qui a noté ce post :
Electrik : 0 (Absolument) le 09.02.10, 11h54

 
 

 
 

Auscard a écrit:
Concernant le choix des bouquins, on peut toujours se promener dans une Fnac et choisir parmis les têtes de gondole parce que:
- aujourd'hui il y a peu de livres vraiment mauvais qui sont publiés
- peu de ces livres se retrouvent en tête de gondole
- certains des livres exposés sont accompagnés d'un commentaire du chargé de rayon qui pourra vous en parler en détails
- souvent le chargé de rayon est une charmante demoiselle
- il y a plus de chances que les filles que vous croisez aient lu les têtes de gondole que les autres livres, surtout parmis les publications récentes
- de toutes façons il est plus facile de discuter du dernier Amélie Nothomb que du dernier Dostoievski, ça donne moins l'impression qu'on essaye d'étaler sa culture.

Néanmoins, Dostoievski c'est très bien, et ça fait bien dans la bibliothèque.

C'est une blague non?

Car :
- bien sûr qu'il y a de belles daubes qui sont encore publiés.
- bien sûr qu'elles peuvent se retrouver en tête de gondoles.
- bon on va dire que pour ce point, les chargés de rayons peuvent te donner plus d'infos que si tu es tout seul à choisir, mais après...
- tu me dis dans quel magasin tu vas, car y a aussi souvent d'hommes à lunettes.
- ça dépend de tes cibles.
- moins facile de discuter du dernier Nothomb que du dernier Dostoievski (euh il est pas mort? ou alors le bagne en Sibérie ça conserve et il s'est transformé en Eternel Auteur au sens propre) car c'est, à mon avis, c'est un peu moins profond.

Et choisir ses lectures en fonction de ce que peuvent lire tes cibles et en fonction de ce que t'ilmpose gentiment la mouvance commune, c'est très beau pour le développement personnel.

Dostoievski ça fait encore plus de bien quand tu le lis que dans la bibliothèque.

 
 

 
 

some1 a écrit:
- bien sûr qu'il y a de belles daubes qui sont encore publiés.


À quelques notables exceptions, dont Marc Lévy, il est assez rare qu'un roman publié m'ait donné l'impression d'être mal écrit ou de totalement manquer d'intérêt. Et même dans le cas de Marc Lévy, je ne regrette pas d'en avoir lu un puisque ça me permet d'avoir une opinion sur cet auteur qui a tout de même pas mal de succès.

Après, il y a énormément de romans qui ne m'intéressent pas (je les repère souvent au résumé) ou ne me plaisent pas à la lecture, mais j'ai très rarement l'impression de perdre mon temps.

Citation:
- ça dépend de tes cibles.


En dehors des classiques que tout le monde a une chance d'avoir lu, les têtes de gondole sont bien plus visibles. Il sort quelques centaines de romans à chaque rentrée littéraire (deux fois par an), mais seules quelques dizaines sont mises en avant dans les librairies.

Naturellement, si tu te spécialises dans les étudiantes en littérature hollandaise, les têtes de gondole ne valent pas grand chose. Mais si tu dragues au hasard des rencontres, je pense que mon argument se tient.

Citation:
moins facile de discuter du dernier Nothomb que du dernier Dostoievski [...] car c'est, à mon avis, c'est un peu moins profond.


Citer Dostoievski dans la conversation, à moins que la fille n'en ait parlé en premier, ça fait frimeur. Elle aura l'impression que tu lances un nom connu d'auteur respectable pour donner l'impression d'avoir de la culture. Dostoievski est un de mes auteurs favoris, mais je préfère commencer par parler d'auteurs contemporains, et n'aborder les classiques que quand la personne avec qui je parle m'a déjà identifié comme lecteur.

Citation:
Et choisir ses lectures en fonction de ce que peuvent lire tes cibles et en fonction de ce que t'ilmpose gentiment la mouvance commune, c'est très beau pour le développement personnel.


C'est bon pour la culture générale, bien meilleur que de rester sur les quelques auteurs qu'on apprécie déjà et ne surtout pas courir le risque de découvrir quelque chose de nouveau.
Qui a noté ce post :
mike mancini : -1 (Et la marmotte ...) le 11.02.10, 11h55

 
 

 
 

Citation:
À quelques notables exceptions, dont Marc Lévy, il est assez rare qu'un roman publié m'ait donné l'impression d'être mal écrit ou de totalement manquer d'intérêt. Et même dans le cas de Marc Lévy, je ne regrette pas d'en avoir lu un puisque ça me permet d'avoir une opinion sur cet auteur qui a tout de même pas mal de succès.

Ca doit venir du fait que les auteurs savent maintenant quels nègres sous-traiter :-)
Me concernant, je trouverais dommage d'avoir perdu du temps à lire du Levy, y a tellement d'oeuvres intéressantes à lire et on aura déjà jamais le temps de tout lire...


Citation:
Naturellement, si tu te spécialises dans les étudiantes en littérature hollandaise, les têtes de gondole ne valent pas grand chose. Mais si tu dragues au hasard des rencontres, je pense que mon argument se tient.

Bon, je te dis tout de suite : je lis pour moi.

Citation:
Citer Dostoievski dans la conversation, à moins que la fille n'en ait parlé en premier, ça fait frimeur. Elle aura l'impression que tu lances un nom connu d'auteur respectable pour donner l'impression d'avoir de la culture. Dostoievski est un de mes auteurs favoris, mais je préfère commencer par parler d'auteurs contemporains, et n'aborder les classiques que quand la personne avec qui je parle m'a déjà identifié comme lecteur.

Dommage, avoir peur de parler de Dostoievski pour ne pas passer pour un frimeur, y a un problème. Si j'ai envie de citer Dostoievski, je le cite, j'en parle. Si la nana me regarde avec des yeux ronds et qu'elle pense que je frime tant pis pour elle. Après je n'en parlerais peut-être pas à tout le monde non plus, il faut calibrer.
Mais citer Nothomb, tu m'as tué là...

Citation:
C'est bon pour la culture générale, bien meilleur que de rester sur les quelques auteurs qu'on apprécie déjà et ne surtout pas courir le risque de découvrir quelque chose de nouveau.

Y a prises de risques et prises de risques. Déjà, avec les classiques, la prise de risque est minime, très, car là y aura sûrement quelque chose à exploiter.
Et déjà je pense, il faudrait faire le calcul, qu'on doit manquer de temps pour lire tous les romans des auteurs classiques.
Prendre le risque en lisant un bouquin en tête de gondole, pourquoi pas, y a des livres sûrement intéressant, mais de belles bouses à côté. Mais c'est sûr que ça rassure de pouvoir en parler avec d'autres qui n'auront pas vu que les rayons de la FNAC ne se cantonnent pas aux têtes de gondoles.


Je suis un peu agressif, certes, mais ça m'énerve quand dans un sujet où l'on parle de développer sa culture littéraire l'on vienne à parler de lire tout ce qui est en tête de gondole, c'est-à-dire tout ce dont on fait la pub.
O brave new world that has so beauteous people in't !

 
 

 
 

Auscard, j'espère qu'il t'arrive de faire des choses qui ne sont pas utiles.


Sur FTS on répète assez qu'il faut avoir sa propre personnalité. Alors commencez par ne pas orienter vos lectures en fonction de ce qui plaira (selon vous) aux femmes.

 
 

 
 

some1 a écrit:
Mais citer Nothomb, tu m'as tué là...


Quand je parlais de citer, je n'étais pas clair. Je voulais dire: mentionner. Je serais bien incapable de citer des phrases de Nothomb (ou de Dostoievski).

Citation:
avec les classiques, la prise de risque est minime, très, car là y aura sûrement quelque chose à exploiter.


Quand le risque est moindre, la récompense aussi, d'une certaine manière: on va probablement lire un chef d'oeuvre, mais que tout le monde a déjà lu et sur quoi tout a déjà été dit. Quand je lis un roman qui vient de paraître, je risque certes de lire quelque chose de moyen, mais je peux aussi découvrir un beau texte à faire partager.

Citation:
Mais c'est sûr que ça rassure de pouvoir en parler avec d'autres qui n'auront pas vu que les rayons de la FNAC ne se cantonnent pas aux têtes de gondoles.


De même, ne lire que des classiques doit être assez rassurant, puisque ça permet de pouvoir parler à ceux qui ne savent pas qu'il existe des auteurs de romans n'ayant pas vécu au XIXe.

Citation:
lire tout ce qui est en tête de gondole


Lire tout ce qui est en tête de gondole me semble difficile. Mais se fournir en lecture parmis ce qui est en tête de gondole, je le fais depuis des années et j'en suis très satisfait. J'ai lu plein de bons romans que je n'aurais probablement pas lu si j'avais dû attendre que leurs auteurs soient morts.

D'un autre côté, ce n'est pas un hasard si je revendique une part de conformisme.

 
 

 
 

Citation:
Quand le risque est moindre, la récompense aussi, d'une certaine manière: on va probablement lire un chef d'oeuvre, mais que tout le monde a déjà lu et sur quoi tout a déjà été dit. Quand je lis un roman qui vient de paraître, je risque certes de lire quelque chose de moyen, mais je peux aussi découvrir un beau texte à faire partager.

Non, tout le monde n'a pas lu tous les classiques : il y a par exemple ceux qui se ravitaillent en têtes de gondoles.
Et les classiques sont de beaux textes à partager aussi, si si...

Citation:
De même, ne lire que des classiques doit être assez rassurant, puisque ça permet de pouvoir parler à ceux qui ne savent pas qu'il existe des auteurs de romans n'ayant pas vécu au XIXe.

Non en effet, lire des classiques réduit l'ouverture d'esprit vu que ces oeuvres nous parviennent d'un autre temps, ou les têtes de gondoles n'existaient pas (oui, cette expression ne me revient pas quand on parle de culture car j'y associe directement les supermarchés).
Et il y a aussi des classiques du XXe siècle (essaie Orwell, Bradbury ou Huxley, ça pourrait changer ta vision de la culture), ou qui ont déjà creusé leur place, je pense à Mc Carty par exemple.

Citation:
Lire tout ce qui est en tête de gondole me semble difficile. Mais se fournir en lecture parmis ce qui est en tête de gondole, je le fais depuis des années et j'en suis très satisfait. J'ai lu plein de bons romans que je n'aurais probablement pas lu si j'avais dû attendre que leurs auteurs soient morts.


Pas pour autant que lire que des vivants est justifiable. Je ne saisis pas vraiment en quoi c'est incompatible de lire des classiques et des livres en tête de gondoles (je n'ai jamais dit qu'il n'y en avait pas de bons).
Je suis seulement contre le fait de ne lire que ce qui s'y trouve.

 
 

 
 

Ce n'est pas de lire les livres en tête de gondole qui pose problème, c'est le fait d'instrumentaliser la lecture à des fins utilitaristes (en l'occurrence pour draguer).

Il vaut mieux lire Frédéric Beigbeder parce qu'on avait envie de le lire (même juste par curiosité), plutôt que de s'être forcé à lire Marcel Proust juste pour draguer et bien paraître en société.

 
 

 
 

[troll]
Citation:
Il vaut mieux lire Frédéric Beigbeder parce qu'on avait envie de le lire (même juste par curiosité)

Il n'y a aucunes bonnes raisons de lire Frédéric Beigbeder.. à moins que ta famille soit retenue en otage par la bande des péteux masqués et que leurs conditions à sa libération soit la dite lecture..

Un mec qui n'a aucune expérience de la vie, je vois pas ce qu'il peut partager..[/troll]

Par contre je suis d'accord que faire quoi que ce soit dans le but d'être plus intéréssant avec les filles est une démarche vaine. Fait ce que tu aimes et tu seras intéréssant.

 
 

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