Discussion

Économie des rapports humains

Note : 4
lancé par Thedaze le 07.11.2018
4 réponses
dernier par Jalapeno le 08.11.2018, 08h53
Je lance le sujet. Peut on parler d'économie dans les rapports humains? Séduction, amitié, travail, voir même la famille...

Pour moi oui.
Les rapports qu'on établit avec l'autre est coûteux:
-en énergie
J'investis par ma présence et ma verbalisation-communication

-en temps
Le temps que je passe à construire un lien avec l'autre

-en émotions
Ascenseur émotionnel et sensations diverses et variées

Plus le rapport de force qui peut jouer selon le caractère de chacun.e.s, énergivore voir toxique selon les cas.

Bref, en ce moment je compte les points et je me positionne en fonction:
De ce que j'investis (coût)
De ce que je récupère (gain)

Toute relation trop coûteuse, donc non rentable, est au mieux reléguée au second plan et si ça me coûte vraiment un bras: je m'acharne pas, merci, adieu. Passons à autre chose.

Vivre dans la peur, ne se percevoir qu'au travers d'un prisme de peu de valeur, favorise les choix par défaut. Autrement dit: bonjour les relations à sens unique, toxiques, accablantes ou-et carrément corrosive psychologiquement parlant.
Ce qui vaut le coup de savoir qui on est et où on va. Connaître sa propre valeur, l'entretenir au minimum, la faire croître au mieux.

Qu'est ce qui me coûte le moins?
Qu'est ce qui me rapporte le plus?
-En fonction de mes valeurs morales: travail, famille, couple, argent, amitié... trouvez ce qui est important ou non.
-Et en fonction de sa propre valeur à soit.
Je sais que je suis bon dans tel ou tel domaine par exemple.
Je sais que j'ai certaines capacités.

Voilà ça peut sembler basique et très néo libéral mais pas tant que ça.

A vous les studios.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Constructif) le 07.11.18, 22h29 par Nonchalance
  • +2 (Très intéressant) le 08.11.18, 09h11 par valll
Intéressant.
Cependant j'ai envie de relever un point:
"Vivre dans la peur, ne se percevoir qu'au travers d'un prisme de peu de valeur, favorise les choix par défaut. "

Et si tout court, envisager les choses dans une dynamique économique favorisait de mauvais choix, du moment qu'on est pas en position de force? Et on ne peut l'être tout le temps.
Et ce que c'est pas anxiogène.
Une relation qui te coûte humainement peut aussi t'apporter sur d'autres plans, parce que tu gagnes de l'expérience etc.
C'est pas unidimensionnel, il ne faut pas se résumer à un instant t. Et même à des bilans réguliers en plus/moins.
Le pragmatisme, c'est que si tu restes dedans c'est que tu en as besoin. Sinon tu le fais pas, mais on fonctionne déjà à l'économie, par contrainte logistique et par fonctionnement mental (C'est prouvé). Donc, on a pas vraiment besoin de l'intellectualiser par le prisme de nos croyances qui sont erronées souvent.
Effectivement. On a l'impression que c'est du zapping social vu comme ça. Je pense qu'on s'affine avec le temps et les expériences en effet.

Après si je peux préciser, la force vient aussi de sa part de faiblesse. Accepter de pas aller bien tout le temps par exemple. C'est une force que d'être lucide par rapport à soit même non?

Par contre ton histoire de pragmatisme j'y crois pas. Tu peux rester dzns des situations pourries sans t'en rendre compte et t'en morde les doigts par la suite.
Tu peux même avoir conscience de te mettre dans la merde et continuer dans le mur. Je pense aux dépendances en particulier. Drogues, alcool, relation de merde. La conscience peut être là mais pour décrocher c'est autre chose.
Du coup l'expérience joue en effet. La connaissance des schémas pourries aussi.
Si à un moment il y a craquage dans le cycle vertueux ça soulève des questions profondes lié à la personnalité.

De plus les croyances sont pas toutes erronées. Tu crois bien en qlq chose? Quelque chose qui te porte pour continuer à avancer.
Je ne crois pas que ce soit quelque chose qui ait besoin d'être théorisé si ce n'est pour se sortir d'un schéma qui ne nous est pas favorable. Parce qu'autrement, c'est ce que tout le monde fait plus ou moins consciemment et de plus en plus.

Sauf que maintenant que tu en as conscience, tu échanges un modèle qui t'était destructeur dans cette économie mais un modèle activement recherché aussi, à un modèle sain et conscient. Mais effectivement, nous ne sommes pas que notre conscience, donc la transition peut être facile pour ce qui est des relations parce qu'elles sont friables, surtout dans les sociétés occidentales, il est aisé de donner une valeur plus ou moins importante à notre rapport à l'autre. Par contre quand il s'agit d'habitudes et/ou d'envies, ce n'est plus la même facilité.
Thedaze a écrit:
Peut on parler d'économie dans les rapports humains? Séduction, amitié, travail, voir même la famille...

Oui, sans doute, mais c'est une économie très subjective. Contrairement à l'économie réelle, il n'y a pas de repères objectifs qui fixe la valeur d'un rapport humain. On peut avoir une certaine valeur aux yeux de quelqu'un et une valeur complètement différente pour quelqu'un d'autre.
Du coup, comme Nonchalance, je ne suis pas certain qu'il soit possible / nécessaire de théoriser plus que ça là dessus, à part en se basant sur son propre ressenti.
A lire / A voir en ce moment sur FTS