Bon, je lâche un petit pavé vite fait avant que vous partiez trop dans tous les sens.
L'exemple de Showstopper avec sa sinusoïdale illustre parfaitement le principe.
L'emotional roller-coaster est une alternance continue de mixed-signals, souvent sur un axe positif / négatif, dans laquelle on crée autour d'un même thème des sensations bonnes / mauvaises.
C'est du "mindfucking", une technique de manipulation mentale qui a —je le rappelle—
pour but principal de déconnecter le cerveau logique d'une personne.
Ne confondez pas l'ERC avec le Push-and-Pull, qui est aussi un minduck, mais qui n'est pas basé sur le même principe : le P&P, comme son nom l'indique, consiste à alterner entre manifester son intérêt pour attirer la fille (pull) et la disqualifier pour la repousser (push).
Exemple de Push-and-Pull :
— J'adore vraiment ton parfum... (approchez, inspirez fort pour le sentir et reculez aussitôt) ...par contre, faut pas le respirer trop fort, il a comme une arrière-odeur de liquide vaisselle.
Il faut noter aussi que l'emotionnal roller-coaster s'utilise différement : non pas sous forme de "statement" comme le P&P, mais plutôt sous forme de story-telling, voir de pattern.
Exemple d'ERC :
J'adore les gamins, ils ont souvent 100 fois plus d'énergie que n'importe quel adulte. Quelque soit leur activité (Bien). Le problème, c'est qu'ils ont quand même le chic pour dépenser cette énergie à faire des conneries (Mal).
Le pire exemple que j'ai jamais eu, c'était mon frère, complètement à fond tout le temps le gamin, une vraie pile (Bien). Quand on le mettait dans son parc, il s'agrippait aux barreaux et il remuait comme un malade en sautant sur place, et du coup, il déplaçait le parc avec lui au fur et à mesure, comme si c'était une sorte de déambulateur géant (Bien : super marrant ce passage).
Mais un jour, quand on était aux sports d'hiver, et il avait quoi... 3 ans ? ce jour là , il a fait pareil avec la barrière du balcon (Peur). On était aux troisième étage (Et plus de peur encore). Il a tellement secoué que la barrière a cédé, et il est tombé la gueule la première, accroché à sa barrière, dans le vide (Choc). J'ai jamais entendu ma mère hurler si fort de toute ma vie. Je ne sais pas si tu imagines ce que peux être le cri d'une mère qui vient de voir son bébé tomber dans la vide, c'est un truc qui te déchire de l'intérieur (Mega-bad).
On a tout de suite foncé au balcon pour voir. Et rien, juste un trou dans la neige. Complètement affolés, à moitié en pleurs, on a dévalé les escaliers avec mon père. Ils avaient déblayé le parking la veille, du coup la neige s'amassait le long de l'hôtel, ça faisait un rempart énorme. En haut il y avait ma mère en pleur qui pointait la neige du doigt en criant : "Il est là , il est là !" mais c'était tellement épais qu'on ne voyait pas le haut du trou qu'il avait fait en tombant (Pression). Pire, en essayant d'escalader la motte de neige, les bords se sont effondrés sur lui. Ma mère hurlait de plus en plus, moi j'étais complètement déboussolé (Pression++).
Mais heureusement, mon père a eu le réflexe qu'il fallait : il a hurlé à ma mère de fermer sa gueule (Là , dislocation du cerveau). Et là ... En fait mon frère, quand il remuait ses barreaux, il faisait toujours "Babababababa... !!" et bien là ... on l'a entendu (retombée de pression). Il était là ce petit connard, enfuis sous la neige, mais toujours accroché à son putain de morceau de balcon, en train de le remuer en faisant "Bababababa... !". (Funny, méga-good, mon frère est sauf).
Alors, déjà , quand tu me vois moi, quand tu connais le genre de conneries dont est capable mon frère, et que tu te dis que tout ça, c'est dans mon génotype, j'ai beau aimé les gosses, je suis pas pressé d'en faire !