[A] Etes-vous une personne HSP (Highly Sensitive Person) ?

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Citation:
Aussi j'ai entendu dire que dans la psychologie, il y avait 2 courants de personnes "fermées" les unes vis à vis des autres :
- le courant psychanalytique (mais évidemment ils ne sont pas tous fermés),
- le courant comportemental et cognitif de Ellis avec sa "Rational Emotive Behavioral Therapy" [REBT]).


Le behaviorisme c'est utile principalement dans les cas de phobies, de TOC, etc... c'est pas du tout exclusif a la psychanalyse , c'est juste un autre cadre de thérapie et bien souvent ça s'accompagne de psychanalyse.

La psychanalyse ça a ses failles, ses poncifs et ce n'est certainement pas une solution miracle . Mais ça fonctionne quand même pas mal sur un grand nombre de personnes.

Il y'a d'autres type de thérapie (notamment la psychosocio thérapeutique) mais force est de constater qu'elles arrivent en complément/ bouches failles a une bonne psychanalyse. Donc commencer par là en y allant franco, mais avec une attention particulière posé au thérapeute. Basiquement si tu le sens pas tu changes jusqu'à trouver le bon , il ne faut pas hésiter.

Citation:
Paraît-il que l'efficacité d'une thérapie vient de toute façon à 40% du patient, puis du thérapeute (je ne sais plus, je crois 30%), puis quelque chose comme 15% du choix de la thérapie et je ne sais plus ce qu'étaient les autres facteurs.


Oui , oui et re oui. Une thérapie c'est principalement une démarche personnelle quoi qu'on en dise.

Citation:
D'un autre côté, j'ai aussi entendu dire dans un reportage sur la psychologie qu'avec toutes ces thérapies (environ 200) et cette mode, c'était à côté la pychiatrie la grande perdante de cette évolution Et que c'était vraiment un problème. Mais c'est quoi pour vous la psychiatrie ?
C'est juste "pour les fous" ?


Déja sans politiquement correct aucun les "fous" c'est quoi? En psycho on a toujours pas trouvé. Je pense que c'est même pas une question a se poser. La seule chose a savoir dans n'importe quel cas c'est "y'a t'il souffrance ou pas ?"

A part pour les grands psychotiques ok, mais bon ça fait trèèèèèèèès peu de monde.

Quand je dis psychiatrie c'est principalement pour le coté médecin en fait. Un psychiatre est un médecin avec des capacités de psychologue et j'ai tendance a préférer conseiller des gens qui savent ce qu'ils font si ils recommandent des medocs. Il ne faut pas voir la psychiatrie comme "l'endroit ou on enferme les fous" mais comme "la branche de la psy médicale" s'est tout .

En détail utile d'ailleurs, pour rebondir sur l'aspect médical : le psychiatre a la possibilité de prescrire des médicaments s'il l'estime utile. Le psychologue non (ça n'empêche pas certains de conseiller, mais ils n'ont pas le droit d'établir une ordonnance).

Et sinon, le psychothérapeute n'a pas été mentionné, pour avoir un tableau complet. D'ailleurs, je sais pas où ça en est au niveau légal, il était question de protéger le titre il y a quelques années, j'ignore si ça s'est fait ou si peut encore se déclarer psychothérapeute qui veut.

Ah tiens en fait j'ai trouvé ça qui explique pas mal : http://www.pratique.fr/psychologue-psyc ... ences.html

J'avoue, je suis un HSP, je suis impul


[ah tiens un numéro qui m'apelle...

...ah, un nnn...black qui parle pas bien français en plus, tant pis]


sif donc, je réagi super mal, en particulier aux attaques directes, et qui viennent de personnes que j'affectionnent (et que j'affectionne surement plus qu'elles ne m'affectionnent tiens)

Tenir les choses à coeur
Je remonte ce sujet mais comme - justement je suis un hypersensible - c'est quelque chose qui me tient à coeur. Je pense que c'est quelque chose qui est bon à savoir quand on sarge, car cela veut dire que nos réponses émotionnelles seront différentes de celles des autres. Différentes, car plus importantes.

Parfois je pense à quand FrenchKiss écrit "fais attention à ne pas trop prendre les choses à coeur". Le problème c'est qu'il y a effectivement ces personnes qui prennent les choses à coeur, qui "processent" une information d'abord par "le coeur", puis par "la raison". Comme le "F" du profil MBTI. Comme j'ai pu le retrouver dans d'autres lectures.

Je me reconnais tellement dans ce profil et il y a tellement de personnes qui me disent "mais pourquoi tu réagis comme ceci ou comme cela ?" et qui ne s'y reconnaissent pas et même que ça choque presque. Et même par rapport à mes proches, même dans la famille, je réagis de façon plus intense.

Inné

Je pense vraiment que c'est même plus de l'inné que de l'acquis, et tant pis si dans notre société c'est dévalorisant d'être sensible. Il faut apprendre à accepter et faire avec. Pas le choix. Tant pis si on se fait traiter de "pédale", on ne peut pas toujours correspondre à un moule parfait, être comme les autres.

Personnellement, j'aimerais mieux être un mec distant froid et classe mais je ne suis pas comme ça. Et un jour je l'accepterai. J'espère que ceux qui se sentent concernés s'accepteront aussi.

Je suis sûr de cette "théorie" car de par mon expérience comme quoi :
1/ le seuil de tolérance d'un stimulus sensoriels est simplement plus rapide à activer,
2/ les stimulus sont processé émotionnellement, puis rationnellement.


Exemples

Ce qui se vérifie dans mon expérience :
- je ne supporte pas les films d'horreur car il y a trop de stimulus (son fort, lumière forte qui alterne avec son faible, lumière faible), je saute sur mon siège quand je vois des films comme Scream où il y a beaucoup d'effets de surprise, c'est limite de l'attaque cardiaque, je ne peux pas.
+ l'interrogation qui fait que je processe émotionnellement et me dit après "et si ça se passait vraiment ?". Ce qui a fait que j'ai du quitter le cinéma quand je suis allé voir "La Route" lors de la scène cannibale du garde-manger terriblement réaliste. J'ai mis 2 heures à m'en remettre alors qu'un pote est resté, ma famille l'a vu, des amis aussi et personne ne l'a vécu comme moi.

J'ai honte de ne pas réussir à regarder des films d'horreur. Je me fais violence parfois, car il peut y avoir aussi de bonnes histoires, mais je n'y vais pas spontanément. Je connais quelqu'un du même genre qui se forçait à en regarder quand il était ado. Sa mère disait qu'il faisait constamment des cauchemars... C'était clairement un sensible, mais il ne l'acceptait pas, à cette âge où ado, disons les choses clairement, on est vraiment con.

D'autres ne ressentent rien, car ils sont bien moins "sensibles" physiquement, et ils arrivent à se dire "c'est du cinéma", à rester plus rationnel.

- avec certains profs, que ce soit de musique ou de voile, je finissais en pleurs avec certaines remarques, car je donnais certainement à certains propos des interprétations qui n'étaient pas les bonnes, d'ailleurs mon hypnothérapeute m'a dit que chaque mot résonnait en moi, qu'elle devait faire différemment d'avec les autres,
-> C'était difficile dans l'enfance, et l'adolescence, et même après, car étant "à fleur de peau", on en est aussi considéré comme colérique, ou à l'inverse très sympathique.

- j'ai changé d'open space à cause d'un mec qui renifle (or 4 autres personnes y travaillent sans le remarquer ni même éprouver de gêne), je me bouche les oreilles quand j'entends les rails crisser à certains endroits dans le métro (or je ne vois presque personne d'autre le faire), on me dit souvent que j'ai un bon odorat, je suis très réceptif aux personnes tactiles (comme mon ex), je ressens les émotions des autres, si j'ai faim il m'est impossible d'oublier et de rester plongé dans autre chose,
-> Les 5 sens sont très "connectés". Est-ce dû à la société occidentale qui renie le corps ? Je ne crois pas non.

Je pense que c'est important de parler de ça, car c'est quelque chose qui - visiblement ne concerne pas tout le monde - les remous créés par cet article prouvent bien qu'il ne s'agit pas d'un cold reading), mais que les concernés doivent apprendre à composer avec quelque chose qui peut être une faiblesse mais aussi un atout en séduction:

Je connais 3 femmes avec lesquelles je suis sorti qui - certainement très sensibles elles-mêmes - aimait beaucoup cette part de moi (contrairement à d'autres filles), et cela m'a vraiment surpris de l'entendre "tu es sensible, tu me donnais l'impression d'être si distant..." et du coup elle était plus investie dans la relation, ou la fille était super câline, c'était vraiment bien, peut-être que - je suis désolé ça va faire fleur bleue - les besoins en "câlins", en attentions sont plus important chez les personnes dans mon genre.

Peut-être parce qu'il est vraiment plus nécessaire pour nous de trouver un moyen de calmer les stimulus extérieurs qui ont provoqué des émotions négatives facilement... Une question de balance.


Burn-out
Si j'en parle c'est aussi pour que - s'il y a des mecs ici qui ont ça - ils fassent attention au "burn-out". Et qu'ils écoutent leur corps avant tout. On a qu'un seul corps, on peut avoir plusieurs copines. Il vaut mieux éviter de jouer les cadors, de se torturer, et ne pas hésiter à aller contre ceux qui vous poussent là où vous ne vous sentez plus capable de gérer émotionnellement.

Un jour un mec de la communauté m'a envoyé sur un set FFFF (4 filles), et j'ai balancé un opener fonctionnel "dites-moi qu'est-ce que vous pensez des cols en V ?". Une fille m'a envoyé avec un ton bien désagréable "vous n'en avez pas marre de demander des conneries aux filles ? vous avez lu ça où ?"
Je l'ai mal vécu plusieurs semaines après. C'était exactement le genre de conneries qu'il ne fallait pas me faire faire. Et au fond de moi je le savais bien pourtant. Si vous avez "peur" c'est bien pour une raison. Attention, ne faites pas rien ! Mais exposez-vous aux autres progressivement. Surtout si vous vous reconnaissez dans ce que j'ai écrit.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Intéressant) le 04.11.11, 15h16 par shadonkey

Champion a écrit:
Vous sentez-vous concernés ?

Moi oui. Cela me parle énormément. Un truisme, une sorte de cold-reading, un nouveau terme à marketer en psychologie ? Je n'en suis pas si sûr.

....

PS : pour moi cette découverte là est une révélation, j'espère que ça aidera certains parmi vous.




Il aurait peut-être fallu commencer par là...

Enfin bref, et bon courage.

Champion a écrit:
Tenir les choses à coeur
Je remonte ce sujet mais comme - justement je suis un hypersensible - c'est quelque chose qui me tient à coeur. Je pense que c'est quelque chose qui est bon à savoir quand on sarge, car cela veut dire que nos réponses émotionnelles seront différentes de celles des autres. Différentes, car plus importantes.

Parfois je pense à quand FrenchKiss écrit "fais attention à ne pas trop prendre les choses à coeur". Le problème c'est qu'il y a effectivement ces personnes qui prennent les choses à coeur, qui "processent" une information d'abord par "le coeur", puis par "la raison". Comme le "F" du profil MBTI. Comme j'ai pu le retrouver dans d'autres lectures.

Je me reconnais tellement dans ce profil et il y a tellement de personnes qui me disent "mais pourquoi tu réagis comme ceci ou comme cela ?" et qui ne s'y reconnaissent pas et même que ça choque presque. Et même par rapport à mes proches, même dans la famille, je réagis de façon plus intense.

Inné

Je pense vraiment que c'est même plus de l'inné que de l'acquis, et tant pis si dans notre société c'est dévalorisant d'être sensible. Il faut apprendre à accepter et faire avec. Pas le choix. Tant pis si on se fait traiter de "pédale", on ne peut pas toujours correspondre à un moule parfait, être comme les autres.

Personnellement, j'aimerais mieux être un mec distant froid et classe mais je ne suis pas comme ça. Et un jour je l'accepterai. J'espère que ceux qui se sentent concernés s'accepteront aussi.

Je suis sûr de cette "théorie" car de par mon expérience comme quoi :
1/ le seuil de tolérance d'un stimulus sensoriels est simplement plus rapide à activer,
2/ les stimulus sont processé émotionnellement, puis rationnellement.


Exemples

Ce qui se vérifie dans mon expérience :
- je ne supporte pas les films d'horreur car il y a trop de stimulus (son fort, lumière forte qui alterne avec son faible, lumière faible), je saute sur mon siège quand je vois des films comme Scream où il y a beaucoup d'effets de surprise, c'est limite de l'attaque cardiaque, je ne peux pas.
+ l'interrogation qui fait que je processe émotionnellement et me dit après "et si ça se passait vraiment ?". Ce qui a fait que j'ai du quitter le cinéma quand je suis allé voir "La Route" lors de la scène cannibale du garde-manger terriblement réaliste. J'ai mis 2 heures à m'en remettre alors qu'un pote est resté, ma famille l'a vu, des amis aussi et personne ne l'a vécu comme moi.

J'ai honte de ne pas réussir à regarder des films d'horreur. Je me fais violence parfois, car il peut y avoir aussi de bonnes histoires, mais je n'y vais pas spontanément. Je connais quelqu'un du même genre qui se forçait à en regarder quand il était ado. Sa mère disait qu'il faisait constamment des cauchemars... C'était clairement un sensible, mais il ne l'acceptait pas, à cette âge où ado, disons les choses clairement, on est vraiment con.

D'autres ne ressentent rien, car ils sont bien moins "sensibles" physiquement, et ils arrivent à se dire "c'est du cinéma", à rester plus rationnel.

- avec certains profs, que ce soit de musique ou de voile, je finissais en pleurs avec certaines remarques, car je donnais certainement à certains propos des interprétations qui n'étaient pas les bonnes, d'ailleurs mon hypnothérapeute m'a dit que chaque mot résonnait en moi, qu'elle devait faire différemment d'avec les autres,
-> C'était difficile dans l'enfance, et l'adolescence, et même après, car étant "à fleur de peau", on en est aussi considéré comme colérique, ou à l'inverse très sympathique.

- j'ai changé d'open space à cause d'un mec qui renifle (or 4 autres personnes y travaillent sans le remarquer ni même éprouver de gêne), je me bouche les oreilles quand j'entends les rails crisser à certains endroits dans le métro (or je ne vois presque personne d'autre le faire), on me dit souvent que j'ai un bon odorat, je suis très réceptif aux personnes tactiles (comme mon ex), je ressens les émotions des autres, si j'ai faim il m'est impossible d'oublier et de rester plongé dans autre chose,
-> Les 5 sens sont très "connectés". Est-ce dû à la société occidentale qui renie le corps ? Je ne crois pas non.

Je pense que c'est important de parler de ça, car c'est quelque chose qui - visiblement ne concerne pas tout le monde - les remous créés par cet article prouvent bien qu'il ne s'agit pas d'un cold reading), mais que les concernés doivent apprendre à composer avec quelque chose qui peut être une faiblesse mais aussi un atout en séduction:

Je connais 3 femmes avec lesquelles je suis sorti qui - certainement très sensibles elles-mêmes - aimait beaucoup cette part de moi (contrairement à d'autres filles), et cela m'a vraiment surpris de l'entendre "tu es sensible, tu me donnais l'impression d'être si distant..." et du coup elle était plus investie dans la relation, ou la fille était super câline, c'était vraiment bien, peut-être que - je suis désolé ça va faire fleur bleue - les besoins en "câlins", en attentions sont plus important chez les personnes dans mon genre.

Peut-être parce qu'il est vraiment plus nécessaire pour nous de trouver un moyen de calmer les stimulus extérieurs qui ont provoqué des émotions négatives facilement... Une question de balance.


Burn-out
Si j'en parle c'est aussi pour que - s'il y a des mecs ici qui ont ça - ils fassent attention au "burn-out". Et qu'ils écoutent leur corps avant tout. On a qu'un seul corps, on peut avoir plusieurs copines. Il vaut mieux éviter de jouer les cadors, de se torturer, et ne pas hésiter à aller contre ceux qui vous poussent là où vous ne vous sentez plus capable de gérer émotionnellement.

Un jour un mec de la communauté m'a envoyé sur un set FFFF (4 filles), et j'ai balancé un opener fonctionnel "dites-moi qu'est-ce que vous pensez des cols en V ?". Une fille m'a envoyé avec un ton bien désagréable "vous n'en avez pas marre de demander des conneries aux filles ? vous avez lu ça où ?"
Je l'ai mal vécu plusieurs semaines après. C'était exactement le genre de conneries qu'il ne fallait pas me faire faire. Et au fond de moi je le savais bien pourtant. Si vous avez "peur" c'est bien pour une raison. Attention, ne faites pas rien ! Mais exposez-vous aux autres progressivement. Surtout si vous vous reconnaissez dans ce que j'ai écrit.


d'abord merci de ton témoignage qui m'apporte beaucoup. Je viens de découvrir l'hypersensibilité et je me rend compte que je rentre totalement la dedans... a la différence que je ne suis pas autant affecté par les films d'horreur (je fais la part des choses entre réalité et fiction). Mais sinon j'ai tous les "symptomes" de l'hypersensibilité. J'ai un wings assez investis en moi et il est assez souvent désesperé par ma manière d'etre avec les filles. En effet je ne controle pas mes sentiments et je suis très sensible a la moindre remarque et au moindre gestes de la personnes. Ce qui fait que je réfléchis beaucoup a tout ces gestes... hors sa ne m'apporte qu'une souffrance supplémentaire. Merci de m'avoir éclaircit et a l'avenir je pense que le faite de l'assumer est la meilleure des solutions.

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