Yop!
Je voulais juste répondre par mon avis sur la question, car le texte que tu as écrit est très intéressant.
Ce que je pense, c'est que tous nos malheurs, insatisfactions, gênes, etc. dans la vie viennent simplement du fait que nous résistons à l'instant présent. Je rejoint parfaitement Tolle sur ce point. C'est à dire que soit je veux avoir quelque chose que je n'ai pas, soit je ne veux pas quelque chose que j'ai. C'est vraiment à prendre au sens égotique, pas au sens des pulsions.
Donc le but ultime, c'est que l'intérieur et l'extérieur s'accordent. Ce que je veux et ce qui est en réalité doivent coïncider parfaitement.
De ce constat, il y a deux écoles.
La société actuelle, qui est celle de l'hyper-contrôle, voudrait que nous influencions nos vie pour avoir ce que nous voulons et pour virer ce que nous refusons. Mais vouloir tout contrôler, c'est se mettre dans un mode de pensée qui va engendrer une quantité phénoménale de peurs, de stress, et de souffrances.
Ton bouquin a écrit:
Les frustrations qu'engendre la poursuite de ces buts provoquent de la colère, de la peur, de l'envie, de la suspicion, du souci, de l'angoisse, de la culpabilité et des décisions malheureusement contraires à l'éthique et la morale et leurs conséquences. Les problèmes de long terme font que les gens deviennent émotionnellements instables et insatisfaits de leurs vies et recherchent constamment le changement et/ou l'allègement momentané ou la diversion.
D'autant plus qu'il est impossible d'avoir un contrôle total sur ce qui est en train de se passer là , dehors. Et puis même, on peut pas imaginer un monde avec 6 milliards d'individus qui ont tous tout ce qu'ils veulent. Ça exploserait forcément.
Donc, nous arrivons au deuxième constat.
Si je ne peux pas changer l'extérieur pour qu'il s'accorde parfaitement avec moi, peut être que je peux me changer moi pour pouvoir m'accorder totalement avec l'extérieur, quoiqu'il arrive. C'est ce que toutes les sagesses du monde nous indiquent depuis les débuts de la civilisation.
Toutes mes frustrations, toutes mes peurs, toutes mes souffrances proviennent du fait que je résiste à ce qui est en train de se passer, à ce qui va se passer, ou à ce qui pourrait éventuellement se passer. Je veux absolument que ma réalité soit d'une certaine manière, et pas d'une autre.
Mais peut être que je peux changer.
C'est le sens profond du lâcher prise finalement.
Sincèrement, je pense qu'elle est là , la clé. Si je me moque de ce qui m'arrive, alors je suis toujours en accord avec le présent. Ça veux pas dire que je vais pas travailler à améliorer ma vie, ça veux dire que j'envisage toutes les éventualités sans avoir la moindre peur. Ça n'est pas forcément facile, mais je pense que pour être heureux, il faut être capable tout perdre, tout laisser tomber, sans compromis, et sans le moindre regret.
Si je suis capable faire ça, alors j'entre dans un état de paix totale et de bonheur absolu. C'est l'ataraxie des philosophes. Je n'ai plus de
besoin vis à vis de l'extérieur, donc je suis toujours parfaitement bien là où je suis, où que je sois.
My 2 cent.