Si je comprend bien, tu es embêté par deux choses au moins:

Ëtre pris à l'improviste par «l'instant»

Ne pas sentir la sensation de bien-être de manière permanente.
En ce qui concerne l'instant qui surgit à l'improviste, cela veut généralement dire que tu étais accaparé par autre chose que la réalité qui se déroule à l'extérieur de toi à ce moment-là , donc pas en train de vivre l'instant présent. Je fais cependant une nuance, vivre l'instant présent ne signifie pas de se couper de son vécu intérieur. Il s'agit plutôt de l'harmoniser avec la vie qui se déroule à l'extérieur, de manière telle que tu puisses être conscient des deux en même temps.
Donc, comment faire pour être conscient de ce qui arrive à l'intérieur et à l'extérieur de soi en même temps? Pour ma part, j'essaie de ne pas me laisser emporter par le torrent de mes pensées (
http://www.frenchtouchseduction.com/board/les-pensees-negatives-vt4384.html). La même chose est vraie pour les émotions moins intéressantes: il faut faire en sorte qu'elle passent d'elles-mêmes le plus rapidement possible.
Pour le second point: comment faire pour vivre le bien-être de manière permanente? Je ne sais pas si c'est possible, mais j'ai ma petite idée sur la manière d'augmenter la fréquence et la durée du bien-être. Tout d'abord, une petite métaphore ZEN:
Notre intérieur est comme un jardin. Y poussent des graines de bonheur et des graines de souffrance. Notre pleine conscience (notre capacité à vivre l'instant présent) peut se porter sur les graines de bonheur ou encore sur les graines de souffrance. Cette pleine conscience est comme le soleil, il fait pousser les graines, qui deviendront alors plus influentes dans notre vie.
Lorsque nous vivons des émotions négatives et que nous nous y accrochons (par exemple: ce prof-là est con, ça n'a pas de sens ce qu'il nous demande, etc, etc... Ah oui, il est vraiment con, bla bla....), nous faisons pousser des graines de souffrance, qui nous amènerons à nous sentir plus mal dans le futur. L'inverse est aussi vrai pour les graines de bonheur.
Donc, avec l'usage de notre pleine conscience, il est possible de faire pousser davantage les graines de bonheur que les graines de souffrance; par exemple en refusant de chialer, de se plaindre, de broyer du noir et en refusant de surenchérir lorsque nos amis chialent, se plaignent, etc.
Pour augmenter notre temps de bien-être, il faut donc être capable d'utiliser notre pleine conscience pour détecter nos émotions négatives, pour s'apercevoir quand nous les nourissons et pour être capable d'avoir la patience de les regarder passer sans rien faire, comme on regarde passer un nuage.
C'est une méthode longue, soit, mais qui paye à l'usage car, tout comme la séduction, l'entrainement nous permet de devenir meilleur.