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Fork=De l'importance de la conversation

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le 09.04.2019 par Thedaze

1 réponses / Dernière par Onmyoji le 09.04.2019, 17h26

Petit fork sur la conversation :)
[quote =Onmyoji]
La conversation, on la souvent dit, ne compte pas, parce que souvent on ne se souvient pas de comment on les aborde et elles non plus. Ce qui compte c'est l'impression que tu laisses, pas ce que tu fais ou ce que tu dis.[/quote]

J'ai eu du mal à avaler mon café en lisant ça ahah

Par expérience, + les retours que j'ai pu avoir, sans compter les nombreuses observations de terrain...
Franchement c'est un tout, autant il y a des gens qui ne séduisent de prime abord qu'au travers de leurs physiques, mais fermons ce non-débat là. On sait. Quand on est beau on plait c'est tout.

Néanmoins la conversation reste un art part entière et une belle manière de séduire quelqu'un. SURTOUT si vous tombez sur une personne sapiosexuel. Mais même pour les autres, un peu de conversation, des traits d'humours ou carrément une sacrée répartie sont souvent bienvenue dans les rencontres.

Sans en faire des caisses non plus, d'où l'art de savoir fermer sa gueule au bon moment et de passer à l'action. Ou de se casser d'interaction le cas où ça devient houleux.

Il y a quelques années j'avais un binôme incroyable en impro. Un mec brillant, drôle et débordant d'énergie. Cocktail éclatant le papier, on aurait pu croire que c'était le tombeur facile doublé du séducteur percutant. Hors ce gars était la plupart du temps seul, se demandant ce qui clochait. Le problème principal: ce mec ne s'arrêtait jamais de parler ou de rebondir sur le moindre détails lors de ses rencontres. Un côté qui devenait lourdingue et envahissant pour tout le monde.
Dans ce sens j'ai tendance à penser qu'il faut savoir s'arrêter au bon moment.

A contrario j'ai eu un autre binôme très timide, souffrant de bégaiement aigüe. Impossible de sortir un mot à la première approche sans se prendre les pieds dans le tapis. Pareil: un solitaire de plus dans l'univers des célibataires de longue durée. Je pense que le théâtre l'a beaucoup aidé. C'est fou l'évolution des gens parfois. :)

Personnellement je ne suis pas un énorme parleur, par contre je parle rarement pour rien dire. J'adore les punchlines autant que les conversations profondes. N'étant pas hyper beau, n'y très grand, ni très balèze, je trouve dans le phrasé une source inestimable de charme, ne plaisant pas à tout le monde certes. Mais qui plait à tout le monde ne plait au fond à personne.
Je n'enlève rien au charisme qui se passe de paroles: la façon de se tenir, le regard, la façon de se mouvoir. Super important. Mais il faut tout de même à un moment, surtout en tant qu'homme, aller au devant de la conversation pour susciter un minimum d'attention. Bon dans certains types de situation, arrosé une nanas à la bouteille de champagne marche aussi, mais on est pas tout le temps dans des soirées WTF?

Après peut être que j'en fait trop, peut être que je prête trop attention aux échanges que je peux avoir avec les gens... Il m'est arrivé de conclure sans dire beaucoup de choses. Il m'est arrivé de me prendre des râteaux en racontant de grosses conneries qui ne faisaient rire que moi. Mais pour autant des mots sont sorties de ma bouche et il y a eu un échange avec l'autre.
Ah mais tu prêches un convaincu, pour moi la conversation c'est une source de sophistication. Donc un plaisir de bien la faire.
Mais ce que je voulais dire c'est que ce n'est qu'un vecteur. Et qu'en dehors de rares occasions il ne s'agit pas de se prendre la tête à chercher le mot juste quand la toute base est de convoyer la bonne impression, le bon ton, d'avoir les bonnes réactions et le bon état d'esprit, surtout quand au départ on sait pas quoi dire parce qu'on est convaincu de pas avoir grand chose d'intéressant à dire. C'est juste le niveau suivant. Avant de s'amuser à faire des bosses faut déjà savoir skier.
Je développerai plus tard, mais sinon, oui, je suis pour l'art de la belle parole.