[article] identifier et vaincre ses peurs...

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La peur d'aimer.

Ce que je vais raconter de Françoise je pourrais tout aussi bien le raconter de François, la crainte d'aimer frappe un sexe comme l'autre, tout comme les autres peurs d'ailleurs. Je ne parle pas ici de la peur de "faire l'amour", expression qui prette à confusion et qu'il vaudrait mieux remplacer par "avoir des rapports sexuels".
Le sociologue canadien John Allen Lee de l'Université Toronto, a proposé une ingénieuse classification de l'Amour en 6 types prédominants, rarement présents à l'etat pur d'ailleurs, mais qu'on trouve d'ordinaire combinés chez la meme personne.

les 6 types d'Amours proposés par Lee sont les suivants :


Citation:
L'AMOUR EROTIQUE:
le symptome le plus typique de cette forme d'amour est l'attraction physique puissante et immediate d'un personne pour une autre. Il s'agit du coup de foudre. L'activité sexuelle estr intense, rapide et variée.


Citation:
L'AMOUR LUDIQUE
Deux mots latin signifiant jeux. L'Amour ludique est d'abord conçu par ses amoureux comme un jeu, sans l'engagement et la passion que comporte l'amour erotique. Les amoureux ludiques aiment souvent plusieurs personnes à la fois et utillisent une varieté de techniques pour garder avec chacunes d'elles une relation non engagente. c'est l'amour type du Don Juan, passant d'une partenaire à l'autre, rarement possessif ou jaloux. Toujours pret à s'amuser. A aimer.


Citation:
L'AMOUR D'AMITIE
C'est l'amour sans fievre et sans folie. Une affection paisible. Les relations sexuelles jouent un role secondaire ici. Les sentiments intenses sont absents. c'est l'amour tout naturel, naissant sans bruit de longue frequentation. Le mariage, les enfants font partie de l'amour d'amitié.



LEE présente ces 3 premieres formes comme les types fondamentaux de l'amour. Comme les couleurs ils peuvent se meler l'un à l'autre et produire 3 autres types :

Citation:
L'AMOUR MANIAQUE : combinaison de l'Amour érotique et ludique
Agitation ,perte d'appetit et de sommeil, Fievre, sont des caracteristiques de l'amour maniaque. L'amoureux maniaque est obsédé par le pensée de son amour. Il est assassiable de marques d'affection et la moindre inatention ou le plus petit signe de froideur provoque son anxieté et sa douleur. Il est furieusement jaloux et facilement, à tour de role, estatique ou désespéré. La plupart des amant maniaques sont convaincus de ne rien valoir s'ils ne sont pas aimés. Ses amours finissent rarement de manieres heureuses. Seuls quelques possédés de l'amour maniaques vont jusqu'a la violence ou le suicide, mais la plupart reste affecté suite à une rupture pendant des mois, voir des années.


Citation:
L'AMOUR PRAGMATIQUE : combinaison de l'Amour d'amité et ludique
C'est l'approche rationnelle. Dans ce type d'amour on recherche la compatibilité d'humeur et de caractère. La similitude d'interet et d"education, l'accord des principes religieux et moraux. Ce type d'amour n'est pas aussi froid qu'il puisse sembler. Une fois qu'un compagnon stable à été choisi, des sentiments plus intenses peuvent se développer.

Citation:
L'AMOUR ALTRUISTE : combinaison de l'Amour érotique et d'amité
Il sagit d'un amour universel et centré sur l'autre. Patient. Jamais jaloux et n'exigeant pas de réciprocité. Les sentiments sont intenses comme dans l'amour erotique mais il s'y ajoute les composantes plus calmes et plus stables de l'amour d'amitié.


Pour en revenir à Françoise il semblait bien qu'elle ait eu peur d'aimer, tout en désirant ardament, être aimée. Elle correspondait bien à la catégorie "Amour maniaque".
Convaincue qu'elle ne valait rien elle se trouvait des lors acculée à une situation intenable. Le psycholoque Lucien Auger a résolu de suivre avec elle une approche concentrant ses efforts non pas à lui prouver qu'elle etait aimable mais bien qu'elle n'avait pas besoin d'aimer pour etre heureuse. Que meme si je l'aimait d'un l'amour passionnée ca ne changerait rien au probleme tant qu'elle garderait dans son esprit ses notions absurdes. Sa peur d'être rejetée sous-jacente à sa peur d'aimer se manisfestait de tout sorte de maniere. Ainsi elle reprochait aux hommes de ne s'interesser qu'au corps d'une femme et de ne penser qu'a coucher avec elle. Comme elle etait selon les gouts de notre societe - fort jolie - il s'efforcait à lui demontrer que cela n'avait rien de tragique puisque, de toute evidence, c'est ce qui frappait d'abord, chez elle.

Il ne dit pas que tous les celibataires le sont à cause de leur peur d'aimer, il affirme seulement que parmis les personnes qui ont choisi ce mode de vie, il s'en trouve qui ont posé ce choix pour cette raison. Comme d'ailleurs il est clair que beaucoup de gens se marient, non par amour, mais par crainte de rester seuls et à cause de la peur.

extrait de Lucien Auger - Vaincre ses peurs

à suivre : la peur de ne pas etre Aimé(e), la peur de la Solitude.

cheers

L'amour ludique, c'est ppr ^^. L'amour maniaque c'est pour les gros AFCs qui se sont trouvés une meuf par défaut.
Les players qui sont en LTR appartiennent à quel genre d'amour ?

gansta63 a écrit:
L'amour ludique, c'est ppr ^^. L'amour maniaque c'est pour les gros AFCs qui se sont trouvés une meuf par défaut.
Les players qui sont en LTR appartiennent à quel genre d'amour ?


Je me reconnaitrais davantage dans l'amour pragmatique.

Citation:
Pour en revenir à Françoise il s'emblait bien qu'elle ait eu peur d'aimer, tout en désirant ardament, être aimée. Elle correspondait bien à la catégorie "Amour maniaque".

Il ne manquerait la partie où le cas de Françoise est décrit?

Sujet(s) intéressant(s) sinon, bonne initiative.

La peur de ne pas être aimé(e).

Dans ce chapitre nous allons explorer ensemble une des peurs les plus répandues et plus aigues qu’il est donné d’observer. La peur de ne pas être aimé(e) a poussé et pousse chaque jour des millions de gens à s’engager dans des actions pénibles, à vivre dans le danger et l’inconfort, à se livrer à des activités qu’ils détestent, à se rendre ridicules et pitoyables, tout ça pour conquérir l’amour et l’affection dont ils déclarent ne pouvoir absolument pas se passer et dont ils affirment avoir un impérieux besoin.

Béatrice avait 28ans quant le psychologue Lucien Auger l’a rencontrée pour la première fois. Célibataire, elle avait vécu une dizaine d’années avec une variété de partenaires masculins qui, tous, après quelques mois ou quelques années, ont fini par la quitter. Son dernier amour, après 3 ans de vie commune, venait de décider de rompre ses relations avec elle et Béatrice, une fois de plus, se retrouvait complètement désemparée.
Dans les premières minutes de son entretien il devint clair que Béatrice avait en tête une idée très ancrée, qu’elle partageait d’ailleurs avec d’innombrables êtres humains :
Elle était convaincue au delà de tout doute qu’elle avait un besoin irrépressible et irremplaçable d’être aimée. Que ce besoin était naturel et humain, que rien au monde ne lui ferait changer d’avis sur ce point. C’est le moment d’amorcer avec vous une réflexion sur le besoin en général, et sur le besoin d’être aimé(e) en particulier.

Son expérience ces dernières années à la fois en consultations individuelles et dans les contacts qu’il a eus avec des groupes lui a démontré avec évidence la résistance de la plupart des gens à admettre qu’ils n’ont pas besoin d’être aimé(e)s pour être heureux. Il suffit en général de prononcer la phrase « L’Amour n’est pas un besoin pour un être humain » pour immédiatement constater une très vive opposition de la part des auditeurs.

Citation:
Première objection :
Un être humain ne saurait être heureux s’il n’est jamais aimé, par personne, puisque l’amour est un besoin fondamental de la personne. D’ailleurs de nombreux philosophes, psychanalystes et psychologues ont souligné, avec vigueur, ce point en affirmant que l’amour est indispensable au développement harmonieux de la personne et que, comme il est facile de le constater, les êtres qui ont été peu ou pas aimés quand ils étaient jeunes, portent pour toujours les marques de cette carence affective, un peu comme un enfant sous-alimenté devient un adulte rachitique, faible, en proie toute sa vie aux maladies.


Citation:
Seconde objection :
Non seulement l’Amour est-il un besoin psychologique mais c’est même un besoin physique. Spitz a contacté, selon les interlocuteurs, que les enfants privés d’amour connaissent un taux de mortalité plus élevé que les enfants qui ont reçu l’Amour et l’Affection de leurs parents.


Comme on peut le constater les objections fondamentales s’établissent sur 2 points :
- L’amour est nécessaire au bonheur
- L’amour est nécessaire à la survie de l’enfant
Sans Amour, le bébé meurt, sans Amour l’adulte ne peut être que malheureux.
Pour répondre à ces deux objections majeures, commençons à nous attarder à comprendre ce qu’est un Besoin. Il semble que l’on puisse designer par ce terme les éléments du Réel dont la présence est indispensable ou utile pour la réalisation d’une condition ou d’un état quelconque. Ainsi nous sommes amenés à distinguer les besoins absolus des besoins relatifs.
En ce qui concerne la distinction entre besoins absolus et besoins relatifs, on pourra dire que les besoins absolus sont ceux dont la présence est irremplaçable pour la réalisation d’un état ou d’une condition particulière alors que les besoins relatifs sont ceux qui sont susceptibles de connaitre des substituts, plus ou moins adéquats, permettant quand même de réaliser la condition souhaitée.
En résumé, donc, les besoins en soi n’existent pas dans la réalité. Tous les besoins existent en fonction d’un objectif à atteindre, d’une condition ou d’un état à réaliser. Parmi ces besoins on peut distinguer ceux qui sont irremplaçables pour la réalisation de l’objectif, que l’on nommera BESOINS ABSOLUS. Tous les autres étant les BESOINS RELATIFS.
En nous basant maintenant sur ces considérations, reprenons les objections formulées au début de cette réflexion, en commençant par la seconde. Celle qui fait de la réception d’amour un besoin dont la privation entraine la mort du nourrisson humain. Ces études remontent à la période 1945-1950. Spitz constata une différence marquée entre le comportement de ces enfants et celui d’enfants élevés dans un milieu familial « normal ». Les enfants élevés en Institution semblent être en retard dans leur développement physique et mental, par rapport aux autres enfants. Il semble clair que certains milieux institutionnels ne sont pas favorables au développement harmonieux de l’enfant. Les milieux qu’avait observés Spitz se caractérisaient par la pauvreté de l’attention portée à chaque enfant par le faible taux de stimulations sensorielles, par la carence de moyens mis à la disposition de l’enfant pour explorer son environnement, manipuler des objets et entrer en contact avec d’autres enfants.
Cependant conclure que ces enfants étaient ainsi affectés parce qu’ils n’étaient pas aimés constitue une déduction imprudente. Il semblerait plus juste de conclure que ce qui a produit le retard des enfants en Institution par rapport aux autres, est justement le manque de stimulations et la pauvreté de l’environnement. Et on ne voit pas pourquoi il serait impossible d’imaginer un milieu où l’enfant recevrait cette stimulation de la part de personnes qui n’éprouveraient pas pour lui d’affection particulière.
Les recherches de Bracke Bill, Research and Clinical work with Children, dans ce domaine, laissent à penser que loin d’être utopique, une telle condition est tout a fait réalisable. Ce dernier rapporte des observations effectuées dans une garderie résidentielle en ex-URSS. Cette garderie est établie par l’Etat, d’abord pour des besoins sur la recherche. Les enfants y sont résident de la naissance à l’âge de 3 ans. Les enfants élevés dans cette institution ne donnent aucun signe de retard, ni physique ni social, ni émotif ni intellectuel.
Si on veut dire que les puéricultrices qui s’en occupent les aiment et que c’est cela qui fait toute la différence, on avance ainsi, selon L. Auger, une conclusion que les faits expérimentaux, en toute rigueur de terme, ne permettent pas de supporter.

extrait de Lucien Auger - Vaincre ses peurs

cheers

La peur de la solitude.

De nombreux individus sont d’ennuyeux compagnons pour eux-mêmes, se lassent vite de leur propre compagnie et trouvent peu de charme à leurs propres conversations. Rien d’étonnant dès lors qu’ils tentent de s’éviter le plus possible eux-mêmes et recherchent avec anxiété la compagnie des autres.
Combien de mariages, ou de vies à deux ont été ainsi édifiées sur une même crainte de la solitude. Combien de personnes voient ainsi venir la vieillesse avec terreur parce que plus que la maladie ou la pauvreté elles redoutent la Solitude.
Faute de s’accommoder et de rester seuls pendant des mois ou des années, des hommes et des femmes supportent chaque jour la présence, souvent pénible, d’autres personnes qu’ils détestent. Des vies entières passent, partagées entre la peur et l’hostilité. Des êtres humains se privent d’expériences qui auraient pu les enrichir, qu’ils évitent parce qu’elles les auraient amenés à vivre seuls.

Prenons le cas de Karl, 35ans. Sa peur de la solitude l’avait amené au cours des 15 années écoulées depuis qu’il avait quitté le domicile familial, à partager son appartement avec un garçon d’abord, puis avec trois jeunes filles, avec qui respectivement il avait passé quelques mois. A la fin de ses études, Karl s’était marié avec une jeune femme qu’il aimait à la folie et dont il ne pouvait, disait-il, se passer. Apres les premières semaines le couple commença à connaitre des discentions. Karl ne supportait pas de sa femme fasse la moindre chose sans lui. Il exigea qu’elle quitte son emploi parce qu’il s’ennuyait tout seul à la maison pendant qu’il préparait ses examens d’admission au Barreau. Elle eu la faible de consentir à ses exigence mais frustrée et mécontente lui fit payer le charme de sa présence par des bouderies, de la colère et de l’aigreur. Catherine supporta ce régime totalitaire pendant 2 années. Ponctué de disputes et de réconciliations larmoyantes. Un jour, pendant que Karl était à l’université, elle fit ses bagages et déguerpit en laissant une note où elle mentionnait qu’elle n’en pouvait plus de vivre une vie cloitrée et ce que Karl appelait « leur petit nid d‘amour » était devenu à ses yeux une prison. Karl était effondré. Il rata son examen de Barreau et se mit à boire. Il supplia Catherine de revenir promettant de s’amender, de lui laisser la liberté qu’elle désirait et se cesser de la suivre, surtout. Catherine n’était pas intéressée.
Voila Karl acculé à ce qu’il redoutait le plus : la solitude.
Il en fit une dépression et du être hospitalisé et menaça même de se suicider. A l’hôpital il rencontra une infirmière compatissante qui sans de douter de ce qui l’attendait se noua d’amitié avec lui. Comme vous pouvez vous en douter, il se produisit avec Claire la même chose qu’avec Catherine, avec cette différence que Claire était d’un naturel moins autonome que Catherine et s’accommoda pendant longtemps du régime que Karl, avec sa peur de la solitude, lui imposait.
Karl fini par être admis au Barreau et commença à travailler. Comme son travail l’amenait à être souvent absent le soir et qu’il n’avait pas d’enfant, Claire commença à trouver le temps long…elle aussi. Elle songea à reprendre son emploi. Karl s’y opposa avec énergie. La petite guerre recommença.

C’est à cette époque que L. Auger a rencontré Karl, venu le consulter sur la recommandation d’un collègue de travail. Ce qui était le plus frappant c’est que Karl, un homme fort intelligent et cultivé, connaissant beaucoup de succès sur le plan professionnel, ne se rendait pas du tout compte des causes de son mal. Ce phénomène encore une fois nous fait remarquer que l’intelligence et le bon sens ne se confondent pas et qu’on peut posséder 3 doctorats et tout de même croire des fadaises infantiles.
Ils entreprirent ensemble de dresser une liste des idées les plus chères de Karl et L. Auger l’engagea à commencer à les confronter systématiquement.
Karl niait vigoureusement avoir peur de la solitude. Son histoire antérieure donnait à penser qu’il en était tout autrement. Comme la plupart d’entre nous il avait appris à fuir l’objet de sa peur et s’était ainsi arrangé pour ne pas la ressentir. Son anxiété se manifestait que quand il était seul ou qu’il envisageait comme probable la solitude. Non que sa solitude comme nous le savons eu été la cause de sa peur, cette cause résidait bien dans ses pensées mais ses pensées n’occupaient pas toujours son esprit. Au lieu de s’attaquer à la source de son anxiété, Karl avait choisi par ignorance de fuir la solitude. Ce qui n’avait bien sur rien réglé et même aggravé le problème, puisque ses efforts n’avaient porté que sur l’occasion de sa crainte et non sur ses causes. L. Auger s’acharna à lui démontrer que sa conception de la solitude, même passagère, comme une chose terrible et intolérable, était profondément fausse.
Il avait sous plus d’un aspect, malgré ses succès professionnels et intellectuels, conservé les réactions émotives et les pensées d’un enfant que l’absence de sa mère plonge dans le désarroi.
Physiquement et intellectuellement, c’est un adulte, mais il agissait et réagissait souvent comme un enfant.
Karl passa quelques mois en thérapie de groupe, ce qui lui permit de constater qu’il n’était pas le seul à abriter dans son esprit des pensées malsaines. Il s’exerça à confronter dans le groupe les idées non réalistes des autres participants, ce qui constitua pour lui un excellent entrainement à confronter les siennes.
Au dernières nouvelles il se déclare « heureux » et délivré de la crainte d’être seul, concéda sans difficulté à laisser vivre Claire à sa manière. Continuant à préférer sa présence mais ne faisant plus de drame quand il lui arrive parfois d’être seul. Ajoutant qu’il semble bien que Claire, pour sa part, aime de plus en plus sa compagnie, depuis qu’il n’exige plus la sienne.

A méditer…

extrait de Lucien Auger - Vaincre ses peurs

Cheers

Comment combattre l'anxiété et s'en défaire.


Commençons par émettre quelques commentaires sur certains moyens très populaires de combattre l’anxiété. Moyens qui cependant ne sont pas transitoirement efficaces surtout parce qu’ils s’attaquent aux effets de l’anxiété plutôt qu’a sa cause.
La fuite est probablement le moyen le plus utilisé.
Devant le danger réel ou imaginaire la personne s’enfuit ou tente d’éviter de quelque manière que ce soit la personne ou la chose pour laquelle elle éprouve de l’anxiété. Le moyen n’est pas entièrement condamnable, il est même le plus efficace pour certaines catégories de dangers, surtout dans le domaine physique. On peut aussi ajouter que la fuite augmente parfois la peur parce qu’elle ne permet pas au fuyard de constater que l’objet de crainte est inoffensif ou moins dangereux qu’il ne se l’imaginait.
Si je m’enfuis devant le chien qui me confronte brusquement au détour d’une rue, il se peut fort bien que dans ma fuite je l’imagine me talonnant prêt à me mordre les mollets alors que l’animal a reporté depuis longtemps son attention sur les poubelles qu’il explorait.
C’est le cas de la « peur panique », qui entraine souvent des comportements très dangereux pour celui (ou celle) dont elle s’empare.

D’autres personnes vaguement conscientes que ce sont leurs pensées qui provoquent leur anxiété, tentent de se distraire, de penser à autre chose, de faire diversion. La encore le moyen peut être utilisé avec profit dans certaines circonstances, surtout lorsqu’il s’agit d’une anxiété relativement peu intense, d’une appréhension légère. Si je ressent quelque inquiétude quand le dentiste met en marche sa « fraise » et s’apprête à me creuser une dent, ce serait peut être suffisant pour me calmer que j’occupe mon esprit à penser à mes prochaines vacances, aux plages ensoleillées des Baléares ou tout autre pensée plaisante ou neutre.
L’événement dangereux étant de courte durée et occasionnel la technique de diversion peut être efficace. Pour des situations plus fréquentes cette approche sera insuffisante et épuisante et risquera de me mettre dans des situations ridicules. Ainsi on conçoit mal comment je pourrais, sans inconvénient, en face du patron en train de me sermonner, concentrer mon esprit en proie à une vive anxiété, sur mon prochain orgasme ou sur la coupe du monde de football.

D’innombrables personnes avec la complicité des professionnels de la santé – belle santé – utilisent des drogues, souvent baptisées du nom de médicaments. Les inconvénients sont considérables à la fois au chapitre de la dépendance, du cout, de l’habitude et des effets secondaires de ces produits. Affaisement, troubles hormonaux, langueur et le reste…
Utilisés avec prudence et en doses modérées ils peuvent parfois procurer un soulagement temporaire et faciliter une démarche plus résolument curative.

D’autres personnes enfin croient tenir la clé thérapeutique de l’anxiété dans la ventilation et l’expression. Nombreux sont les professionnels de la santé dite « mentale » qui recommandent avec ardeur de telles procédures. Il s’agira de pousser le cri primal :roll: , se confier ses angoisse à une personne sure, de vomir ses tripes sur le divan, de hurler sa peur en courant (nu ?) dans les champs, le tout moyennant finance.

J’aime mieux vous recommander une méthode moins dramatique, moins couteuse, plus ardue peut être, mais dont je suis convaincu que les effets sont plus profonds et surtout plus durables.

Cette méthode c’est la confrontation de vos idées avec la réalité.

Si vous constatez que vos idées et croyances ne correspondent pas avec la réalité, il vous reste à les expulser en les remplaçant par des croyances ou des idées plus réalistes.

C’est simple à dire et à l’écrire, mais plus difficile souvent à pratiquer.

Contrat et garde-fou.

Pour aider ses consultants à s’aider eux-mêmes par la confrontation et l’action, L. Auger leur suggère souvent d’établir avec eux-mêmes un contrat par lequel ils s’engagent à accomplir tel geste, à rédiger tel nombre de confrontation par jour ou par semaine, à rencontrer tel personne etc. Le contrat, par sa précision et par la prise de décision qu’il comporte facilite l’accomplissement de gestes appropriés et constructifs. Ces contrats seront souvent assortis de ce qu’il appelle des « soupapes » pour éviter que la personne n’introduise ou ne maintienne un perfectionnisme utopique.

Ainsi madame X qui fait souvent des colères explosives aux membres de sa famille, pourra se déterminer à se confronter sur ce sujet une fois par jour, en moyenne, et à ne jamais céder à la colère sauf 5 fois par semaine.
Monsieur Y décidera de réduire sa consommation d’alcool à 3 bouteilles de bière par jour plutôt que de se fixer l’objectif inaccessible de l’abstention totale et immédiate surtout s’il est habitué à en boire une douzaine quotidiennement.

Les contrats ont la plupart du temps avantage à être appuyés par ce qu’on appelle des garde-fous. Il est important de se rendre compte que l’être humain est un être fragile et faible, dont les intentions sont souvent de meilleures qualités que la détermination à agir.
La plupart d’entre nous trouveront beaucoup plus facile de décider de poser telle action ou de nous abstenir de telle autre que de réaliser en fait telle action ou telle abstention.

Cheers

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