[AD] Identité sexuelle, sachez QUI vous êtes

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Parmi les trucs qui m'énervent le plus à lire, il y a quand quelqu'un se demande s'il est bi/homo ou hétéro, et que des gens lui répondent:
Citation:
Mais on s'en fout, c'est pas grave t'as pas besoin de savoir, pourquoi vouloir rentrer dans une case?


C'est très politiquement correct, mais parfaitement hors de propos, comment peut on vivre sa vie sexuelle décemment si on ne sait pas qui on est?
Attention, je veux pas mettre les gens dans une case sur le mode "alors toi t'es pédé, toi t'es hétéro" etc votre identité sexuelle ne regarde que vous et personne d'autre nous sommes bien d'accords là dessus.
Je vais maintenant développer, j'ai rajouté un D après le tag car je pense qu'il serait intéressant de débattre là dessus, la suite sera donc (je l'espère sous forme de débat).

Pourquoi faire?
La première question que vous vous êtes sans doute posé, et la réponse est quand même vachement évidente, pour savoir où vous allez!

Dans chaque domaine de notre vie il est bien souvent préférable de savoir ce qu'on aime, ce qu'on veut (faire) et ne veut pas (faire), comment voulez vous avancer dans la vie si vous avez votre bac et que vous ne savez toujours pas quoi faire faute de n'avoir jamais pris le temps d'y penser?

Comment voulez vous choisir un plat sur la carte si vous ne savez pas ce que vous aimez?

Comment trouver une femme si l'on a aucun critère?
Comment être heureux avec elle puisqu'elle ne comble pas nos critères inexistants?
Avouez que c'est quand même vachement plus bandant et gratifiant d'être avec une femme qui correspond à 90% à ce qu'on cherche, plutôt que d'attraper la première venue simplement parce qu'elle était là.

Pour qui?
Avant tout pour soi, comme expliqué plus haut, savoir ce qu'on veut dans la vie, ce qu'on aime, c'est essentiel pour avancer et être heureux (en le trouvant), vous avez découvert qui vous étiez, vous vous connaissez, vous pouvez agir en toute connaissance de cause et vivre votre sexualité pleinement.
Le doute est ce qu'il y a de pire, et avec le doute on stagne, il nous empêche d'agir.

Mais aussi pour l'autre, pas tellement dans le cadre d'un ONS, mais plus dans le cadre d'une LTR/FF, ça permet à l'autre de comprendre vos envies, vos fantasmes.

[Alt-My-Life]
Imaginez mon désarroi quand ma copine qui me dit être parfaitement hétéro m'a avoué se masturber régulièrement (pas toujours pas assez souvent) devant des pornos lesbiens, ou en s'imaginant avec une femme!

Sur le coup je ne comprenais plus rien et des tas de questions m'ont traversé la tête pendant longtemps "comment ça, je comprends pas là?" "mais elle est lesbienne?" "mais elle me dit qu'elle est hétéro et que s'imaginer faire un cuni en vrai ça la dégoute" "roh et puis merde j'y comprends rien", et aujourd'hui cela reste un mystère pour moi, elle ne sait pas l'expliquer non plus, et j'avoue que parfois ça me bloque et j'ai peur qu'un jour on découvre qu'en fait pendant tout ce temps, ben elle était lesbienne (gloups!).

Non vraiment je me sentirais beaucoup plus à l'aise si elle me disait clairement (si seulement elle le savait elle même) "oui, je suis bi j'aime brouter le gazon" (jolies perspectives de plans à 3 en plus :mrgreen: ).
[/Alt-My-Life]

Comment?
Y'a pas 36 moyens, assumez vous (pas toujours évident), et testez!
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (???) le 13.09.11, 21h44 par Trip Fontaine
  • 0 (???) le 14.09.11, 01h12 par Ozone

J'ai franchement du mal à comprendre où tu veux en venir.

Que les filles que tu rencontres ne se connaissent pas d'un point de vue sexuel, ok.
Ça arrive. Et même très souvent. Et?...
Elles ne liront pas ton article.

Et si tu t'adresses aux personnes de ce forum, je ne vois pas en quoi c'est réellement pertinent.

Oui, se connaitre soi-même est absolument crucial.
Oui, connaitre sa sexualité est un pré-requis d'une vie sexuelle épanouie.

Le souci est : que ton article n'apporte rien de substantiel sur comment se connaitre soi-même. Et je t'avouerais que je n'ai absolument aucune idée de comment apporter quoique ce soit de concret. Ça me semble tellement personnel et intime, tellement fonction de la personne, que j'ai du mal à imaginer un article qui soit réellement pertinent ici.

---------------------------------------------------------------------------

Pour parler de la fille en question, il y a effectivement de très fortes chances pour qu'elle soit bi (ou même lesbienne, qui peut savoir), mais elle n'assume pas.
C'est pour ça que ça la dégoûte. Peut-être qu'un jour, elle fera le pas pour explorer ses fantasmes latents, ou peut-être pas.

En attendant, ce n'est pas à toi de la forcer en quoique ce soit là-dessus. C'est son parcours, ses peurs, ses envies, ses fantasmes, etc...

Si elle te plait sur tout le reste, si tu lui plait et qu'elle a du plaisir au lit avec toi (orgasmes?), alors il n'y a pas mort d'homme.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Trop dogmatique) le 16.09.11, 02h57 par Xaenor

Ash a écrit:
J'ai franchement du mal à comprendre où tu veux en venir.

Que les filles que tu rencontres ne se connaissent pas d'un point de vue sexuel, ok.
Ça arrive. Et même très souvent. Et?...
Elles ne liront pas ton article.

Non ma copine ne se connait pas d'un point de vue sexuel, de là à généraliser a toutes les femmes que je rencontre quand même c'est limite mauvaise foi.

Elles me liront pas? Justement ça tombe bien je m'adresse pas à elle.

J'ai pris mon cas en exemple pour montrer que ça peut être réellement déroutant de ne pas être fixé sur l'orientation sexuelle de l'autre, pas pour parler de moi, ni demander de l'aide a ce sujet.
Ash a écrit:
Et si tu t'adresses aux personnes de ce forum, je ne vois pas en quoi c'est réellement pertinent.

C'est pertinent dans la mesure où ce que je décris en début d'article est arrivé quelques fois ici
j'espère apporter un point de vue nouveau, peut être pas bisounours style, mais pertinent d'après moi, cela s'adresse a tous ceux qui se posent des questions de ce coté là, au cas où quelqu'un aurait la bonne idée de leur dire "mais on s'en fiche ça n'a pas d'importance" ben moi je dis que si, ça a de l'importance.

Ash a écrit:
Oui, se connaitre soi-même est absolument crucial.
Oui, connaitre sa sexualité est un pré-requis d'une vie sexuelle épanouie.

Nous sommes d'accord, mais ce n'est peut être pas évident pour tout le monde qu'en dis tu? La plupart des conseils prodigués ici sont évidents pour pas mal de gens, et pourtant si ils sont là c'est qu'il y en a pour qui ça ne l'est pas.

Ash a écrit:
Le souci est : que ton article n'apporte rien de substantiel sur comment se connaitre soi-même. Et je t'avouerais que je n'ai absolument aucune idée de comment apporter quoique ce soit de concret. Ça me semble tellement personnel et intime, tellement fonction de la personne, que j'ai du mal à imaginer un article qui soit réellement pertinent ici.

Ça tombe bien aussi parce que mon post n'a pas cette prétention, quoiqu'un début de réponse en 3e partie, il faut tester, essayer des choses en accord avec ses envies, il n'y a que comme ça qu'on peut le savoir.


Ash a écrit:
---------------------------------------------------------------------------

Pour parler de la fille en question, il y a effectivement de très fortes chances pour qu'elle soit bi (ou même lesbienne, qui peut savoir), mais elle n'assume pas.
C'est pour ça que ça la dégoûte. Peut-être qu'un jour, elle fera le pas pour explorer ses fantasmes latents, ou peut-être pas.

En attendant, ce n'est pas à toi de la forcer en quoique ce soit là-dessus. C'est son parcours, ses peurs, ses envies, ses fantasmes, etc...

Si elle te plait sur tout le reste, si tu lui plait et qu'elle a du plaisir au lit avec toi (orgasmes?), alors il n'y a pas mort d'homme.

Je te réponds en mp

Humm, pardon mais je vais répondre à la partie "ma copine regarde du porno" en premier.

Le porno, comme tout film, nous met dans l'action et, parfois, peut même nous donner envie de reproduire ce qu'on voit à l'écran. Qu'importe notre orientation sexuelle.

Une nana qui matte du porno lesbien peut être excitée par la situation, ça ne fait pas d'elle une lesbienne en puissance sinon elle serait attirée par les femmes dans la vraie vie.

Sinon pour la partie connaissance sexuelle je dis oui. Il faut juste voir ce vers quoi on est attiré et ne pas se l'interdire. Perso j'ai pas envie de tester le SM.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Pas convaincu) le 13.09.11, 23h00 par Ash
  • +1 (C'est pas faux) le 14.09.11, 00h22 par Nevermind

On peut être excité par des situations homosexuelles sans avoir aucune envie d'expérimenter soi-même l'homosexualité.

Ceci étant dit, je ne suis pas vraiment d'accord avec le principe de base. Moi-même je suis étiquetée bi, mais je ne vois même pas ce que ça m'apporte de me déclarer comme telle. Parce que, connement, quand je suis avec un mec je suis hétéro, et quand je suis avec une fille je suis lesbienne.
Par ailleurs, les gens font souvent le cheminement dans le mauvais sens : avant de faire les expériences dont ils ont envie (voire besoin pour se construire), ils préfèrent s'inquiéter, se stresser en essayant à tout prix de rentrer dans une case. Le jour où j'ai compris que les filles m'excitaient, j'ai pas passé trois ans à me demander en pleurant "oh mon dieu suis-je lesbienne" : j'ai simplement continué ma petite vie, j'ai essayé avec des filles et j'ai kiffé, et j'ai réessayé avec des mecs et j'ai continué à kiffer. Maintenant, à 25 ans, avec de nombreuses expériences derrière moi, je peux dire que mon orientation sexuelle est bien définie et qu'il y a peu de chances qu'elle change.
Néanmoins, être bi, c'est aussi se dire que le jour où on sera en couple, une partie de cette identité sexuelle nous échappera, forcément. Donc à quoi bon en faire une affaire d'état ?
Je crois qu'il y a un temps pour tout, et quand quelqu'un commence à s'interroger sur sa sexualité, au lieu d'avoir peur d'être pédé ou autres, la première chose qu'il doit faire, c'est d'aller vers les expériences qui le tentent. Et quand il en aura fait suffisamment pour savoir ce qu'il aime ou non, il saura, très clairement, quelle est son identité sexuelle.
Mais se creuser la tête avant d'être allé au bout de ses fantasmes et ses envies, c'est idiot — et on se retrouve avec des gens qui sont mariés depuis 30 ans et découvrent un beau matin qu'ils sont homosexuels, tout ça parce qu'ils n'ont pas osé aller tripoter leur camarade d'internat quand ils étaient ados. Avouez que c'est con, quand même.
Ceci dit, être excité par des images porno homosexuelles ne veut pas dire qu'on le soit ; si ta copine rêve de cuni lesbien mais que le simple fait de toucher une fille la révulse, vraiment, y'a pas de souci à se faire. C'est normal d'être excité par deux personnes qui se font du bien, même si leur orientation sexuelle n'est pas la nôtre.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (A lire) le 15.09.11, 20h01 par Ash
  • +1 (Absolument) le 16.09.11, 02h58 par Xaenor

Tisi,

Tes interventions sont souvent des plus intéressantes, mais là t'es en dehors de la plaque.

Tu dis que tu ne veux pas mettre les gens dans une case, mais en fait, si.

Tu incites les gens à se catégoriser. Or, c'est impossible. C'est une interprétation moderne de la sexualité: c'est définir les gens dans leur essence par leur pratiques. On n'est pas homosexuel, on a des pratiques homosexuelles. Dans le passé, on ne définissait pas les personnes par leur pratiques sexuelles. Dans le monde grec, par exemple, on s'en foutait que tu baises des femmes, des mecs, des gosses ou des vieux. Par contre, dans l'acte sexuelle, l'homme devait avoir une position de dominant, sinon il manifestait son infériorité sociale, rien de plus. Le terme d'"homosexuel" n'aurait eu aucun sens. Ça aurait correspondu à définir une personne par sa pratique. Un peu comme si on disait que tu es "informaticien" dans ta nature propre, dans ton essence, alors que ce n'est là que ton métier (pas le tien, c'est un exemple).

La vision que tu nous présentes, c'est une conception essentialiste de la pratique sexuelle, qui n'est que le reflet d'une conception moderne du sexe. Et figure-toi que du coup, c'est TOI qui est dans un le total politiquement correct. Essaye d'aller dire à un homo de nos jours qu'il n'est pas homo en tant que tel, mais qu'il ne fait qu'avoir des pratiques d'un type particulier ? Tu vas te prendre direct un procès pour discrimination, parce que tu ne le reconnais pas dans ce qu'il considère être son essence. De même que tous les homo qui envahissent les Love Parade. Va leur dire qu'être "homosexuel" n'a aucun sens. Ils sont les premiers à être d'accord avec toi. Ils "sont" homosexuel et le revendiquent. Normal, aujourd'hui, pour exister, on se revendique. Homosexuel, bisexuel, végétarien, de droite, ou vieux con.

C'est con, j'ai envie de développer dans le détail, pour expliquer mon point de vue, mais j'ai trop de bière dans le nez. Je suis bourré. M'enfin, certains me comprendront.

M'enfin, pour résumer: tu te plantes. Une personne ne se définit pas dans son essence par sa pratique sexuelle, elle ne fait qu'en être caractérisée de manière conjoncturelle. Tant que tu voudras mettre les gens dans des cases de ce point de vue là, tu feras fausse route.

PS:

Par contre, lorsqu'un homme ou une femme est susceptible de tomber amoureux de quelqu'un du même sexe, là il y a quelque chose de beaucoup plus profond que la pratique sexuelle. À méditer.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Pertinent) le 14.09.11, 23h42 par Hydrogene
  • +1 (J'allais le dire) le 18.09.11, 07h42 par Rouge_Noir
  • +1 (100% d'accord) le 18.09.11, 13h09 par Akalem

Tisi a écrit:
Parmi les trucs qui m'énervent le plus à lire, il y a quand quelqu'un se demande s'il est bi/homo ou hétéro, et que des gens lui répondent:
Citation:
Citation:
Mais on s'en fout, c'est pas grave t'as pas besoin de savoir, pourquoi vouloir rentrer dans une case?

Je sais pas si tu fais référence à certains sujets du SOS Love à propos de certaines personnes qui s'interrogent sur leur sexualité, mais je ne me souviens pas qu'ils aient reçus ce genre de réponse. Après dans la vie réelle, pour connaître ou avoir connu plusieurs cas (hommes et femmes), je trouve pas qu'ils en parlent ouvertement à n'importe qui et quand ils en parlent, c'est qu'ils ont plus ou moins trouvé leur tendance sexuelle.


Tisi a écrit:
C'est très politiquement correct, mais parfaitement hors de propos, comment peut on vivre sa vie sexuelle décemment si on ne sait pas qui on est?

+1
A un moment donné, à force de questionnements et de remises en cause de son éducation, la plupart arrive à trouver ce qui leur corresponde.


Tisi a écrit:
Pour qui?
Avant tout pour soi, comme expliqué plus haut, savoir ce qu'on veut dans la vie, ce qu'on aime, c'est essentiel pour avancer et être heureux (en le trouvant), vous avez découvert qui vous étiez, vous vous connaissez, vous pouvez agir en toute connaissance de cause et vivre votre sexualité pleinement.
Le doute est ce qu'il y a de pire, et avec le doute on stagne, il nous empêche d'agir.

Entre ce qu'on veut, ce qu'on peut, ce qui est acceptable, ce qu'on doit, ce qui est dicté,... il y a pour beaucoup un long cheminement à faire seul.
Exemple: J'ai un pote homo qui m'expliquait qu'étant ado, il n'était pas excité quand il voyait une femme nue sur un catalogue de lingerie alors que ses camarades s'extasiaient. Lui, les photos de mecs dénudés provoquaient un truc en lui. Alors viennent les questions: "A qui en parler? Suis-je normal? Est-ce bien?...
Faut juste prendre en compte qu'à son époque, il n'y avait pas internet. Aujourd'hui, c'est sensiblement différent pour exposer ses doutes et questions en allant par exemple sur FTS. :D


LuxLisbon a écrit:
On peut être excité par des situations homosexuelles sans avoir aucune envie d'expérimenter soi-même l'homosexualité.

Ceci étant dit, je ne suis pas vraiment d'accord avec le principe de base. Moi-même je suis étiquetée bi, mais je ne vois même pas ce que ça m'apporte de me déclarer comme telle. Parce que, connement, quand je suis avec un mec je suis hétéro, et quand je suis avec une fille je suis lesbienne.

Ca veut juste dire que tu as découvert ce qui te correspondait. J'en connais certains qui ont mis une dizaine d'année avant de trouver.


LuxLisbon a écrit:
Par ailleurs, les gens font souvent le cheminement dans le mauvais sens : avant de faire les expériences dont ils ont envie (voire besoin pour se construire), ils préfèrent s'inquiéter, se stresser en essayant à tout prix de rentrer dans une case. Le jour où j'ai compris que les filles m'excitaient, j'ai pas passé trois ans à me demander en pleurant "oh mon dieu suis-je lesbienne" : j'ai simplement continué ma petite vie, j'ai essayé avec des filles et j'ai kiffé, et j'ai réessayé avec des mecs et j'ai continué à kiffer. Maintenant, à 25 ans, avec de nombreuses expériences derrière moi, je peux dire que mon orientation sexuelle est bien définie et qu'il y a peu de chances qu'elle change.

C'est certainement pas évident pour tout le monde psychologiquement de se dire: "je suis un mec et je vais franchir le pas avec un autre mec". Je conçois que certains passent le pas rapidement. Mais pour certains homos que je connais, ce questionnement s'est passé à l'adolescence quand tu es encore chez papa et maman (souvent pression familiale), où il sont pas encore affirmés en tant qu'individus, où ils sont encore influençables,...


Citation:
Néanmoins, être bi, c'est aussi se dire que le jour où on sera en couple, une partie de cette identité sexuelle nous échappera, forcément. Donc à quoi bon en faire une affaire d'état ?
Je crois qu'il y a un temps pour tout, et quand quelqu'un commence à s'interroger sur sa sexualité, au lieu d'avoir peur d'être pédé ou autres, la première chose qu'il doit faire, c'est d'aller vers les expériences qui le tentent. Et quand il en aura fait suffisamment pour savoir ce qu'il aime ou non, il saura, très clairement, quelle est son identité sexuelle.
Mais se creuser la tête avant d'être allé au bout de ses fantasmes et ses envies, c'est idiot — et on se retrouve avec des gens qui sont mariés depuis 30 ans et découvrent un beau matin qu'ils sont homosexuels, tout ça parce qu'ils n'ont pas osé aller tripoter leur camarade d'internat quand ils étaient ados. Avouez que c'est con, quand même.

...pression de la société, même si cela tend à devenir moins tabou de nos jours et particulièrement dans les grandes villes. Parce que dans certaines campagnes... dur dur d'assumer.


Citation:
Ceci dit, être excité par des images porno homosexuelles ne veut pas dire qu'on le soit ; si ta copine rêve de cuni lesbien mais que le simple fait de toucher une fille la révulse, vraiment, y'a pas de souci à se faire. C'est normal d'être excité par deux personnes qui se font du bien, même si leur orientation sexuelle n'est pas la nôtre.

Mouais,... bof...

LuxLisbon a écrit:
Ceci dit, être excité par des images porno homosexuelles ne veut pas dire qu'on le soit ; si ta copine rêve de cuni lesbien mais que le simple fait de toucher une fille la révulse, vraiment, y'a pas de souci à se faire. C'est normal d'être excité par deux personnes qui se font du bien, même si leur orientation sexuelle n'est pas la nôtre.


Hydrogene a écrit:
Mouais,... bof...


Pourtant c'est bien mon cas. Je fantasme sur le porno lesbien, pratiquement que ça mais m'imaginer baiser avec une fille, ça me "débecte". Les filles dans la rue ne m'attire pas, mais je ne peux pas m'empêcher de fantasmer sur une actrice de cul..

Lossenia a écrit:
LuxLisbon a écrit:
Ceci dit, être excité par des images porno homosexuelles ne veut pas dire qu'on le soit ; si ta copine rêve de cuni lesbien mais que le simple fait de toucher une fille la révulse, vraiment, y'a pas de souci à se faire. C'est normal d'être excité par deux personnes qui se font du bien, même si leur orientation sexuelle n'est pas la nôtre.


Hydrogene a écrit:
Mouais,... bof...


Pourtant c'est bien mon cas. Je fantasme sur le porno lesbien, pratiquement que ça mais m'imaginer baiser avec une fille, ça me "débecte". Les filles dans la rue ne m'attire pas, mais je ne peux pas m'empêcher de fantasmer sur une actrice de cul..


Perso, je suis hétéro et voir 2 mecs baiser ensemble, cela ne m'excite pas du tout, même si j'ai rien contre.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (+1) le 15.09.11, 01h13 par Tisi
  • 0 (+1) le 18.09.11, 13h10 par Akalem

:shock: Et un garçon excité par deux lesbiennes, ça veut dire qu'il est une fille ?

achribu a écrit:
:shock: Et un garçon excité par deux lesbiennes, ça veut dire qu'il est une fille ?


lol, effectivement.

(Les lesbiennes, ça m'excite grave).

Le sujet initial bien que formulé de mainère confuse part d'un questionnement légitime.

Mais on perçoit la confusion de Tisi au moment de résoudre une situation qui lui semble paradoxale. Je prend la peine de répondre à ce sujet parce qu'il donne souvent lieu à des catégorisations érronées et parfois franchement toxiques.

1/ Bisexualité et genre: Rappel sur l'assymétrie H/F

Un coût social différent

La stigmatisation de l'homosexualité est encore belle et bien présente même dans les pays les plus tolérants. Les hommes seront moins choqués d'apprendre que leur amie a déjà couché avec des femmes que l'inverse. Le conditionnement social ne marche pas de la même manière. Il est plus coûteux socialement pour un homme bisexuel de faire son coming out.

Un mécanisme d'excitation différent

L'excitation objective mise en évidence par les manifestation physique de l'excitation sexuelle doit être distinguée de l'excitation subjective. Cette dernière correspond à l'excitation reportée par les sujets lorsqu'ils sont mis en présence d'une situation à forte teneur sexuelle. Dans le cas cité ici, il s'agirait de matériel pornographique.

Excitation objective et subjective sont intrinséquement liées dans la population masculine. Pour schématiser, un hétérosexuel regardant un acte sexuel entre deux hommes reportera une excitation nulle, que celle-ci soit d'ordre subjectif ou objective. Une femme à l'inverse, sera davantage encline à montrer les signes d'une excitation objective (lubrification) mais pourra dans le même temps reporter une excitation subjective très faible voire nulle.

Cela tient pour une large part à des phénomènes de conditionnement social aboutissant à une définition binaire de l'identité subjective. Une équipe de chercheurs de l'Université d'Utrecht à mis en lumière le rôle de l'activation de la norme sociale dans le processus de l'excitation sexuelle féminine. Dès lors qu'on introduit un élément incitant à la transgression de la norme sociale, les sujets de sexe féminin reportent une excitation subjective en ligne avec leur excitation objective. Note: pensez à amener les candidates à un plan à trois dans un bar gay et k-closez les deux, ça ira plus vite (sic)

Pour revenir au post initial: il est plus que commun qu'une fille soit excitée (de manière objective) par toute sorte de matériel pornographique. Pour autant, cela ne veut pas dire qu'elle serait capable ou qu'elle se reconnaisse même l'envie de passer à l'acte.

2/ Identité sexuelle et vie de couple

Car c'est bien une idéologie qui nous tient lieu de classification des préférences sexuelles. Nous disposons de trois boîtes dans lesquelles nous tentons de faire tenir une réalité infiniment plus variée. Nos préférences tiennent à notre patrimoine génétique, à notre éducation et à nos expériences et ceci dans des proportions qu'il ne me revient pas d'évaluer.

Une chose est sûre, il y a autant de préférences sexuelles qu'il y a d'empreintes digitales. Il peut paraître rassurant de classifier sommairement la population mais ce serait en pure perte.

De même, les relations amoureuses peuvent se vivre sur une infinité de modes. Il revient à chacun de nous de bâtir avec son ou sa partenaire le mode de relation qui correspond le plus à notre équilibre affectif, émotionnel et sexuel.

Alors quand je lis:

Citation:
Néanmoins, être bi, c'est aussi se dire que le jour où on sera en couple, une partie de cette identité sexuelle nous échappera, forcément.


Je me dis que le dogme de l'exclusivité sexuelle est tellement fort que certains ne le remette même pas une seconde en cause... même si cela signifie l'abandon d'un pan entier de son identité sexuelle.

Pour ceux qui ont choisi une autre route, je ne manque pas d'exemple de couples homosexuels ou hétérosexuels qui ont opté pour une sexualité différente. Une sexualité qui inclut cette composante sans remettre en cause ni leur attachement l'un à l'autre ni la valeur de leur projet de vie commun.

Cela passe par une communication empathique et honnête qui s'affranchit des jugements moraux à l'emporte-pièce.


"When you're busy judging people, you have no time to love them."
Marshall Rosenberg
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (A lire) le 15.09.11, 20h04 par Ash
  • +1 (Absolument) le 16.09.11, 14h07 par Clyde69

Blusher a écrit:
Une chose est sûre, il y a autant de préférences sexuelles qu'il y a d'empreintes digitales


Il peut y autant de vécus de la sexualité que de personnes. Là dessus on est d'accord.
Mais des préférences sexuelles, il n'y en a pas des tonnes. Le choix est même plutôt limité.

Ce qui fait la très grande variété de la sexualité d'une personne me semble beaucoup plus centrée sur les fantasmes.

Il y a quasiment une infinité de fantasmes possible. Et les fantasmes peuvent rester des fantasmes toute une vie.
Ce qui va vraiment faire la différence, ce qui va être vraiment marquant dans une sexualité: c'est le fait de franchir le pas.

Quand vous décidez de passez d'un fantasme à la réalité, vous traduisez ce fantasme en sexualité réelle, vécue.
Si vous ne franchissez jamais le pas, c'est que c'est juste un fantasme. Tant que cela ne vous trouble pas outre mesure, que ça n'a pas d'impact sur votre humeur, votre bien-être, alors c'est juste un fantasme comme un autre, un fantasme non-déterminant.

Le fait déterminant c'est l'acte.

Une orientation sexuelle est d'ailleurs un acte, c'est une décision par rapport à soi-même.
Et si cette décision est en accord avec ce que l'on est réellement, alors c'est une orientation durable.

Blusher a écrit:
Alors quand je lis:

Citation:
Néanmoins, être bi, c'est aussi se dire que le jour où on sera en couple, une partie de cette identité sexuelle nous échappera, forcément.


Je me dis que le dogme de l'exclusivité sexuelle est tellement fort que certains ne le remette même pas une seconde en cause... même si cela signifie l'abandon d'un pan entier de son identité sexuelle.

Pour ceux qui ont choisi une autre route, je ne manque pas d'exemple de couples homosexuels ou hétérosexuels qui ont opté pour une sexualité différente. Une sexualité qui inclut cette composante sans remettre en cause ni leur attachement l'un à l'autre ni la valeur de leur projet de vie commun.

Cela passe par une communication empathique et honnête qui s'affranchit des jugements moraux à l'emporte-pièce.

Ta réponse est plutôt bien pensée mais adressée à la mauvaise personne.
En réalité, j'ai passé quelques années à subir le fameux reproche de : "tu es bisexuelle, tu ne seras jamais qu'une salope infidèle". Je dois effectivement ajouter à ma première tare le fait que je ne considère pas la fidélité comme une priorité dans un couple, et que j'ai toujours prôné une vision de l'amour plus libre, plus ouverte, parce que j'ai cette nette tendance à dissocier le sexe et les sentiments, sans que cela me pose aucun problème. J'en avais déjà parlé dans certains topics ici je crois, même si je conçois que cette vision du couple ne soit pas celle de tout le monde.
Néanmoins, en général, quand j'évoque ma sexualité, je préfère rester vague à ce sujet, car j'en ai réellement marre des raccourcis du genre : bisexuel = infidèle. Non, la bisexualité n'est pas la nécessité d'avoir des relations sexuelles avec les deux sexes ; c'est simplement la possibilité de tomber amoureux de l'un ou de l'autre sexe (enfin c'est comme ça que je l'envisage, et c'est en ça que je rejoins la dernière phrase de kero un peu plus haut). Personnellement, mes coups de cœur me mènent vers des hommes ou vers des femmes, mais quand je suis dans une relation avec un mec, je n'ai pas le besoin vital de me taper une chatte pour compenser. Et si je suis dans une relation libre (ce qui serait mon idéal, mais qu'on ne peut exiger de tout le monde, et le couple c'est ça aussi : savoir que l'autre n'est pas forcément prêt aux mêmes choses que nous), ce n'est pas forcément pour aller voir quelqu'un d'un autre sexe que mon partenaire.
Voilà ce que j'essayais d'exprimer, même si je suis pleinement d'accord avec ton analyse concernant la vision du couple majoritaire dans les sociétés occidentales, bien souvent aliénante, réductrice et génératrice de frustration.

@ Hydrogène : tu ne peux pas franchement comparer des fantasmes masculins et des fantasmes féminins. Les hétéros, vous avez une telle barrière contre les fantasmes homosexuels que vous ne pourrez jamais vous laisser aller à ressentir une quelconque excitation devant deux mecs qui se touchent, même si pourtant, ça ne remettrait absolument pas en cause votre sexualité hétéro. Une fille en revanche est plus libre de ce côté-là, car le sexe lesbien est totalement affiché dans la majorité des pornos hétéros, et que les mecs ont même tendance à rêver d'une nana qui se taperait des filles.
Et au-delà de ça, la mécanique de l'excitation sexuelle ne fonctionne pas du tout pareil chez les hommes et les femmes ; une femme peut fantasmer sur une situation qu'elle ne voudra jamais vivre, comme le souligne Lossenia (ne pas excitée par les filles qu'elle croise dans la rue en dit assez long sur son orientation sexuelle), mais les mecs vous n'y arrivez pas, car il vous faut du concret, une situation que vous pourriez vivre le lendemain...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (100% d'accord) le 18.09.11, 09h22 par Clyde69

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