Interview E. Liebig: Un autre type de game, Parties I à IV

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Partie III: où une ministre fait une courte apparition

SG- Vos deux livres s’intitulent « Comment draguer… », comment draguer ceci, comment draguer cela, mais en fait c’est plus une série de comptes rendus qu’un manuel… Alors : c’est plus difficile d’écrire un manuel qu’un compte rendu ?
EL- Non, c’est pas plus difficile d’écrire un manuel, mais je voulais écrire absolument quelque chose qui ressemblât quand même à un roman, c’est pourquoi j’ai voulu l’écrire sous cette forme, avec une certaine recherche littéraire, également parce que lorsqu’on écrit des scènes érotiques, si on ne travaille pas le style on est très vite chiant et on tombe très vite dans le roman porno de gare.
SG- J’ai noté des constantes dans votre pratique en lisant les deux livres, et vous allez me dire ce que vous en pensez parce que les deux livres sont assez spéciaux et ce que j’ai vu est peut être entaché d’un biais d’observation.
a) D’abord c’est l’approche à travers des croyances, des opinions communes, puisqu’il y a soit la croyance politique, soit la croyance en Dieu. Ca c’est peut-être un biais d’observation, est-ce que c’est toujours le cas ?
EL- Pour moi c’est toujours le cas : il faut aller dans le sens de la personne qu’on a en face de nous si on veut vraiment la draguer. Ca reste un jeu, mais si on veut vraiment la draguer je pense qu’il faut sur le point fondamental qu’elles développent, je crois qu’il faut aller dans leur sens. Si par exemple elles sont très impliquées dans leur travail, ou qu’elles sont psychanalystes, on va pas d’un seul coup s’opposer à elles sur ce plan fondamental qui fonde leur vie. Dans le cas du chemin de Compostelle, les femmes qui font le chemin de Compostelle elles sont tournées vers Dieu, si on veut vraiment les draguer, il faut absolument aller dans ce sens là. Dans le cadre politique, si on se pointe à la fête de l’huma et qu’on veut draguer une communiste, si on arrive en disant qu’on est socialiste, ça risque d’être très-très dur et de rajouter un cheminement très compliqué, ça se fera pas en deux heures ou trois heures comme on essaie de le faire là dans le livre.
b)Une autre chose que j’ai notée c’est le choix très délicat des vêtements qui sont parfois choisis pour s’intégrer et parfois choisis pour se faire remarquer et détonner du groupe. Est-ce que vous vous reconnaissez là-dedans ?
EL – Oui, c’est ça. Il y a des fois où il faut coller car on sent que les gens sont dans un uniforme, par exemple, avec la militante de gauche, on a un uniforme de mec de gauche, si on se pointe habillé différemment, de la façon dont s’habillent les bobos cools du Xème arrondissement ou de Montreuil, on va même pas avoir le regard des filles, on va immédiatement être classé comme un bourgeois et on pourra pas avancer, donc il vaut mieux parfois se coller au style. Et parfois comme avec la militante UMP, il est pas mal de se démarquer un petit peu, on peut se démarquer un petit peu pour montrer qu’on a un peu de fantaisie.
SG- Il y a ça aussi dans vos vêtements, au début de Comment draguer la catholique… (1), vous écrivez que ce sont des vêtement un peu colorés.
EL- Là je veux montrer, dans le chemin de Compostelle, que je suis en dehors du temporel, en dehors de l’activité temporelle, donc je veux montrer que je suis élevé vers Dieu, que je marche poussé par une force spirituelle, donc je me distingue un petit peu du lot des marcheurs de Compostelle. Il faut à la fois rassurer et surprendre, je pense que c’est important.

(NDSG: la vache, c'est conceptualisé!)

c)Avec les vêtements il y a un truc qui est connexe, c’est qu’il y a chez vous la mise au point d’un personnage parfois très élaboré. Avec toute une réflexion sociologique sur ce personnage.

(NDSG: la fréquence élevée avec laquelle on rencontre la sociologie dans la drague en France, alors que ce domaine est peu populaire, bien moins que, par exemple, la psychologie, ne laisse de me faire m'interroger.)

EL- C’est tout l’intérêt de mes bouquins. La drague est une façon de s’amuser en faisant une analyse sociologique de différents milieux, de différents personnages. L’intérêt du bouquin c’était d’étudier le fonctionnement de groupes humains, de microcosmes humains, pour comprendre leur fonctionnement. Je dirais que la drague rajoute un élément littéraire, un genre littéraire, mais que l’intérêt premier -d’ailleurs les courriers que je reçois sont souvent de gens qui se reconnaissent dans le milieu que je décris, et c’est amusant, parce que sur le dernier bouquin, celui sur les militantes, j’ai reçu beaucoup de messages d’hommes et de femmes politiques, pas toujours ceux et celles qu’on croit, j’ai reçu beaucoup de messages de droite, de Mme Boutin, de plein de gens…
SG-Celui de Mme Boutin, il faut me dire…
EL- Mme Boutin m’a écrit une lettre absolument charmante, où elle me dit « J’ai beaucoup aimé votre livre, mais j’aurais bien aimé que vous m’envoyiez le premier, celui-là m’aurait été directement utile sur le chemin de Compostelle. »
SG- :shock: Boutin drague, alors ? Qui aurait cru ça d’elle ?
EL -Je ne sais pas, en tous cas elle a été sensible à mon bouquin…
SG- J’ai envie de vous demander, vos dragues vous les préparez énormément, vous étudiez beaucoup le milieu dans lequel vous allez vous insérer, ça représente beaucoup de bouquins ?
EL- Il y a des milieux que je connais bien, ça a pas été trop difficile, c’est vrai que pour draguer la sarkozyste, il a fallu que je me tape les deux bouquins de Sarkozy. C’était quand même une épreuve, c’est vraiment très-très mal écrit, et puis ça correspond à un schéma d’une ringardise totale, et ça c’était assez pénible… Pour draguer la militante d’extrême droite je me suis tapé quelques discours de Le Pen, je me suis baladé le jour du premier mai à leur fête, c’était quand même une épreuve. C’était plus sympa de draguer la jeune socialiste ou de draguer la militante gauchiste ou la verte… C’est plus sympa de draguer la verte.
d)On aussi l’impression qu’un élément de votre pratique c’est une énorme érudition, vous pouvez parler de tous les sujets comme si c’était votre passion depuis 10 ans, on a parfois quasiment l’impression de lire les aventures amoureuses de Bourdieu (2).
EL- Moi je suis un amateur de culture générale… J’aime bien la culture, et quand il faut que je me spécialise dans un domaine pour une raison aussi noble que la drague, j’hésite pas…
e)Il y a aussi la cuisine qui apparaît seulement dans le deuxième bouquin (3)…
EL- La cuisine c’est important, je pense que c’est un élément érotique (NDSG : c’est aussi un élément littéraire.) et puis je veux aussi essayer de donner au lecteur un certain nombre d’outils et j’ai pu vérifier que quand on fait la cuisine et quand on fait manger à une femme on donne un peu de soi-même et on se découvre un petit peu sur ce qu’on est soi même : son histoire, sa culture, ses origines, et c’est une autre façon de lui faire plaisir. Et puis la cuisine et l’érotisme ont toujours été liés.


(1)Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle, Editions La Musardine
(2) Lequel se fait traiter de ringard dans un des bouquins.
(3)Comment draguer la militante dans les réunions politiques, Editions La Musardine

Citation:
EL- Pour moi c’est toujours le cas : il faut aller dans le sens de la personne qu’on a en face de nous si on veut vraiment la draguer. Ca reste un jeu, mais si on veut vraiment la draguer je pense qu’il faut sur le point fondamental qu’elles développent, je crois qu’il faut aller dans leur sens. Si par exemple elles sont très impliquées dans leur travail, ou qu’elles sont psychanalystes, on va pas d’un seul coup s’opposer à elles sur ce plan fondamental qui fonde leur vie.


Dans le sens du poil, toujours carresser dans le sens du poil...

exit les negs, contradictions et tout ce qui assure un peu de dynamisme a votre echange.
Soyez docile et compatissant... :roll:

Blusher a écrit:
Citation:
EL- Pour moi c’est toujours le cas : il faut aller dans le sens de la personne qu’on a en face de nous si on veut vraiment la draguer. Ca reste un jeu, mais si on veut vraiment la draguer je pense qu’il faut sur le point fondamental qu’elles développent, je crois qu’il faut aller dans leur sens. Si par exemple elles sont très impliquées dans leur travail, ou qu’elles sont psychanalystes, on va pas d’un seul coup s’opposer à elles sur ce plan fondamental qui fonde leur vie.


Dans le sens du poil, toujours carresser dans le sens du poil...

exit les negs, contradictions et tout ce qui assure un peu de dynamisme a votre echange.
Soyez docile et compatissant... :roll:


Peut être que ça marche sur les cathos de 50 balais en phase terminale...

Comme disait Spike, c'est purement l'ami des dames. En faite, il gratte l'amitié avec des des cathos de 50 balais communistes ou en phase terminale puis les coince a l'aide de pattern genre "les dernieres sensations de ta vie" Arrrg tfouuuu ça me répugne.

Citation:
exit les negs, contradictions et tout ce qui assure un peu de dynamisme a votre echange.


C'est gonflant ce cynisme (voire mépris) dès que quelqu'un voit les choses différement.
Vous parlez d'émotions alors qu'il parle d'identité et de valeurs, vous parlez d'échange alors qu'il parle de connection. Faut remettre les choses à leur place. Vous allez quand même pas me dire que vous neggez vos cibles sur leur religion!
S'il était si docile et compatissant il aurait surement eu bcp de mal avec ses militantes politiques.

Ancienne école contre nouvelle école.

Je prefère la nouvelle école.

Automatic a écrit:
Citation:
exit les negs, contradictions et tout ce qui assure un peu de dynamisme a votre echange.


C'est gonflant ce cynisme (voire mépris) dès que quelqu'un voit les choses différement.
Vous parlez d'émotions alors qu'il parle d'identité et de valeurs, vous parlez d'échange alors qu'il parle de connection. Faut remettre les choses à leur place. Vous allez quand même pas me dire que vous neggez vos cibles sur leur religion!
S'il était si docile et compatissant il aurait surement eu bcp de mal avec ses militantes politiques.


Non justement, on évite de parler religion (et politique).
Car bien souvent ça amene à deux choix tous les deux mauvais :
1_ se disputer
2_ mentir

Navré de décevoir tout le monde, mais il y a des negs dans ses bouquins.
Pas beaucoup, mais y'en a.

RAPPEL:

Les negs ne sont pas un but en soi.

MAR-ONE a écrit:

Peut être que ça marche sur les cathos de 50 balais en phase terminale...

Comme disait Spike, c'est purement l'ami des dames. En faite, il gratte l'amitié avec des des cathos de 50 balais communistes ou en phase terminale puis les coince a l'aide de pattern genre "les dernieres sensations de ta vie" Arrrg tfouuuu ça me répugne.



j'ai pas lu ce pattern , pas de proces d'intention !

quant à l'age, il parle de femmes de 40 à 50 ans , normal il en a 50 lui même. ou est le problème ?

pour ton info on est pas encore pourri à 50 balais . la preuve je les ai ':mrgreen:'
... et mon amie , recemment sargée, en a 32 (HB 9)

et .. je suis aussi un "ami des dames" , pas de mec autour de moi, et je me plains pas, ça fonctionne bien .... ceci dit les conseils de FTS sont diablement bons : H2G, CetF etc ... ça marche .... mais le secret c'est quand même la quantité de HB abordées ! ':lol:'

trader a écrit:
pour ton info on est pas encore pourri à 50 balais . la preuve je les ai ':mrgreen:'
... et mon amie , recemment sargée, en a 32 (HB 9)


on est pas pourri à 50, certes, mais pourquoi insistes-tu alors sur le fait que ton amie en ait 32 ?

sinon, sur Liebieg,
j'ai le droit de penser que la militante ou la catho célibataire à + de 40 ans est une cible désespérée donc facile ? c'est la "réflexion sociologique" qui me vient à l'esprit en tout cas

PAULO a écrit:
on est pas pourri à 50, certes, mais pourquoi insistes-tu alors sur le fait que ton amie en ait 32 ?


j'insiste, surement parceque j'en suis fier ':oops:' , mea culpa donc car j'aime aussi les 45 ans qui sont souvent très libres dans leurs têtes.

PAULO a écrit:
sinon, sur Liebieg,
j'ai le droit de penser que la militante ou la catho célibataire à + de 40 ans est une cible désespérée donc facile ? c'est la "réflexion sociologique" qui me vient à l'esprit en tout cas


tu as absolument le droit de penser , mais je t'affirme aussi que les "cathos" sont pas toutes des cibles desespérées, même à l'age canonique de 40 ans .... j'en ai connues de plutôt difficiles à gamer (et pas moches).

Partie IV: la boite de jazz

SG- Par contre, vous m’avez dit au téléphone que vous êtes musicien, alors là ça m’étonne parce que: est-ce que ça suffit pas pour emballer à mort ça ?
EL- Oui, ça suffit pour emballer les filles qui sont dans les clubs de jazz, mais ça suffit pas pour emballer la bonne sœur …
SG- Vous jouez du jazz ? Vous êtes saxophoniste ténor comme dans « Certains l’aiment chaud » ?
EL- Non, je suis saxophoniste alto comme dans « Bird » (rires) Bon, c’est vrai, c’est pas mal pour emballer, mais je dois dire que c’est pas très intéressant à raconter, parce que à la limite, on a le saxophone, on est, bon, on est un petit peu artiste, etc..
SG- Je peux le dire, ça, sur internet, que vous êtes saxophoniste ?
EL- Ah, bien, oui, on peut dire que je suis saxophoniste, je suis un très bon saxophoniste, j’ai un groupe de jazz, je fais des soirées, je suis libre… Quand vous voulez.
SG- Comment s’appelle votre groupe ?
EL- J’ai plusieurs groupes, les lecteurs peuvent chercher avec Etienne Liebig, ça suffira pour me trouver.
SG- A part la militante et la catho, est-ce que vous avez un public précis ? Est-ce que vous avez d’autres publics privilégiés ?
EL- Pour draguer ou pour être lu ?
SG- Pour draguer, c’est une interview pour un site sur la drague, la littérature c’est moins leur truc.
EL- J’ai commencé pour mon prochain bouquin à draguer la psychanalyste (NDSG: Toujours une croyance forte en point de départ.) Avec les variations dans le champ des psys, en même temps je ne sais pas si j’irai jusqu’au bout car j’ai d’autres projets littéraires en vue, donc ça risque de ne pas sortir tout de suite, mais ça m’intéresse bien la psychanalyste. Et aussi la Française selon les régions : la bretonne, la bourguignonne, ça m’intéresse… Mais, bon, je sais pas si j’irai jusqu’au bout, hein…
SG-Est-ce que vous faites de la drague de rue ?
EL- Non. Je suis absolument nul à ça. C’est une horreur. Il me faut une vraie entrée en matière.
SG- Est-ce que vous faites de la drague de bibliothèque ou de librairie ?
EL- De librairie ça m’est arrivé… (Il réfléchit un instant) De bibliothèque aussi… A partir du moment où on a quelque chose qui nous réunit… C’est sûr qu’une femme qui lit un livre, on peut s’approcher et lui dire « Ah, vous lisez ça, ça vous plaît, moi aussi je l’ai lu, voilà, je vous conseille ceci… »
SG- Est-ce que vous faites de la drague de boîte, de bar ?
EL – J’en suis incapable, je suis musicien, je ne supporte pas les boîtes, ça me rend malade, je ne supporte pas ce genre de musique, je ne vais jamais dans ces endroits, je déteste ça…
SG –Sinon, d’autres endroits, hôpital, maison de retraite ?
EL – La drague à l’hôpital, c’est un très très beau sujet…
SG –Vous déconnez ?
EL- Non, non, je pense qu’on drague pas la cancéreuse du foie comme on drague la cancéreuse de l’utérus.
(rires)
SG –Y’a les infirmières, hein…
EL- Oui, mais c’est déjà moins intéressant, les infirmières…
SG –La concurrence des médecins est rude.
EL –Oui, voilà…



(1) Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle, La Musardine
(2) Comment draguer la militante dans les réunions politiques, La Musardine

Partie V: Un peu de technique

SG- Apparemment vous avez un certain niveau, assez bon, mais une chose qui surprend c’est que vous vous tapez pas forcément des nanas ciblées pour leur beauté, c’est presque le tout venant, non ?
EL –Absolument. Mais c’est aussi un goût personnel… J’aime beaucoup trop les femmes pour aimer seulement celles qui sont belles. Moi j’ai envie de rentrer en contact avec des femmes, rentrer un peu dans leur vie privée, les connaître, leur faire l’amour, simplement parce que ce sont des femmes et que j’ai envie de les connaître.
SG –Mais, vous n’avez pas envie de vous spécialiser dans la très belle ? Ca reste des femmes et en plus elles sont très belles…
EL –Non, ça me dit rien, ça limite énormément… Je pense que ça c’est un autre type de drague que j’ai jamais pratiqué même quand j’étais jeune et que c‘était assez facile d’avoir des belles filles.
SG –Comment vous négociez la part de technique et la part d’instinct ? Vous réfléchissez pendant que vous êtes… « en action », ou pas du tout ?
EL –Sur la drague proprement dite ?
SG –Oui, les questions du genre « Qu’est-ce que je dois faire maintenant ? »
EL –Ah, oui, il faut réfléchir en permanence sur comment s’adapter, en temps réel, c’est très important. Moi je crois qu’il faut s’appuyer sur les éléments extérieurs, par exemple, la mitterrandienne(1), c’est vrai, c’est une histoire vraie, on passe sur les quais de la Seine où il y a des marchants de livres d’occasion, on sait que Mitterrand était un grand amateur de bouquins, j’offre un petit livre que je dédicace à la dame que je drague, et, hop !, cinq points de plus en cinq minutes.
SG –Quand est le bon moment pour embrasser à votre avis ?
EL –Il faut un petit moment d’émotion, qu’on se retrouve autour d’un événement, par exemple on est devant la maison de Mitterrand, on croise une croix en pierre d’une grande beauté sur le chemin de Compostelle, on passe à côté d’une église qui nous émeut tous les deux, on entend une musique qui lui rappelle quelque chose : à se moment là on peut la serrer contre soi, on est pas obligé de l’embrasser directement sur la bouche, mais il faut lui montrer qu’on a envie de l’embrasser en l’embrassant par exemple sur le front, et puis, laisser faire un peu le temps jusqu’à ce qu’elle sente qu’elle peut pas faire autrement que céder. Autour de l’émotion, bien sûr. Je crois beaucoup à l’émotion.
SG –A votre avis, par quoi les femmes sont-elles attirées en général ?
EL –Ce qu’on remarque c’est que beaucoup de femmes retombent souvent sur le même genre de mari ou d’hommes avec qui elles vont faire leur vie. Si ce sont des femmes habituées à materner, elles retombent sur des hommes à materner, si ce sont des femmes qui ont besoin d’être un peu dominées, elles retombent sur des hommes un peu dominateurs. Par contre, pour la fantaisie, la fantaisie qu’on peut leur offrir en tant que dragueur, on a besoin de se distinguer de leur mari, d’être même un peu à l’opposé du mari: si le mari est un amateur de belles voitures et aime bien frimer, elles vont préférer le mec qui se balade à mobylette, parce que ça leur fait vraiment une espèce de fantaisie, de vraies vacances, sans aller nécessairement sur un yacht au large de l’île de Malte on leur offre en même temps de vraies vacances psychologiques.
SG –Donc, Cécilia Sarkozy, on peut le dire, c’est une cible potentielle pour vous ?
(rires)
EL –Cécilia, oui ce serait une cible extraordinaire effectivement, car je pense qu’elle a caché derrière son désir de réussite sociale un vrai désir d’aventure et d’abandon. C’est clair.
SG –Et puis passer après Jacques Martin et Nicolas Sarkozy, c’est quand même un honneur…
EL –(rire) C’est vrai. On pourra refaire l’Ecole des fans, et comme Sarko est tout petit…
(rires)

(1) Comment draguer la militante dans les réunions politiques, La Musardine

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