Discussion

Jalousie, justifié ou non ? Que faire pour aller mieux ?

Note : 9
lancé par Soren le 06.10.2017
9 réponses
dernier par ailether le 20.11.2017, 15h27
  • Soren
  • Score : 2 - 23 ans
Bonjour, je suis avec une fille depuis un peu plus de 6 mois et nous sommes actuellement (pour au moins jusqu'en juin) dans deux villes différentes. Nous sommes tous les deux étudiants (notre dernière année d'étude).


Il s'avère que je me trouve extrêmement jaloux, j'aimerais avoir votre avis afin de savoir si cela est justifié (et que je devrais lui parler, la quitter etc...) ou si je me fais des idées (et que je devrais faire des efforts).


Par exemple dans la semaine elle est sortie avec ses amis et elle a fini complètement bourrée et en rentrant le matin elle m'a envoyé des messages pour me raconter sa soirée. Elle m'a raconté qu'elle avait beaucoup trop bu et qu'elle était trop chiante et qu'elle est donc allé parler à une table (qu'avec des mecs) derrières et qu'elle trouvait ça cool de rencontrer des nouvelles personnes et qu'elle était trop contente. Elle m'a même dit qu'à la fin de la soirée elle trainait qu'avec eux plutôt qu'avec ses potes... Je trouve ça un peu limite et ça me rend jaloux. Elle m'a dit qu'elle avait trop parlé à un des mecs du groupe (j'ai vu sur Fb qu'ils se sont ajoutés en amis pendant la soirée) blablabla...

Je me sens très mal de savoir que complètement bourrée elle va aborder un groupe de mecs et qu'elle finit par tellement bien s'entendre avec l'un d'eux qu'ils échangent leur Facebook. Ça m'énerve de savoir que plutôt que de passer la soirée avec ses potes elle finit par la passer avec eux... D'ailleurs ma copine m'a dit qu'une de ses potes est allée la voir plusieurs fois dans la soirée pour lui dire ''n'oublie pas que tu as un copain hein !" ce que je trouve assez bizarre de la part de cette fille qui est très ouverte et toujours partante pour de nouvelles rencontre, je me dis donc que si elle est allé faire ça c'est que ça devait être un peu bizarre. Ma copine s'est justifié en me disant qu'elle a dit à sa copine "mais on ne fait que parler" et à moi "on ne faisait vraiment que parler je ne comprends pas pourquoi elle est venu. Tu n'as pas de soucis à te faire hahaha".

Honnêtement je ne sais pas pourquoi elle m'a raconté tout ça par message... car ça me fait juste chier et ça me rend jaloux.

Aussi elle était tellement bourrée qu'elle m'a dit qu'elle n'avait pas le courage de rentrer chez elle (20 mins à pieds c'est pas énorme...) donc elle a dormi chez un des mecs de son groupe (un de ses potes et pas un des mecs qu'elle est allé aborder en soirée). Ça aussi ça me fait un peu chier mais pas autant que le fait d'aller aborder un groupe de mecs, de passer la soirée avec eux et échanger son Facebook avec l'un d'entre eux...

Voilà j'aimerais savoir ce que vous en pensez, par message j'ai fait comme si je m'en fichais mais ça me fait vraiment chier.
À mon avis le mieux que tu as à faire c'est effectivement de rester pas trop pointilleux et surtout de te mettre à profiter aussi de ton côté de la fin de ta vie étudiante.

D'abord tu seras moins jaloux d'elle, ensuite si cela doit merdouiller au passage tu seras moins démuni.

Desole si cela ne t'aide pas beaucoup. J'y suis passé et j'ai pas trouvé mieux à te donner comme conseil.
  • r-0
  • Score : 183 - 27 ans - MBTI: ESFJ
Je vais te donner mon avis sur la situation, pour avoir connu ça également.

Il va falloir que tu te détaches de tout ça comme dit The_Pop pour plusieurs bonnes raisons :
- tu ne peux pas contrôler ta copine
- ta jalousie va te bouffer la vie
- ta jalousie ne te permettra pas de sauver ton couple

La première chose c'est qu'effectivement, tu ne peux que difficilement contrôler ta copine, elle est libre, fait ses propres choix. Et pourra être attiré et craquer pour un autre mec à n'importe quelle période de sa vie et tu pourras rien n'y changer.

Lui montrer ta jalousie ou commencer à lui imposer des limites pourront peut être marcher un temps, mais au final elle reprendra sa liberté et le fera mais en cachette cette fois pour ne pas te mettre à dos.
Du coup tu seras encore plus jaloux et elle te le cachera encore plus, un cercle vicieux infernal qui va te ronger.

Enfin le point le plus important selon moi, c'est surtout que tu vas te ronger, penser en permanence à ce que fais ta copine, à ce qu'elle peut dire, etc... tu vas sur-interpréter toutes les situations et tout ne sera que prétexte à nourrir ta jalousie.
Ton sentiment d'insécurité va grandir, ça tournera à obsession.

Mon conseil : vis ta vie, ne pense pas à ça, fais "confiance" à ta copine pas dans le sens neuneu et accepte n'importe quoi, mais dans le sens ou elle connait déjà les limites (pas de tromperie etc...), et si elle les franchit, qu'elle est pas honnête avec toi et bah passe à autre chose.

Encore une fois, c'est plus facile à dire qu'à faire.
Mais si tu arrives à avoir cette "tranquillité" d'esprit tu pourras te concentrer sur toi et pas te bouffer la vie bêtement.
Ne pas être needy tout ça, ne pas avoir l'air dans le besoin toussa c'est important, je ne peux que "valider" ce qui a été conseillé plus haut.

Mais bon s'il est vrai que tu ne contrôleras jamais ta copine (et heureusement d'ailleurs), il ne me paraît pas très sain de tolérer un truc qu'a priori tu n'aurais pas envie d'accepter.
Si quelque chose ne te va pas, il me semble plus logique et même mature d'en parler carrément avec elle non?

Plutôt que de pas en dormir de la nuit... et (si ça se trouve) de se faire des films...
Mouais, je pense qu'il y a une question d'équilibre, et qu'il est important que :
1) tu prennes du temps tout seul pour réfléchir.
2) tu parles avec elle s'il y a lieu.


1) Tu dois déterminer précisément ce qui, pour toi, est acceptable et ce qui ne l'est pas pas, de ta part et de la part de ta copine, puis ce qui te pose problème ou pas.

Par exemple :
Est-ce qu'il est acceptable que je l’empêche de sortir seule avec des copines ? avec des copains ? avec un copain ?
Est-ce qu'il est acceptable qu'elle passe la nuit toute bourrée chez un pote de longue date?
Est-ce qu'il est acceptable qu'elle passe la nuit toute bourrée chez un random mec croisé en soirée?
...
Puis les mêmes questions avec Est-ce que ça me pose problème si… ?

L'idée c'est que si tu as pas deux fois la même réponse, c'est que sur ces questions le problème est de ton côté : ton idée de l'acceptable n'est pas cohérente avec ce que tu ressens en terme de jalousie. À toi de travailler sur ta confiance pour trouver cette cohérence.

2) Pour les réponses qui sont identiques dans les deux cas, c'est que la chose est claire pour toi et il faut discuter avec ta copine des règles de votre couple. En étant prêt à trouver des compromis s'ils sont raisonnables, et à mettre fin à la relation si tu mets en lumière une incompatibilité.

En conclusion, soyons clairs:
→ Tu ne peux pas interdire des choses à ta copine. Tu peux simplement lui exprimer tes limites : “quand tu fais ça, ça me fait du mal ; je ne peux pas t'interdire de le faire, mais si tu le fais cela signifie que c'est plus important pour toi que la souffrance que ça m'inflige ; je devrais alors m'interroger sur la pertinence de rester ensemble”.
Ailether, d'accord dans le fond, mais la formulation du problème, ça fait un peu chantage, quand même. Parce que ça revient à "si tu fais ça, je me sentirai mal donc je te quitterai".
Alors que se sentir mal c'est pas une raison intrinsèquement valide, encore faut-il que ce soit justifié de se sentir mal. Idem avec les histoires de valeurs, parce que les prémisses sont biaisés.
Parce que si ton ressenti est biaisé ou dément, tu imposes une raison démente ou biaisée à ta partenaire par ce chantage affectif.
Et même quand c'est justifié, dire "tu fais ça, je suis pas d'accord parce que je me sens mal (dédouane l'autre), comment on fait pour trouver un terrain d'entente", ça parait bien moins vicieux et limitant dans les solutions de sortie que "tu me fais mal (qualifie de bourreau), j'ai mal (je suis la victime), si tu me fais mal, je te quitte (chantage culpabilisant)".

Et on est plus non plus dans l'interdiction de fait (parce que suggérer à l'autre qu'il nous fait mal, de fait ça lui interdit de le faire quand il nous aime vraiment, selon la sagesse populaire, qui dit que l'amour est inconditionnel).
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Pas convaincu) le 20.10.17, 08h08 par The_PoP
Citation:
Parce que ça revient à "si tu fais ça, je me sentirai mal donc je te quitterai".

C'est exactement ça. Et c'est parfaitement assumé : il s'agit de poser les limites.

Je ne cherche pas à savoir si elles sont justifiées ou pas. Aux yeux de qui d'ailleurs ? Y a-t-il une autorité justifiant les limites ? À mon sens, les limites sont quelque chose de personnel et d'intime, aussi je m'abstiens de les juger. Je ne propose donc aucun système de valeurs, mais une simple hygiène de vie : une relation qui fait souffrir n'a pas lieu de perdurer.

Ainsi je maintiens : la souffrance est une raison intrinsèquement valide à mettre fin à une relation.

Mon idée fondamentale c'est qu'on est entre adultes, libres et égaux. Dès lors, indiquer ses limites n'est ni un chantage, ni une règle qu'on impose, mais une simple affirmation de soi. Si ces limites ne conviennent pas à l'autre, il est totalement libre de les rejeter. Il en découle naturellement que la relation n'est pas viable.

J'ai beaucoup plus de mal avec ton approche, interdire ("je ne suis pas d'accord pour que tu fasses ça"), c'est un rapport de force et de pouvoir. Ça ne correspond pas du tout à ma vision d'une relation.

Citation:
[...]moins vicieux et limitant dans les solutions de sortie que "tu me fais mal (qualifie de bourreau), j'ai mal (je suis la victime), si tu me fais mal, je te quitte (chantage culpabilisant)".
Je tiens à rétablir ces propos, que je trouve bien loin de ceux que j'ai écrits.
  • non pas "tu me fais mal" => mais : "quand tu fais ça, j'éprouve de la souffrance". Ce n'est pas du tout la même chose. L'un est une accusation, l'autre est la verbalisation d'une émotion ressentie, la base même de la communication.
  • non pas "si tu me fais mal je te quitte" => mais : "si cette relation me fait souffrir, je dois y mettre fin", ce qui est pour moi un élément essentiel à une vie heureuse.

Par ailleurs et sur un autre plan, si ces limites ont pour effet d'empêcher toute relation, et que cet état de fait rend la personne malheureuse, il sera judicieux de les faire évoluer. Mais c'est un sujet et un travail personnels, non un sujet de couple. Il est important de faire la différence, particulièrement alors que notre ami Soren se trouve avoir les deux aspects à gérer simultanément : à la fois il se cherche ses limites et en même temps il semble avoir du mal à les affirmer. Deux problèmes pas simples à gérer séparément, très difficiles si on ne les sépare pas.

(Quant à la prétendue sagesse populaire, en est-on encore là ? Je pensais la notion d'amour inconditionnel morte et enterrée avec Roméo et Juliette).
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +3 (+1) le 19.10.17, 14h10 par Mr.Smooth
  • +1 (A lire) le 20.10.17, 08h07 par The_PoP
  • +3 le 14.11.17, 11h16 par Syd_
ailether a écrit:
Citation:
Parce que ça revient à "si tu fais ça, je me sentirai mal donc je te quitterai".

C'est exactement ça. Et c'est parfaitement assumé : il s'agit de poser les limites.

Je ne cherche pas à savoir si elles sont justifiées ou pas. Aux yeux de qui d'ailleurs ? Y a-t-il une autorité justifiant les limites ? À mon sens, les limites sont quelque chose de personnel et d'intime, aussi je m'abstiens de les juger. Je ne propose donc aucun système de valeurs, mais une simple hygiène de vie : une relation qui fait souffrir n'a pas lieu de perdurer.

Ainsi je maintiens : la souffrance est une raison intrinsèquement valide à mettre fin à une relation.

Mon idée fondamentale c'est qu'on est entre adultes, libres et égaux. Dès lors, indiquer ses limites n'est ni un chantage, ni une règle qu'on impose, mais une simple affirmation de soi. Si ces limites ne conviennent pas à l'autre, il est totalement libre de les rejeter. Il en découle naturellement que la relation n'est pas viable.

J'ai beaucoup plus de mal avec ton approche, interdire ("je ne suis pas d'accord pour que tu fasses ça"), c'est un rapport de force et de pouvoir. Ça ne correspond pas du tout à ma vision d'une relation.

Citation:
[...]moins vicieux et limitant dans les solutions de sortie que "tu me fais mal (qualifie de bourreau), j'ai mal (je suis la victime), si tu me fais mal, je te quitte (chantage culpabilisant)".
Je tiens à rétablir ces propos, que je trouve bien loin de ceux que j'ai écrits.
  • non pas "tu me fais mal" => mais : "quand tu fais ça, j'éprouve de la souffrance". Ce n'est pas du tout la même chose. L'un est une accusation, l'autre est la verbalisation d'une émotion ressentie, la base même de la communication.
  • non pas "si tu me fais mal je te quitte" => mais : "si cette relation me fait souffrir, je dois y mettre fin", ce qui est pour moi un élément essentiel à une vie heureuse.

Par ailleurs et sur un autre plan, si ces limites ont pour effet d'empêcher toute relation, et que cet état de fait rend la personne malheureuse, il sera judicieux de les faire évoluer. Mais c'est un sujet et un travail personnels, non un sujet de couple. Il est important de faire la différence, particulièrement alors que notre ami Soren se trouve avoir les deux aspects à gérer simultanément : à la fois il se cherche ses limites personnelles et en même temps il semble avoir du mal à les affirmer dans son couple. Deux problèmes pas simples à gérer séparément, très difficiles si on ne les sépare pas.

(Quant à la prétendue sagesse populaire, en est-on encore là ? Je pensais la notion d'amour inconditionnel morte et enterrée avec Roméo et Juliette).
  • Soren
  • Score : 2 - 23 ans
Je suis d'accord avec ce que vous dites et je ne souhaite pas imposer de limite à ma copine ou la contrôler mais néanmoins cela me fait énormément souffrir car je suis très jaloux et j'ai un ÉNORME sentiment d'insécurité qui me ronge et me gâche la vie.

Je suis d'accord avec le fait qu'il faut ne pas trop se préoccuper d'elle et faire ma vie mais je n'y arrive pas... Comment faire ?

"La souffrance est une raison intrinsèquement valide à mettre fin à une relation.", c'est vraiment ce que je me demande en ce moment. Le problème c'est que je ne pense pas que ce soit lié à cette fille mais à moi et que je pense souffrir peu importe la fille avec qui je suis donc je pense que je dois trouver une solution pour aller mieux.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Courage) le 20.11.17, 15h16 par ailether
C'est énorme ce que tu fais tu sais, reconnaître un problème de ton côté. Évoluer à partir de là est nettement plus facile, mais il n'est pas toujours évident de voir dans quelle direction aller.

Je ne peux que t'encourager vivement à en parler à un professionnel. Pour l'aspect jalousie, un psychothérapeute de couple est une bonne idée. Si cette question d'insécurité et de confiance en toi est plus générale, plutôt un psychothérapeute classique ou un coach de vie (mais pas un coach en séduction).

J'ai, personnellement, déjà fait appel à un psychothérapeute de couple et c'est sans doute parmi les 60€ les mieux dépensés de ma décennie. Tu n'as pas besoin d'y aller à deux, tu peux y aller seul. En fait si tu te poses des questions sur toi-même, c'est même mieux d'y aller seul je crois.

Voilà, et là dedans fais attention à toi : comme je le disais au dessus, la situation que tu décris comporte deux aspects. Les problèmes que tu as toi vis à vis de toi-même, et les problèmes au sein de ton couple (à responsabilité partagée mais aussi de sa responsabilité à elle).
N'oublie pas que dans les phases de remise en question et de changement, on est vulnérable. Fais particulièrement attention à ne pas accepter tout et n'importe quoi de ta copine.

(tu noteras que ce genre de travail est plus facile à faire quand on n'est pas en couple, car justement il n'y a pas cette confusion)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (+1) le 21.11.17, 00h46 par Fate
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