Tes arguments manquent de rigueur logique
Holden Caulfield a écrit:
Je dis pas que ça existe pas. Je dis que de mon point de vu, "l'instinct maternel" par exemple tel qu'on nous le sert aujourd'hui, avec la Daronne aimante prête à tout pour son lardon, c'est fake.
Y'a qu'à voir comme ils s'en foutaient de perdre un gosse à peine quelques dizaines d'années auparavant. Voir mourir 3 ou 4 enfants mourir, d'une grippe ou whatever, c'était normal, et tu voyais pas les parents prêts à mourir à la place de leurs gosses justement parce que l'instinct parental n'est pas assez important pour les pousser au sacrifice. J'imagine que c'est pas un produit de l'évolution qui a transformé l'instinct maternel ou paternel en parents prêts à donner leurs vies pour leurs enfants, alors je présume que c'est plus artificiel qu'autre chose. J'irais volontiers chercher une explication sociologique à ce phénomène.
Dans le cas d'une maladie infectieuse, t'as pas grand chose à faire. Tu peux pas mourir à la place de tes gosses. Ce qui est artificiel, c'est que les gens étaient alors plus fatalistes car ils croyaient plus volontiers que leurs enfants rejoindraient leur Créateur et qu'ils se retrouveraient de toute façon tous au jour du jugement dernier.
Egalement, les exemples ne manquent pas, dans l'Histoire comme autour de moi (cas d'une amie d'enfance) où une femme en couche (parce qu'avant, ça tombait comme des mouches à ce stade là aussi) à qui on demandait d'arbitrer entre sa vie ou le bébé, choisissait le bébé à naître.
Holden Caulfield a écrit:
Constant99 a écrit:
Holden Caulfield a écrit:
Je suis intimement persuadé que l'instinct paternel/maternel n'existe pas. En tout cas pas de la manière dont on nous le décrit aujourd'hui.
Mais tu te bases sur quoi pour dire ça ? Parce que, sans même parler de l'humain, il existe clairement chez les animaux (et pour s'en convaincre il suffit de s'en prendre aux petits d'une chatte, d'une oursonne, ou de je ne sais quoi).
Je me base sur une impression personnelle et quelques livres dont je ne me rappelle pas le nom. Ton exemple je le trouve pas pertinent, sans être un professionnel, j'ai jamais vu une chatte crever pour un de ses chatons. Elle crache, elle griffe ou elle mord (Smooth en est témoin), mais elle ira pas se battre à mort pour en sauver un.
L'as-tu poussé à bout ladite chatte ? Evidemment que si elle arrive à faire cesser l'agression d'un coup de griffe, elle va pas te mordre jusqu'à ce que toi ou elle meurt !
En situation de danger, les animaux fuient ou agressent. Le fait qu'elle ne fuit pas est déjà un gros indice de sa détermination. Essaie d'attaquer une chatte (ou n'importe quel animal) jusqu'à la faire fuir de l'endroit où est sa portée : tu n'y arriveras pas !
Par exemple, tu mets le panier de petits chatons dans l'allée du jardin et tu commences à rouler dessus avec ta voiture. Je parie que la chatte va pas se mettre en travers pour crever avec ses chatons. Mais elle va pas s'écarter de plus de 20 cm d'eux, tout en ne se faisant pas écraser.
On ne cherche pas à mourir pour ses enfants. On cherche à sauver ses enfants quel que soit le danger. Grosse nuance !!
Le "sacrifice" en revanche, ce n'est pas darwinien, c'est effectivement sociologique ou religieux. Il ne faut pas confondre ces notions.
La seule circonstance atténuante que je vois pour ce gars, c'est s'il a estimé que ses enfants étaient sûrement morts dès le début de l'agression. Dans ce cas, la fuite a pu lui apparaître comme la meilleure solution.