tiamat a écrit:
L'amour et la peur sont deux sentiments antagonistes. Là où subsiste la peur il ne peut y avoir plein amour.
Si par aimer, tu entends apprécier, je pense pouvoir nuancer ton point de départ. Je peux aimer la boxe, et toujours avoir peur des mauvais coups / de la défaite / de l'humiliation...
Je pense que le livre Je t'aime, d'Alberoni, dénonce très bien l'utopie de l'amour comme pur plaisir. Tout amour a une part de déchirement, ce qui implique la possibilité de la douleur ou de la peur.
Incidemment, je pense que certains ici souffrent d'espérer cet amour parfait, ou l'entente serait naturelle, les compromis inutiles, ou tout coulerait de source...
tiamat a écrit:
Ainsi, si l'on n'est pas à l'aise avec le sexe, les femmes ou encore l'argent c'est qu'il subsiste de la peur. Cette peur empêche le domaine que l'on aime de prendre place dans notre vie et d'entrer en abondance.
Cela peut en effet être une raison.
tiamat a écrit:
Il faut aimer pleinement un domaine sans crainte afin d'accepter sa place dans notre vie et le bonheur qu'il peut nous apporter.
Si la peur de la mort est saine et nécessaire pour la survie, la peur du sexe est créée par nos inhibitions et nos croyances et elle doit être combattue et éliminée.
Je ne sais pas ce que tu mets derrière "la peur du sexe" : je suis en relation depuis un moment déjà , ce que je peux mettre derrière ces mots est sans doute assez différent de ce qu'un "célibataire qui profite" peut y mettre.
Toutefois, je pense que cette "peur du sexe", si elle se manifeste et est profonde, doit être au contraire acceptée, comprise, et éventuellement dépassée. En ce qui me concerne, je me suis aperçu que beaucoup des émotions négatives fortes liées au sexe avait plutôt rapport à une signification relationnelle (fidélité, attention, etc.).
De plus, je pense qu'il faut prendre en compte le fait que certaines interprétation de FTS excluent la possibité de l'intimité, ce qui peut être très anxiogène.