Discussion

La consommation d'alcool reflète-t-elle une personnalité ?

Note : 15
lancé par DiversityHD le 15.02.2017
10 réponses
dernier par Yragael le 21.02.2017, 12h34
Salut FTS,

Alors voilà j'ai une petite question, par rapport à l'alcool.

Je suis étudiant, j'ai 20 ans, j'ai déjà pris des (2) super-cuites, blackout total, les potes qui me portent pour me ramener, bref ce que j'appelle une soirée de merde (et j'en suis pas spécialement fier).

Je suis quelqu'un qui ne vois aucuns inconvénients à boire en soirée où à l'apéro,etc.. C'est convivial, tout le monde est décomplexé et c'est cool. Je n'ai pas de rigidité par rapport au sujet fans le sens où je suis pas le genre de mec à faire la moral "Ouai l'alcool c'est mal" ou "Pas besoin d'alcool pour s'amuser" etc.. (on connais tous un mec comme ça :p )

Mais il y a une catégorie de personnes que je ne comprends, et cette catégorie regroupe les personnes pour qui "se mettre une grosse race", vomir et faire un coma n'est pas une option mais un objectif.

Et qui ducoup réussissent généralement à atteindre cet objectif, vous savez le gros lourd de la soirée complètement défoncé qui, une fois qu'il a fini d'emmerder le monde, va vomir au balcon puis s'endort (puis revomi).

En fait j'ai du mal à saisir les motivations exactes. Parce que von, si c'est pour paraître sain et intelligent, c'est raté. Pour décompresser ? Si je me base sur mon expérience personnelle, j'ai pas vraiment décompresser, et le lendemain n'étais pas source de plaisir et de détente. Mais peut-être que je me trompe ?

On vois souvent ces comportements dans les soirées médecines par exemple, les soirées open - bars.

Donc pour moi OK ça peut arriver , t'es fatigué ça t'arrives 1 fois, 2 fois parce que t'es un gland ( :D) et que t'as pas compris la 1ere mais je veux dire l'idéal c'est de boire jusqu'à la "borderline", je veux dire il faut savoir s'arrêter. Mais ce que je ne comprends pas c'est ceux (et ils sont nombreux) qui s'en donnent volontairement l'objectif !

Je vois ça comme un manque de maturité absolue, et je sais pas il ne faut pas s'aimer pour se mettre dans un état pareil ?

Quand ça m'est arrivé le lendemain j'étais mal à l'aise, mais souvent ces même personnes s'en vantent " Ouah putain gros hier j'étais déchirer " ouah super mec à 1h tu dormais dans ta gerbe youhou.

Et le pire c'est pour les filles qui sont des vrais cadavre, avec tout les mecs malsains qui traînent c'est pas secur ^^


Ducoup si vous voulez bien m'eclairer, je me fait sans doute une fausse idée sur tout ça !


PS: C'est le cas de ma copine actuelle, qui sors «peu» et donc me dis à chaque fois "Ça fais longtemps que je suis pas sorti la je vais me mettre une grosse race ça va me faire du bien" comme si elle devais rattrapé une consommation hypothétique d'alcool qu'elle aurait loupé ? (Je ne lui fais aucune réflexions à ce sujet, j'ai pas envie de passer pour un mec relou qui veut empêcher sa copine de s'amuser. Après tout elle est majeur, mais bon.. J'en pense pas moins.)

Merci ! :D
L'alcool c'est désinhibant, et l'anxiolytique/antidépresseur le plus facile d'accès.

De là tu comprends assez facilement son utilisation assez large :
>> pour faire taire un cerveau trop envahissant / gommer le paramètre "pression sociale"
>> pour calmer certaines angoisses, "décompresser"

Je dirais pas il faut pas s'aimer dans le sens négatif, en tout cas il faut pas aimer un état de base qu'on arrive pas à shunter autrement.

La pression sociale aussi ça joue. L'auto destruction c'est en vogue.

Moyen d'intégration. Les gens avec qui tu t'en colle une, y a quelque chose qui se créée mine de rien "t'aurais vu ton état hier on t'a sorti du bar tu devinera jamais ce que t'as fait".

Et puis de manière générale, c'est l'exutoire facile, qui demande pas spécialement de compétences ou de remises en question sur son mode de vie. Ma vie pue je décompresse avec une bonne taule. Pas de jugement, juste un fait.

C'est un moyen de "faire face" (mais à court terme, faut pas l'oublier, de toute façon comme toute drogue quand les effets négatifs apparaissent t'es déjà dépendant bien dépassé). Oublier un peu la machine, comme disait l'autre.

Ou encore une possibilité de vivre quelque chose. La vie c'est globalement triste et banal pour certains (beaucoup ?). L'alcool et les drogues de façon plus générale c'est une façon de faire fonctionner son système dopaminergique de manière assez expéditive et efficace (jusqu'à ce que plus rien n'aie de saveur).

Si tu parle de révéler la personnalité, je suis catégorique. L'alcool n'a jamais, n'est pas et ne sera jamais une excuse à mes yeux. Quelque chose fait sous alcool correspond fondamentalement à la personne à qui j'ai affaire en ce qui me concerne. Le problème n'est pas l'alcool, c'est la personne. Rigide ou catégorique peut-être, ça reste mon point de vue.

Je sais pas si ça répond à ta question, mais en gros. Cette consommation elle répond souvent à un besoin, c'est une manière d'y répondre. Tout comme certains répondent à un besoin relationnel avorté par du porno à outrance, un besoin de reconnaissance en accumulant des bagnoles, etc... Personne n'est parfait, c'est bien comme ça je trouve. Tant qu'on te reproche pas de vouloir participer à l'autodestruction de groupe si t'en as pas envie. My opinion.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Intéressant) le 16.02.17, 08h48 par DiversityHD
  • +1 (Constructif) le 16.02.17, 09h04 par LittleNeapolis
  • +1 (Intéressant) le 18.02.17, 16h35 par RiskyChoice
Merci pour ta réponse.

Citation:
L'alcool c'est désinhibant, et l'anxiolytique/antidépresseur le plus facile d'accès.


Anti-dépresseur ? Ça dur 5h et encore y'en quand ils sont bourrés ils pleurent... Ou alors sont méchants et agressif. D'ailleurs c'est souvent le cas des mecs complètement déchirés, non ?

Citation:
L'auto destruction c'est en vogue.


C'est vrai, et c'est vraiment le genre de délire que je comprends pas..

Citation:
Si tu parle de révéler la personnalité, je suis catégorique. L'alcool n'a jamais, n'est pas et ne sera jamais une excuse à mes yeux. Quelque chose fait sous alcool correspond fondamentalement à la personne à qui j'ai affaire en ce qui me concerne. Le problème n'est pas l'alcool, c'est la personne. Rigide ou catégorique peut-être, ça reste mon point de vue.


La aussi je suis absolument d'accord avec toi. Sur ça y'as pas de doute. Les excuses du style "je t'ai trompé parce que j'étais bourré" ça passera jamais.

Citation:
Je sais pas si ça répond à ta question, mais en gros. Cette consommation elle répond souvent à un besoin, c'est une manière d'y répondre. Tout comme certains répondent à un besoin relationnel avorté par du porno à outrance, un besoin de reconnaissance en accumulant des bagnoles, etc... Personne n'est parfait, c'est bien comme ça je trouve. Tant qu'on te reproche pas de vouloir participer à l'autodestruction de groupe si t'en as pas envie. My opinion.


Donc ça répondrai à un besoin ? Mais dans ma question c'est en gros est ce que les personnes qui ont ce besoin peuvent être catégorisé ? Dans le sens ou est-ce que ce besoin révèle je sais pas moi, un manque de confiance en soi, une vie de merde ?
Qu'est ce qui différencie les personnes disons Soft, qui s'amusent autant voir plus qu'eux sans grands excès, et les personnes qui ressentent le besoin de se cuiter à l’extrême ?

Merci :)
Citation:
Dans le sens ou est-ce que ce besoin révèle je sais pas moi, un manque de confiance en soi, une vie de merde ?

Ce serait un peu hasardeux, je sais pas si c'est très important en fait ?
Ouais, probablement qu'il y a une envie d'arrêter d'être dans le contrôle pour une fois, un besoin de s'intégrer pour les gens dont tu parle parce que les gens y arrivent pas autrement.

Après si tu veux en chercher plus, la pratique c'est celle du binge drinking.
Voici ce qui est dit ici : http://www.psycho-bien-etre.be/psycho/a ... e-drinking (pas la meilleure page du monde mais la citation permet d'en parler, au moins).

Citation:
Le « binge drinking » répond souvent à une question identitaire. Il permet de s’intégrer à un groupe mais c’est aussi l’occasion de se tester par rapport aux autres, d’affirmer son identité et pour les garçons de renforcer leur identité masculine. Le leitmotiv de ces adolescents est de sans cesse repousser leurs limites. Ces conduites permettent de prouver que l’on est capable de consommer autant d’alcool qu’un autre voir plus. Il favorise la surenchère, l’escalade des comportements dangereux et entraîne les jeunes dans un cercle vicieux.

Le binge drinking c'est pas propres aux ados et jeunes adultes, c'est en gros une consommation massive et rapide d'alcool avec recherche de défonce. Ça reste assez observé chez les jeunes quand même.

Je me demande si ça correspond pas à une forme de rite de passage un peu violent dans un monde où ces rîtes ont disparu, mais ça c'est mes hypothèses personnelles. Un moyen de reconnaissance par ses pairs, en somme. Faudrait creuser. (j'avais une référence de ouf sur un sociologue qui a bossé uniquement sur les rites de passage, diablement intéressant, mais impossible de retrouver).

Tiens en cherchant je tombe sur ça :
http://www.psychologies.com/Famille/Ado ... dependance
Quelques éléments intéressants si tu veux t'y intéresser.

C'est pas aussi simple que "la recherche de défonce c'est avoir une vie de merde". Enfin tu peux. Mais souvent y a des explications sociologiques/psychologiques quand toute une génération s'y met. Les gens dont tu parle sont peut être fragiles, peut-être qu'ils ont des vies de merde : ça en fait des jeunes de leur époque ;)
Et si tu veux les catégoriser, je pense que le dénominateur commun, c'est tout simplement une envie de chaleur humaine, se sentir appartenir à un groupe de manière assez violente dans un monde aseptique où créer des liens sincères c'est devenu difficile.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (A lire) le 16.02.17, 16h47 par Sathinelilly
  • +1 (Constructif) le 16.02.17, 18h43 par DiversityHD
  • Fate
  • Score : 185 - 29 ans
Sans aller à lui faire des réflexions, c'est le signe que quelque chose t'embête et que plus tard tu pourrais bien lui faire un bon reproche.

Qu'est-ce que tu attends pour en discuter avec elle ?

Juste reste curieux et intéresse toi vraiment à elle, mets ton jugement de valeur de coté. C'est ta copine la mieux placée pour te dire quel besoin il y a derrière l'alcool. Cela nécessite par contre que tu sois ouvert, à l'écoute et réellement curieux.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Absolument) le 16.02.17, 18h44 par DiversityHD
  • Finn
  • Score : 187 - 28 ans - MBTI: ENFP
Qu'est ce qui te dérange dans le fait qu'elle clame haut et fort qu'elle a envie de se mettre la race ?

Tu trouves ça immature ?

C'est une question de valeur ?

Le fait qu'elle puisse devenir bourrée et incontrôlable avec des mecs qui la draguent autour ? (ce qui, par dissonance cognitive, peut également amener les deux premières affirmations)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (C'est pas si simple) le 16.02.17, 19h59 par DiversityHD
Le sujet est intéressant et je vais en quelques mots vous relater une expérience bien glauque.

Je rentre de soirée un jour, au bout de ma rue il y a un bar et surtout une fille dans la rue accrochée au mur dans un état limite. Deux mecs sur elle s'encourageant à celui qui mettra sa main le plus loin. Et un public sur le trottoir, goguenard. Génial :(
Je m'approche donc et lui demande si elle va bien. Pieuse question.
L'un des mecs me dit "dégage".
Je suis juste une nana avec un diplôme de secouriste mais la fille s'écroule. Cela amuse toujours la galerie.
Le même mec me dit "à ton âge tu devrais être couchée".
Sans un mot, j'ai appelé le samu. Il l'on pris en charge en coma éthylique. Le médecin de service m'a remercié.

En conclusion, ne restez jamais spectateur d'un drame.
Cette fille s'était rendue responsable de son état et je ne suis pas en train de l'excuser.
Simplement, me trouvant à l'endroit par hasard, j'ai voulu lui éviter la couche de se faire violer en prime.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Post responsable) le 16.02.17, 20h00 par DiversityHD
  • +2 le 16.02.17, 20h32 par Finn
Merci @mistermint pour ton post très intéressant. Je prendrai le temps d'étudier les liens (ma soirée est bien chargée :p )

Citation:
Le leitmotiv de ces adolescents est de sans cesse repousser leurs limites. Ces conduites permettent de prouver que l’on est capable de consommer autant d’alcool qu’un autre voir plus. Il favorise la surenchère, l’escalade des comportements dangereux et entraîne les jeunes dans un cercle vicieux


N'est ce pas du coup un peu une forme d'immaturité ?

( Je ne cherche pas à juger les gens sur leur comportement, je veux juste comprendre pourquoi ils font ça, et je pense que comprendre leurs motivations me permettrait de mieux accepter cela . Car pour l'instant, mon idée de la chose est plutôt "primaire" et fondé sur des préjugés : Les mecs qui se déchirent sont des gamins immatures qui ne se respectent ni eux ni les autres (puisque souvent ils faut les prendre en charge dans la soirée quand ils sont trop mals, ou alors sortir avec eux quand ils se font virer de boite,etc.. et donc ça nique la soirée de tout le monde). J'essaie juste d'être moins.. con ? ).

Citation:
Les gens dont tu parle sont peut être fragiles, peut-être qu'ils ont des vies de merde : ça en fait des jeunes de leur époque ;)


Ah la je suis pas vraiment d'accord, certes nous roulons pas sur l'or, mais de la à dire qu'on a des vies de merde... A moins que je sois issu d'un milieu aisé sans le savoir, je connais peu des mes collègues étudiant malheureux :p

Citation:
Et si tu veux les catégoriser, je pense que le dénominateur commun, c'est tout simplement une envie de chaleur humaine,


J'aimerais comprendre mais j'ai du mal trouver la chaleur humaine quand on est déchiré. Au contraire, quand on est bien entamé, c'est là qu'on rigole, qu'on fais des conneries,etc... Non ? :/

@Fate


Citation:
Sans aller à lui faire des réflexions, c'est le signe que quelque chose t'embête et que plus tard tu pourrais bien lui faire un bon reproche.

Qu'est-ce que tu attends pour en discuter avec elle ?


Ça fait pas super longtemps qu'on sors ensemble, quelques mois. Je lui fais pas encore hyper confiance, enfin c'est encore le début donc j'ai toujours une petite méfiance. Je me dis qu'avec le temps, si tout vas bien, je lui ferai complètement confiance, je me ferai un petit peu plus confiance, et tout ira bien.
J'ai pas envie de lancé une discussion qui pourrait être nocive si le problème se résout par lui-même ?

Citation:
Juste reste curieux et intéresse toi vraiment à elle, mets ton jugement de valeur de coté. C'est ta copine la mieux placée pour te dire quel besoin il y a derrière l'alcool. Cela nécessite par contre que tu sois ouvert, à l'écoute et réellement curieux.


Absolument d'accord, et de toute façon je ne suis certainement pas là pour la juger. J'ai peur de ne pas arrivé à rester positif. En gros si on en parle , même si je fais des efforts pour en parler de façon bien neutre, ça va se sentir que j'apprécie pas vraiment. Et j'ai pas envie qu'après elle sorte en soirée en culpabilisant, tu vois ? Ou alors qu'elle me dise qu'elle va se modérer juste pour me faire plaisir. J'ai envie qu'elle reste elle même.

Je post sur le forum car je me dis que si j'arrive à comprendre tout ça par moi-même alors j'aurais moins de mal à accepter son comportement, et que donc tout ira mieux.

@Finn541

Citation:
Le fait qu'elle puisse devenir bourrée et incontrôlable avec des mecs qui la draguent autour ? (ce qui, par dissonance cognitive, peut également amener les deux premières affirmations)


Il y'a du vrai... Comme je disais au dessus pour moi les gens mort en soirée me font plus de peine qu'autres choses, car je pense fonder mon raisonnement sur des préjugés.

Pour ma part quand elle sort se mettre sa race, ce n'est pas vraiment les mecs autour qui m'inquiète. Je m'inquiète plus pour elle, qui lui arrive quelque chose. De part quelques unes de mes activités dans les forces de l'ordre, je me rends compte qu'il y a des gros tarés partout, et surtout qu'ils sont bien plus nombreux qu'on ne le pense.. Des gens malsains et mal intentionné. Déjà tout ces tarés qui prennent les femmes pour des objets... Bref je m'écarte du sujet. Car pour moi, et je vais peut être lancer le débat, (je suis absolument d'accord avec le fait que les femmes ne devraient pas avoir à faire attention, ne devraient pas avoir peur de marcher seule dans la rue, devraient pour s'habiller comme elles le souhaitent et être libre de faire ce qu'elles veulent ) les femmes doivent malgré tout faire attention à elles, surtout la nuit. Car même si c'est inconcevable que les femmes aient à faire attention à elles en 2017, le danger existe bel et bien.

Croyez moi j'ai vu passer des trucs, à peine croyable. Des filles étudiante qui bien souvent rentres de soirées à des heures tardives et ça termine en viol en réunion. De quoi vous glacer le sang. Et des histoires comme ça il n'y en a pas qu'une dans le mois..

Alors vous allez me dire oui, mais de toute façon, complètement déchiré ou non, c'est juste une histoire d'être au mauvais endroit au mauvais moment. Oui, mais je reste intimement convaincu qu'avoir 2.5g /l de sang est un facteur aggravant, enfin ça aide pas et ça donne l'image de "victime facile".

Non je n'en fais pas une psychose . Sinon je ne vivrai plus. Je lui en ai déjà parler, je lui ai dis de faire attention et puis voilà. Mais c'est vrai que ça m'arrive d'y penser quand elle sort et c'est une source d'inquiétude pour moi. La savoir en meilleur possession de ses moyens me rassurerait certainement. Mais de toute façon c'est pareil, je vais pas lui demander de faire attention pour un truc qui ne se passera ( je l'espère pour toutes) jamais.

Citation:
C'est une question de valeur ?


Peut être. Après il y a l'image d'elle même qui a une incidence probable sur moi. Quand les potes arrivent et te balancent "Pu**in gros on a croisé ta meuf en boite elle était complètement déchirer,blabla..". Ils sont gêné pour moi. Je sais même pas quoi leur répondre.

Après je me dis que c'est peut être moi qui suis pas assez tolérant, qu'après tout c'est un truc normal d'être déchirer, et que c'est moi qui le suis pas en contrôlant ma consommation. Ou alors que j'ai peut être des insécurités qui altèrent ma vision de la chose ?

Merci :)

PS: sorry pour les fautes, j'ai écris vite.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Constructif) le 16.02.17, 23h38 par mistermint
Faut savoir qu'on est pas tous ego face à la réaction à l'alcool. Chez certains ça révèle des comportements nouveaux qu'ils censurent normalement, d'autres gardent leurs censures les plus fortes même à 4g.
C'est un peu biochimique et un peu de l'éducation.
Le problème c'est qu'on peut savoir où les gens se placent que par l'expérience. Et puis même quelqu'un dans une catégorie peut passer dans l'autre occasionnellement selon sa physiologie et la taille de la caisse:)

Pour le "responsable de son état", on est tous responsable de lever le coude. Mais ça ne veut pas dire qu'on à tous l'intention de se casser la tête. On peut être surpris. C'est souvent le cas des filles (la biologie vous aide pas) et c'est ça qui fait qu'elles sont si désemparées en plus du fait qu'elles ont plus le contrôle de leurs actes.
Donc je mettrais pas tout le monde sur le même rang.

Ensuite d'un point de vue psychologique il y a des types de personnalités qui ont plus tendance à consommer d'alcool et de psychotropes. Comme les personnalités "chercheuses de sensations", les "borderline", les "antisociaux" (paradoxal quand on sait que l'une des principales causes de consommation est la socialisation...).
Donc oui ça peut être révélateur.
Après c'est aussi révélateur d'un double standard. Une fille qui boit c'est pas plus sale qu'un mec qui boit. C'est plus risqué pour elle (encore qu'on compte pas le nombre de mecs qui se tuent en prenant des risques mais tant que c'est qu'eux et pas suite à un acte malveillant qu'ils subissent c'est pas pareil.)
C'est plus une question de concurrence et de compatibilité. C'est vrai que c'est pas très intelligent comme attitude. Mais c'est effectivement de la découverte. C'est con mais ça fait partie de la vie. Après persister là dedans c'est décevant pour toi mais c'est comme ça qu'elle est vraiment. Tu peux pas la changer si elle veut pas. Et faudrait que tu aies une meilleure raison pour ça que c'est pas bien pour elle. Ça c'est à elle de décider.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Oui) le 18.02.17, 16h11 par DiversityHD
  • Fate
  • Score : 185 - 29 ans
DiversityHD a écrit:

Ça fait pas super longtemps qu'on sors ensemble, quelques mois. Je lui fais pas encore hyper confiance, enfin c'est encore le début donc j'ai toujours une petite méfiance. Je me dis qu'avec le temps, si tout vas bien, je lui ferai complètement confiance, je me ferai un petit peu plus confiance, et tout ira bien.
J'ai pas envie de lancé une discussion qui pourrait être nocive si le problème se résout par lui-même ? (.....)
Absolument d'accord, et de toute façon je ne suis certainement pas là pour la juger. J'ai peur de ne pas arrivé à rester positif. En gros si on en parle , même si je fais des efforts pour en parler de façon bien neutre, ça va se sentir que j'apprécie pas vraiment. Et j'ai pas envie qu'après elle sorte en soirée en culpabilisant, tu vois ? Ou alors qu'elle me dise qu'elle va se modérer juste pour me faire plaisir. J'ai envie qu'elle reste elle même.

Je post sur le forum car je me dis que si j'arrive à comprendre tout ça par moi-même alors j'aurais moins de mal à accepter son comportement, et que donc tout ira mieux.


Toute conversation sur un élément qui te pose problème n'implique pas qu'elle soit nocive. Au contraire, c'est probablement parce que tu es en train de nier tes émotions que le problème va de plus en plus s'amplifier. "Avoir une attitude légère sur les sujets graves, avoir une attitude grave sur les sujets légers", j'aimais bien cette phrase que j'ai lue quelque part...

Tu ne veux pas lui montrer que cela te dérange par peur qu'elle change ou qu'elle se sente coupable. Sans arriver jusque là, est-ce que tu as identifié qu'est-ce que ce comportement vient toucher chez toi – pour utiliser tes stratégies d'évitement - et quel besoin il y a derrière tes émotions ? Avant de comprendre les autres, c'est important de se comprendre soi-même. Qu'est-ce qui est si dur à accepter ?

Discuter avec elle, c'est d'abord être au clair sur tes émotions et sensations pour ensuite les partager avec elle dans une conversation authentique et ouverte – d'où le non jugement. Tu peux exprimer des émotions « négatives » car tu expliques quels effets cela te fait, pas ton opinion sur ses agissements...

Une relation est à deux est peut-être elle peut t'aider à remplir ton besoin sans arrêter de se mettre des mines. Cela peut aussi diminuer l'impact de ton ressenti tout en étant en désaccord parce que tu auras accepté comment tu le vis et tu auras été écouté. Actuellement, tu es en train de collectionner un timbre psychologique. Le concept vient d'Eric Berne, un psychiatre, qui explique que la non expression de son émotion dans une situation conflictuelle est conservée comme un timbre psychologique. L'accumulation de timbres génère un cadeau, c'est-à-dire une libération de l'émotion disproportionnée dans une autre situation. A méditer !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Il y'a du vrai...) le 18.02.17, 16h12 par DiversityHD
H.Simpson a écrit:
Ah l'alcool! La cause et la solution de tout nos problèmes dans la vie !


Tout dépend aussi du vécus quotidien, beaucoup de personnes cherchent à faire une rupture entre le bureau et le dodo, le premier verre peut être un rituel, ensuite c'est que quelque chose d'autre te fais rester, une autre personne, des copains, ou des soucis là ou tu vis. "Faire la fête" est devenu un mode de vie, et maintenant on a tendance à provoquer des situations alcoolisés sans raisons spécifiques.

Des séries télévisés on grandement contribuer à redorer l'image du fêtard aviné.

Qui n'a pas trouver très drôle un Barney et un Ted Mosby bourrés Foncer lécher la Liberty Bell, ou un Marshall se réveiller avec un ananas posé sur son oreiller ?

Supposément boire des verres et s'alcooliser au delà d'une certaine limite augmente la possibilité de vivre des choses hors normes...

(Malheureusement ça inclus les bagarres, les viols ou relations sexuels non assumés, les violations de la loi avec des répercussions plus ou moins graves voir dramatiques)...

La nature des alcools consommés aussi ont des effet différents.

Une cuite à la bière (blonde de base) n'aura pas le même effet que cinq tournées de tequilas, ou de shot vodka ail échalote (si si).

Le vin rouge en grande quantité repose et rend les discussion "profondes" plus propices.
La bière à tendance à abrutir.
Le rhum ça rend "fou" et festif.
La Tequila ça défoule et ça énervé.
La vodka ça assomme et ça abrutit et ça me fais vomir.

Ce sont les effets que ça fait sur moi en tout cas.

Mais bon généralement on l'associe à des moments relaxants ou récréatifs, et donc on cherche à reproduire cette sensation récréative artificiellement en buvant de l'alcool.

Après les codes changes et les rapport aux substances évoluent avec le temps.

Je ne saurais dire pourquoi décident de se mettre dans un état d'ébriété de façon rapide et brutale c'est peut-être plus économique.

Je préfère personnellement me laisser glisser jusque dans un état de bien être, ce moment agréable ou vous ne ressentez plus trop le froid. Si en plus il y a un cercle de personnes autour d'une bouteille et qu'on discute de ceci ou cela ça me convient bien.

J'ai essayé les cuites forcés mais je n'en ai rien retiré si ce n'est une grande inaptitude le lendemain matin...

Après il y a les "Zapoïe" ou on va faire la tournée des grand ducs dans Paris avec 5 ou 6 amis. Chanter dans la rue, aller danser ici, retourner boire un verre là, en fonction des heures de fermetures et rentrer chez soi au petit matin d'un pas encore guilleret.
C'est un peu plus rare et j'en ai plus trop l'occasion...

Je parle beaucoup de mon expérience personnel dans ce domaine je me rend compte.
Ça évite de faire des généralités.
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