Crapule a écrit:
Sinon, je pense que la déclaration d'amour sous alcool à du aussi arriver à pas mal de gens, le mec frustré qui se lache apres avoir trop bu. Le résultat est souvent pitoyable.
Voui, effectivement. Le seul problème étant qu'on ne peut pas se rappeler super bien de ce qu'on a dit. J'ai quelque souvenir d'un moment particulièrement pitoyable de ma vie, à l'époque où je luttais pour sortir de l'AFCisme... mais l'alcool m'avait bien vite faire retomber dans mes travers.
Décor : soirée entre potes. Ma cible (depuis 2 mois) est là . J'ai réussi à force de débilités à m'en faire presque une amie.
Réflexe stupide numéro 1 : je l'isole contre son gré dans l'appart d'un pote et lui balance, assis à 67m d'elle que je suis fou d'elle, qu'il n'y a qu'en sa compagnie que je me sens bien et détendu et que j'aimerais qu'on se rapproche plus (quand j'y repense, elle aurait pu me répondre "bah assied toi sur le canapé, mongol"). Dans le silence ultra confortable qui a suivi, je l'ai vu monter dans un stress sans nom, et j'ai pris l'inévitable rateau FZ (avec un supplément "j'aime mon copain", oui, en plus je l'avais "choisi" alors qu'elle était déjà prise).
Réflexe stupide numéro 2, déjà que sa soirée est fichue parce qu'elle "ne pensait pas que je ressentais ceci" je décide de ... de ... allez suivez un peu, de me bourrer la gueule. Quelques (ouais, c'est ça, quelques) verres plus tard, au porte du comas, je démarre le mode sangsue : mode consistant à tenter une escalade de kinos maladroite et brutale, en exhalant des vapeurs nauséabondes de mélanges douteux. Je vous explique pas sa gêne.
Réflexe stupide numéro 3 : en phase de redescente, la raccompagner chez elle et lui sortir des phrases dignes des feux de l'amour ; ça a donné un truc genre (je vais essayer de mettre le ton du mec bourré à l'écrit) :
"Egoute. Zui désolé pour ce qui nya bu arrivé ze zoir. Mais tzé, quand né bourré, on dit tujur skon pense vraiment. M**** tu é la famdmavi. CHpeux plus vivre sans doi, mon corp y mle di tu voi ? ta vu plutot. Jzui amoureux de toi comme jé jamé été moureux d'une aut' fill *burp, haleine, etc* vau ktu reconsdi... reoncdis... repense à ske jtai di ze zoir. Ton mec y peut pas t'aimmmmmm... t'aimer autant moi que je t'aime."
silence consternant
"Bon. euh. bah jvé de laisser. Du rentres et Du dors hein. Je t'aime du zé *burp*"
Si. L'alcool c'est bien, avec modération. Pour l'épilogue, il se trouve qu'elle m'a fait la bise quand même, qu'elle ne m'en a jamais voulu, et que 2 mois plus tard je lui ai mis un rateau en refusant un ONS pour foutage de gueule, dans une soirée où on avait inversé les rôles. Comme quoi, une déclaration bien maîtrisée amène toujours des résultats à court ou long terme ! (...)