Krishna, est-ce pour ce topic que tu apparais en tant que femme ? ("F" sur ton profil)
Topic qui est une excellente idée d'ailleurs, n'est-ce pas une sorte de passage du game en effet ?
Une certaine frustration, voire une frustration certaine, nous amène sur FTS. Nous constatons que des croyances limitantes nous limitent dans notre capacité à choper... La pratique du game implique une modification de notre vision des poupounes, notamment de par ce qu'elles nous montrent à partir de là et qui fait tomber le masque du mythe de la princesse...
Nous les avons placées sur un piédestal, mais c'est dans les caves qu'on les baise ; d'anges elles se révèlent démones ; de déesses "pures" elles deviennent déesses de la libido enflammée !
Et curieusement plus on chope plus on sent confusément l'inanité de tout cela. L'objet de frustration, qui devient objet de contentement, redevient objet de frustration : même la plus belle des femmes ne peut offrir que ce qu'elle a ! Son corps, parfois un peu de son coeur, pendant un moment...
Les femmes se dérobent toujours, à l'AFC d'abord, au séducteur ensuite, pour d'autres raisons.
Et pourtant, on a enfin ce qu'on voulait !!
Je vois la misogynie comme une expression de la colère envers les femmes. Passage obligé du game, car objet de désir et de frustration au départ, elles nous ramènent au point de départ malgré un certain succès...
D'où vient alors cette colère ? N'est-ce pas d'abord l'expression de croyances plus profondes que le succès avec les poupounes démonte ? Ne cassent-elles pas une illusion lorsqu'elles se révèlent ainsi ?
Elles restent insaisissables d'une part, mais d'autre part elles nous renvoient à nous-mêmes. Le succès auprès d'elles une fois atteint (et là chacun le définit pour lui-même), nous arrivons à satiété. Nous pensions que notre bonheur dépendait d'elles, et on s'aperçoit qu'il ne dépend que de nous-mêmes.
L'épisode de "misogynie" que tu décris est pour moi une colère sourde, une envie de s'accrocher à cette croyance ancrée au fond de notre ventre :
"un jour, une femme me rendra heureux !"
Hé bien non, et quand on le voit, et quand on voit à quel point, un certain sentiment de solitude remplace la colère.
Puis nous nous tournons vers d'autres choses, qui sont plus proches de ce que nous sommes... Les femmes sont toujours là bien sûr, mais elles ne sont plus la priorité. Et comme nous avons d'autres priorités, alors nous devenons plus sélectifs nous-mêmes.
Et nous ressemblons à ces HB, puisque nous aussi maintenant nous avons le choix.
Juste avant ça, que faisions-nous ? Nous baisions à couilles rabattues pour se montrer à quel point on est séduisant... exactement comme des LSE !
Nous dépendions de leur regard, putain !!
La misogynie, une phase de colère pour rejeter cette dépendance ? Peut-être...
Certes nous devons les accepter comme elles sont, globalement. Mais pour pouvoir l'accepter vraiment, encore faut-il ne plus dépendre d'elles. Ni comme un AFC, ni comme un séducteur qui a besoin de sa dose d'IOI pour se sentir exister.
Nous devons exister par nous-mêmes, et alors cela devient facile.
Et pour exister par nous-mêmes nous devons "en avoir eu suffisamment", appelez le comme vous voulez = sexe, amour, intérêt, etc.
Pour la minute psychanalytique, le game est une naissance. Oui, ça a à voir avec cette première sortie d'un univers féminin... La colère est la 3ème phase de la naissance, la 4ème étant... après !
Tu poses une excellente question Krishna, car certains restent à ce stade de la colère, animés par une sorte de vengeance :
"puisque vous êtes des salopes, je vais vous donner ce que vous voulez et vous baiser comme je vous avilirais !"
Beaucoup de femmes veulent elles aussi plaire, et d'une certaine manière répondent à notre désir du moment. On veut baiser ? Bon ben ok, de toutes façons c'est cool de baiser...
Lorqu'on ne projette plus d'intention spécifique à leur égard, lorsque nous rayonnons depuis l'intérieur, et qu'ainsi la frustration ne nous pousse plus vers l'extérieur, alors il n'y a plus ni colère ni dépendance, ni saintes ni salopes, et alors autre chose apparaît, un autre rapport avec les femmes...
Chaque chose en son temps, ne pas rester dupes d'une étape reste la voie la plus sûre vers l'évolution constante.
Vis chaque chose et chaque moment à 100% : la frustration, la peur, l'envie, la colère, la tristesse, la joie... Tout ceci n'est-il pas délicieux en fin de compte ?
Après tout nous jouons aux mêmes jeux, elles et nous, et elles se cherchent autant que nous nous cherchons. Au final peut-être reste t'il beaucoup de tendresse pour toutes les femmes, quelles qu'elles soient.