La nécessaire bi-polarité de l'homme

Avertissement : je vous préviens, c'est un peu théorique. Ici, aucune solution pratique, concrète. Mais plutôt le partage d'une vision théorique pour prendre du recul sur les choses. Quand on a fait le tour des techniques, du concret, ce dont on a besoin parfois, c'est davantage une nouvelle source d'inspiration, philosophique, de vision globale des choses ...

Sujet de l'article :
Cet article parle des risques que l'on peut rencontrer APRES la phase de découverte des principes de la communauté et de leurs acquisitions. Finalement, nous ne sommes jamais à l'abris de nouveau égarement et erreur. Et par cet article, je veux mettre en évidence que ces égarements sont cycliques et qu'ils répondent à une certaine logique. Et qu'ils peuvent aussi se repérer par les mêmes symptomes que je vais définir. Donc qu'ils sont en partie prévisible. Et à la fin, je tente de les définir en fonction du niveau d'évolution ou de l'age...

Introduction :
Depuis quelques temps , comme je me cherchais une certaine spiritualité et philosophie personnelle , m'éloignant de la communauté qui avait changé ma façon de voir la vie en me donnant de nouveaux principes et valeures , je me suis intéressé à d'autres sources. J'ai découvert de nouvelles passions : le théâtre, puis la danse avec la salsa, et aussi un sport la capoeira. Parallèlement, je me suis aussi intéressé à la politique : au départ influencé par Alain Soral, j'en suis finalement arrivé à m'intéresser aux sources d'inspirations de celui-ci que sont entre autre le marxisme, avec des sociologues comme Michel Clouscard. Comme Philosophe, comme celui-ci était cité beaucoup de même, je me suis intéressé à Nietzsche, et enfin comme ce dernier se définissait un peu "anti-platonicien" , je me suis intéressé à Platon. Quand je dis "intéresser" , je vous le dis tout de suite, c'est plutot un survol, je suis pas un expert, loin de là.

Mais bref, cela a permis de me faire une sorte de synthèse en moi et de me faire apparaitre en gros une sorte de contradiction, d'opposition première entre deux antagonismes, qui expliquent à mon sens beaucoup de "travers" soit de la société ambiante, soit même des travers que l'on trouve dans la communauté . Ces travers répondent à des cycles de sur compensation, car le développement se fait sur un mode balancier (j'y reviendrais), de façon cyclique. On pourrait expliquer cela par le concept du yin et du yang, ou bien par le concept , je crois de hegel, qu'une idéologie évolue dans l'histoire, en passant successivement d'un contraire à l'autre. Mais j'utiliserai plutot les mythes grecs qu'utilisait Nietzsche, car ils éclairent différemment, et peut être plus clairement. Et ainsi, on pourra en déduire les symptomes des deux excès du balancier, pour les repérer plus distinctement. Je vais essayer d'être clair, mais c'est pas évident.


Développement :

La société dans laquelle nous vivons trouve son socle de fondation dans deux origines principales : la religion judéo-chrétienne et les "moralistes" de la grèce antique avec en chef de file Platon ( et Socrate puisqu'il faisait parler Socrate dans ses dialogues ). Les deux ( religion judéo-chrétiennes et moralistes grecs ) ayant été conçus pratiquement au même moment dans l'histoire et au même endroit (monde occidental). Ils se sont donc sûrement inspirés l'un l'autre. Dans les deux, donc, la base est la dualité, la séparation, entre le corps et l'esprit. D'un côté le "bien", le "vrai", la "connaissance et le savoir", de l'autre, le sophisme, la séduction trompeuse, le monde sensible, le corps, les sens. D'un côté des valeures qui se veulent universelles, de l'autre, la subjectivité et l'individualité. D'un côté l'ascetisme, la raison, la sagesse, de l'autre la jouissance, la passion, l'imoralité ....
Bref : d'un coté, une raison et une morale culpabilisatrice et moralisante, diabolisant le corps, la jouissance et mettant au sommet le devoir ; de l'autre l'inverse...

Bon, progressivement la société s'est sécularisé, c'est à dire qu'elle s'est débarrassé de l'influence de la religion ... Il n'empeche que les valeures pronées par la religion sont présentes depuis tellement de temps qu'elles agissent encore.

Michel clouscard est un philosophe d'inspiration marxiste qui verra l'évolution de la france comme ci : Le capitalisme, à une certaine avancée de son évolution, a eu besoin de changer la société, de la libérer, pour augmenter la consommation. C'est lui qui a inventé le mot "libéralisme libertaire". Alors que la grande bourgeoisie auparavant, de droite, pronait des valeures conservatrices et traditionnelles, tel la religion, la morale grecque .... Elle en est venue au contraire à favoriser la libéralisation des moeurs, le féminisme entre autre car il participait à ça ... mais tous les courants libertaires en gros en l'associant au libéralisme économique. "Le capitalisme de la séduction" : autre idée de ce penseur marxiste: le capitalisme, au moyen de la publicité, pour pousser à la consommation se doit de créer toute une sorte de nouveau désirs aux gens, tout en les faisant passer pour des besoins aux yeux du consommateur. Et c'est bien là, d'ailleur, la différence entre un besoin et un désir. Le besoin, une fois assouvis, nous laisse calme et heureux. Le désir une fois assouvis, nous fait dévaluer ce désir et nous laisse une insatisfaction avec l'envie d'un autre désir. Avec toujours plus de frustration. C'est la différence entre l'épicurisme et l'hédonnisme. L'épicurisme est une sorte de sagesse qui pronne les plaisirs correspondant à la satisfaction des besoins, en modérant ses passions. L'hédonnisme est la promotion de la jouissance et des plaisirs en permanence, sans penser aux lendemains. Et cela ne peut aboutir qu'à la perdition ou le malheur par frustration.

De mon point de vue, finalement, les courants qui ont critiqué le féminisme l'ont fait essentiellement pour deux raisons : 1) d'abord d'un point de vue marxiste, dans le sens de l'analyse faite ci-dessus, car en libéralisant les moeurs, il favorisé le libéralisme économique. 2) par des courants pour la "ré-affirmation de la virilité" , en critiquant finalement dans le féminisme, non pas la critique d'une inégalité entre homme-femme (objectives dans l'histoire ) et la volonté des femmes de gagner des droits , mais plus dans le sens que le mouvement féministe se serait construit de manière réactionnaire, ( dans la pensée de Nietzsche, les mouvements réactionnaires, qui se construisent "contre", développent sont des mouvements de "ressentiments" et des mouvements "culpabilisant", qui se construisent en développant des valeures inverses du mouvement qu'ils veulent détruire ) , contre la masculinité et les valeures de celle-ci ...

Nietzsche donc, dont il est difficile de décrire en quelques lignes la philosophie sans le trahir, mais dont il est vrai que sa philosophie correspond particulièrement bien à la philosophie de la communauté. D'ailleurs, il est intéressant de noter (tout comme Flaubert d'ailleurs, qui dans ses livres comme "madame bovary" ou "l'éducation sentimentale" décrira avec beaucoup de réalisme, les méfaits d'un romantisme inadapté et la perdition qu'il peut entrainer, est un homme qui a été élevé dans un milieu exclusivement féminin, peut être étouffant, par sa mère pour Flaubert, par sa soeur pour Nietzsche.) En tout cas, pour Nietzsche, la religion judéo-chrétienne, les grecs anciens, sont des idéologies réactives de perdants ( esclaves par exemple, soumis d'une société) qui ont inventé ces idéologies en réaction au monde dominant et tyranisant dans lequel ils vivaient en énonçant et promovant des valeures inverses de ce monde. Morales qui développait le germe du "ressentiment" et de la "culpabilité". Ces morales était contre la vie, l'écrasait. Il a aussi insisté sur l'importance du corps, de l'art, ...

Il a fait une exégèse de deux personnages de la mythologie grecque "Apollon" et "Dionysos" qui selon lui, expliquait deux tendances opposés du monde, qui résume à mon sens la dualité fondamentale qui existe en tout homme, dans la société, partout. Les deux sont indispensables à l'homme, il doit trouver son équilibre entre les deux, faire un va et vient entre les deux, sinon, il se nuit. Et je trouve cela particulièrement pertinent, et saisissant de vérité. De ces deux archétypes, on retrouve les excès de la surcompensation du jerk ou de la perdition dans le romantisme idiot de l'afc, MAIS AUSSI TOUS LES EXCES POSSIBLES DANS LES PROCHAINS COUP DE BALANCIERS DU DEVELOPPEMENT PERSONNEL. On peut voir beaucoup de similitude entre ces deux archétypes et le concept du yin ( féminin ) et du yang (male ) des chinois.
- D'un côté, on a "Apollon" : le dieu de la lumière, de la raison, de la sagesse, de la tempérance, de l'ascétisme, de la loi, la morale, de l'être, de l'esthétisme (il est beau, ses traits sont réguliers) , des relations avec l'extérieurs. Apollon est vindicatif, colérique, possessif, idéaliste, ascétique, raisonnable, actif et constructeur, batisseur. On peut le voir comme une image quelque part de la virilité. De l'individuation, de la volonté, de la loi qui façonne un être , le défini ... C'est le dieu de la lumière, du ciel. Il a plutot tendance à être soit dans le passé, soit dans l'avenir, à construire, prévoir.
- de l'autre " Dionysos" : c'est le dieu de la terre, de l'obscurité, des pulsions anarchiques et contradictoires, de la fusion dans le groupe, la nature, de la création, la régénéréscence, du renouvellement, du devenir, le dieu de la vigne, des passions, de la jouissance. Au contraire d'apollon et de sa régularité, dionysos est le dieu des rythmes syncopés, des contrastes, du jeu , de l'enfant, de la légèreté, qui ne fait rien pour plaire aux autres et s'intégrer harmonieusement avec eux, de la féminité , dieu de l'instabilité, du devenir . Il est dans le "ici et maintenant", il profite, est nomade, n'est pas sédentaire, insouciant, fait la fete ...

Je vous ai parlé au début de mes nouvelles passions : theatre, puis salsa puis capoeira ; je me suis rendu compte par la suite que les trois au fond puisent leurs origines dans la civilisation africaine et qu'on y retrouve les mêmes choses : improvisation, création, corps, importance du groupe dans lequel on peut parfois se "fondre", se lier, energie et jeu, légèreté. Elles ont toutes en vérité une influence de "dionysos". J'avais effectivement à ce moment besoin de créer, de me régénérer, tandis qu'à coté de ça, je développé en moi une certaine rigidité, mon individualité, ma volonté, mon discernement.

Bref , "l'afc" qui arrive à la communauté a ce coté de dionysos qu'il est passif, soumis à ses pulsions internes autant qu'aux forces de l'extérieurs ... Puis son passage à la communauté lui fait découvrir l'importance de l'objectivité, de la méfiance de ces pulsions, de ses sens, d'un besoin de discernement, de volonté : il fait donc un passage vers un coté apollon avec le développement de sa volonté, son individualité en se coupant des autres et développant sa validation interne, sa méfiance des sens, des passions ("les actes comptent davantage que les paroles"), la promotion des actes contre la passivité, l'hésitation, la promotion de la construction de sa vie ....
Mais en mettant la barriere toute vers cet horizon, en même temps, au bout d'un moment ou un autre, il parvient à un stade de surcompensation : il étouffe, ne trouve plus son energie, ne parvient plus à se renouveler. Car si la volonté vient d'apollon, l'energie et la création, l'improvisation, elles, viennent de dionysos. Et on ne peut les atteindre que par l'abandon, la mise en sourdine de la raison. Et fatalement, pour retrouver cela, il devra refaire un tour du coté de dionysos ...

Et ainsi de suite. Au final, on ne peut s'élever loin en haut ( apollon ) qui si les racines en bas (dionysos ) sont profondes. Le risque étant en cours de chemin de rester bloqué et de se perdre dans l'une des extrémités.
Certains ici, surcompensant vers "apollon" deviennent des "robots sociaux" ou des "êtres secs" sans plus aucune compassion sinon du cynisme, incapable de vrais créations personnelles sinon de répéter la doxa de la communauté, comme avant ils répétaient la doxé romantique et neuneu de l'idéologie dominante. D'autres surcompensent vers "dionysos" et finissent par se perdre, fuir la vie et le contact avec la réalité, s'engoufrant dans une affectivité ou des pratiques mystiques excessives. Perso, c'est un peu ce que j'ai ressenti sur moi ces derniers temps, j'ai arreté le théatre et me suis remi à courir. Et le footing comme sport, à la différence de la capoeira ou la danse remette dans le concret ; energétiquement, c'est pas pareil. Bref, il faut veiller à ne pas s'enfermer dans un excès et suivant son cheminement percevoir ce qui est bon pour soi à un moment donné, en étant capable de se ré-évaluer et changer de direction à différent moment.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Intéressant) le 01.02.11, 17h29 par Stalwart
  • +2 (Post de qualité) le 04.02.11, 10h21 par Terrigan

Un post scriptum :

- au fond, rien de nouveau, c'est un peu une remise en avant du concept du yin et du yang, et de la nécessaire évolution en "balancier", tapant d'un coté, puis de l'autre. Mais personnellement, alors que j'avais déjà pris conscience de cela, que je connaissais le concept du yin et du yang, je trouve que les mythes d'apollon et de dionysos m'ont fait saisir de nouvelles choses que je n'avais pas perçu avant ; ils m'ont inspiré vraiment ; ils permettent d'expliquer les choses d'une autre manière. C'est là l'intérêt, voir les choses d'une autre manière, avec d'autres yeux, même si ce sont les mêmes choses que l'on voit.
- la partie sur la critique du féminisme avec le libéralisme libertaire et Michel Clouscard n'a pas grand chose à voir, mais j'avais envie de la mettre pour mettre en lumière un piège dans lequel je suis tombé un peu moi-même à un moment de mon évolution, je pense par manque de nuance, de théorie justement. Sortant de la communauté, influencé au moment ou je commençais à m'interesser à la politique par des mouvements "un peu musclé" comme celui de Alain Soral, j'en étais devenu un peu "anti-féminisme". Je ne dis pas qu'alain soral l'est, mais je pense qu'il a, à un moment, par sa forme un peu provocante, pu influencer des gens qui manquant de nuances, ont pu se laisser emmener vers des opinions qui manquaient de nuances, justement. C'est en me renseignant sur les sources d'inspirations d'alain soral (michel clouscard entre autre) que je l'ai compris. J'ai l'impression d'ailleurs qu'alain soral lui même a du coté du féminisme nuancé son discours. Mais comme il faisait son pain sur la provoc, il a "musclé" et "simplifié" son discours au départ. Tandis que Michel Clouscard, un théoricien plus calme, philosophe et sociologue, n'a jamais renié que la libéralisation des femmes était une bonne chose, que l'inégalité des droits entre homme et femme était réelle. Mais c'était le "mouvement" féministe qu'il critiquait en pointant du doigt qu'il portait en lui une "réaction" contre les valeures masculines au lieu de se construire en s'affirmant lui-même. En gros, culpabiliser les hommes d'etre des hommes. Il y a là une nuance très importante à saisir si on veut pas devenir un tres gros con. Donc elle me semble tres importante à souligner. Et pour comprendre la nuance, il faut aller chercher plus loin et plus finement que chez des provocateurs qui ne peuvent que simplifier s'ils veulent se faire entendre.
- je dirai qu'il est de même avec Nietzsche. Sa philosophie étant très provocante, à contre-conrant de l'idéologie dominante à son époque, il a certainement voulu "réveiller" ses semblables si bien qu'il a parfois pu choisir une manière pouvant paraitre excessive. Or sa pensée est nuancée et profonde, et il y a un vrai risque à ne pas la comprendre et la prendre de travers. Tout comme les nazis à une époque, l'avait repris et en avait déformait le contenu. Nietzsche est donc provocant, mais il pose les vrais problèmes. Mais sa pensée est plus nuancée que le caractère provocant qu'il pourrait laisser voir. De son vie, il s'est toujours posé contre les nationalismes, contre les racistes, contre les antisémites .... Son concept de "volonté de puissance" par exemple, n'a rien à voir avec une volonté de domination. Mais juste une volonté de favoriser la vie ....

Conclusion :

- Au final , cet article sur la bi-polarité se veut pour objectif de faire prendre conscience aux gens de la communauté qu'en arrivant ici la première fois, si on y reste, c'est souvent que l'on a été particulièrement "frappé" par la vérité que l'on découvre ici. Souvent par la suite, partant d'un excès, on tombe dans l'autre. Arrivant à une limite, on finit par prendre conscience qu'il faut se remettre à nouveau en question, et on finit par prendre conscience à ce moment de la nécessaire évolution en "balancier", de revenir dans l'autre sens.
Et dans cet article, finalement, j'en suis arrivé à la conclusion qu'il ne s'agit pas d'arriver à une position idéale, de parvenir à trouver l'équilibre parfait, mais que cette évolution en balancier est infinie, que le chemin ne s'arrête jamais. Et que chaque fois qu'on tape plus loin d'un coté, on peut taper plus loin de l'autre, qu'en évoluant ainsi, indéfiniment, on s'approfondie, on se nuance. Qu'en approfondissant sa créativité, sa capacité à s'abandonner, à se fondre dans le groupe, on augmente par la suite sa capacité à s'individualiser, sa volonté, sa force de caractere et d'affirmation, et c'est sans fin ... En gros, l'expansion, grandir, ne peut se faire qu'alternativement dans les deux sens, l'un apres l'autre, de manière infinie toute la vie.

- il me semble avoir remarqué que les "excès" dans un sens ou l'autre, ne sont pas les mêmes suivant le niveau d'évolution ou l'age de la personne. Je m'explique.
au premier stade d'évolution, tres superfitiel, on va dire le stade 1 :
. du coté dionysaque : l'afc avec son romantisme neuneu, son lyrisme à la noix, sa culpabilité de sa virilité
. puis du coté apollinien : arrivé dans l'excès inverse, ce sera le jerk ; mais qui aboutira aussi finalement à un assèchement de la personnalité, un cynisme tres marqué, puis un effondrement de l'energie, une impression de manquer d'inspiration, de carburant.
au stade 2 , un peu plus profond :
. du coté dionysaque : là, le risque, c'est la découverte de la spiritualité, du développement personnel, de tout les trucs new age et de rester béa devant, de se complaire là dedans, de devenir à moitié mystique, en tout cas, de couper un peu le lien avec la réalité. Mais ici, pas comme l'afc. C'est une fuite de la réalité aussi, mais différente ; dans la théorie, l'idéologie, le new age, le misticisme, la religion .... Pour donner une image parlante, y a des gens, en découvrant bouddha, ils sont resté perché et ils ont du mal à redescendre sur le plancher des vaches. J'en vois malheureusement tous les jours, genre avec toujours une sorte de sourire béa , en extase, en évoquant les bienfaits de l'osteopathie, de leur yoga, méditation ... et ainsi de suite ; certes, ces choses sont bien, mais à un moment, il faut redescendre sur terre , car il y a une possible addiction et fuite de la réalité à haute dose. C'est d'ailleurs la rencontre avec une femme avec ce sourire béa en extase comme décrit ci-dessus, qui m'a ouvert les yeux sur moi même et fait me remettre en question.
. puis du coté appolinien :
là, je sais pas trop, j'en suis là ... Mais sérieusement, pour avoir aperçu dernierement Alain Soral dans une émission qui m'a laissé un peu perplexe, je me demande si le travers n'est pas là. Il est clair qu'il a beaucoup développé son coté "viril" (il est même devenu, à ce que je crois, coach de boxe, en plus de son activité d'intellectuel provocateur ). Mais bizarrement, moi qui l'admirais pas mal, sur cette émission, j'ai trouvé finalement son charisme (et évidemment, c'est complètement subjectif ) franchement diminué. Déjà, dans son discours, je l'ai trouvé "parano" en justifiant excessivement les choses par la "théorie du complot du système". Puis, au fond, et ce n'est peut être pas de sa faute, il devient enfermé dans son role de provocateur, et il doit recevoir tellement d'attaque qu'il "durcit" son jeu. Mais justement, je le trouve plus drole du tout. Comme s'il se prenait trop au sérieux, comme s'il prenait les choses avec trop de sérieux, d'attachement. Et c'est peut être là, le risque, à ce stade d'évolution, du coté appolinien : se prendre soi-même, et la vie, trop au sérieux. C'est sévère, mais au niveau charisme, il a régressé, je trouve, par rapport à dix ans plus tot. Mais ce n'est peut être aussi plus ses priorités non plus et que ses idéaux maintenant passent avant cela.

Voilà, et ce sera mon dernier mot, mais je me rends compte maintenant que, contrairement à ce que je croyais en arrivant ici, ou je pensais que je m'étais définitivement éloigné de l'horreur ( façon de voir la vie de l'afc ), ce n'est pas parce qu'on a dépassé ce stade en ayant compris les principes de la communauté que l'on est pas à l'abris dans le futur de multiples égarements et erreurs, d'excès en tout genre. Bien sur, nous avons déjà souligné plusieurs fois ici le probleme de la sur compensation en jerk ... Mais plus j'avance et le temps passe, plus je me rends compte qu'à chaque stade et pallier que nous passons, de nouvelles erreurs et excès et possibilité de perdition et d'égarement se présente à nous.

Pour ma part, ce fut à un moment, une sorte de mysoginie et d'anti-féminisme primaire que j'ai, depuis peu, franchement nuancé. Et ce n'est pas contre le féminisme que j'en ai, mais contre le "mouvement" féministe qui a d'une certaine manière, agit en combatant et en castrant la masculinité de la société. Un autre égarement que j'ai eu récemment, et même si je ne suis pas allé trop loin non plus, n'empeche je me rends compte que j'ai un moment distendu un peu le fil avec la réalité en exagérant dans ce sens un peu trop, est la découverte et le développement de ma propre spiritualité et philosophie de vie, de mon développement personnel. Et j'en suis arrivé à un stade ou je me rends compte qu'à ce niveau, je dois mettre un hola, et même en partie un coup d'arret pour le moment.
La chose importante à souligner, c'est cette constatation, qu'à chaque fois qu'on vient buter sur la limite d'un excès, il est difficile de se raisonner pour partir dans le sens inverse, emporté par l'inertie. Il y a donc un vrai risque. Chaque fois qu'on s'enfonce vers le coté Dionysos, on finit par prendre plaisir à s'immerger dans ce coté, si bien qu'il sera difficile de se raisonner pour le quiter et remonter à la surface. D'autant plus qu'en s'enfonçant dans ce coté, on perd de sa volonté , qu'on se sent de plus en plus réchauffé et revivre et qu'on s'y sent de mieux en mieux. C'est un peu comme une drogue, il y a là une sorte d'adiction possible, de devenir "accroc".
Chaque fois qu'on repart vers le coté Apollon, on fuit la crainte et la peur de se faire avoir, de la fusion, et on a de plus en plus besoin de se rassurer dans des certitudes. Le risque étant de se bloquer dans une vision completement arretée de la vie, avec cette impression rassurante de tout maitriser. Mais cela isole de plus en plus et on perd son energie vitale et créatrice en s'asséchant. N'émpeche, meme en s'en rendant compte, il est tres difficile de décrocher et de repartir dans l'autre sens. Car arrivé à ce stade, le "lacher prise" n'est plus aussi simple, bloqué qu'on est par la peur de ses "anciens" démons.
En ce moment, je reviens donc vers des choses plus concrete, la vie terre à terre. Mais je me rends compte de l'effort que je dois déployer pour me raisonner. Je me sens bien là ou j'en suis, mais je sais que si je réagis pas, c'est préjudiciable pour mon futur.
Mais à ce stade, je me rends compte d'un excès chez certains "vieux", c'est qu'ils ont tellement distendu le fil avec l'enfant qui est en eux, qu'ils se prennent tres tres au sérieux, de même que la vie, de telle sorte qu'ils en deviennent franchement lourd et chiant. Et je n'ai pas envie de devenir comme ça. Donc, je me rends qu'il faut toujours dans la vie, de temps en temps, se remettre en cause, ne pas se croire arrivé, même si nous avons besoin aussi d'assurance et de certitude ...

Je pense que dans les deux cas, un signe symptomatique de l'excès est la tendance à réagir de façon "réflexe" aux évènements. Avec comme constante pour le coté apollinien l'image de quelqu'un de sec, parfois épuisé qui a du mal à se ressourcer, iritable voir colérique, qui réagit un peu trop en opposition, pas serein donc, car émotivité exalté sur mode colere ou haine avec une difficulté à supporter son entourage. Pour le coté dionysaque, l'image de quelqu'un un peu instable, voir fébrile, épuisé aussi, mais pas pour les même raisons, confus, passif ou sourire béa, en extase, mous, trop conciliant; dans les deux cas donc, une sorte de fatigue ( du à une impossibilité de se ressourcer en energie pour apollon, à une trop grande porosité à l'extérieur et à la toxicité de l'entourage, une sensibilité trop vive couplé à une ouverture trop grande pour dionysos), meme si de nature differente, une réactivité réflexe et prévisible, mode "oui", ou mode "non", et un manque de sérénité, de calme intérieur.

Et la preuve ou le symptome qu'on ne se trouve pas dans l'exces, serait un bon niveau d'energie couplé à une certaine sérénité intérieur, une émotivité ni étouffée, ni exaltée avec absence de fatigue.

pardonnez cette longueur, mais je pense que le sujet en valait la peine.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (A lire) le 09.02.11, 01h59 par Identity

Premier post tres interessant au niveau reflexion...

mais j'ai eu un peu de mal au niveau de la transition, lorsque tu a fait le lien avec la séduction dans la 2 eme moitié du premier post: les exemples données au dessus évoquaient le positionnement d'un extrême à l'autre entre différentes personnes (et même groupes de personnes, parfois même à des époques différentes), alors que dans la suite, on parle du changement de positionnement d'une même personne (et plusieurs fois).

Ton analyse de la façon dont tu as perçu Soral est très intéressante, et se rapproche de ce que j'en ai perçu, même si je me suis moins laissé embarqué par son coté extrémiste que d'autres personnes avec qui j'en ai parlé (ou moins longtemps). Cette sensation d'avoir découvert une vérité est d'autant plus forte que cette "découverte" est décalé (révolutionnaire) par rapport à notre précédente croyance, donc créant davantage d'inertie (que tu évoque). Je suppose que ca peut entrer en action lors de la découverte d'un nouvelle religion/secte (ca rejoins ton "stade 2" si je l'ai bien interprété).

Tres bon deuxième post également, mais un élément ne colle pas complètement avec mon feeling, dit moi si ca te parle.

En étant sur un positionnement extrême ("l'exces" pour reprendre ton terme), il est plus facile de persévérer dans cette voie que de faire volte faced'après-toi. Mais lors de tes 3 changements d'états successifs, cela s'est-il fait à la force de la volonté (difficulté)? Cela ne s'est-il pas plutôt fait naturellement (processus sans forcer), après avoir été "épuisé" de la situation (épuisement que tu évoques a juste titre), de manière naturelle finalement. Peux-tu ajouter ton feedback sur ces périodes charnières?

Reflexion sur ta conclusion
Citation:
Et la preuve ou le symptome qu'on ne se trouve pas dans l'exces, serait un bon niveau d'energie couplé à une certaine sérénité intérieur, une émotivité ni étouffée, ni exaltée avec absence de fatigue


Puisque l'on est amené a passer tantôt d'un cote de la ligne, tantôt de l'autre, on verra toujours sa situation précédente comme étant de l'autre coté, jamais comme ayant été à l'équilibre. Quand tu as beaucoup d'énergie, tu estime qu'avant tu en avais pas assez, et quand tu en as moins tu estimes que tu n'en avais trop avant. Est-on condamnés à faire des va-et-vient jusqu'à la fin de nos jours d'après toi? Si ta réponse est non, va-t-on atteindre l'équilibre ou forcement sombrer définitivement dans un des 2 excès? Si oui le rythme de va-et-viens va-t-il s'accélérer ou ralentir?

Dernière question: étant plus âgé que la moyenne des membres de FTS, peux-tu indiquer a quel age ont commencé chacune de tes 3 phases? (ca semble avoir été assez lent pour toi, j'ai l'impression que cela se fait sur des temps plus courts pour moi, mais sur des etats moins profonds peut-etre)

J'ai ressenti le besoin d'écrire cela pour poser à plat mes idées qui tournent dans ma tête depuis quelques temps, les éclaicir peut être. J'aurai peut etre dû attendre un peu avant de le poster pour le laisser murir davantage. D'ou il peut y avoir des contradictions.

Le lien entre le général et le particulier est quelque chose, je pense, qu'on a tous tendance à faire; mais c'est vrai que parfois la projection peut être abusive, voir manquer de cohérence. En fait, je pense que la deuxieme partie dont tu parles quand je me fais un lien personnel entre la découverte théorique de certains penseurs et ma situation particuliere ou celle de la communauté manque de rigueur. C'est pour ça qu'elle doit te paraitre bizarre. Disons que je ressens qu'il y a des liens, mais je me suis pas assez posé et laisser le temps de murir la chose pour que ce soit clair.

Citation:
En étant sur un positionnement extrême ("l'exces" pour reprendre ton terme), il est plus facile de persévérer dans cette voie que de faire volte faced'après-toi. Mais lors de tes 3 changements d'états successifs, cela s'est-il fait à la force de la volonté (difficulté)? Cela ne s'est-il pas plutôt fait naturellement (processus sans forcer), après avoir été "épuisé" de la situation (épuisement que tu évoques a juste titre), de manière naturelle finalement. Peux-tu ajouter ton feedback sur ces périodes charnières?


Non ; personnellement, les "vrais" changements, je veux dire les plus importants, les grandes étapes "décisives" ne se sont jamais "faites" de manière "naturelle", mais ont toute demandé un gros effort. Effectivement, à chaque fois, c'est la prise de conscience que je me perds si je continue dans la même voie couplée au "j'en ai assez" de cette situation qui m'a fait "bougé".

Quand j'ai découvert la communauté, une première claque avec une première prise de conscience. Ne pouvant plus vivre comme avant, me voilà "obligé" de détruire et abandonner toutes les "rationalisations" que j'utilisais auparavant pour me rassurer et interpréter différemment ma "médiocrité". Ce gros coup et remise en question entraine certains succès au bout d'un moment ce qui favorise de continuer dans la même voie. Mais la nature humaine étant ce qu'elle, abandonnant une situation avec ces repères, on en regagne une autre avec d'autres repères, et progressivement on se refais tout une construction de rationalisation pour se rassurer et se dire qu'on est "vraiment " arrivé cette fois-ci. Et c'est très confortable. Donc très difficile de revenir dessus.

En tout cas, j'ai ressenti qu'apres la découverte et la premiere "grosse " remise en question, le chemin qui a suivi apres pendant trois ans (j'ai découvert la communauté en 2007) suivait la même logique. Demander des efforts sur soi, mais toujours dans la même logique. Or récemment, je me suis aperçu que plus j'allais dans cette direction, plus cette direction était facile pour moi. Et que pour avancer, au contraire, il fallait changer complètement de fusil d'épaule. Et c'est loin d'être facile, car ça veut dire accepter de repartir dans un chemin qu'on ne maitrise pas. ça demande vraiment un effort, je trouve.

Citation:
Dernière question: étant plus âgé que la moyenne des membres de FTS, peux-tu indiquer a quel age ont commencé chacune de tes 3 phases? (ca semble avoir été assez lent pour toi, j'ai l'impression que cela se fait sur des temps plus courts pour moi, mais sur des etats moins profonds peut-etre)


La différence est surtout que j'ai découvert la communauté tres tard. J'avais déjà plus de 30 an. Cela a beaucoup influé je pense. Je suis peut être passé d'un extreme à l'autre, en réagissant tres fortement avec la peur d'avoir perdu trop de temps. Du coup, la premiere remise en question a ouvert chez moi une période de 3/4 ou voulant avancer à marche forcée, je me suis "militarisé". Me suis forcé à faire beaucoup de chose pour me "dépasser", pour "construire". Et j'ai beaucoup avancé. Mais à un moment, on comprend qu'il faut aussi savoir s'écouter un peu, lacher prise, mais vraiment , ... Et non, ce n'est pas si facile que ça de se raisonner. Je ne sais pas si on doit parler d'effort, ou de sagesse, mais elle n'a pas coulé de source, en tout cas pour moi.

Citation:
Est-on condamnés à faire des va-et-vient jusqu'à la fin de nos jours d'après toi? Si ta réponse est non, va-t-on atteindre l'équilibre ou forcement sombrer définitivement dans un des 2 excès? Si oui le rythme de va-et-viens va-t-il s'accélérer ou ralentir?


Sombrer dans les deux excès, j'avoue que l'idée m'est venu en me rendant compte que dernièrement, tout les auteurs qui m'ont impressionné, ont tous terminé "barge". Tous, c'est certainement dû à des problèmes médicaux, mais c'est vrai qu'à un moment, on peut se demander si c'est pas leur façon de penser qui les a emmené à devenir fou.
Là, je pense par exemple à Nietzsche ou Maupassant. Mais pour les deux , je crois que leur folie finale s'explique par des problèmes de santé.

Ma conviction est que le fait de rester "immobile" dans la vie, c'est mourir à petit feu. Equilibre ou pas, je le vois comme un pourrissement. Même si la situation est très enviable de l'extérieur. Mais il y a des périodes dans la vie qui demande un certain équilibre, si on fait des enfants par exemple. Mais même dans ce cas, je pense que le va-et-vient continu, mais je pense qu'à chaque fois que le balancier tombe d'un coté, on cherche alors à réaliser dans ce coté les choses qu'on a pas réussi avant. "L'équilibre" dans ce sens, c'est plutot parvenir à maintenir une situation globale stable et solide, tout en étant dans un dynamique , remettant en cause profondément certaines choses qui posent problèmes. Et ces remises en cause sont très déstabilisantes, destructrices de ce qui faisait notre solidité avant, mais ne remettent pourtant pas en cause notre "stabilité" actuelle de l'ensemble de notre vie. Mais je pense que quand on arrive dans le coté dyonisaque, le truc difficile qui demande un effort, est de parvenir à comprendre que l'on pourrait avancer plus vite, construire plus vite, mais que dans la situation actuelle, il est impératif de faire une pause, de se laisser aller pour se ressourcer, reprendre de l'energie, de l'envie, de se laisser davantage vivre, se détacher un peu des choses...

cyberseb a écrit:
Un post scriptum :
Mais sérieusement, pour avoir aperçu dernierement Alain Soral dans une émission qui m'a laissé un peu perplexe, je me demande si le travers n'est pas là. Il est clair qu'il a beaucoup développé son coté "viril" (il est même devenu, à ce que je crois, coach de boxe, en plus de son activité d'intellectuel provocateur ). Mais bizarrement, moi qui l'admirais pas mal, sur cette émission, j'ai trouvé finalement son charisme (et évidemment, c'est complètement subjectif ) franchement diminué. Déjà, dans son discours, je l'ai trouvé "parano" en justifiant excessivement les choses par la "théorie du complot du système". Puis, au fond, et ce n'est peut être pas de sa faute, il devient enfermé dans son role de provocateur, et il doit recevoir tellement d'attaque qu'il "durcit" son jeu. Mais justement, je le trouve plus drole du tout. Comme s'il se prenait trop au sérieux, comme s'il prenait les choses avec trop de sérieux, d'attachement. Et c'est peut être là, le risque, à ce stade d'évolution, du coté appolinien : se prendre soi-même, et la vie, trop au sérieux. C'est sévère, mais au niveau charisme, il a régressé, je trouve, par rapport à dix ans plus tot. Mais ce n'est peut être aussi plus ses priorités non plus et que ses idéaux maintenant passent avant cela.


Tu as du le voir dans l'émission ce soir ou jamais (trés bonne émission d'ailleurs)
Le fait qu'il ait été vindicatif à l'antenne ressemble parfaitement au coté subversif qui fait sa force de caractère. Il a été provocateur et exhubérant afin de faire passer le plus grand nombres d'idées possibles sachant qu'il ne passe pas toute les semaines sur le petit écran. Personnellement je préfère ca à une posture en demi teinte d'endormi et mou du bulbe comme on peut tant en voir à la télé, ca mets une claque ! et ca t'as réveillé par la meme occasion apparamment !

Quant à la "théorie du complot du système" ! Il faut se réveiller, c'est bien beau de pas prendre la vie au sérieux, de s'en foutre, mais faut quand meme ouvrir les yeux sur une réalité qui est on ne peut plus morose et attristante pour l'homme en général. On vis dans un monde de merde..oui ! il faut le dire et c'était son role ce soir la !

Je vais pas m'étendre sur la "théorie du complot" libre à chacun de se procurer son dernier livre "Comprendre l'empire" pour en saisir les tenants et les aboutissants.

Sinon trés beau post, résultant apparament d'une réflexion murie, j'ai bien aimé la symbolique des deux dieux grecs pour expliquer cette dualité constante que l'on peut avoir (ou pas).

Peace

:wink: Je crois que tu aimes bien Monsieur Soral , Ye@hkl , je me trompe pas , non ?

La manière que tu utilises dans ton post est un peu ce qui ne m'a pas trop convaincu chez lui , à cette émission. Et pourtant, mes pensées rejoignent les siennes sur pas mal de sujet.

La manière dont je parle est un petit manque de nuance, en divisant toute chose en deux parties antagonistes, duelles, qui s'opposent, et en les idéalisant les deux, en les exagérant et les caricaturant.

Ex : - d'un coté, les gens "biens", de l'autre, le "système".
-d'un coté, la personne "vindicative, subversive, provocatrice, exubérante", de l'autre le "mou du bulbe, endormi, en demi teinte" ...
- d'un coté, la theorie du complot, justifié par "prendre la vie au sérieux", de l'autre "prendre tout à la légère, s'en foutre" ...
- d'un coté oui-oui le béa permanent, de l'autre le réaliste, avec un réalisme forcément sceptique.

Je précise que je suis aussi un sceptique sur la société dans laquelle on est, que je partage sa vision sceptique et pessimiste sur l'organisation de la société actuelle.

Ce que je constate, c'est qu'il y a quelques années, quand dans les émissions, il mettait le doigt sur certains mauvais coté du féminisme, il était tout autant provocant, subversif, et avait beaucoup de contradicteur aussi. Pourtant, ces interventions étaient parfois drole, comme quoi, c'est pas antinomique. Il etait percutant, mais il y avait de la légèreté dans ses propos.
Je trouve que là, nous ne sommes plus dans le même registre. Il est plus sérieux, visiblement tres attaché à ce qu'il dit et défend, ce qui le rend un peu plus lourd, et a développé une sorte de reflexe ( en tout cas à l'écran ) d'opposition qui apparait parfois systématique. Mais en même temps, je le comprends un peu, car j'imagine qu'il a du tellement s'en prendre dans la gueule, qu'au bout d'un moment, ça doit un peu blindé et beaucoup se durcir, ça doit etre le revers de la médaille de toujours être en première ligne, ce qui oblige à prendre des coups.

Je suis allé sur son site, suite à ce post, pour mieux m'éclairer sur ses positions. Et je me rends compte que soit je n'en avais pas compris les nuances, soit c'est lui qui a changé d'avis sur certains points ces dernières années ( et c'est interdit à personne d'évoluer, au contraire) , soit c'est ses interventions dernieres à la télé qui emmènent une méprise entre ce qui apparait et ce qu'il pense vraiment. **

J'ai vu là-bas aussi un post enregistré d'un gars qui parlait de cette émission pour l'analysais en quelques sortes, je l'ai écouté, et j'en suis ressorti avec le même malaise que j'ai eu pendant l'émission. C'est à dire que le gars qui parlais dans ce pod cast avec une manière de communiquer qui je pense, peut être à double tranchant. Car, si le fond peut convaincre certaines personnes, la forme peut rendre aussi sceptique ces mêmes personnes. Au début, il passait en revue les autres personnes présentes à cette émission , leur cv, pour en faire ressortir les incohérences, les contradictions. Ce qui est bien, car pour ma part, je suis de ceux pour qui la cohérence entre les principes de vie et ce qu'on dit est tres important, particulierement en politique. Mais il le faisait de manière haineuse, injuriante : était-ce vraiment indispensable ? Pour ma part, ça discrédite son propos, c'est l'éffet que ça a sur moi.

J'ai de la méfiance envers les gens qui me donne l'impression que la haine guide leur fait, leur choix, leur propos, car il voit toute la réalité en fonction de cet unique paradigme et sont incapable de s'en détacher pour juste voir la réalité comme elle est. Et je me dis: "mais qu'est ce que ça donnerait si des gens comme ça prenaient le pouvoir?" Et à mon avis, rien de bon.

** quand je parle de méprise sur ses positions ou d'impressions de changement sur ses memes positions, ou peut être d'impressions fausses entre ce que l'on perçoit des émissions, par ex :
- j'en étais resté dans l'idée que Soral était pro-fn : or , je me rends compte qu'il commence à taper sur marine le pen ; en particuliers sur la propension de marine à tout ramener dans les problèmes de la société dans l'invasion de l'islamisme, ce qui peut induire une erreur dans la tête des gens à penser que le probleme ce sont les arabes, quand Soral ramène davantage ça à un problème, il me semble, de protectionisme, d'immigration non maitrisée qui ne permet pas une bonne intégration. Si j'ai bien compris, je suis entierement d'accord avec lui, car je suis nullement géné personnellement par le multiculturalisme.
- personnellement "le systeme", je suis pas sur que balancer un concept comme ça à la télé soit une bonne chose. Car justement, il a tres peu de temps de parole, pas forcément la possibilité d'argumenter, et ça peut franchement donner une impression de paranoia... Je n'ai pas lu son bouquin, j'imagine que dedans, il est plus fin et prend le temps de poser les concepts, mais à la télé, sur une intervention de quelques instants, la théorie du complot peut laisser tres perplexe. Balancer un concept comme "le systeme" sans prendre le temps de le définir, d'expliquer ce que l'on concoit derriere ce mot peut se retourner contre soi et faire perdre beaucoup de crédibilité, car beaucoup de gens, s'ils peuvent bien concevoir que toute cette société, à la façon dont elle est organisée, profite bien plus à une petite quantité de personne, que l'on pourrait définir comme les nouveaux aristocrates finalement, ont du mal à concevoir que ceux ci sont tellement organisé qu'ils se concertent pour mettre au point une stratégie commune consciente, concertée, organisée ... tissant une toile d'araignée pour former "un systeme" complotant ....
- sur le féminisme aussi, j'ai l'impression qu'il a bougé. Ou alors, c'est moi qui n'avait pas compris ses anciennes positions. Peut être.

Globalement, j'ai l'impression qu'il a adouçit ses "positions" et "avis" depuis quelques années, alors que dans le même temps, il a "durcit" la manière pour les faire passer. Si bien qu'on pourrait avoir l'impression qu'il a durcit ses positions, alors que j'ai plutot l'impression de l'inverse...

Il s'adoucit pas du tout, si il bash Marine lepen c'est par ce qu'elle est pas assez antisémite a son gout, le courant d'extreme droit (plus a droite que le fn ..) dont il est plus ou moins une des muses désormais par de la théorie que l'islamisme n'est pas un probleme mais une cause du nouvelle ordre mondiale de la faute.. des juifs et oui, il lui reproche de trop resembler au neocon américain (plus ou moins en cheville avec le gouvernement d'extrême droite aussi israélien)

Tout se petit monde s'etripe donc joyeusement ne attendant de pouvoir étriper du franc maçon , de bruler des homsexuelles, d'assassiner Simone veil et de casser la gueule a ses salopes de femme libérés (femme non au foyer = femme libéré = féministe = a claquer).

Je n'invente rien, pour certaines sources :

Citation:
J'enfonce le clou grâce a l'actu Hervé Ryssen (http://fr.wikipedia.org/wiki/Herv%C3%A9_Ryssen)

S'en prend a Soral dans leur gueguerre pour savoir qui sera le leader des nouveau nazillons et Soral réplique :

http://christroi.over-blog.com/article- ... 16960.html


Regardez bien le blog sur lequel c'est , et oui catho tradi tendance nazi affilié aux intransigeants, que je connais bien pour avoir provoquer deux fois leurs fermetures et qui dans la dernière année ont dut faire une 10 aine de billets sur Soral , malheureusement ils sont encore down là mais rien que le cache devrait vous donner des heures de fun

et hop

http://www.intransigeants.com/2011/01/a ... -du-temple

pour voir le style de billets doux des intrans ..

http://www.intransigeants.com/2011/02/h ... me-anglais

avec de superbes envolés

pour la route "Détruire la famille, ridiculiser en singeant les couples normaux c’est à dire hétéros, voilà aussi ce que les gouvernements sionistes veulent."

"Mais vous êtes juste incapable de penser par vous même.
Avec vous tous les problèmes sont issus d’un groupe, les sionnistes.
L’homosexualité : les sionnistes
La faim dans le monde : les sionnistes
La guerre: les sionnistes
La fin du christianisme : les sionnistes"

Posts tous très intéressants sauf celui du sophiste mais ignorons-le, ne pas faire la différence entre un anti-sionisme radical et antisémitisme, d'ailleurs duquel parle-t-on, si c'est "antisémitisme anti-musulman" je crois que Soral prônent plutôt la politique de la main tendu, surement pas antisémite anti-chrétien, alors finalement antisémite anti-judaïque, j'en suis beaucoup moins sur les arguments cites sont tous fallacieux.

SInon pour théorie du Yin et du Yang, en fait c'est tout simplement du taoïsme, en général du taôisme philosophique, très intéressant, il est sans doute encore plus intéressant d'y être initie avec les bonnes personnes.

Pour la critique marxisme du féminisme, le point principal que tu n'as pas cité, il me semble, c'est le fait que pour les marxistes le féminisme se concentre sur la division homme/femme et pas sur la lutte des classes. Mais comme on peut le constater une bourgeoise n'aura pas de problème de conscience a exploiter une ouvrière. Donc c'est encore le concept du diviser (les hommes et les femmes) pour mieux régner (le système capitaliste).

La situation est beaucoup plus pire qu'il y a 10 ou 15 ans, donc elle peut moins la prendre a la rigolade.

Je te conseille de lire les classique taoïste comme le Daodejing et le Zhuangzi ou les écrits de René Guénon.

Tulpa, t'es gentil, mais tu vas me faire regretter d'avoir trop développé ici ce genre de sujet.

Tu renvois vers des liens qui aboutissent à des articles qui ne sont pas écrits pas Soral, ou qui n'appartiennent pas officiellement à Soral. Il n'est donc pas responsable de ce qui y est écrit. Il a un site officiel, et de celui-là seulement, il est responsable des idées qui y sont développés.

Mike mancini : oui , effectivement, je n'avais pas vu cet aspect là aussi, sur la critique marxiste du féministe.

Je viens de lire le post et pour quelqu'un qui n'y connait pas grand chose j'avoue que c'est assez hermétique.

La première chose qui me frappe c'est l'application du concept du Yin et du Yang ... dans ce que j'ai lu (j'avoue ne pas avoir lu l'intégrale du post mais juste le premier et une partie de la suite) j'ai l'impression que le Yin et le Yang sont mis en opposition.
Or si je me rappelle bien ce qu'un ami bouddhiste m'avait expliqué, le Yin et le Yang ne sont pas à opposer mais à mélanger.
Le symbole qui les représente parle de lui même, ils ne sont pas deux choses opposées et différentes, ils sont les deux faces d'une même entité... l'un ne peut exister sans l'autre. L'harmonie se trouve dans l'équilibre entre ces deux composantes ... il n'est pas bon de favoriser le Yin par rapport au Yang et inversement car cela signifie un déséquilibre mais favoriser l'un ne signifie pas forcément défavoriser l'autre (pas simple à expliquer). On trouve l'harmonie en développant les deux composantes de façon à ce qu'elles soient en équilibre.



Sinon Mike pourrais-tu développer les termes de "antisémitisme anti-musulman", "antisémite anti-chrétien" et "antisémite anti-judaïque" ... à la base les sémites sont des peuples qui ont les même racines (Mésopotamie et Palestine). L'antisémitisme n'est pas pour moi associé à une religion (même si beaucoup de gens imaginent qu'il s'agit de racisme à l'encontre du peuple juif).
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (+1) le 23.02.11, 03h49 par Tulpa

Voici la de finition des peuples sémites sur ce lienque je recopie ici:

Citation:
Qui appartient aux peuples du Proche-Orient parlant ou ayant parlé une langue sémitique (Arabes, Hébreux, Phéniciens, etc.).


Donc effectivement on ne devrait pas designer par la religion mais plutôt par le pays ou l'ethnie d'origine, mais récemment l'anti-islamisme est devenu normale, et en générale désigne des gens appartenant aux peuples sémites a la base, donc il est autant un antisémitisme que l'anti-judaïsme. Pour l'anti-christianisme c'est évidemment la même chose, peut-être que l'on pourra dire que les chrétiens dans leur grande majorité ne sont plus sémites mais dans ce cas-la, la même chose est valable pour les juifs,aucun reproche la-dessus, simple constatation. Enfin bon c'était juste histoire d'être un peu taquin.

Pour le yin-yang, Djudj je crois qu'il vaut mieux être conseillé par taoïste qu'un bouddhiste mais bon ce n'est pas vraiment important. Si tu observes les phénomènes naturelles tu verras que tous respectent ses lois. Et comme tu as bien fait de le noter ce sont des opposés complémentaires. Ensuite favoriser quel cote, l'équilibre peut se faire en fonction de la situation.

Citation:
Tulpa, t'es gentil


Oui très!

Cela dit je répondais ici a la réplique comme quoi Soral devenait "plus doux " j'ai un article pour le reste . Et je suis désolé mais quand on fait des colloques, est suivis/cité, qu'on lutte pour sa place dans le milieu (j'en passe on va éviter les caisses) d'extrême extrême droite bon...
Cela dit comme la tres bien dis ozone dans un autre post on peux être te avoir été donc j'attaque pas (trop) ses premiers écrits, mais.. non... Soral n'est pas devenu plus doux, s'tout

Mike .. y'aurais tellement a dire mais .. non .. change rien, je sens que ça viens (si tu veux répondre y'a un post pour ça toi même tu sais)
Juste parle pas de Guédon (uber maçon) dans la même phrase que Soral (uber anti maçon) ça le fait pas trop !


J'ajouterais que dans une société comme la notre post marxiste, post lutte de classe et post libération de la culture, la dualité me semble un peu galvaudé des mecs comme wilson dès les années 70 le démontrait d'ailleurs. Pour parler en player, la dualité est une pensée limitante te forçant a prendre un choix et la troisième voie (l'équilibre) est également un piège car c'est toujours une voie tracé.

L'être humain est plus complexe que les cases qu'il se crée, et il est en passe de le découvrir ;)

Sinon je suis très curieux que l'on m'explqie la différence entre antisémitisme et antisioniste radical , vraiment (et pourtant je suis anti politique israélienne). Cette phrase a fait beaucoup rire ce soir.

AUssi en quoi "c'est bien pire qu'il y'a 10 ans" ça a l'air drôle !

Apparemment je n'ai même pas un droit de réponse, mon post précédents doit être d'abord approuvé par un modérateur au prealable car il comporte un lien.
Pour le concept de Yin et de Yang malheureusement tu les comprends très peu, je l'explique dans mon post précèdent pas encore approuve.

Le sionisme est une idéologie nationaliste qui prône le retour en Palestine pour établir Israël, se basant sur les livres sacres de la religion judaïque mais en oubliant que normalement c'est dieu qui décidera quand ils devront retourner sur la terre promise, beaucoup de juifs sont anti-sioniste, y-compris certains groupes dits orthodoxes. Enfin c'est comme si les Scandinaves voulaient récupérer la Normandie, car ils y étaient il y a un millier d'années.

Ensuite René Guénon, que tu ne dois pas bien connaitre est un ancien maçon, qui s'est aperçu de la supercherie de la franc-maçonnerie et ensuite a écrit d'ailleurs contre elle et ses erreurs. A moins que tous ses écrits soient mensonges, ce que tu serais capable de prétendre il a aussi écrit dans la revue "La France anti-maçonnique" pendant trois années. Donc révise un peu tes classiques tu es un peu hors de coup. Maintenant tu feras partie de ma liste d'ignorés, car tu viens a chaque fois pourrir des fils de qualité seulement parce que l'auteur a eu l'extrême faiblesse de citer Soral, et ensuite tu vas le stigmatiser et ainsi rendre la discussion caduque. Bonne continuation.

Je rajoute un lien site René Guénon

Vous seriez fort aimables Messieurs de ne pas faire virer chaque sujet sur un débat sur Soral même s'il semble qu'il en obsède certains. Merci

Merci pour l'explication Mike.
Effectivement Tulpa, le sens de antisioniste et antisémite a été déformé au cours du temps.
Les sémites forment l'ensemble des peuples qui vivaient dans la région où se trouvent aujourd'hui La Palestine, Israël, La Jordanie etc ...
Les descendants de ces peuples sont aussi bien arabes que juifs aujourd'hui. La difficulté reste de pouvoir dissocier ces peuples de leur religion car un juif désigne a la fois un membre du peuple et un pratiquant de la religion. Idem pour les arabes, on les associe systématiquement a l'islam. Mais rien n'empêche de supposer qu'il existe des sémites chrétiens ou même bouddhistes (pourquoi pas).
J'imagine que les antisémites au Moyen Âge étaient surtout liés aux croisades donc au final on retrouve la connotation religieuse du terme.


Pour les sionistes, il s'agit d'une partie du peuple juif qui prônent le rassemblement de tous les juifs du monde en Terre d'Israel ... Sion est le nom d'une ville je crois ou d'un massif montagneux (sais plus trop). Par défaut, on a vite associé les colons juifs qui tentent d' anexer les territoires limitrophes d'Israel aux sionistes mais la encore c'est une erreur.


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