[A] La porno-addiction

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Ce que tu dis est censé, mais en fait, ce n'est pas une question de point de vue, de jugement de valeurs : une passion peut devenir une addiction.

Une addiction est clairement et objectivement définie; ce n'est pas quelque chose qui est qualifié par quelqu'un.

Un sportif de haut niveau par exemple : son sport est sa passion.
Il arrive parfois (assez souvent semble-t-il) que la pratique de sa passion DEVIENNE une addiction. Il bascule dans le fonctionnement addictif et dès lors, il a une addiction.

Ce n'est pas quelqu'un qui dit "ce qui est passion pour lui, est une addiction"; c'est le sportif qui devient addict à sa passion. Il en a besoin, il y'a accoutumance, manque,...

Je sais pas si je suis très clair; c'est pas évident à expliquer.

Je me base sur la définition clinique de l'addiction, et sur des témoignage que j'ai vus / lus au sujet des différents types d'addiction, de la part d'addicts / ex-addicts, et de spécialistes de l'addiction.

A voir :
Citation:
William Lowenstein est l’un des grands médecins français spécialiste des addictions. Il nous parle du profil des personnes accros aux addictions, ou susceptibles de l’être !

Vidéo : http://www.omegatv.tv/video/1601303677/ ... clenchants
=> Pr W. Lowenstein, une sommité en la matière, et qui a le mérite de savoir briser les idées reçues sur les addictions, même les plus communément partagées. On le voit souvent dans le Magazine de la Santé, sur France5 (excellente émission médicale, très intéressante à regarder si vous avez le temps, et si le sujet vous intéresse).

Citation:
... des personnes qui cherchent peut être un peu plus dans la vie, que les autres
Intéressant; ce trait de caractère s'applique à pas mal de membres de FTS, moi y compris ;)

Bref, bref, bref !!!!!

Si on jouais à un jeu .....

Racontez moi un monde ou le porno n'existe pas !
(même époque, même lieu, même tout .....)

Dans un monde sans porno, les jeunes n'auraient aucune idée de ce qu'est le sexe (on va quand même pas demander a papa comment il nique avec maman hein...) jusqu'a ce qu'ils achètent un livre sur le sujet (Le Kama Sutra pour les Paresseuses par exemple, très bon livre) et se déniaisent. Certaines pratiques n'existeraient pas ou seraient largement moins rependues a mon avis (double pénétration, éjaculation faciale, ...) car les gens n'auraient pas forcément l'idée d'essayer ce qu'ils n'auraient pas vu.
Peut être aussi que beaucoup de clichés sur les maitresses, les infirmières ou les plombiers seraient moins rependus ou carrément inexistant. Les femmes a lunettes auraient une vie normale sans qu'on leur dise qu'elles ressemblent a une actrice porno.
Canal+ aurait eu sûrement moins de succès, les bouquets câbles et satellite auraient des chaînes en moins. Les parents ne cacheraient plus de cassettes vidéos/DVD dans leur table de nuit.
Internet serait plus pourri de pub pour la voyance ou les soit-disants régimes miracles et les filtres parentaux n'existeraient sûrement pas.
Le nombre de tendinites au poignet serait diminué et les fabricants de mouchoirs en papier auraient un chiffre d'affaire moins élevé.
Clara Morgane, Katsumi et Rocco Siffredi seraient des inconnus aux yeux de tous. Parallèlement, il y aurait plus de gens au chomage car l'industrie du X reste un employeur non négligeable.
On pourrait lever le regard chez les vendeurs de journaux pour chercher son Auto Journal ou son Modes et Travaux sans avoir peur de passer pour un pervers.

Il y a sûrement d'autres choses qui changeraient mais je n'ai pas le temps de pousser plus loin les conséquences d'un monde sans porno.

Quand on parle du porno on parle du contenu pornographique, donc du sexe. C'est juste le support qui évolue, on peut le trouver en images, dans des livres, ça peut etre a l'oral aussi (avec les téléphones roses). Dès que y'a un nouveau moyen technologique qui sort, ben il est utilisé. Bientôt on aura de la 3D certainement. Tu peux pas imaginer un monde sans porno puisque la reproduction est lié au plaisir sexuel, par contre tu peux imaginer un monde ou le porno serait censuré, ou disons mieux controlé, ce qui est très différent.

Le taux de japonais qui baisent décrirait une exponentielle !!! :mrgreen:









:!: Mega Boulet à trouvé la sortie :D :arrow:

Crapule a écrit:
Bref, bref, bref !!!!!

Si on jouais à un jeu .....

Racontez moi un monde ou le porno n'existe pas !
(même époque, même lieu, même tout .....)


Ça ferait un beau paquet de suicides...

Par contre, ça rendrait la séduction carrément plus facile.

Bonjour,
Je me présente, je suis AFREG, je suis le webmaster d’un nouveau site, www.pornodependance.com

Mon site traite de la dépendance à la pornographie. En effet, une surconsommation de pornographie n’est pas sans séquelles. Elle entraîne une véritable addiction, et modifie la perception psychologique qu’ont les dépendants du sexe.
La pornographie présente également une sexualité violente et phallocratique, niant la dimension affective du sexe.
Elle s’étend aujourd’hui à travers notre société (cinéma, musique, publicité, magasines), si bien que personne, pas même nos enfants, ne peut y échapper.
Mon site propose un forum où les dépendants et leurs proches peuvent venir s’exprimer librement. Je souhaite à terme former une véritable communauté de membres désirant s’entraider. Une mise à jour mensuelle est prévue, avec à chaque fois de nouveaux articles.

Comme je démarre, je me permets de mettre un lien sur ce forum, car je ne suis pas contre un petit coup de pouce ! Merci ! www.pornodependance.com

J’attends votre réponse, merci ! (contact@pornodependance.com)

Un monde sans porno ?
C'est marrant, j'ai lu pas mal des posts (pas les 15 pages hein, juste les plus récents) mais finalement cette société où le porno est interdit existe. Pas très loin.
Je parle des pays islamiques ... et finalement, sans vouloir lancer de polémique idéologique, je crois que je préfère notre société avec le porno que la leur, sans.

Si le porno n'existait pas ... je crois que le minitel et internet n'auraient pas connu une expansion si rapide. Oui car soyons honnêtes avec nous-même, si ces moyens de communication se sont développés si rapidement c'est aussi parce qu'on y proposait du sexe facile d'accès. Le côté commercial du Web n'est arrivé qu'après.

Pour ma part je regarde régulièrement des films X ... depuis au moins 10 ans. Je ne me sens pas tomber dans cette surenchère, à toujours vouloir plus ... je n'aime pas ces films américains où les filles sont traitées avec moins de considération qu'un gigot, les films où la violence est présente dans le rapport. Je n'aime pas les séances sado-maso, le bondage, les films où on voit trop clairement que le plaisir est simulé ... toutes ces pratiques dites "déviantes" me dégoûtent et réduisent à néant mon excitation.
Finalement les films que je préfèrent sont ceux où la femme est mise en valeur par les prises de vue, où le plaisir est exacerbé et mis en avant par le réalisateur. Il n'y en a pas beaucoup mais ce sont mes préférés. Prenez les films d'Andrew Blake par exemple ... on y trouve très peu d'hommes et les actrices ont des plastiques de mannequins ... j'aime beaucoup.

La liberté de pouvoir le faire est une chose, et une bonne chose. Mais lorsque certains se rendent compte qu'ils sont "addicts" malgré eux, c'est autre chose.

La question de l'intérêt du porno reste posée ceci dit ^^

Je dirais toujours la même chose, ceux qui savent faire la part des choses peuvent trouver un foyer à enrichir les fantasmes et l'ouverture d'esprit, les autres y trouveront un puits de décadence sans fin qui pourra les ronger.

On peut pas être juste en crachant sur le porno, sans jeu de mot. Pour certains, c'est la seule forme de sexualité possible (personnalités schizoides, évitantes, ceux qui n'auront quasiment jamais accès à une femme, ou à un homme, pour diverses raisons, sauf miracle)...

Et mine de rien, le porno reste un bon moyen d'apprendre. J'aurais eu du mal a demander a ma mère de m'expliquer comment faire une fellation alors que Tabata Cash m'a très bien montré (et même comment enfiler un préservatif avec la bouche ce qui, durant les premiers travaux pratiques a été compliqué quand même mais très drôle ^^)

Oui, et puis ça enrichit l'imaginaire de toutes façons...

trekk a écrit:
Oui, et puis ça enrichit l'imaginaire de toutes façons...


Ça dépend assez fortement de ce que tu regardes, ça, quand même. La majorité de la production est très pauvre au contraire. Et comme le même genre de pratiques revient souvent, que les "négociations" entre partenaires sont totalement occultées, cela donne une vision du sexe très faussée.

Cela dit, si tu trouve quelque chose d'aussi imaginatif que The pillow book ou l'empire des sens, share !
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Ca va mieux en le disant) le 08.03.10, 17h57 par okapi

achribu a écrit:
trekk a écrit:
Oui, et puis ça enrichit l'imaginaire de toutes façons...


Ça dépend assez fortement de ce que tu regardes, ça, quand même. La majorité de la production est très pauvre au contraire. Et comme le même genre de pratiques revient souvent, que les "négociations" entre partenaires sont totalement occultées, cela donne une vision du sexe très faussée.

Cela dit, si tu trouve quelque chose d'aussi imaginatif que The pillow book ou l'empire des sens, share !


On a dit que ça enrichit l'imaginaire pas que ça doit être un guide à suivre non plus. Les films peuvent être plutôt expéditifs (genre le plombier qui, à peine passé la porte, se tape sa cliente sur la machine à laver) sans pour autant ne pas donner des idées concernant les pratiques, les positions ou des jeux sexuels entre partenaires.

Personnellement, moins je regarde de porno, plus j'ai envie de sortir et de rencontrer de jolies femmes. Il faut absolument éviter de se croire "comblé" par des actes sexuels simulés.
Découvrir et dompter le corps d'une HB est beaucoup plus gratifiant que de regarder une HB10 jouer un rôle.

Personnelement je suis persuadé que ça a plus d'effets néfastes que bénéfiques le porno au sens strict. Et ça enrichit pas l'imaginaire non selon moi, ça s'y substitue et ça c'est assez mauvais. Une sorte de confort du désir.

Par contre l'érotisme a des vertus stimulantes et booste l'imaginaire justement.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Absolument) le 08.03.10, 17h58 par okapi
  • 0 (+1) le 08.03.10, 20h21 par Lossenia

On ne peut pas généraliser sur un effet bénéfique ou néfaste, ou réfléchir en + / - je pense...

Il y a déjà la notion de qualité, comme dans tout, on trouve 80% de nullités, 20% de films un peu réfléchis et bien réalisés. Ca peut être expéditif, et pourtant excitant pour un mec comme pour une nana, ça dépend des sensibilités personnelles. Je ne pense pas que les pratiques soient en cause, juste la façon de les filmer, exposer.

D'autre part, il y a les individualités. La porno-addiction est quelque chose de déclaré à tords et à travers. Il y a addiction quand un comportement est nécessaire à l'apaisement d'une angoisse.

On pourrait dire plus pragmatiquement que si il y a culpabilité à regarder un porno, effectivement, il y a un problème. Problème du fait d'assumer : angoisse de l'image sociale : le porno est PARTOUT mais c'est mal, il faut pas le dire ?... bullshit.

Il y a aussi problème quand ça affecte la vie sexuelle : désirs / fantasmes refoulés avec la copine du moment qui fait qu'il devient difficile d'atteindre l'orgasme avec, ou habitudes masturbatoires qui font qu'on prend pas son pied comme on veut dans une nana. Dans ce cas, réfléchir à son rapport avec ces films est utile.

Perso, je préfère 100 fois qu'une nana me dise qu'elle se matte un porno de temps en temps, et avec qui je peux parler sans tabou, qu'une nana qui va exécrer ça, faire culpabiliser. Ça ne fait pas de moi un gros porc sans respect pour autant.

Se masturber derrière un film X n'a pas d'effet sur la santé, les médecins vous diront qu'il faut chasser la culpabilité.

Pour le côté éducatif, sans rentrer dans un débat soft / hard / porn / éro, je pense que si je n'avais jamais été exposé à ça, le spectre de mes pratiques aurait été beaucoup plus étroit, et j'aurais sûrement eu plus de mal à canaliser le désir et à supporter la frustration.

Comme le dit Marymorgane, c'est pas un How-To, mais ça peut donner des idées. Et puis, ça donne déjà une bonne vision de l'anatomie. L'intelligence et la capacité à prendre du recul peut faire en sorte que ça cultive l'imaginaire et donne des idées pour prendre du plaisir, s'amuser.

Ma foi, si y a un domaine où on peut être totalement nous mêmes, libres à deux, c'est bien le sexe, alors culpabiliser là dessus... Je trouve ça juste dommage.

Bonjour à tous

Pour rebondir sur les différents sujets des derniers messages;

Un monde sans porno est illusoire. Il y a toujours eu dans la pornographie. Même dans certains pays où, officiellement, il n'y en a pas, la pornographie circule sous le manteau, de manière clandestine.

La vraie question est de savoir quel porno on veut montrer. Il y a d'un côté la face immergé de l'iceberg, celle d'une poignée d'actrices et acteurs connus et bien payés, celle des films de lingerie...
Et puis il y a la masse, la masse d'un porno froid, anonyme. C'est le porno qui se télécharge par scénettes de 3mn sur Internet, avec une actrice dont on ne connait même pas le nom mais qui se fait défoncer sous nos yeux.
C'est le porno violent et machiste, qui présente une sexualité phallocratique.
Ce porno là est malheureusement le porno dominant, en terrme de quantité, mais aussi d'audience.

Alors les films d'Andrew Blake, je veux bien, mais c'est souvent l'excuse de l'intelligentsia du porno. Soyons sérieux, sur 100 hommes, combien sont capables de citer le nom d'un film de Blake? Ou même simplement le nom de Blake??? Ca reste réservé à un public averti. La masse ne connait que le porno d'usine.

Quant à apprendre la technicité dans le porno, là aussi, je suis sceptique. Les couples du monde entier n'ont pas attendu la création du format .AVI pour trouver comme réaliser une fellation ou une sodomie. Découvrir ces choses, parfois maladroitement, ne fait-elle pas partie des petits bonheurs de la sexualité?

Enfin, je ne pense pas que le porno crée de l'imaginaire. Le porno n'incite pas à imaginer! Il nous montre une sexualité, technique et froide, qu'on nous invite à reproduire mécaniquement. Il n'y a pas la place pour le fantasme dans ce déchaînement des corps.

C'est pour toutes ces raisons que j'ai crée (attention pub!) le site http://www.pornodependance.com. Parce qu'il est important d'expliquer ce qu'aujourd'hui, recouvre vraiment le terme de pornographie.
Et aussi parce qu'une masse toujours plus importante d'hommes, aujourd'hui, se sont tellement accoutumés à la pornographie, qu'ils sont incapables de s'en passer, comme une drogue. Et que ces hommes là en souffrent.http://www.pornodependance.com

Et je rappelle à tous que seul un médecin (psychiatre) est habilité à poser un diagnostic, sûrement pas un site web.

Bref.

Il faut aussi rappeler que le porno "machiste" n'est pas qu'une affaire d'hommes. Certaines femmes aiment ce genre de choses

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