[A] La porno-addiction

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Je viens juste apporter ma petite pierre à ce sujet qui semble être très débattu ici.

Dans mon cas, la porno-addiction a commencé à se mettre en place assez tôt, vers 7 ou 8 ans avec les penthouse que j'avais découvert dans une vieille armoire chez moi. Je n'y voyais pas plus que des femmes dénudées et puisque c'était la mode il y a une trentaine d'années, une étrange "chevelure" là où moi j'avais un zizi.

Puis vinrent l'adolescence et la connexion adsl. 4 à 5 fois par jour je sentais le besoin de me soulager. Certes vous concéderez que nous sommes tous passés par là aux débuts de notre exploration sexuelle. Mais cette boulimie s'est prolongée pour moi jusqu'à environ la fin de ma première. J'avais la fâcheuse tendance de me rabattre toujours vers les fétichisme les plus extrêmes, comme si il se produisait une banalisation sans fin de ce que je consommais.

Mon année de terminale fut déjà plus raisonnable, puisque un élargissement de mon cercle de connaissance me permis de m'ouvrir beaucoup plus socialement. Mais mon appétit n'en faiblit que de moitié.

Ma première année d'étude fut celle de ma découverte de la sexualité dans un bordel. Et là quelle ne fut pas ma surprise lorsque je fus forcer de constater qu'entre du pornochic et ma "réalité" le fossé était bien mince. Partenaire à la plastique de rêve, mouvement mécaniques sans ratages, bruits simulés... etc.

Je dus attendre la deuxième année d'étude pour enfin me calmer, sans trop comprendre pourquoi. Au départ c'est parti d'un pari stupide avec des potes, un test d'endurance. Mais j'ai tellement aimé la sensation de puissance qui accompagne une courte abstinence que je l'ai adoptée.

Je vais probablement enfoncer une porte ouverte, mais je pense qu'il existe une claire différence entre le désir d'éjaculer pour éjaculer et celui de faire l'amour. Comprendre ça et cultiver cette niack a fait partie des étapes qui font que j'ai pu avoir mon premier fclose nature.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Post responsable) le 22.02.12, 00h17 par Mikau
  • +1 (+1) le 19.03.12, 18h40 par BlackThunder

Du haut de mon âge vénérable ( :mrgreen: ), j'ai eu la chance de connaître un âge où on n'avait pas le choix. On n'allait pas chercher du porno à gogo sur le net, on fantasmait, et du coup on se branlait (enfin oui, il y avait bien de la revue, des films porno, mais bon, c'était pas systématique). Étant un geek de la première heure, j'ai aussi connu l'autre possibilité. Fonctionner au porno. Facile facile ...

Bref, j'ai connu le fantasme, que le fantasme, et j'ai connu le net, que le net.

J'ai même fini par m'apercevoir que ça a un impact sur ma séxualité.

Et la phrase sans doute la plus vraie que j'ai lu ici c'est

Owen a écrit:
Mais au delà de l'addiction, je pense qu'il faut réapprendre à fantasmer. C'est ca le gros danger du porno.


Le porno c'est un tue-fantasme, et donc un tue-désir. Truc consommable, rapide, seul, tellement plus facile finalement. J'ai en prévision de m'interdire définitivement le porno, et recommencer à fantasmer sur ma voisine de bureau.

Tout peut générer une addiction à haute dose, fumer un joint de temps à autre c'est pas grave c'est pas ça qui vous rendra accro (je fais exception de la coke et de l'héro qui rendent dépendant très vite), tout comme on peut se mettre minable quelques soirées dans le mois sans devenir alcoolo pour autant, il a fallu du temps avant que je devienne accro à la clope.

Le porno n'est pas nocif, une fois par jour ça va, quand ça passe à 3x/jour et qu'il y a une escalade c'est que ça devient inquiétant, le remède c'est de ne pas remplacer les fantasmes par le porno, les deux peuvent très bien coexister, peut être regarder du porno plus réaliste et qui correspond à ce qu'on peut faire en vrai, le net fourmille de vidéos amateur de bonne qualité.

Spitzer 4/5 fois par jour, même à l'adolescence c'est vraiment beaucoup quand même.

Moi j'ai vu mon premier porno à 11 ans, j'ai trouvé une cassette mes parents n'étaient pas là, et voilà quoi, je savais où était la cassette alors j'y avais accès plus ou moins quand je voulais, j'avais internet à l'époque mais en rtc télécharger un film c'était même pas la peine, alors avec les potes on s'échangeait des cassettes, des pages de magazines, bref c'était pas bien dur d'y avoir accès, beaucoup moins dur que d'acheter du shit.

Après l'adsl s'est démocratisé, mais youporn & co n'existaient pas encore, le direct download non plus, le seul moyen c'était emule, et télécharger un porno sur emule, sur l'ordinateur familial c'était bien entendu hors de question, alors la plupart du temps c'était des photos trouvées sur plein de sites d'amateurs parce que gratuites, ou des sites qui mettaient en ligne les photos des sites payants.
Puis après youporn & cie sont apparus, accès facile gratuit et rapide, mais dans le fond ça ne révolutionnait rien, 5 ans avant une petite recherche sur google permettait de trouver tous le matériel qu'on voulait et gratuitement.

Et me voilà plus de 10 ans après sans problème bien qu'y ayant eu accès très jeune, parce que je n'ai tout simplement pas laissé le porno tout remplacer, que je fantasmais uniquement sur des filles réelles, mes voisines des classe par exemple, le porno n'étant qu'un support, c'est comme si vous voulez vous étiez amoureux d'une meuf, vous la désirez plus que tout et bla bla bla.
Mais ça vous empêche pas d'avoir envie d'autres filles, et de baiser avec, mais au final une fois la nuit de sexe passée avec une jolie fille random, c'est toujours la fille que vous aimez vers qui vous revenez.

C'est la même, le porno étant la jolie fille random, et les fantasmes la femme de vos rêves.

Étant de la même génération que Kero je confirme ses propos. A 15 ans (en 88 donc) pour me taper une branlette il fallait : soit de l'imagination (et se rappeler exactement à quoi ressemblait telle ou telle nana du lycée), soit de la chance (cool tonton est pas là et il a des revues sympas dans sa chambre), soit du courage pour affronter le regard accusateur du vendeur de journaux.
Ensuite il y a eu le film du dimanche soir sur M6 (et encore j'habitais un coin où on recevait mal la 6).
Bref j'avais l'imagination qui carburait. Le porno via internet tue les fantasmes surtout parce qu'il les dépasse de très loin. Quand je rêve d'attraper sous la douche une nana croisée au lycée, le porno me fournit 300 clips qui mettent en scène ce fantasme (avec des nanas 10x mieux gaulées).
Du coup ça ne me fait plus rêver puisque j'y ai accès sans avoir à faire d'effort.

Le porno à toujours une longueur d'avance sur vos idées qui vous paraissent osées et ça vous enlève toute imagination.
À côté, le vrai sexe paraît parfois assez fade. Les seules choses qui peuvent vous sauver sont les sens comme le toucher et les sentiments.
D'ailleurs les japonais mettent énormément en avant le toucher dans la relation sexuelle, avec beaucoup de massages et de contacts de tout le corps.

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