Discussion

[A] La procrastination: toujours tout remettre au lendemain.

Note : 31

le 22.01.2008 par angello

5 réponses / Dernière par MKU le 23.01.2008, 20h13

Si régulierement au reveil vous vous dites:

"Aller cette fois c'est décidé aujourd'hui je m'y met, je commence à réviser mon examen!"

"Aller je me regarde un dernier prison break et je m'y met"

"Mince il est tard j'ai encore rien fait de ce que j'avais prévu, c'est pas grave une bonne nuit de sommeil et demain je m'y met"

alors vous êtes surement comme moi victime de procrastination.

Derriere ce mot barbare se cache une définition simple: La procrastination est le fait de toujours remetre au lendemain des choses importantes. Cela peut devenir un vrai handicap dans notre vie quotidienne, personelle, scolaire ou professionelle. Dans les cas extrême cela peut même aboutir à l'echec scolaire ou au licenciement...

Voici un article traitant de ce sujet et qui m'a ouvert les yeux. Si je devais donner un titre à cet article se serait:

LA PROCRASTINATION OU L'ILLUSION DE LA PERFECTION


Citation:
Qu'est-ce qui fait remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour même ?
Pourquoi et comment quelqu'un peut-il continuer à remettre au lendemain ? Est-ce simplement une mauvaise habitude facile à perdre ? Que peut-on faire contre cela ?

« Quand je suis confronté à un procrastinateur chronique, je cherche à savoir tout d'abord sur quoi en particulier la personne doit travailler. J'aide cette personne à choisir parmi toutes les taches qu'elle a à accomplir, une à partir de laquelle nous chercherons à analyser et comprendre son problème. C'est le commencement. Ensuite, je cherche à savoir comment et pourquoi la procrastination est devenue un problème.

Peu de gens peuvent résoudre le problème sans avoir auparavant compris le rôle qu'il jouait dans leur vie. Les procrastinateurs ont tendance à voir la fin sans les moyens, ils pensent seulement au but à atteindre et non aux différentes étapes qui jalonnent le parcours. De ce fait, il leur est difficile de commencer une tache et de la poursuivre pas à pas jusqu'au bout.

Le perfectionnisme est très courant chez les procrastinateurs. Chaque réalisation devient un test pour la personne. Supposons que je sois un perfectionniste et que je veuille que chaque partie de mon travail soit parfaitement accomplie. Alors, à chaque fois que je vais m'asseoir à mon bureau, j'aurai ce désir omniprésent d'être parfait. Vivre selon cette règle est épuisant, il est beaucoup plus facile de remettre la chose au plus tard possible. Et si j'attends la dernière minute, je peux toujours me dire " J'ai fait de mon mieux compte tenu du temps qui était à ma disposition ".

La procrastination agit comme un tampon contre votre propre image de la perfection : vous avez tout votre temps, vous souhaitez que tout soit mené à bien brillamment. Mais si vous attendez la dernière minute, vous ne vous mettrez au travail que pour vous en débarrasser ! La procrastination est sans doute votre seule possibilité de détourner votre désir d'être si brillant.

Ce peut être un bon moyen de protection. Si vous n'exprimez jamais le meilleur de vous-mêmes, vous ne l'évaluerez jamais, et vous pourrez continuer à croire que vous êtes si formidable ! Les psychologues appellent ça " illusion of brillance " et c'est l'illusion du fait que si vous aviez plus de temps, vous auriez bien sûr trouvé la bonne solution. Mais comme vous avez attendu si longtemps, vous êtes très satisfait de votre travail compte tenu du temps que vous y avez passé.

Ce type de procrastination se range dans la catégorie de gens qui ont peur de l'échec. C'est leur crainte de faire pour le mieux, de se voir évalués négativement, de fixer une limite à leurs aptitudes. Une autre catégorie est celle des gens qui ont peur du succès, car ils craignent de se voir demander encore plus de travail s'ils montrent leurs réelles capacités.

Il y a une catégorie de procrastinateurs qui remettent au lendemain pas tant par une peur de l'échec ou du succès (quoique ces deux éléments puissent être présents) que par esprit de rébellion. Ils se disent " Vous ne me ferez pas suivre votre route, je vais faire ça à ma façon ". Ce sont des gens qui, pour une quelconque raison, assimilent coopération et soumission. Ils ont le sentiment que si vous leur dites : " Faites-moi ça pour jeudi " et qu'ils le font pour jeudi, ils auront perdu quelque chose d'eux-mêmes, comme s'ils avaient capitulé. Ils se sentent contrôlés.

La plupart des procrastinateurs disent que le fait de sans arrêt différer leur travail apporte un certain " piquant " à leur vie. En vivant de crise en crise, ils sont toujours sous tension, en activité. Ils ont peur que leur vie devienne vraiment ennuyeuse et médiocre s'ils n'ont pas cette source constante de stimulation que la procrastination leur fournit. »

Alors, que faire ?

« Définissez quels sont les buts que vous voulez atteindre. Pensez-y en termes très concrets. Et après avoir bien identifié un but, séparez-le en très petites étapes. Commencez alors à penser au temps qui sera nécessaire pour parvenir à l'objet fixé. Beaucoup de procrastinateurs ont une très mauvaise notion du temps. Ils pensent que les choses vont prendre beaucoup moins de temps qu'elles n'en nécessitent en réalité. Un procrastinateur sera tourmenté par les conclusions qu'il tirera de cette expérience. Il se dira : " Bon, cette fois je m'y mets pour de bon ! " et il ne tiendra pas compte du fait que ça n'a déjà pas marché les 10 autres fois où il a essayé.

Même cerner un objectif est parfois difficile pour un procrastinateur. Il se dit : " Je ne peux pas me contenter de faire une chose, il faut absolument que je fasse tout, complètement ". Un procrastinateur est quelqu'un pour qui le verre est toujours à moitié vide, jamais à moitié plein. S'il réalise quelque chose, il prend rarement du plaisir à dire : " Bon, j'en ai déjà fait la moitié, c'est pas mal... ". Il préférera dire : " Oh, non ! il me reste encore la moitié à faire ! ".

La première étape pour changer de comportement est d'être bien conscient d'avoir ce problème ».



Pour ma part ma vie a changé le jour ou j'ai abandonné l'idée d'être parfait.

La perfection c'est l'inaction.
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J'ai mis le mot procrastination sur mon comportement seulement l'année passée en découvrant ce mot. Bref, je ne savais pas du tout qu'un mot existait pour ça ni que ca touchait autant de monde.

Aujourd'hui j'ai pensé a une solution. Je parle ici de mon cas d'étudiant qui peut aider beaucoup de monde. Quand vous êtes en période d'examen, et que vous avez une semaine de révision par exemple, vous vous levez le matin et vous vous dites, " bon aujourd'hui je vais bosser toute la journée, j'arrête pas jusqu'à 20h" et biensur, vous êtes tellement bien dans votre état ou vous foutez rien que vous ne voulez pas en sortir pour vous mettre dans un état de travail et ce pour le reste de la journée, vous reportez alors le début de votre session "révision" d'heure en heure jusqu'à ce que la journée soit passée.
La solution à cela : peut etre, j'y ai pensé aujourd'hui, c'est non pas de se dire " bon je vais travailler 5h d'affilée et sans arrêter " car vous ne le ferez pas, et vous ne le commencerez même pas. Dites vous que vous allez bosser 1h30 et que vous arrêterez, et vous vous arrêtez. Séparer les sessions révisions par une heure de glandage, et c'est reparti pour une heure 30 de boulot. Vous alterner l'état de boulot et l'état de glandouille qui vous est si cher. A la fin de la journée vous aurez tres bien avancé dans votre boulot.

J'avais déjà lu ce type de conseil, soit disant de s'y mettre 10 mins et qu'au final on se voyait continuer apres les dix minutes. Mais je pense que ma solution me convient mieux.
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Enorme, j'étais une victime qui s'ignorait.
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Pareil de mon coté aussi !
J'essay de m'en sortir en ce moment , grâce a une méthode similaire a celle du premier article !
Je commence a faire des petites tâches , selon leurs priorité , et a avancer petit a petit ...
Sa prend du temps , mais le resultat commence a se montrer !
L'idée des sous-tâches est brilliante.. Une tâche semble trop énorme, alors je la brise en morceaux et ça paraît plus facile et je suis plus motivé.

Et une fois que j'ai commencé, c'est difficile de m'arrêter... Concept similaire (ou même exactement le même) aux "petites volontés" dont j'ai parlé il y a quelques mois, où on applique sa volonté pour effectuer les sous-tâches plus facilement, plutôt que d'essayer d'accomplir la tâche entière et d'abandonner car il faudrait trop d'effort de la volonté pour y arriver.

ock
  • MKU
  • Score : 39 - 30 ans
J'en suis.
C'est cool d'avoir le mot sur le comportement.
J'ai toujours tendance à aller lire un bouquin et à faire des tas de choses différentes pour éviter la tâche principales (me mettre à mon bureau et faire des exo de maths). Le découpage fonctionnel préconisé ne marche pas vraiment dans mon cas: je fait une liste de ce que j'ai à faire et une fois la liste faites je quitte mon bureau, ou reporte toutes les tâches énoncés.
Mais bon, j'me soigne en me forçant à me mettre au travail (je peux y trouver un certain plaisir ; j'ai tendance à laisser tomber assez vite, surtout quand c'est quelque chose d'imposé ou d'utile). Il faut savoir se faire violence et imposer sa volonté à soit même.
Bref, encore merci pour le mot, quant à la technique de guérison je m'en trouverai une (en fait la gradation est un truc qui marche bien: en faire un peu plus chaque jour).