Discussion

[A] La séduction est-elle un rapport de force ?

Note : 53

le 13.08.2015 par amelia

11 réponses / Dernière par Owen le 15.08.2015, 21h11

La séduction est-elle un rapport de force ?

J'ai parcouru quelques sujets récemment et surtout j'ai pu discuter avec deux amies de cette grande question : un rapport de séduction/ à l'autre est-il forcément un rapport de force ?

Selon elles oui, indubitablement oui. Selon moi : non, indubitablement non.

Peut-être y aurait-il une certaine nuance entre ces deux réponses extrêmes ? C'est ce que j'ai essayé de démêler et voici les quelques pistes qui me sont apparues.


Petit tour dans mon passé

Mes deux premières "histoires" n'ont été qu'un long questionnement sur cet épineux problème. J'étais persuadée que c'était une question de pouvoir. Qui a le pouvoir sur qui. Et autant dire que ça a mené à deux magnifiques désastres. Non seulement les fins n'ont pas été glorieuses mais ça n'a été que prises de tête. " j'ai envoyé le dernier texto, c'est son tour" " je lui donne trop de pouvoir " et tout un tas de réflexions débiles qui n'étaient que le résultat de ma frustration, de mon incapacité à les séduire, à exprimer ce que je voulais, de pensées à la con. Bref c'était la merde. Pour moi, pour eux, pour les copines qui m'entendaient râler à tout bout de champ.

Un jour, ces deux histoires pourries terminées, j'ai réfléchi, j'ai fait des bilans. J'ai rejeté tout ce que j'avais pu faire, j'ai tourné dans tous les sens et puis j'ai avancé. En fait tout a changé, j'ai évolué et sans m'en rendre compte je n'ai plus jamais réfléchi de cette façon. C'était devenu acquis que je ne me poserai plus la question de qui a le pouvoir. Je laisse maintenant les petits jeux de domination à l'intimité de ma chambre et tout le monde s'en porte bien mieux.

Et voilà que le sujet refait surface m'obligeant à y réfléchir plus longuement.
Accrochez-vous, ça va être long et tortueux.



Qui mène la danse ?

Voilà une jolie question. J'aurais pu construire toute une analogie avec la danse mais je ne fais pas de danse à deux ( heuuuuu .... Sauf quand je frotte mes fesses contre un jeune homme pour aller chopper sa bouche mais ça compte pas). Je fais des sports de combat et le but étant de mettre à terre ton adversaire, ça ne se prêtait pas tellement à une comparaison pertinente. Raté.

Je vais tout de même me servir un peu de cette question. Qui mène la danse ? Est-ce qu'il y a un forcément un séduit/ un séducteur ?

Je ne pense franchement pas que ce soit aussi simple. Ça peut effectivement arriver. Se laisser séduire par l'autre complètement en toute "passivité". Mais si chacun ne fait pas un minimum de pas vers l'autre, bah.... Il ne se passe rien. Pas de saute mouton. Pas d'adoption de bébé chat ni de camping car pour découvrir les pays de la Loire. Voilà voilà. Ça se joue donc à deux. Quel scoop n'est-ce pas ?
Ok c'est pas toujours aussi simple que " tu me plais, je te plais, faisons des bébés ". Mais c'est souvent bien plus facile qu'on ne se l'imagine.

Alors oui parfois je mène la danse ( et c'est jouissif, mener la drague quand on est une nana, c'est ultra cool), parfois je me laisse porter. Exceptionnellement le jeu est parfait et se fait en toute harmonie. Ça ne m'est arrivée qu'une seule fois et je dois bien avouer que c'était un délice. Rien que d'y repenser j'ai mon petit sourire diabolique. Bref passons.

Le problème étant : est-ce que dans ces moments là, je réfléchis en terme de pouvoir ?

À vrai dire, jamais. Et je crois vraiment que c'est important pour que ça marche. Je le dis souvent, quand j'entre dans un rapport de séduction, je laisse tomber l'ego. Je n'ai jamais peur de dévoiler mes cartes. Jamais honte de mon attirance, même/ surtout quand je suis la première des deux à assumer. Ça ne fait pas de moi quelqu'un de faible par rapport à l'autre. Ça fait juste de moi une personne qui sait ce qu'elle veut. C'est aussi simple. À partir de là, tout devient simple et ça ressemble à ça :

Tu veux jouer avec moi, tu me plais, tu viens ?

C'est en clair le message que je fais passer. Ça ne l'intéresse pas, pas de souci. Pas de regrets, et avançons. Où est le risque ? Nulle part. Je ne le prends pas contre moi ( à nuancer, il faut être capable de se remettre en question évidemment de temps en temps), c'est juste le feeling qui n'était pas partagé/ c'était pas le moment / il a vu une coccinelle.

Dans l'histoire, je n'ai rien perdu, je ne me suis pas vendue, je n'ai pas été faible, il n'a pas eu un pouvoir particulier. Il peut le penser, mais au final, on s'en fout, non ?

À partir de là, déjà deux éléments essentiels apparaissent :
Oui il y en a souvent un qui mène la danse, il y en a un des deux qui initie le jeu. Dans un jeu, on s'amuse, c'est la base, sinon aucun intérêt. Pour s'amuser : on lâche prise et on sort l'ego de l'équation. Ouf ça va déjà mieux non ?



Pourquoi c'est toxique ?

Bonne question. Plusieurs réponses :


- tu perds un temps précieux.
Tu te demandes qui doit envoyer le prochain texto, qui doit appeler, dans combien de temps, qui doit proposer le rendez-vous. Et ça te prend la tête, putain, ça y est t'as la migraine. " elle va croire que je suis needy" "il va croire qu'il a le contrôle ". Le temps passe et tu réfléchis pendant une heure. Heure que tu aurais pu passer avec lui/elle à manger une glace avant de tremper le biscuit youpi. Ben non, tu ne veux pas paraître faible alors tu penses stratégies pendant un temps infini.


- tu te fais des nœuds au cerveau.
Dans la continuité de la perte de temps, tu nous fais une démonstration magistrale de masturbation intellectuelle. Tu donnes beaucoup trop d'importance à quelque chose qui devrait être simple. Le pire étant que tu t'en rends compte, donc ça t'énerve. Cercle vicieux infernal.


- ça te rend frustré.
Tu y mets tellement de toi, tellement d'enjeux que tu n'y vois plus clair. " c'est sa dernière chance" " il me prend pour une conne, il joue, je vais lui faire payer" "elle répond pas à mes textos dans l'heure et Ben je lui réponds plus.". Ça te frustre, tu es en colère contre tout le sexe opposé. "Tous des manipulateurs, toutes des connasses". Frustration, peur et chaque nouvelle rencontre devient une montagne infranchissable.


C'est la peur qui te guide rien d'autre. La peur de donner un pouvoir à l'autre sur toi et de paraître faible. Mais si tu considères qu'il n'y a pas de pouvoir, alors il n'y a plus de peur et ça ne t'atteint plus. Aussi simple que ça.

Frustration, peur, migraines et perte de temps. C'est pas du joli joli de réfléchir à travers ce prisme n'est-ce pas ?
On continue ? Allez courage, on continue.


Petits cas précis :

Il y a eu cette jeune fille récemment, totalement angoissée par le passage à la case sexe. Terrorisée de devenir un plan cul. Le sexe devient monnaie d'échange, le saint graal. Coucher avec lui était lui donner pleins pouvoirs. Résultat: situation complètement bloquée, jeune fille apeurée et incapable d'agir, un mec qui ne doit rien comprendre. Pour être honnête, dans cette histoire il y avait toute la vision du sexe à revoir, pas uniquement l'idée malsaine du pouvoir.
Cette histoire m'a révélée une idée clé: on ne devrait jamais avoir honte de son attirance. On ne devrait jamais avoir honte de coucher avec quelqu'un. Ce n'est pas donner un pouvoir à cette personne ( à part le pouvoir de nous aider à jouir mais c'est une autre histoire ). On n'y perd absolument rien.
Réfléchir de cette façon est absurde.

Être attirée, c'est magique. Même quand ça ne dure qu'un instant, même quand ce n'est pas partagé. C'est magique parce qu'on ressent quelque chose de positif envers quelqu'un d'autre. C'est juste positif, rien d'autre. À mon sens il n'y a que ça à retenir : oui je suis capable d'être touchée par quelqu'un, c'est incroyablement agréable alors pourquoi j'en aurais honte ?

Coucher avec quelqu'un, c'est magique. C'est juste du partage, de la complicité et du plaisir mutuel. Il n'y a rien de rabaissant, il n'y a rien de honteux. Oui je suis capable de faire des galipettes avec quelqu'un et c'est génial alors pourquoi j'en ferais un rapport de force ?


Je prends maintenant tous ces cas sur le forum " j'ai tellement peur d'être needy". À tel point qu'ils sont dans l'immobilisme et la peur d'agir. Parce qu'être needy, c'est être faible et sous l'emprise de l'autre. J'ai lu cette phrase absolument juste " vouloir ne pas être needy, c'est déjà l'être. ". Et voilà. Bim. C'est juste continuer la masturbation intellectuelle. Débranche ton cerveau, vis ta vie, et envoie ce putain de texto que tu écris depuis des heures.


Une copine. Son copain lui a fait des histoires pas très cools mais maintenant tout va bien, il est adorable, il est amoureux. Changement de décor : relation de couple. Problème : elle me dit "j'ai le pouvoir, il m'aime, moi pas vraiment, j'ai peur de lui faire payer ce qu'il m'a fait vivre". Pourquoi elle en vient à penser comme ça ? Parce que sa relation n'est pour elle qu'une relation de pouvoir. Elle pense avoir été faible et elle prendrait une sorte de revanche. À mon sens, ce n'est ni sain, ni constructif. Elle le sait puisque ça lui fait peur. Pourtant elle continuera à penser en rapport de pouvoir. C'est un poison qui risque de détruire leur histoire. La solution? Selon moi : communiquer, pardonner, voire se quitter ? Malheureusement je crois qu'elle n'arrivera à aucun des trois pour le moment.


Moi. Une amie qui me dit :" tu ne lui envoies pas de textos pendant un long moment. Tu reprends le pouvoir.". Sauf que je ne réfléchis plus du tout comme ça. Alors oui ça a marché pour elle à l'époque mais ça me gonfle. Je n'ai jamais regardé tout ça en pensant en terme de pouvoir. Quand j'ai envie d'envoyer un texto, j'envoie un texto, point. Je vois quelque chose qui me fait penser à lui, pourquoi m'empêcher de lui faire partager ? ( dans les limites du raisonnable, qu'on ne m'accuse pas de pousser au harcèlement...).
De façon plus générale : quand j'ai envie de proposer un date, je propose un date.
La seule chose qui me fait parfois hésiter est la peur de déranger, rien de plus.



Petites solutions

Qu'on soit d'accord ou pas avec ce que j'ai écrit, au moins y réfléchir. Ma façon de trancher se joue souvent avec cette question : est-ce que ma façon de réfléchir me rend heureuse/ m'épanouit ? Selon la réponse ( honnête ), j'avise, j'affine et je change parfois totalement d'avis.

Les solutions made in Amelia :


- on respire et on prend de la distance.
Premier conseil que je continue à m'appliquer régulièrement quand je sens que je reprends mes mauvaises habitudes. Je me détends gentiment, je vais faire ma séance de sport, je sors et je me pose ces questions :
Pourquoi tout à coup je réfléchis de cette façon ?
Est-ce que ça vaut toute cette énergie ?
Avec une rapide réflexion, toujours la même réponse : c'est la peur. Un peu plus d'enjeu, il me plait plus que les autres, et je perds un peu les pédales. Conclusion : je respire, je prends du recul, je dédramatise ( et je bois du lait de soja au chocolat). Ouf tout va mieux.


- Avoir une vie qui nous plait.
Pas de secret, avoir une vie remplie épanouissante est le meilleur conseil à donner. Quand on se sent épanoui et heureux, on se sent moins vulnérable et en danger. Aussi, on n'attend pas la réponse de l'autre toute la journée en imaginant le pire. On ne fait pas une montagne s'il ne répond pas tout de suite. Normal, je suis moi aussi occupée donc je réponds moi aussi quand je peux. Je ne réfléchis même plus à depuis combien de temps je n'ai pas envoyé de messages puisque je ne sais pas. Quand on a une vie remplie, on ne compte pas les heures, ni les jours puisqu'on a autre chose à faire. De même, on comprend naturellement que l'autre puisse refuser un rendez vous par manque de temps et reporter sans s'en faire un monde.
Pour toute question sur comment avoir une vie qu'on aime, go les articles et les trésors du forum.


- On sort l'ego et on lâche prise.
Celui-ci, c'est mon petit chouchou. Mon secret pour dragouiller et la clé pour sortir de l'idée de pouvoir d'après moi.


- c'est juste un jeu.
La séduction est un jeu. Ça doit être agréable, simple, drôle. Pas un combat sanglant. Si tu ne t'amuses pas, si tu ne prends pas de plaisir, quel intérêt ? Donc on relativise, on répète "c'est juste un jeu" et ça va tout de suite mieux ( en tout cas, ça marche mieux pour moi).


- travailler la confiance en soi.
Bizarrement ma période où je réfléchissais en terme de pouvoir était aussi une période pendant laquelle ma confiance en moi était niveau 5e sous sol. C'est loin d'être un hasard d'après moi ( la flemme d'expliquer pourquoi). J'ai fait un travail sur moi et de gros progrès. Hasard ( ou pas ), plus de pouvoir dans mes relations. Pouf mon petit Marcel. Comment j'ai gagné confiance en moi est une autre histoire, ce n'est pas aisé mais ça vaut infiniment le coup. Pour trouver des pistes : go le forum et les articles ( encore. Et oui feignasse, faut chercher un peu).


- arrêter de voir les autres comme de dangereux prédateurs.
Les autres ne nous veulent pas forcément du mal, ni nous réduire en flocons d'avoine, ni nous voler notre âme/ dignité/ canard de bain, au contraire. Se sortir de la tête les pensées limitantes et malsaines "tous des connards/ connasses". On pense nuance, on pense amour, on pense que chaque personne est potentiellement une belle rencontre. En bref, on pense bisounours dans ce monde de brutasses.



Le mot de la fin

Cet article part un peu dans tous les sens. Comme d'habitude j'ai envie de dire. J'ai l'impressions de n'avoir rien dit. Ajoutez y des nuances, ce qui vous semble pertinent. Mon propos est très général, j'ai fait abstraction de beaucoup de situations, mais je voulais faire quelque chose de relativement simple ( et vous épargner les réflexions semi philosophiques sur les rapports dominants/dominés).
Ah oui et dernière chose : j'ai écrit d'un trait sur le téléphone, pardonnez les fautes.

Paix, amours et lumières mes petits pandas.

Amelia
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 13.08.15, 02h17 par mctyson
  • [+1] A lire le 13.08.15, 08h59 par Baijin
  • [+3] Très intéressant le 13.08.15, 09h20 par SweetyKID
  • [+5] Constructif le 13.08.15, 09h38 par FK
  • [+3] Bien joué le 13.08.15, 11h10 par Cellar Door
  • [+3] Intéressant le 13.08.15, 11h44 par Lenny2stras
  • [+3] Like a boss ! le 13.08.15, 14h05 par Poivron
  • [0] A lire le 13.08.15, 14h34 par Lulla
  • [+2] A lire le 13.08.15, 16h07 par RosieRosette
  • [+3] Très intéressant le 13.08.15, 19h40 par Rickhunter
  • [+3] +1 le 14.08.15, 01h14 par Poordonkey
  • [+2] Intéressant le 14.08.15, 18h15 par Barta
  • [+3] A lire le 15.08.15, 20h49 par splifstarz
  • [+1] Like ! le 16.08.15, 13h09 par Chips89
  • [+3] Très intéressant le 17.08.15, 01h33 par tibdeconne
  • [+2] Sympa :) le 29.08.15, 16h42 par Alea
  • [+1] A lire le 31.08.15, 16h40 par Hypnoziss
  • [+2] A lire le 13.11.17, 18h05 par Moumane
  • [+3] Sympa :) le 03.03.19, 10h25 par Syd_
  • Olfff [MOD]
  • Score : 1552 - 31 ans - MBTI: DAMN
Ce dont parle ton amie, ce n'est jamais que l'illusion du pouvoir. Et c'est surtout prendre les choses a l'envers.

Parce qu'un individu emotionellement mature, homme ou femme, il s'en fout de ces petits jeux.

Un individu qui se raccroche a l'illusion du pouvoir pour se rassurer se dira qu'espacer ses messages, ça fait de lui quelqu'un de desirable, on est presque dans la recherche de statu, c'est une reflexion calculée et autocentrée.

" je veux aboutir a un tel resultat que j’estime m'etre profitable >>> j'entreprends telle action"

En revanche l'individu serein et independant emotionellement, il n'a pas envoyé plus de messages parce que souvent il avait juste l'esprit ailleurs et autre chose a faire. C'est une action ( ou plutot un manque d'action dans cet exemple ) caracterisé par une abscence de motif et d'agenda.

Si on voit autant de gens, hommes et femmes, sur le forum qui sont adeptes du " il/elle m'a pas repondu, il se fout de moi" , c'est parce qu'ils projettent leurs propres calculations angoissées sur la psyché d'un autre.

Et du coup ils entretiennent tout seuls un jeu de pouvoir qu'ils imaginent jouer a deux.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Pertinent le 13.08.15, 09h39 par FK
  • [+1] Pertinent le 13.08.15, 10h07 par amelia
  • [+1] Pertinent le 13.08.15, 13h12 par SweetyKID
  • [+1] Oui le 16.08.15, 13h10 par Chips89
  • ANONYME (ce membre a désactivé son profil et / ou a demandé à masquer son pseudo)
  • Score :
Il ne faut jamais sous-estimer l'influence que peut avoir notre vision du monde sur la réalité des choses.

Autrement dit, si on ne voit pas la séduction comme un rapport de force il y a fort à parier que les expériences que nous vivons confirment cette vision.

Rien de plus à ajouter, l'essentiel a été dit :)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] +1 le 13.08.15, 10h08 par amelia
  • [+1] +1 le 13.08.15, 10h55 par Lenny2stras
  • [+1] +1 le 13.08.15, 13h13 par SweetyKID
  • Owen [MOD]
  • Score : 1075 - 30 ans
Tres bon article, Amelia.

Comme le disais Olfff, si tu vois les choses comme un rapport de force, il y a des chances que se mette en place ce rapport de force.

Ca demande de la confiance en soi, mais simplement voir les choses comme une coopération change toute la donne.

Joue-t-on pour gagner ou pour le plaisir du jeu?

(Ca marche aussi avec beaucoup de situations sociales hors séduction).
  • Syd_
  • Score : 748 - 26 ans
Comment vous vous conduisez face à une fille qui elle joue au rapport de force ? (qui va volontairement délayer les dates, les SMS... et perdre de l'intérêt si vous n'en faites pas autant)
Syd_ a écrit:
Comment vous vous conduisez face à une fille qui elle joue au rapport de force ? (qui va volontairement délayer les dates, les SMS... et perdre de l'intérêt si vous n'en faites pas autant)

Tu empêches le rapport de force de se créer si tu continues de te comporter naturellement quoi qu'il arrive. Et si son intérêt se perd, j'ai envie de dire bon débarras!

La ou ça devient compliqué, c'est quand tu as un coup de cœur pour une rencontre, parceque l'enjeu et l'envie de ne pas perdre l'autre parasite la belle théorie. On se met alors a tout calculer, à tout analyser et ça devient la merde. A chacun dans ces moments là de prendre du recul et de relire cet article.
  • Ash
  • Score : 514 - 39 ans - MBTI: ENFP
Le rapport de force n'existe que lorsqu'on le cherche : prophétie auto-réalisante, ou lorsqu'on lui permet d'exister.

A partir du moment où l'on cherche une vie amoureuse saine, on met vite un stop aux rapports de force.
Pourquoi? Parce que c'est de l'énergie dépensée pour rien et que ce n'est pas nécessaire pour être heureux. (c'est même plutôt le contraire)

Syd_ a écrit:
Comment vous vous conduisez face à une fille qui elle joue au rapport de force ? (qui va volontairement délayer les dates, les SMS... et perdre de l'intérêt si vous n'en faites pas autant)


C'est le genre de comportement qui me gave assez rapidement, donc je zappe.
L'article est très intéressant mais les réponses me semblent oublier une chose qui est mise en avant dans l'article. On joue à deux. Donc avoir une vision dans envisager les rapports de force ne suffit pas. Ça ne désamorce pas nécessairement la chose, uniquement si les autres voient ça comme un moyen de protection. Mais ceux et celles qui existent par ça, ou si se sont construits comme ça ou, dans être névrosés, voient le monde comme ça parce qu'ils se donnent une certaine valeur et ont moins de considération pour les autres, tu ne les feras pas changer. Au contraire ça risque juste de les inciter à instaurer ce rapport encore plus fortement. Parce qu'ils voient ta non réactivité comme une fuite ou une tentative enfumage.

La réalité de l'autre compte.
Si on arrive à instaurer une coopération c'est bien mais c'est pas aussi simple que "je cherche pas le conflit l'autre va être gentil". Et si vous êtes pas convaincus regardez le monde actuel:)

Pour le reste c'est vrai que c'est moins anxiogène normalement, mais pour les personnes qui elles ont tendance à vouloir dominer les autres, coopérer et confier une part de son bien être aux autres, c'est ce qui est anxiogène...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Non le 17.08.15, 16h16 par Blusher
  • ANONYME (ce membre a désactivé son profil et / ou a demandé à masquer son pseudo)
  • Score :
Non, il n'a jamais été dit qu'une vision dans laquelle la séduction n'est pas un rapport de force changera forcément la vision des personnes qu'on rencontrera.

Je pense juste qu'on s'en détourne. Chaque rencontre ne peut pas forcément fonctionner, et très concrètement la fille qui va chercher justement à instaurer un rapport de force va vite me lasser.
Ta réponse ou celle d'Owen et Cellar, sans sur interprétation, tendent à suggérer que si on voit pas ça comme ça va changer la donne en général. Mais c'est pas parce que tu ne poses pas cette dynamique qu'elle ne pourra pas préexister. Surtout que la plupart des gens ont leur bonne raison pour ça.
Aussi ça n'est pas immuable.
Ça peut être une étape dans la relation ou un signal que l'autre a perdu confiance ou estime ou espoir avec nous.
Merci pour les ajouts, notamment celui de Olfff ( ou comment dire l'essentiel en quelques lignes là où je me perds :) ).

Pour répondre au fait d'être confronté à quelqu'un qui voit sous ce prisme : personnellement je fuis ou je continue sans entrer dans ce jeu là. Pour être clair, si je rencontre un homme qui ne sait regarder les relations que comme un combat, il ne m'intéresse pas. Je sais d'avance que ça ne marchera pas entre lui et moi, trop différents et je trouve ça malsain. Après si c'est juste par automatisme ou sous le coup du stress qu'il réfléchit de cette façon et que je le sens, libre à lui mais ça ne changera absolument pas ma façon de mener ma barque. Ou il s'adapte ou au revoir.

Un cas très récent : un mec que je dragouillais. Mes copines, qui le connaissent bien, m'ont dit de le faire galérer, d'installer ce fameux rapport pour l'avoir. J'y ai réfléchis sérieusement. Je joue le jeu ou pas. J'ai décidé que non, je fais comme je fais d'habitude, ou il suit ou tant pis pour lui. Elles m'ont toutes dit que je n'y arriverai pas, impossible. Au final, elles avaient tort. Il s'est adapté, il a du sentir que c'était juste simple et il a suivi. Bingo. Il serait resté dans ce schéma, la seule conclusion aurait été : tant pis, on passe à autre chose dans regret. Je n'ai pas envie de perdre mon temps.

À mon sens, c'est une erreur de jouer le jeu de quelqu'un qui projette un jeu de pouvoir. C'est juste le conforter dans sa vision et se prendre la tête. Pour moi, c'est de la prise de tête inutile. En plus d'annoncer que cette personne continuera sûrement à appréhender une possible relation de couple sous ce prisme, et pour moi ça n'annonce rien de joyeux.
  • Owen [MOD]
  • Score : 1075 - 30 ans
Outkast, je crois que tout est dans cette nuance :

Citation:
si je rencontre un homme qui ne sait regarder les relations que comme un combat,


Les jeux de pouvoir existent, mais ils ne devraient pas avoir vocation à être permanent.