« Head you wins, tales we go out on a date »
Spike, Cowboy bebop, the movie
Le paradoxe du jour : une fille normale dotée d’un détail excitant fait plus fantasmer qu’une fille excitante affublée d’un détail trop normal.
Le samedi après-midi aux Galeries Lafayette est un perpétuel voyage dans le temps. Plein tantôt de bruit et de fureur à la Shakespeare, tantôt d’ennui doux et de disponibilité à la Moravia, il est de plus en plus atteint par la gangrène du dimanche, au point que je vais bientôt finir par n’apprécier plus que le vendredi.
Celui-ci, de samedi après-midi, je l’ai passé en compagnie d’un ancien élève pour discuter de choses et d’autres autour d’un thé au caramel et au pain d’épices. On a déjà vu plus PUA, vous me direz, comme activité, mais ce sont ces moments-là que le Hasard choisit pour vous glisser sous le nez de quoi vous consoler. Devant nous, distante d’à peine ou deux (grands) bras, une brune s’était installée en catimini sans que nous la remarquions. Pas étonnant, elle portait la normalité sur son visage, et n’avait rien, mais alors rien, de la sur-bombe animatrice de TF1 ou mannequin pour Maximal.
Mais, depuis qu’une asiatique ordinaire montée sur FMS extra-ordinaires m’a fait fantasmer pendant une année entière à Sciences-Po, et depuis ma deuxième LTR qui cachait des pulsions sexuelles démoniaques sous un visage de poupon, je sais que le diable, pour se promener incognito parmi les hommes, enfile le masque de la normalité, et que c’est par derrière qu’il faut le démasquer, par sa queue qui dépasse.
Citation:
Spike : Pile, j’y vais, face, tu y vas ?
Yug : Faire quoi ?
Spike : Tirer la ficelle de son string
Yug : …
Spike : Elle dépasse
Yug : Noon !
Spike : Pile j’y avais
Yug : …
Spike : Mais face, tu es obligé d’y aller
Yug : Non, vraiment, je peux pas faire ça
Yug : Faire quoi ?
Spike : Tirer la ficelle de son string
Yug : …
Spike : Elle dépasse
Yug : Noon !
Spike : Pile j’y avais
Yug : …
Spike : Mais face, tu es obligé d’y aller
Yug : Non, vraiment, je peux pas faire ça
Citation:
Spike : Dites-moi une question…
Diablesse : Oui ? (Avec un accent)
Spike : Vous êtes supporter de l équipe de France ?
Diablesse : Heu… non, pourquoi ?
Spike : Parce que vous portez une chemise à rayures bleu-blanc-rouge
Diablesse : hihihi, non je suis Russe. Mais ma chemise est Italienne
S : Vous n’avez pas honte ?
D : ?
S : Vous, les Russes, d’avoir copié sur notre drapeau Français ? En plus vous n’avez même pas copié correctement, vous vous êtes trompés de sens. Vous auriez au moins pu faire ça proprement. Et ça (en désignant ce qu’elle avait au poignet), c’est quoi, le bracelet de la cabale ?
D : Oui, il porte bonheur, jusqu’au jour où il se casse
S : Ca a l’air de marcher, on s’est rencontré
D :
S : Vous savez ce que vous devriez faire pour avoir de la chance advitam éternam ?
D : ?
S : Vous devriez vous en faire en 3 tailles. Un pour le poignet, un autre un peu plus grand pour le tour de cou, et un autre beaucoup plus grand pour la taille (après un neg, ne pas s’arrêter comme un benêt, enchaîner pour ne pas lui laisser le temps de répondre). Les africaines font ça, elles ont souvent un petit collier de perles autour de la taille, qu’elles appellent un bin-bin. C’est bien excitant d’ailleurs, quand on les prend en levrette. (NB : je ne crois pas avoir prononcé la dernière phrase à haute voix
)
D : Comment ça beaucoup plus grand !?
S : Bon, lève-toi, on va voir
D : S’execute (obéit aux ordres, bien, un point dans l’escarcelle de Spike)
S : Ah oui en fait non (dans ma tête : elle a juste des petites poignées d’amour lovely). Bon, et qu’est-ce que tu fais aux Galeries Lafayette à part rencontrer des jolis garçons ?
Diablesse : Oui ? (Avec un accent)
Spike : Vous êtes supporter de l équipe de France ?
Diablesse : Heu… non, pourquoi ?
Spike : Parce que vous portez une chemise à rayures bleu-blanc-rouge
Diablesse : hihihi, non je suis Russe. Mais ma chemise est Italienne
S : Vous n’avez pas honte ?
D : ?
S : Vous, les Russes, d’avoir copié sur notre drapeau Français ? En plus vous n’avez même pas copié correctement, vous vous êtes trompés de sens. Vous auriez au moins pu faire ça proprement. Et ça (en désignant ce qu’elle avait au poignet), c’est quoi, le bracelet de la cabale ?
D : Oui, il porte bonheur, jusqu’au jour où il se casse
S : Ca a l’air de marcher, on s’est rencontré
D :
S : Vous savez ce que vous devriez faire pour avoir de la chance advitam éternam ?
D : ?
S : Vous devriez vous en faire en 3 tailles. Un pour le poignet, un autre un peu plus grand pour le tour de cou, et un autre beaucoup plus grand pour la taille (après un neg, ne pas s’arrêter comme un benêt, enchaîner pour ne pas lui laisser le temps de répondre). Les africaines font ça, elles ont souvent un petit collier de perles autour de la taille, qu’elles appellent un bin-bin. C’est bien excitant d’ailleurs, quand on les prend en levrette. (NB : je ne crois pas avoir prononcé la dernière phrase à haute voix
D : Comment ça beaucoup plus grand !?
S : Bon, lève-toi, on va voir
D : S’execute (obéit aux ordres, bien, un point dans l’escarcelle de Spike)
S : Ah oui en fait non (dans ma tête : elle a juste des petites poignées d’amour lovely). Bon, et qu’est-ce que tu fais aux Galeries Lafayette à part rencontrer des jolis garçons ?
Elle était à la recherche d’une tenue de cérémonie pour l’anniversaire de mariage de ses parents (qui a dit que ça sentait la bourgeoisie Russe ? Moi ? Ah bon), je lui ai décrit une robe imaginaire qui lui irait bien à base de légèreté, de frous-frous et de trucs qui volent, en gros la même robe que toutes les filles veulent, mais heuresement pour nous elles se promènent toujours en jean et en string. Elle m’a demandé mon métier, j’en ai choisi un (relookeur), puis j’ai mis ma time constrait en action (Yug filmait derrière), et, faute de pouvoir blinder à mort mon deuxième tiers-temps de routines, j’ai fait un peu de projection dans le troisième pour m’assurer que le numclose passerait un spaghetti dans le trou d’un évier. Pour plus de détails sur ces choses-là, ça sera détaillé dans mon bouquin, et c’est évidemment aussi dans les workshops. Pour que le FR reste ludique et agréable, je ne le bourre pas de termes techniques, ce qui évidemment ne veut absolument pas dire qu’il n’y en a pas. De même que sur une belle voiture, le capot ne fait pas oublier le moteur.
Citation:
S : Vous savez ce qu’on va faire ?
D : Dites-moi ? (Quand elles vous disent ça, c’est gagné, y’a plus qu’à dérouler)
S : Vous partez mardi, c’est ça ? Bon, lundi, vous revenez ici faire une petite préselection de 4 ou 5 tenues dans l’esprit de ce qu’on a dit, vous les essayez, et je vous aide à choisir celle qui vous va le mieux. Ok ?
D : Dites-moi ? (Quand elles vous disent ça, c’est gagné, y’a plus qu’à dérouler)
S : Vous partez mardi, c’est ça ? Bon, lundi, vous revenez ici faire une petite préselection de 4 ou 5 tenues dans l’esprit de ce qu’on a dit, vous les essayez, et je vous aide à choisir celle qui vous va le mieux. Ok ?
Bing, numclose. Pour ceux qui se demandaient depuis toujours quel était l’indicatif téléphonique de la Russie, c’est le +79. Elle me demandera de l’appeler devant elle pour vérifier qu’elle ne s’est pas trompée. C’est ce qu’on appelle un numclose solide comme une corde à pêche.
Le lundi suivant, j’ai évidemment préféré aller au cours de Cochet plutôt que dans une cabine d’essayage avec elle. Ce genre de manies me perdra.
Fin.
- So what kind of woman is she ? What is Julia like ?
- Ordinary. The kind of dangerous beautiful ordinary, that you just can't live along.
- Hmm, I see.
- Like an angel from the underworld. Or maybe a devil from paradise.