Discussion

Le monde du travail et la séduction

Note : 8
lancé par Thedaze le 20.09.2017
7 réponses
dernier par Apheleia le 22.09.2017, 01h35
B'jour,

Je vois autours de moi beaucoup de gens qui galèrent à faire des rencontres ou à garder un couple stable. Bizarrement tous ont ou un gros job, ou travaillent beaucoup.

Je suis allé me renseigner donc:

Citation:
L'enquête réalisée par l'institut OpinionWay pour Monster montre que 29% des personnes interrogées estiment que leur travail a déjà nui à leur vie amoureuse. Parmi eux, 22% indiquent qu'il "peut être un sujet de dispute assez fréquent" et 7% qu'il les a conduits à une séparation. Plus de la moitié des personnes interrogées (56%) estiment à l'inverse arriver à séparer vie professionnelle et relations amoureuses et 15% seraient prêts à changer de travail pour sauver leur couple.

Les cadres sont plus touchés que les autres, 34% indiquant ne pas toujours arriver à cloisonner vie privée et vie professionnelle (contre 28% des non-cadres). L'enquête montre également que les femmes laissent moins le stress de la journée empiéter sur leur vie de couple, 76% d'entre elles indiquant laisser les soucis professionnels au travail, contre 66% des hommes.

*sondage réalisé en ligne du 23 au 24 avril auprès d'un échantillon représentatif de 1.063 salariés du public et du privé.


http://www.leparisien.fr/economie/trava ... 892186.php

http://www.europe1.fr/france/trop-de-tr ... ple-976485

Bizarrement je suis à une période de ma vie où, par la force des choses, je bosse peu et ho stupeur, je fais pas mal de belles rencontres, mes liens avec ma famille et mes amis n'ont jamais été aussi sains.

Je vois un gros lien entre la charge de travail et la séduction en général. Lien avec l'explosion des SDR et autres applis de rencontre? J'ai tendance à y croire même si ce n'est surement pas la seule cause.

Qu'en pensez vous?

ahah
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Orthographe stp) le 20.09.17, 14h37 par Nonchalance
Thedaze a écrit:
Quand pensez vous?


Rarement, mais quand ça m'arrive entre 12h et 13h à la pause déjeuner.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Bien joué) le 20.09.17, 14h47 par Thedaze
  • 0 (lol) le 20.09.17, 20h08 par Iskandar
J'ai rencontré beaucoup des hommes qui ont compté pour moi dans un cadre professionnel (direct ou indirect) donc ...non, pour moi et pour bon nombre de mes amis, le temps passé au travail n'est pas un obstacle pour faire des rencontres.

Les rencontres, c'est pas seulement en vacances ou en soirée, c'est tout le temps. Je crois qu'il faut être prêt dans toutes les circonstances à être séduisant(e), prêt à être séduit(e) et qu'il faut ouvrir grand les yeux, y compris au travail.
Je racontais l'autre jour à une de mes amies comment j'avais fait une rencontre récente ( un projet > une réunion avec tous les acteurs du projet > environ 30 personnes de boites et d'horizons différents > un grand brun > .....;))
Et elle m'a dit "mais ça m'arrive jamais dans la vraie vie ça" Sous entendu, elle ne rencontre des gens que sur tinder ou sur adopte...
Je dis pas qu'elle devrait fricoter avec ses collègues ou son boss mais dans le cadre pro, elle pourrait avoir des occasions, sauf qu'elle cloisonne par principe.
Le no zob in job n'est pas toujours adapté à toutes les situations. Je ne pense pas qu'il faille en faire une règle absolue.

Sinon, évidemment, quand on a la tête dans le guidon, on a pas la tête à ça mais c'est plus de l'ordre de l'hygiène de vie, faut penser se ménager un peu suivant son degré de résistance au stress et à la charge mentale ;)
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Absolument) le 20.09.17, 19h56 par Perlambre
Gros job n'empêche ni rencontres ni couples stables.
C'est plus à mon sens une question de disponibilité d'esprit et d'envie de faire durer un couple si couple il y a.
- ne pas se mettre en danger face à une rencontre = se dire que le boulot prend tout le temps
- n'avoir plus d'énergie pour son couple = se dire que le boulot prend tout le temps.

L'environnement pro est un vivier vraiment. Et heureusement :) Parce que le temps des terrasses en plein après-midi, oui celui qui bosse a rarement l'occasion de s'y abandonner.
Et aussi, il ne va pas automatiquement y rencontrer le public qui lui correspond.
En contre-partie, un after après boulot, tout bosseur peut s'il a envie de rencontrer IRL.
Et pourquoi pas avec un délicieux contact pro histoire de bien terminer la journée et plus si envies partagées.

Et parce que j'en suis convaincue pour l'avoir vécu, être en couple c'est aussi se donner rendez-vous pour boire un verre, se retrouver dans un autre lieu que l'appart commun, c'est accorder de l'importance à l'autre en continuant à le séduire, c'est ne pas rester dans un rôle de partenaire en couple mais au contraire casser un rythme, c'est parler d'autres choses que de soucis (pro par exemple), c'est prendre une chambre d'hôtel à l'imprévu même si on habite à côté, c'est, c'est... simplement être imaginatif et le boulot peut parfaitement se combiner avec l'envie de ne pas s'encroûter !
Bon ce n'est pas un secret, je n'aime pas le monde du travail.
Mais au delà de mes préjugés et de ma philosophie de vie, j'ai de bonnes raisons de ne pas aimer le monde du travail. Mes anciens boss m'ont fait miroité une promotion, m'ont donné plus de boulot que je ne pouvais humainement en faire, m'ont reproché de ne pas avoir fait le taf puis m'ont "rétrograde" en responsabilités. Le mal était déjà fait pourtant j'avais fait un burn-out et j'étais sur la pente descendante quand à l'harmonie de mon couple. Ah et on m'a découvert un ulcère, cerise sur le gâteau.

En grande partie, cette succession de mauvais moments ont été provoqués par une intrusion de plus en plus acceptée et largement diffusée à notre époque, c'est à dire, l'utilisation des réseaux sociaux (dans mon cas What'sApp) pour maintenir une présence du boulot bien au delà des horaires légaux. Je me faisais réprimander quand je ne répondais pas ou ne lisais pas les messages, même en vacances, même pendant les week-end.

Après avoir fait quelques recherches, je me suis rendu compte que je n'étais pas un cas isolé. Et il y a une sorte de schéma. Sont visés avant tout les postes à responsabilité. Comme toute personne ayant eu l'un de ses postes, vous vous rendez vite compte que vous ne pouvez pas tout faire dans les délais que vous voulez pour tous vos projets parce qu'il y a souvent des imprévus. Dans ce cas, soit vous négociez les deadlines, soit vous cramez votre temps libre pour finir le travail. Ayant travaillé et dans la gestion et dans le management dans la restauration rapide, il n'y avait pas vraiment de marge de négociation pour prolonger les deadlines donc je me retrouvais souvent à faire des heures sup.

Bref, je ne vais pas rentrer dans les détails mais il faut savoir que si l'on se retrouve dépassé par son travail, que l'on se rends compte que l'on a pas vraiment le choix sauf à quitter le dit travail, que le temps de travail empiète dans la vie privée... oui, ça peut vite créer des étincelles qui peuvent se transformer en brasier ou en explosions.

Le problème étant: soit les boîtes actuelles en demandent trop à leurs employés sans offrir une contrepartie adéquate, soit les jeunes travailleurs sont trop conscients de leur oppression au travail et sont moins enclins à se laisser marcher sur les pieds ou un mélange des deux. Quoi qu'il en soit, je me suis rendu compte en parlant autour de moi que mon cas de figure était loin d'être isolé et le travail étant une grosse partie de notre vie, c'est comme tout le reste: la maîtrise et l'intégration du travail dans notre quotidien changent également les rapports que l'on peut avoir avec le reste de notre vie.
  • -Alex
  • Score : 492 - 30 ans
Le travail peut aussi bien nous aider que nous enfoncer en termes de rencontres et de séduction.

Si pour diverses raisons on est mal à son travail (par exemple parce qu'on s'ennuie ou parce qu'on est en surcharge) ça va nous pénaliser en termes de séduction (moins d'énergie, moins de temps, moins de confiance en soi).

Mais être au chômage pénalise aussi les rencontres (peu d'argent pour sortir, statut social peu valorisant, moral en baisse).

En fait c'est une question d'équilibre. Avoir un travail qui nous plait, qui nous donne l'occasion de relever des défis à notre mesure et qui nous rémunère suffisamment nous tire vers le haut en nous rendant plus confiants, plus intéressants et plus maîtres de notre vie.

Plus que le nombre d'heures passées au travail, c'est le fait de l'avoir choisi ou de le subir qui fait qu'il va nous tirer ou pas vers le haut.

Je pense qu'il est important d'apprendre à traverser les mauvais moments pro en limitant leur impact sur les autres domaines de notre vie, et d'apprendre à nous affirmer au travail pour augmenter les chances d'occuper un poste qui nous plaît et repousser les surcharges et les délais intenables.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Intéressant) le 22.09.17, 06h41 par The_PoP
  • +1 (Absolument) le 22.09.17, 14h06 par mistermint
  • Syd_
  • Score : 519 - 24 ans
J'ai peu de temps pour répondre mais je vous invite à lire cet article sur le sujet :
https://thecorrespondent.com/4373/the-s ... 5-db3d3c10

Citation:
In the 19th century, it was typical for wealthy people to flatly refuse to roll up their sleeves. Work was for peasants. The more someone worked, the poorer they were.
Citation:
Gros job n'empêche ni rencontres ni couples stables.


Ça dépend du job. Si c'était vraiment le cas d'où viendrait le presque cliché du père absent, trop pris par son travail, et délaissant sa famille ? D'où viendrait le presque cliché de l'homme gentil, casé, rangé, et qui accepte un jour trop de pression au boulot, jusqu'au point de faire partir sa vie en vrille ?

Il y a une autre question qui entre compte, est-ce que le dît travail permet vraiment de faire des rencontres ? C'est bien le pré-supposé qui donnera la réponse à chacun... mais c'est bien une autre question. Pour Perlambre ce n'est pas un obstacle par exemple, mais cela dépend uniquement des conditions de travail. Car pour d'autres le travail ne crée pas d'opportunités, ou des opportunités 'bancales'. Dans mon cas par exemple, ayant créer une entreprise en changeant de zone géographique, le travail m'a donné quelques opportunités à certains moments : avec les employés (quand ce sont nos collègues ça peut déraper et finir bien, mais quand ce sont nos propres employés... c'est plus compliqué), ou avec les clientes (il s'avère que j'ai pris le numéro d'une cliente une seule fois en 3 ans car on m'y a presque 'forcé', mais autrement, qui prend le numéro de ses clientes ?), ou les partenaires... et en étant un minimum consciencieux : c'est non pour la majeur partie du temps.

Et ce n'est d'ailleurs pas pour rien que les études citées plus haut font la distinction entre les salariées et les cadres en ce qui concerne les répercussions de leur travail dans leur vie privée et/ou leur couple : leurs conditions de travail et le contexte sociologique sont différents pour chacun, et donc simplement : parce que les stimuli vécus sont différents, ils induisent des comportements différents.

Soit, il n'y a pas de règle, cela dépend entièrement de l'environnement de travail. Pour l'exemple inverse, j'ai une amie dans la pub, (c'est la fille qui a couché avec le plus d'hommes différents que je connaisse. C'était ma meilleure amie à l'époque et je me souviens qu'on avait estimé la centaine bien dépassée elle n'avait pas 20 ans. Elle en a aujourd'hui 25. Bref), et dans son environnement elle se tape encore mec sur mec en partie grâce à son travail.

Certains boulots, bien que très prenants, permettent de faire des rencontres, superficielles ou plus 'profondes', et d'autres boulots ou postes équivalents dans d'autres secteurs, ou juste dans d'autres conditions, ne permettront pas de faire le même type de rencontre, à temps de travail égal.

Au final les occasions au boulot c'est un peu comme dans les bars/boîtes/rues/cercles sociaux : t'es au bon endroit tu fais des rencontres, t'es au mauvais endroit t'en fait pas. (Par endroit j'entends tout le contexte pas juste le lieu stricte : l'ambiance du cercle social, la disponibilité des gens, etc...)
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Citation:
Je vois un gros lien entre la charge de travail et la séduction en général. Lien avec l'explosion des SDR et autres applis de rencontre? J'ai tendance à y croire même si ce n'est surement pas la seule cause.

Qu'en pensez vous?


Entre le boulot et la séduction peut-être pas, ou tout du moins, ça dépend du contexte. Mais en ce qui concerne la charge de travail peut-être oui, si on prend en compte les capacités de celui qui les subis à vivre cette charge.
Là où on passe un palier qualitatif, c'est quand on passe de beaucoup de travail à surménage. Certains sont surmenés avec peu, d'autres ne seront pas surmenés avant d'avoir une montagne sur les épaules. Mais dans les deux cas, c'est l'épuisement et le déséquilibre qui noircira la vie, pas le travail en lui-même.
En ce qui concerne les sites de rencontre, oui la charge de travail peut jouer. Mais à mon avis c'est plutôt le désir en déchéance et l'isolement qu'il engendre à terme qui en sont l'origine principale.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (+1) le 22.09.17, 14h09 par mistermint
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