Mais qu'est ce que c'est?
Petit exemple:
Vous êtes en train de discuter avec Benjamin, des courses que vous venez de faire pour votre grand-mère. Votre interlocuteur, ou plutôt le gouffre sans fond en face de vous, vous vomis son désintérêt à la gueule dans une élégante insolence. Puis tout à coup, son corps se détends, il ouvre les yeux, vous écoute et manifeste même de l'intérêt à l'égard de ce que vous venez de dire. En effet, vos courses, c'était pour le bon gâteau au chocolat que va vous préparer mamie!
Mais que s'est il passé? D'où vient se soudain regain d'intérêt?
Le point d'intérêt, ou d'accroche, c'est le sujet, verbalisé ou non, qui va faire que votre interlocuteur adhère à votre discour, à ce que vous dites, à votre aura. C'est la porte d'entré du harem dont vous êtes le propriétaire. A un instant quelconque (mis à part un physique d’Apollon, un look delhamorkitu le body language de The Mentalist ), pour une inconnue, vous n'êtes rien. Et les opens à base de compliments "tu es jolie", "tu as un style intéressant", ont peu de chance de fonctionner et de déboucher sur une date avec la foufoune de madame en ligne de mire.
Le but est alors d'attendre le point d'intérêt assez vite, comme vous l'avez fait avec Benjamin dans le premier chapitre. Il y a plusieurs manières de susciter l'intérêt. Mais la nature humaine étant ce qu'elle est, toutes ces formes proviennent d'un seul postulat: nous sommes égoïstes. Il faut donc impliquer son interlocuteur dans le récit. En bien ou en mal, à partir du moment ou la cible est intégré dans votre récit, son intérêt à fait un premier bond. Par exemple, parler de votre travail ou de vos hobbies à une inconnue à très peu de chance d'aboutir, sauf si vous êtes tous les deux fous de taxidermie. Par contre, lui faire parler de ses goûts vestimentaires, de son attirances pour les chevaux quand elle était enfant ou encore du profond dégoût que vous éprouvez pour les femmes qui mettent des collants sous les chaussures qu'elle est en train de porter, sont des moyens de la faire passer du régistre cognitif au registre émotionnel. Et c'est la qu'est la clé du point d’intérêt, LE REGISTRE EMOTIONNEL.
Petite explication: en temps normal, nous fonctionnons sur le registre cognitif, et l'analyse rationnelle, qui correspond à notre sens critique. Le problème d'une approche à base de compliment, c'est que la seule réponse possible donnée par une analyse rationnelle est "Ce mec est un dragueur", avec toute la connotation péjorative qu'il se doit. En gros, vous avez grillé vos chance avant même d'avoir utilisé la seconde cartouche.
Pour impliquer la cible dés le début dans votre discours, la complimenter sur un accessoire qu'elle porte (et pas forcément ses chaussures, sauf si elles sont vraiment SUPER), sur ce qu'elle dégage, sa facon de marcher, et de manière général, tout ce qui a trait à ELLE, à ce qui l'a définit, ce qu'elle a choisit, est susceptible de la faire passer dans le registre émotionnel.
Exemple:
Timaro: Je t'ai fais peur? Désolé
Elle: Oui!!
Timaro: Attends, me dit pas que tu te caches encore sous tes draps quand il fait noir? Ou une veilleuse?
Et si l'open a connu des ratés, comment rattraper le coup? Comment trouver ce point d'intérêt?
Ca peut paraître paradoxal, mais il faut parler de vous alors. Si l'open n'a pas généré de point d'intérêt, à savoir si la fille est préssée, qu'elle veut s'en aller, balancer une ou deux informations sur soi bien choisi peut entraîner une question et de l'intérêt de sa part. Par exemple, dire que vous avez prévu d'aller au musée ou dans un vernissage peut montrer une certaine ouverture d'esprit et entraîne assez souvent un "ah oui? quelle expo?". Suffit alors d'enchaîner sur les médiums qu'elle privilégie et nous retombons dans le registre émotionnel.
- Notes et commentaires reçus par ce post :
- +1 (Bonne idée !) le 24.09.11, 21h00 par AFC Eric
- +1 (Developpe stp) le 24.09.11, 21h53 par Shinichi









