Discussion

Les effets du porno sur votre cerveau + nofap

Note : 23

le 08.04.2019 par FK

17 réponses / Dernière par Owen le 24.04.2019, 08h49

  • FK King in the North
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On en a beaucoup entendu parler, mais j'ai vu passer cette vidéo YT dans mon feed et, sceptique, je l'ai regardée, je m'attendais à un truc d'incel des fins fonds du net et en fait le mec est très bien documenté.
Je mets ça là, c'est intéressant.

Je ne pouvais penser qu'à ça personnellement:



Le fond est intéressant, il synthétise pas mal d'arguments que j'avais déjà lu ailleurs... mais dans la forme c'est souvent confus et approximatif, dommage parce que ça dessert un peu le propos.
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  • [0] 100% d'accord le 10.04.19, 23h35 par Sathinelilly
  • FK King in the North
  • Score : 3177 - 36 ans - MBTI: CHAT
Au passage, j'ai toujours pas intégré que les meufs hetero consomment elles aussi du porno. Genre je le sais mais mon cerveau veut pas me croire, j'arrive pas à le convaincre.
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  • [0] lol le 10.04.19, 23h40 par Sathinelilly
Pourtant, ça doit dépendre des générations, parce que dans la tranche 30+, elles ont tendance à ne pas s'en vanter (même celles qui ne sont pas coincées).
Mais pour les moins de 30, ça me surprend pas, c'est leur "premier accès" à la sexualité, et aux réponses comme "comment on fait" (maintenant avec un téléphone, ça se fait, avant, une ado, elle demandait aux copines ou à sa mère, ou à une infirmière). Avant il y avait aussi celles et ceux qui aller chercher du porno, mais à l'époque, on avait peu d'options:
-mettre la main sur une cassette appartenant à ses parents (et espérons, pas de ses parents;) ).
-aller dans les boutiques acheter ou piquer des magazines
-mater canal ou la six pour les moins "chanceux".

Je pense même que vu que c'est devenu plus accessible, moins honteux, y a bien des gamins ou des mecs qui en ont montré à des gamines ou à leurs copines, si elles n'y sont pas allées d'elles-mêmes.
Mais bon, étant donné qu'elles ont été aussi particulièrement ciblées par le marketing (regardez comment on est passés des sexshops crasseux pour pervers pépères aux "boutiques de charme" pour couple. ça a commencé aux alentours de sex & the city et ses héroïnes et leurs baguettes magiques...), et évidemment, c'est un point d'entrée au porn. Le fait que certaines actrices X deviennent célèbres et fassent des émissions très populaires pendant un temps (à une époque, il y en avait une chaque semaine chez Cauet et Ardisson. Merde... On parle d'émissions que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître), ça a aussi lancé une mode.

Pour ce qui est du type de porn, pendant un moment, il y a eu cette tendance du porno un peu arty qui marchait pas mal, mais ça a fini par être remplacé par du porn vraiment "pour femmes", et ça a maintenant moins de succès qu'au départ (Ovidie avait un bon succès apparemment).

Mais c'est clair que l'évolution des pratiques ne peut venir que de l'impulsion donnée par le porn aux mecs
qui ont voulu faire pareil par imitation. ça a fait le même effet aux nanas.
C'est pas forcément un mal, sauf quand ça atteint un public trop jeune (parce qu'une gamine de 15 ans qui s'essaie à des pratiques un peu hardcore, elle peut en garder des séquelles dans sa sexualité).
Et je suis clairement pas surpris, quand on voit le nombre de meufs qui ont leur(s) vidéo(s) chez Jacquie et Michel (ou autres sites du genre, j'imagine), et qui sont prêtes à se faire déboiter salement* dans tous les sens pour 90e (j'avais entendu que c'était le tarif pour une amatrice) ou un peu de "gloire"**, ça laisse supposer qu'elles font pas que découvrir mais qu'elles consomment ce genre de trucs et que ça fait partie de leurs fantasmes.

*et quand je dis salement, je parle pas de l'acte (encore qu'une vierge qui se fait déglinguer par 12 mecs, je me dis que ça va un peu vite, mais c'est sûrement son choix et je dois être un vieux con, c'est sûrement pas un effet de groupe -sans mauvais jeu de mots-...), mais juste du bourrinisme et du manque de respect aux actrices. Il y a eu des histoires qui disaient que la plupart étaient un peu forcées à faire des trucs qu'elles refusaient au départ (et que c'était pas de la comédie, juste de la mise devant le fait accompli, et le fait qu'on les utilisait d'une manière qui leur permettait pas d'utiliser leur safe word pour dire stop).

**En fait, ça fait quand même un paquet de nanas qui risquent d'avoir des surprises plus tard avec la ressortie de vidéos peu reluisantes... Et quand elles ont 30 ans pour décider ça va, mais à 20 ans je pense qu'on envisage pas forcément les conséquences.
FrenchKiss a écrit:
Au passage, j'ai toujours pas intégré que les meufs hetero consomment elles aussi du porno. Genre je le sais mais mon cerveau veut pas me croire, j'arrive pas à le convaincre.



Pas mieux.
Pour répondre plus sérieusement sur ce sujet, je pense que tout se mélange dans cette vidéo.

1 - Le porno est mauvais pour les consommateurs... si c'est leur unique accès au sexe. Et encore, il faut que cet accès soit bien plus important que ce que cette personne laisse penser. De plus, la consommation de plus en plus hardcore du porno n'est pas majoritaire. La plupart des gens se limitent en atteignant un certain degré de fantasmes et de tabous.

2 - Il y a une confusion entre la cause et l'effet. En admettant que les gens sont exposés au porno de plus en plus jeunes mais la plupart continuent parce que l'accès au sexe est limité voir inexistant. Les hommes continuent par misère sexuelle et affective et les femmes continuent parce qu'elles ne sont pas satisfaites ou qu'elles ont des fantasmes inavoués (lorsque cette consommation est quasi-journalière. Si elle est ponctuelle, c'est juste un stimulus, un jeu sexuel comme un autre).

3 - Il y'a trois moyens d'augmenter la sensibilité de son pénis et donc d'avoir de bonnes érections.

- Le premier moyen consiste à arrêter de se masturber pendant quelques temps. En général, une semaine suffit pour un jeune homme.

- Le deuxième moyen est de laisser le temps de se réhabituer. Chez une personne qui a des relations sexuelles assez souvent, le stimulus est en général plus important avec un ou des partenaires qu'avec le porno. Chez une personne qui a peu de relations sexuelles, il y a souvent une période de transition qui peut s'accompagner de difficultés d'érection, d'éjaculation précoce et de troubles sexuels divers. Et là, ça dépend en partie du partenaire: soit ce dernier est réceptif et compréhensif pendant la période de transition, soit il dénigre ou moque les problèmes ce qui va les renforcer ou en créer d'autres. Ça peut durer quelques semaines comme ça peut durer quelques mois ou si ça se passe mal avec le partenaire, tout le temps.

- Le troisième moyen est de trouver ce qui nous excite vraiment. Son fétiche oui, un peu mais surtout sa philosophie du sexe et comment le pratiquer avec son partenaire. En général, les femmes ont plus de problème avec cet aspect mais aussi plus d'opportunités d'explorer ce qu'elles kiffent et si tout se passe bien pour elles, finissent par savoir ce qu'elles veulent, ce qu'elles sont prêtes à accepter, ce qu'elles veulent explorer...
Les hommes ont souvent du mal à coucher et ça ne va pas en s'arrangeant. Comme ils n'explorent pas, la plupart ont une vision simpliste du sexe du genre tu touches deux trois boutons, un petit ramonage et on est bons. Ils n'ont pas le temps de découvrir ce qui les excite vraiment. En consommant du porno, ils ne regardent pas forcément ce qui les excite mais ils regardent peut être cette meuf trop bonne qu'ils aimeraient se taper en vrai pour se vider les couilles et ne plus y penser.

Bref, selon moi, il y a du vrai et du faux dans cette vidéo, beaucoup de biais de confirmation mais il faut retenir que ce n'est pas si simple. Selon moi, le véritable problème vient de la difficulté du dialogue et de la séduction entre les hommes et les femmes - et ça ne va pas en s'arrangeant- qui "force" à une solution de repli beaucoup plus facile d'accès et qui permet de se soulager et de soulager sa frustration plus facilement.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+3] Pertinent le 09.04.19, 08h37 par Owen
  • [+1] Constructif le 09.04.19, 09h49 par Jalapeno
  • [+1] Pertinent le 09.04.19, 11h24 par FK
  • [+1] Intéressant le 09.04.19, 17h56 par Perlambre
  • [+2] Pertinent le 10.04.19, 23h36 par Sathinelilly
  • Owen [MOD]
  • Score : 1076 - 30 ans
J'ai pas vu la vidéo mais je me suis intéressé à la question du NoFap en arrivant a Nantes. J'ai tenu deux semaines et mon cerveau a grillé haha.

Disons qu'apres des recherches plus amples sur Reddit, le NoFap est bien un truc d'incels / chrétien chelous à la base, et que la théorie de l'épuisement dopaminergique est plutot sortie de nulle part.

CECI DIT.

J'ai personnellement un rapport un peu ambigu au porno / sexe, qui fait que lorsque ca va pas, j'ai envie d'en consommer pour me donner un coup de boost. Commencant a connaitre mon cerveau, je sais que c'est en rapport avec une recherche de shoot de dopamine.

De là à appeler porno drogue, j'irai pas jusque là.

C'est un peu comme le sucre : c'est une drogue mais ca dépend pour qui (comme toujours).

On a des membres plus sensibles que d'autres, et une pause ne fait jamais de mal quand on ressent un probleme.

Citation:
Bref, selon moi, il y a du vrai et du faux dans cette vidéo, beaucoup de biais de confirmation mais il faut retenir que ce n'est pas si simple. Selon moi, le véritable problème vient de la difficulté du dialogue et de la séduction entre les hommes et les femmes - et ça ne va pas en s'arrangeant- qui "force" à une solution de repli beaucoup plus facile d'accès et qui permet de se soulager et de soulager sa frustration plus facilement.


Oui. Y'avait d'ailleurs un tres bon dossier dans courrier international sur le sexe qui révélait que de maniere surprenantes, les catégories "hentai" et "lesbiennes" étaient les plus cherchées sur Pornhub. Le virtuel se dissocie parfois du réel. Le pb, comme toujours c'est de ne vivre que dans le virtuel et pas assez de réel.
  • FK King in the North
  • Score : 3177 - 36 ans - MBTI: CHAT
Regarde quand même la vidéo et creuse si tu veux sur ce qu'évoque le gars, c'est intéressant.


Plus terre à terre : il me parait incontestable :
- que la consommation de porno tourne facilement à l'addiction (parce que facile, parce que appétente, parce que scenarios infinis et satisfaisants) => dopamine à volonté, et que chimiquement / biologiquement, on est faits pour rechercher ça le plus possible
- que lorsqu'elle devient addictive, elle suit une certaine escalade vers des pratiques de + en + hard et difficiles à satisfaire avec de vrais gens
- qu'elle peut facilement servir de solution de facilité à ceux qui ont déjà tendance à s'isoler; et qu'elle ne doit pas améliorer les choses (le type avec une faible estime et des difficultés relationnelles, plus tentant de rester che zlui à se pogner que de se prendre en mains, sortir et gravir ses difficultés, on a tous vécu ça ici je pense)
- que sexuellement, elle a un impact super négatif sur l'harmonie sexuelle au sein du couple, sauf éventuellement dans les rares cas où la consommation de porno est co-créative (au lieu que chacun consomme juste de son côté)
- qu'elle désinhibe les jeunes les + fragiles et que ça favorise les comportements à risque, voire prédateurs

(exemple dans mon entourage indirect d'un gamin de 13 ans qui s'est mis à violer cousin et cousines de 4 et 7 ans, au moment où il a découvert les joies de YP/PH; 1 exemple parmi de nombreux autres à en croire les gens dans mon entourage qui bossent dans le socio-judiciaire des mineurs, les cas d'agressions sexuelles de mineurs sur mineurs explosent littéralement depuis 10 ans, et concernent des mineurs de plus en plus jeunes)



Et accessoirement, il semblerait que l'ère de la dopamine à volonté dans laquelle on est entrés joue un rôle de léthargisation. Le mec évoque des études où des rats deviennent complètement mous et feignants dès lors qu'ils peuvent accéder à leur hit de dopamine sans forcer, jusqu'à en oublier de se nourrir et de niquer. A vérifier mais ça parait pas du tout déconnant.


Pour moi le porn est globalement très délétère et très addictif : je pense qu'on peut effectivement parler de drogue, voire même de fléau. J'ai pas l'impression de dramatiser.


Je suis totalement insensible voire réticent au côté catho / flower power du truc, mais je pense que les gens qui militent pour sensibiliser aux dangers du porn everywhere ne se trompent pas de bataille. Le porn est insidieux, partout, reprogramme nos cerveaux et bousille l'expérience sociale et amoureuse (voire, il l'annihile).


Globalement, le porn même s'il est un plaisir fugace, me parait rendre + malheureux que heureux.

Perso je vais essayer d'arrêter le porn volontaire à 100%, et je pense pas que ça m'enlèvera quoi que ce soit en qualité de vie, plutôt l'inverse (et je m'attends à ce que ça soit très difficile de m'en sevrer vu son omniprésence et l'addiction chimique).

Note que c'est pas un discours de stigmatisation la sexualité positive et la libération sexuelle, qui pour moi sont complètement indépendantes (et antithétiques) de l'industrie porn et de ses déclinaisons = on peut s'éclater et accéder à de nouvelles situations, sans le porn; ça me parait fallacieux que de lier les deux.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+3] Oui le 09.04.19, 12h37 par Syd_
  • [+3] Très intéressant le 09.04.19, 15h40 par Thedaze
  • [+1] Intéressant le 09.04.19, 17h59 par Perlambre
  • [+2] Pertinent le 09.04.19, 19h33 par Owen
  • [+1] Constructif le 10.04.19, 23h37 par Sathinelilly
Point intéressant que vous soulevez. La vidéo ne m'a pas percuté plus que ça, mais elle a le mérite de mettre des mots sur des choses qu'on imagine instinctivement.

Pas trop envie perso de regarder le truc sous l'aspect sociologique ou scientifique tellement les études sont complexes a mener et a analyser.

Par contre d'un point de vue perso, c'est clair et net. Mêmes constats (sauf le côté conséquences sur vie sexuelle, ça il faut que je creuse un peu plus où y réfléchisse, mais pour le moment mon constat est moins négatif de ce côté là). Pas de soucis de truc de plus en plus trash non plus. Par contre, mêmes difficultés à m'en affranchir complètement ou durablement. Donc addiction probable. Je sens qu'il y a aussi d'autres mécanismes aussi en jeux chez moi :

- gestion du stress
- gestion de la frustration
- mon appétit pour l'imaginaire (romans, jeux vidéos, films, BD) qui s'étend donc à la sexualité
- ennui : s'ennuyer seul à la maison au calme = tentation.

Bref, je vous lis une fois de plus avec beaucoup d'intérêt.
Vidéo intéressante. Avis féminin si vous voulez bien.

Sachant que bon nombre de femmes se masturbent, même celles en couple, il est fort possible que le porno soit une façon parmi d’autres de stimuler leur imagination, d’élargir leur palette de sensations, de positions et au final leur permette une parfaite connaissance de leur corps. Ce dernier point étant fort utile pour réussir une relation sexuelle avec un partenaire. Et puis il y a des « modes » dans le domaine du porno, c’est toujours intéressant de les connaître.

Là où nous sommes différentes à mon sens (pour celles qui regardent), c’est dans le choix du film ou de la vidéo. A titre perso, certaines scènes me laissent de marbre ou alors je les trouve grotesques. Et si je commence à me marrer, suis certaine de ne pas jouir.
Par contre, d’autres scènes vont m’hypnotiser de suite et parfois c’est très troublant car ces scènes ne correspondent absolument pas à ce que j’ai envie de tester dans la vraie vie.
Mais ce n'est rien de plus qu'un jeu car la lecture reste pour moi la voie royale pour me faire du bien :wink:
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Intéressant le 09.04.19, 20h26 par voucny
  • [+1] 100% d'accord le 10.04.19, 23h08 par Sathinelilly
  • Owen [MOD]
  • Score : 1076 - 30 ans
Je reponds de mon tel.

En fait, Fk, je connais plutot bien l'ideologie nofap et je pense que ce que tu dis est juste.

Mais pour avoir une certaine experience de l'addiction, je pense comme toujours que la solution n'est pas forcement de tout stopper mais d'etre honnete avec soi meme et de trouver un equilibre.

Comme l'alcool si tu preferes. etre ivre tous les jours c'est pas top. Occasionnellement.

Perlambre je connais suffisamment de contre exemple pour penser que y'a certainement des tendances maid que nous ne sommes pas si differents.

Le porno est tres phallocentre, je l'admets volontiers.
Onmyoji a écrit:
Il y a eu des histoires qui disaient que la plupart étaient un peu forcées à faire des trucs qu'elles refusaient au départ (et que c'était pas de la comédie, juste de la mise devant le fait accompli, et le fait qu'on les utilisait d'une manière qui leur permettait pas d'utiliser leur safe word pour dire stop).


Oh mais c'est pas seulement des histoires, c'est un fait avéré que l'industrie du porn "consomme" les actrices à vitesse grand V et débarque sur le côté celles qui tiennent pas le choc (99%).
J'avais vu il y a quelques années un reportage que j'arrive pas à retrouver, une journaliste française qui avait suivi plusieurs actrices connues, mais également des "débutantes", dont une qui témoignait de tournages qui allait très au delà de sa volonté, avec pression, chantage, et fissure anale à la clef.
Sans compter également les nanas de l'est qui se font actrices par pression économique...

Résultat pour moi c'est no way, je peux pas m'abstraire de ces données quand je vois les images.

Et pour les acteurs c'est pas mieux, sous prétexte qu'ils baisent, le droit du travail est encore moins respecté, notamment pour la paye.

Apparemment ça bouge dans le monde d'un "porno éthique" j'ai pas encore pris le temps de creuser le sujet
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Ca va mieux en le disant le 09.04.19, 21h28 par Onmyoji
Enfin quand je dis des histoires, c'est au sens récit et pas au sens roman un peu tiré par les cheveux.
Chez j&m il y en z eu une qui apparemment a dû payer pour faire retirer sa vidéo parce qu'elle avait été identifiée et que ça lui convenait pas. Un couple aussi qui avait fait venir l'équipe pour finalement se rétracter après le tournage.
Et pas mal de ces nanas qui sont plus employables ailleurs et qui finissent escorts et actrices occasionnelles.
Je pense que tu parles d'un reportage de Mireille D'Arc et d'une journaliste?
Après il suffit de voir la pression psychologique d'un pierre "Woodman" moro sur ses candidates au casting pour leur faire ensuite des trucs qui ressemblent pas mal à de la boucherie ("c'est ta première expérience de la sodomie? Oh très bien, double anale! ") pour se poser des questions sur la santé mentale ou l'éthique de certains réalisateurs.
Après je me rappelle aussi plus jeune avoir eu cette impression que toutes les actrices en Vogue qui faisaient des émissions populaires avaient un discours bien calibré (...) pour passer pour volontaires et être mises en avant. Mais en fait, certaines kiffent vraiment ce système. Et toutes ne sont pas des filles à problèmes (que ce soit leur faute genre mode de vie marginal/ drogué ou la fatalité avec des viols dans l'enfance ou autres), défavorisées ou en détresse.
Ni même manipulées par leur mec (c'était même pas le cas de clara Morgane d'ailleurs pour avoir entrevu une biographie).
Après qu'elles soient pas intelligentes ou manipulées en amont par la diffusion médiatique du porn c'est autre chose, je saurais pas dire.
On peut pas nier non plus que les chiffres montrent qu'il y a plus de suicidées dans ce milieu même parmi les actrices célèbres (faut voir la dernière qui s'est faite harcelée pour avoir dit quereller aurait voulu un enfant plus tard. Elle s'est faite saccager).
Mais ça dépend sans doute des productions, des milieux. Je connaissais un blog d'un groupe d'acteurs et actrices de cul qui faisaient des jeux de rôles (non pas ceux auxquels vous pensez), et le discours était intéressant.
Mais c'est sûr que c'est généralement pas le même délire pour les filles de l'est ou les asiatiques des pays défavorisés.
Après pour les amatrices françaises, je me demande vraiment, parce que si c'était que de mauvais délires et trucs douteux je pense qu'il n'y aurait pas autant de nanas qui y reviendraient.

Après, le porn pseudo amateur façon j&m c'est là où on voit que ça a tapé sur le système de certains gars. Parce que vu que pour eux (les "acteurs", à la base amateurs mais qui s'en sont fait une profession sur le tas),
les amatrices viennent là pour prendre un coup ils n'hésitent pas à aller super loin sans faire attention à elle, ce qui se passe pas nécessairement avec des acteurs/ actrices pros entre eux (même si certains ont une réputation de gorets comme rocco ou james deen qui a été accusé de viol plus tard d'ailleurs).

Et à côté de ça il y aussi des actrices qui ont vraiment l'air de kiffer, et je me demande si c'est le syndrome de Stockholm, un mensonge à elles mêmes pour se supporter (j'en avais vu une, oksana, dans un reportage, elle semblait violemment y croire, mais c'était un peu triste)
ou une vérité objective...

Toujours est-il qu'entre mes ltr ça m'arrivait de consommer, et l'escalade de la violence et de l'extrême m'interpelle franchement.
Après si on peut pas s'en passer il faut sans doute choisir ses réalisateurs. Certains semblent plus humains et moins barjots que d'autres.
  • Owen [MOD]
  • Score : 1076 - 30 ans
On derive pas mal du sujet. vous voulez que je demande a des copines les bonnes ref de porn ethique?

Sinon voucny, j'ai bien connaissance de ces donnees et je je defendrai pas le porno, mais ca me rappelle un peu l'attitude qu'on peut avoir concernant la prostitution, a juger un corps de metier entier quand ce qui pose pb ce sont les conditions de travail.

Perso entre une fissure anale sur un tournage ou un dos pete sur un chantier, je vois le meme pb, specifique au capitalisme plus qu'au porno.

Quand aux contenus hardcores, c'est comme le rap, ca peut etre divertissant. Ce qui est problematique c'est comment peut on etre sur que les actrices sont consentantes (debat epineux) et comment eviter que ca rende les gens (et particulierement les jeunes) idiots et dangereux.

Apres, je cherche pas a defendre le porno, je trouve pas mal de trucs choquants et je pense que ca n'a pas que des bons cotes, donc n'entrons pas dans ce debat (ou s'il le faut, forkons). Mais j'aime bien nuancer le truc : on a tendance a s'emouvoir sur ce type d'industrie pendant que des Bulgares triment pour faire nos pulls HM dans des conditions deplorables. Et on est tous un peu complices car seul un certain niveau de vie permet de faire dans l'ethique "pure".


D'un point de vue perso, j'essaie de limiter ma conso a une ou deux fois par semaine (mercredi et dimanche) et a ne pas abuser.
Bien sûr Owen, c'est tout à fait ça : les conditions de travail (dans le bâtiment, dans le textile, et dans le porno).

Ce que je voulais dire par "no way" ce n'est pas "oh non c'est mal", c'est que du coup, le porno sur moi ça ne marche juste pas. Autant je m'accommode comme tout le monde de mes fringues du Bangladesh et de mes meubles roumains, autant là, sur ce terrain irrationnel, intime, et fantasmagorique, la subtile fabrique à libido excitation n'adhère pas. Contrairement à d'autres supports moins marqués par ces conditions de travail.

Quant à la prostitution je te rassure je suis pas abolitionniste ^^
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Ca va mieux en le disant le 10.04.19, 13h45 par Owen
  • Syd_
  • Score : 752 - 26 ans
Perso j'étais addict donc j'ai arrêté, c'est aussi simple que ça. Et ça me fait le plus grand bien. Et c'était pas que le porno mais tous les trucs junk qui vous bombardent de dopamine : les news, les jeux videos, les réseaux sociaux...
J'ai eu à peu près tous les symptômes du truc : du mal soit à être excité en vrai, soit à éjaculer, objectification des femmes, anxiété sociale, manque d’énergie, cerveau embrouillé, consommation de contenus de plus en plus hardcore... J'ai commencé jeune (14 ans).

Maintenant mon cerveau se rééquilibre, c'est rigolo à vivre parce que je passe par des extrêmes : libido très forte par périodes et inexistante à d'autres périodes.

Dans le fond c'est assez simple : vous avez une consommation contrôlée qui vous convient et à côté de ça votre vie va bien : continuez si ça vous chante. Vous avez une consommation effrénée, qui a un impact sur le reste de votre vie (manque d'énergie, difficultés au travail, difficultés sociales, incapacité à séduire...), vous êtes incapable de vous en passer, c'est un refuge parce que vous êtes insatisfait de votre vie : vous avez un sérieux travail à faire sur vous-même et vous devriez vraiment arrêter.

Je ne trouvais pas ça très glorieux de me branler sur des pixels et puis l'industrie derrière me dérange et l'impact sur la société est monstrueux. Les gens ne baisent plus et c'est lié en partie au porno.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [+1] Absolument le 10.04.19, 18h03 par Jalapeno
  • [+1] Pertinent le 10.04.19, 19h06 par The_PoP
  • [+1] 100% d'accord le 23.04.19, 18h47 par Oldboy
  • Owen [MOD]
  • Score : 1076 - 30 ans
J'ai decide de faire une pause dans le porno. Par contre pas specialement dzns le nofap.

Donc je remplace par des images erotiques et je vais voir au bout d'un mois si je remarque des changements.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • [0] Intéressant le 24.04.19, 09h45 par voucny
  • [0] Bonne idée ! le 24.04.19, 10h04 par FK