Les enfants, pour ou contre



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Bonjour,

le titre provocateur a une fonction. Si je demande à qui que ce soit qui a fait des enfants s'il le regrette, il me dira que non, bien sûr, c'était la meilleure expérience de sa vie. Sauf que voilà, c'est relativement évident que si un père ose dire qu'il regrette d'avoir fait des enfants, il va avoir de sérieux problèmes avec sa femme (ou réciproquement), avec ses gosses, ses parents, etc. Donc il va la fermer. De plus, le contexte social dans lequel nous évoluons nous amène bien évidemment à considérer les enfants comme une sorte de trésor merveilleux, sorte d'aboutissement d'une vie.

J'aimerais remettre ce postulat en question. J'ai 24 ans, et suis de moins en moins sûr de vouloir des bambins. J'en ai toujours été convaincu, ma LTR et moi en parlions souvent, puis depuis quelques mois, je ne me vois plus en père, satisfait de ma vie.

Certains d'entre vous ont-ils des expériences liées aux gosses qui leur ont permis de faire ce choix crucial dans de bonnes conditions? Parce que sans déconner, ça doit être l'un des choix les plus important dans la vie d'une personne. Et si finir sa vie en regrettant de ne pas avoir eu d'enfants est triste, la finir en regrettant d'en avoir fait doit être vraiment pire.

Bien sûr, cela part d'un problème personnel, mais je crois que c'est sur ce site que j'aurai le plus d'avis "libres" de la pression sociale entourant les enfants d'un halo sacré.

 
 

 
 

les enfants c'est le seul truc utile que tu as à faire sur terre, mais ce n'est pas une obligation et si tu n'es pas prêt ne te force pas.

 
 

 
 

Dr_Driller a écrit:
les enfants c'est le seul truc utile que tu as à faire sur terre, mais ce n'est pas une obligation et si tu n'es pas prêt ne te force pas.


Je vois ça surtout comme une perte de temps et d'energie.
Qui a noté ce post :
Blusher : 0 (Yep ! :)) le 08.02.10, 14h47

 
 

 
 

quoique tu fasses de ton tps et de ton énergie tu les emporteras dans ta tombe, sauf un gamin.

 
 

 
 

je regrette de ne pas en avoir fait plus !
j'en voulais 6 au départ, et un seul m'a comblée, mais j'aurais dû continuer.
du coup, j'attends les petits-enfants avec impatience..

tous mes FF, de 25 à 45 ans, ne rêvent que de trouver la femme qui leur fera un gosse, d'être en couple ; c'est leur recherche et apparemment c'est long même en étant très motivé..
la mère des futurs enfants, ça ne se choisit pas à la légère, ils sont très stricts malgré leur impatience !
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blam! : 0 (100% d'accord) le 27.01.10, 14h38

 
 

 
 

Je comprends les arguments de ceux qui veulent des enfants. Je les connais. Les enfants sont la seule chose qui nous survit, la plus grande joie, etc. Très bien, et je respecte cette position.

Cependant, y a-t-il des personnes qui ont eu des enfants et l'ont regretté? Cela peut s'imaginer relativement facilement, non? Avoir des enfants, c'est consacrer une vingtaine d'années de sa vie à eux plutôt qu'à soi (et vingt années relativement intéressantes), c'est s'exposer à rater leur éducation et à être déçu par eux, c'est prendre le risque de ne pas être un bon père (ou une bonne mère), c'est s'attacher définitivement à une femme, etc.

Si on n'entend pratiquement jamais ces dernières personnes, est-ce parce qu'on ne regrette jamais d'avoir fait des enfants?

 
 

 
 

Faire des enfants n'est pas une obligation. Il vaut mieux ne pas en faire plutôt qu'en faire alors qu'on n'en voulait pas vraiment.

Pour ma part j'ai envie d'avoir des enfants, mais vers l'âge de trente ans. J'ai d'autres choses à faire avant.

Je conçois le fait d'être père comme une dimension de la masculinité, c'est pour cela que je me sentirais incomplet si je ne pouvais pas jouer ce rôle de père. Enfin, peut être que je réviserai mon jugement le moment venu...

 
 

 
 

Citation:
Cependant, y a-t-il des personnes qui ont eu des enfants et l'ont regretté?

j'en connais pas.. même ceux dont leurs enfants ne leur parlent plus, sont toxico, en prison où à la rue..

Citation:
c'est consacrer une vingtaine d'années de sa vie à eux plutôt qu'à soi (et vingt années relativement intéressantes)

oui mais t'as rien de mieux à faire pdt ces 20 ans, tous est tellement futile à coté.. métro \ boulot \ dodo \ ONS avec une étudiante le jeudi et grosse cuite avec les potes le we c marrant mais plutôt limité comme intérêt, sinon suivre un objectif pro particulier et passer à coté de sa vie à cause de ça c encore plus glauque.

Citation:
c'est s'exposer à rater leur éducation et à être déçu par eux

être déçu par eux ????? c un être humain qui vit sa vie, réussit certaines choses en rate bcp d'autre, tu n'as pas à avoir d'attentes particulières à leur égard.

Citation:
c'est prendre le risque de ne pas être un bon père (ou une bonne mère)

un bon père ou une bonne mère ça n'existe pas vraiment, tout le monde à des reproches à faire à ses parents, comme père tu auras tes défauts et tes qualités, comme tout le monde.

Citation:
c'est s'attacher définitivement à une femme, etc.

heu non rien à voir, c s'attacher définitivement à l'enfant pas à la mère.
Qui a noté ce post :
mike mancini : 0 (100% d'accord) le 27.01.10, 15h38
marie : 0 (+1) le 28.01.10, 17h52

 
 

 
 

Je veux dire qu'un enfant il faut s'en occuper constamment !
Evidemment les enfants ça n'est pas une obligation mais alors pourquoi diable les parents nous accable de leur "mais tu verras tu changeras d'avis", je trouve ça insupportable et même insultant !
Qui a noté ce post :
mike mancini : 0 (Immature) le 27.01.10, 17h32

 
 

 
 

Tu verras, le jour ou un désir maternel instinctif d'enfanter t'envahira tu changera d'avis :mrgreen:

 
 

 
 

l'horloge biologique des femmes est impressionante, vers 30 ans même les plus réticente au départ ont une espèce de force maternel qui les pousse au c** !!!!

 
 

 
 

Mike Mancini, ne pas vouloir d'enfants fait de moi quelqu'un d'immature ?

 
 

 
 

Non c'est de penser que ton avis est tranché et pour la vie.

 
 

 
 

Je sais que je ne sais jamais ce que je veux et que je change trop souvent d'avis mais la j'y crois fermement.

 
 

 
 

Il y a d'autres choses que l'on peut faire pendant une vie qui nous survive, pas uniquement les enfants. Si on veut que ce soit notre nom qui survivre, on peut produire des oeuvres d'art, des théorèmes, des thèories scientifiques, des lois... Sinon, plus généralement, si on veut créer quelque chose qui dure après notre mort on peut créer une entreprise, une ONG...

Après, à chacun de juger de ses priorités, même si je doute que notre instinct ou la société nous laissent vraiment aussi libres de choisir.
Qui a noté ce post :
marie : 0 (Absolument) le 28.01.10, 17h53

 
 

 
 

A mon avis, ce n'est pas forcément figé non plus.

Personnellement, quand j'étais plus jeune (entre 12 et 15 ans), j'avais toujours dis que j'aurais un ou deux enfants et assez tôt. A 16 ans, j'ai appris que je risquais déjà d'avoir du mal à en avoir alors, assez tôt, fallait pas compter dessus. Grosse déprime, j'avais l'impression de ne pas être une femme aux yeux de certains car je ne pouvais pas avoir d'enfants.
Est passée une période ou finalement, j'avais radicalement changé d'avis : je n'en voulais plus car vu les procédures médicales que je devrais subir, c'était trop lourd, je ne m'en sentais pas capable.

Aujourd'hui, on essaye avec mon mari mais je n'en fais pas une priorité. Ca ne marche pas, et bien soit, si ça ne marche pas, on verra.

Après, faire des enfants n'est pas pour moi un moyen de laisser une trace de soit mais bien d'essayer d'élever une personne de façon à lui donner toutes les armes pour être heureuse quand elle sera à son tour adulte. On élève pas ses enfants pour soit mais pour eux...

 
 

 
 

Pour le vivre et en avoir parlé autour de moi - ce qui a confirmé mon impression :

Je suis séparé, j'ai 2 enfants que j'adore plus que tout mais...
il y a un lien très fort entre leur naissance et le début de la fin de mon couple... :mrgreen:

Un couple, même soudé ne survit pas forcément à la venue d'enfants, c'est mon expérience et celle d'autres pères séparés.

Mais je ne regrette pas d'avoir mes enfants, c'est une partie de ma vie, une force et un bonheur.
8)

 
 

 
 

Je suis content de lire des réactions somme toute relativement divergentes. Je crois qu'il y a différents éléments qu'on peut retenir.

Premièrement, l'impact des enfants sur le couple. Il semblerait, mais ce n'est plus un secret, qu'un gosse ne soit pas un ciment pour le couple. Pour preuve toutes les familles monoparentales actuelles.

J'irais même plus loin, et c'est ce que j'entendais en disant qu'il nous lie à une femme. En ayant un enfant, la situation se complique. Sauf exceptions, on essaie de ne pas faire trop de mal à notre couple. Donc parfois, pour le bien de l'enfant, on préfère s'imposer de rester en couple plutôt que de partir, alors qu'en relation sans enfant, on a une marge de manoeuvre bien plus grande.

Par ailleurs, à long terme, la famille peut être vécue comme une prison, dont on ne s'échappe qu'en divorçant ou en partant. Ce qui signifie que le fait de faire un enfant peut conduire à s'emprisonner soi-même dans une famille qui va nous peser. Dans ces cas-là, peut-être regrette-t-on l'existence de l'enfant? Je ne sais pas.

Deuxièmement, l'éducation des enfants nous semble primordiale, tant pour nous que pour eux. Elle permet de faire de nous des "pères" (et des femmes des "mères") à part entière. Ce qui signifie que l'enfant est susceptible d'amener dans la vie de chacun un supplément de "sens", si l'on veut. Mais cela implique également que le rapport à l'enfant doit être positif. Il ne suffit pas d'être père, il faut se voir comme un "bon père". Et j'ai l'impression que l'on juge de ses qualités d'éducateur à la réussite de ses enfants. L'échec de l'enfant sera en partie le nôtre, car révélateur de notre incapacité à lui avoir fait franchir tel ou tel obstacle. Ne peut-on pas, alors, regretter d'avoir un enfant qui a révélé en nous la piètre qualité de notre enseignement et de notre rôle de père?

J'aimerais savoir comment vivent ceux qui se trouvent dans les situations que j'ai décrites, par rapport aux enfants. N'en ayant pas, je ne peux me rendre compte des sentiments qui s'accompagnent de cette expérience. Est-ce qu'un couple séparé, par exemple, reste heureux d'avoir des enfants quoi qu'il arrive? Cela signifierait-il qu'intrinsèquement, quoi qu'il arrive, faire un enfant rend heureux?

 
 

 
 

Tous les séparés/divorcés que je connais sont unanimes : ils ne regrettent rien car ça leur a permis d'avoir leur(s) enfant(s). Après, de là à savoir si avoir un enfant rend heureux, je dirais non. Il suffit de voir le nombre de dépressifs/sucidaires qui ont des enfants.

 
 

 
 

Certains d'entre vous ont-ils des expériences liées aux gosses qui leur ont permis de faire ce choix crucial dans de bonnes conditions? Parce que sans déconner, ça doit être l'un des choix les plus important dans la vie d'une personne. Et si finir sa vie en regrettant de ne pas avoir eu d'enfants est triste, la finir en regrettant d'en avoir fait doit être vraiment pire.

=> Je tiens juste à remettre les choses en places:
Ton choix est illusoire, un beau jours ta copine te dira quelle est enceinte, même si tu m'est des préservatifs et quelle prends la pilule.
Dans la majorité des cas c'est la femme qui choisie quand l’homme devient père, le désir réciproque ou les deux veulent un enfant sur une période donnés constitue une minorité de cas.

Maintenant je ne connais pas ton age mais je sais que le désir de paternité arrive beaucoup plus tard chez l'homme, car l'homme n'as pas d'horloge biologique et physiquement il vieillit moins vite que la femme.
Peut être qu'a 35-40 ans tu auras envie d'avoir des enfants.

 
 

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