Les femme d'aujourd'hui et la pornographie

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Crapule a écrit:
Meme si je regardais du porno à 15 ans , il y a une marge enorme entre un marc dorcel ( qui malgré tout avait une certaine esthetique qui faisait penser film et une certaine " ethique " aussi même si c'etait aussi fait pour les hommes ) et les films porno actuel ou il n'y a plus d'histoire , juste des scenes de plus en plus hard !


Oui, c'est vrai que j'ai pas noté la différence dans mon post et j'ai eu tendance en généralisé.

okapi a écrit:
Le porno devenant norme de comportement, c'est une vraie dictature dans le fond.


OUI, à cause du fric qu'il génère

le sexe fait vendre et il se vend très bien aussi.

Et je pense que les jeunes deviennent de plus en plus la cible des annonceurs et producteurs sans scrupule.

Je pense que tout le monde y trouve son compte, celui qui produit comme celui qui diffuse. et c'est claire qu'il y aura des effets néfaste sur le plan social. (Augmentation de viols? depressions... porno addiction....).

Moi c'est l'omniprésence du cul dans les médias qui me choque pas le porno en lui même.

Est ce que vous aviez déja lu cet article ? Ca aide à prendre conscience de tout ce qu'il y a comme réalité derrière un simple enchainement d'images...

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Les témoignages non officiels des coulisses de l'industrie du sexe sont rares. Un film, présenté par une association au parlement suédois dans le cadre d'une réflexion sur la liberté d'expression et la pornographie, rassemble des confidences édifiantes d'actrices, de policiers, de producteurs. "Shocking Truth" est son nom. Attention : visionnage violent. Et vraie colère. **

Dépassée Annabel Chong, qui, en 1995, passait sous 251 partenaires en dix heures… Angela Houston, 30 ans, en 1999, s'est fait 622 hommes en 7 heures, soit un homme toutes les 40 secondes. Candy Appels a pour sa part été interrompue au 742ème par la police de Los Angeles.

Quant à Sabrina Johnson, 23 ans, elle s'entraîne pour battre le record du gang bang, 2000 hommes en 24 heures prévus à la Saint-Sylvestre.

Aucune étude ne dresse encore le portrait psychologique de ces candidates au viol collectif. Mais Annabel Chong revivait en direct, dans son film, le traumatisme d'un viol véritable. Et Angela, Sabrina, Candy, qui sont-elles ?

Qui sont ces femmes qui se disent heureuses après s'être fait passer dessus par une armée ? Qui sont ces Candy, Cookie et autre Molly ?
Qui sont ces êtres humains qui se cachent sous des noms de chiennes ou de friandises ? Aujourd'hui, les témoignages sortent.

Nous avons visionné « Shocking Truth », film suédois réalisé à partir d'interviews et de montages de films pornographiques diffusés dans le nord de l'Europe, et présenté au parlement suédois en 2000 dans le cadre d'une réflexion sur la liberté d'expression dans la pornographie.

Aussi dérangeant que cela puisse être, derrière chaque vagin, chaque bouche à pipe, chaque anus, derrière chaque trou rempli de foutre, de doigts, de poings, de centaines de bites d'affilée, se cache un être humain.

Un être humain, un corps qui, souvent, saigne entre les scènes. Qui s'évanouit pendant les plans coupés. Qu'on redresse tant bien que mal pour l'éjac finale dans la gueule. Nous le savons aujourd'hui.
Beaucoup de sang coule de ces culs anonymes, aux noms de gâteaux.
Certes, ne pas penser qu'un être humain, doté du même corps fragile que votre soeur ou votre mère, soit pénétré à la chaîne, saigne, s'effondre, soit marqué à vie, permet de mieux apprécier le spectacle pornographique, d'en jouir plus tranquillement.
Mais ce n'est pas la réalité.

Ne pas y penser, c'était mon cas avant. Avant de m'intéresser à l'envers du décor. Même si l'univers formaté et prévisible des films pornos m'a toujours paru ennuyeux, je ne dédaignais pas une vidéo de temps en temps, quelques scènes un peu crades pouvaient même me mettre en train, par contagion joyeuse de l'effet salope.
Mais c'était avant. Une fois qu'on sait, il faut bien avouer que ça gâche le plaisir.

Qui sont-elles ?

J'ai commencé cette enquête sans a priori. Entre filles, c'est vrai qu'on se demande. Après tout, celles qui se font mettre par cinquante mecs dans les pornos, d'accord, elles aiment sûrement pas ça, mais n'ont-elles pas choisi ? Elles sont payées pour ça. Même si elles ont besoin d'argent, elles pourraient quand même faire autre chose, non ? Travailler en usine, vendeuse, autre chose.

Mais est-ce vrai ? Avant les grandes luttes sociales, les filles qui bossaient dans les usines chimiques pourries et maladives se mutilaient en connaissance de cause, tout en rêvant de passer à travers. Ces filles auraient-elles pu choisir autre chose ?
En vérité, qui sont vraiment ces hommes et ces femmes que le spectateur consomme à longueur de vidéo ? Tous des enculeurs fougueux et des salopes qui aiment ça ? Ou encore des fainéantes qui refusent de bosser ?

Réponse d'un producteur de porno suédois* : « Ce sont très souvent d'anciennes victimes de viols ou d'inceste dans l'enfance. » Et puis, après un temps : « Bien sûr, dans ces conditions, on peut se demander si elles choisissent ce métier librement ».

Quant aux hommes ? Réponse du même producteur : « Les hommes ne doivent pas être émotifs pendant. Il ne faut pas, par exemple, qu'ils attendent une réponse de leur partenaire, qu'ils soient attentifs à leurs réactions. Alors, s'ils sont émotifs, ils ne peuvent pas vraiment faire ce travail. En fait, les hommes doivent pouvoir agir comme des machines. »

Réponse d'un ancien commissaire, qui a rencontré d'innombrables prostituées et actrices du hard* : « J'ai connu des milliers de filles. En fait, j'ai plus l'impression d'avoir rempli une fonction de travailleur social. Ce ne sont pas les mêmes filles dans le porno et dans la prostitution. Mais elles ont les mêmes origines. Presque toutes ont été abusées dans l'enfance. »

Voilà un début de réponse sur les être humains qui travaillent dans le porno. Que ce soit en France, aux Etats-Unis ou en Suède, la constatation des associations, après avoir recueilli de nombreux témoignages est la même. Les milieux défavorisés fournissent un vivier de pauvres filles pour la prostitution et la pornographie. Très souvent victimes d'inceste et violées pendant l'enfance. Ou accrochées aux drogues. Or, constatent les associations, les victimes d'inceste ou de viols, les droguées ne sont pas prises en charge par la société pour bénéficier d'un traitement ou d'un processus d'aide. Elles sont alors directement manipulées par des souteneurs ou des producteurs, parfois dès la sortie des foyers. Elles sont récupérées de façon industrielle pour alimenter les productions bas de gamme en tout genre, jusqu'avec des dogues, des ânes, des chevaux, etc.

Chacun y trouverait son compte, que ce soit les services sociaux déjà saturés et incapables de répondre à la demande, ou, bien sûr, les boîtes de production du X tout venant, qui font leur beurre sur ces anciens enfants martyrisés, habitués à la douleur comme à la docilité.

Voilà le voile que lèvent les associations sur ces filles. Le corps des plus défavorisés utilement recyclés pour servir de liant social.

Ce n'est pas seulement un scandale mais une horreur. A grande échelle.

Aux USA, l'industrie du porno dégage 4 à 6 milliards de dollars par an. Plus que l'industrie du film et du disque réunie.
La diffusion de "Playboy" et de "Penthouse" (24 millions d'exemplaires) est deux fois plus importante que celles de "Newsweek" et de "Time" réunies… Toujours aux USA, 75 % des magasins de vidéo vendent des K7 ou DVD pornos, qui leur assurent entre 50% et 60 % du chiffre d'affaires. Et 65 % des connexions sur le net concernent des sites pornographiques. Derrière les chiffres, combien de corps ?

Backstage : deux filles interviewées * entre deux scènes, du sperme plein le visage.

La première, sourire figé, terrible, regard fixe : « Je sais que je suis une grosse pute. Mais je ne me rappelle plus quand ça a commencé » . La seconde : « Peut-être… quand je me suis fait enculer par l'avocat de mon père. Enfin, je ne sais plus si c'était son avocat ou un de ses collègues. J'avais douze ans. » Tout cela dit avec l'indispensable sourire caméra et en enfonçant un doigt manucuré dans une chatte épilée et parfaitement sèche.

Voilà la situation d'être humains entrés volontairement dans le bagne moderne du sexe, si on peut considérer comme un acte de volonté l'impossibilité de refuser des violences nouvelles pour les rescapés de violences anciennes. Qu'advient-il d'eux, une fois entrés ? Maladies, suicides… Comment savoir ? On apprend des associations que la plupart des actrices touchant à la zoophilie se sont suicidées. Enfin, celles dont on connaît le nom. La junkie édentée ramassée dans la rue pour se faire mettre par un lévrier afghan, celle qui pose pour la jaquette du dvd bien en évidence dans le bac prés de l'entrée du sex-shop à côté de chez moi, celle-là, où est-elle aujourd'hui, que lui est-il arrivé depuis? Suicide ? Overdose ? Les culs anonymes passent et crèvent. Qu'importe. Le réservoir à paumés et à déchets sociaux est disponible, à la merci des fantasmes érigés en loi. Ce n'est pas la matière première qui manque.

Mais après tout, comme le dit un autre producteur* : « Il n'y a pas de loi interdisant de faire de l'argent dans un système capitaliste. Je n'ai pas inventé le capitalisme. Je suis innocent. »

L'écran et la réalité

Sur l'écran, le spectateur de porno, à quelques stars près, voit finalement des filles qui se ressemblent toutes. A la couleur des cheveux et la grosseur de poitrine près. Difficile après tout de faire la différence entre un anus et un anus, une bouche à pipes et une bouche à pipes. Pas grand chose d'humain là-dedans, mais plutôt l'excitation au spectacle de morceaux de corps, de viandes avides, gémissants et presque toujours anonymes. C'est d'ailleurs justement cet anonymat, cette facilité, ce côté immédiat et à vif de l'acte sexuel qui font l'intérêt de ce genre de film. Alors, où est le problème ? Au nom de quelles idées réactionnaires condamner mon plaisir ? En quoi la vision de ces scènes peut-elle représenter un danger pour moi, pour les jeunes habitués à une telle sexualité mécanisée et mercantile, etc… ?
Telles sont les questions que se pose aujourd'hui le spectateur. Ces questions sont évidemment légitimes, et peuvent faire l'objet d'innombrables débats. D'ailleurs, on les entend partout, de "Max" à l'"Observateur", chez Delarue, sur TF1…
Mais le débat ne peut s'en tenir à la seule logique du spectateur, des fantasmes du spectateur. Parce que la réponse à la question « Qu'arrive-t-il et que deviennent les hommes et les femmes sur le tournage d'un film pornographique » n'est pas entièrement contenue dans les images que vous visionnez tranquillement sur votre vidéo (même si certaines choquent par leur inhumanité ou la souffrance visible des actrices).

Rappelez-vous "Gorges Profondes", le film X culte des années 1970, où tout le sexe se réduit à des pipes, queue à fond dans la gorge, ce qui ferait jouir à coup sûr l'héroïne. Pendant le tournage, Linda Marchiano, alors connue sous le nom de Linda Lovelace, était battue et menacée d'un pistolet par son compagnon afin de pouvoir accomplir les performances buccales qui ont fait du film une des œuvres fondatrices de la pornographie. Pendant les mois qui ont suivi, de nombreuses femmes ont été hospitalisées aux Etats-Unis, qu'elles aient été victimes de viols ou que leurs petits amis aient voulu réitérer à la maison l'exploit que Marchiano n'avait pu signer que menacée, dans un état second.

Tournage X*. Une petite blonde assez mince se fait sodomiser sans ménagement par un mec puis par un autre puis par un troisième. Ils font la queue sans état d'âme, bite à la main. Les larmes font couler le maquillage. Difficile de confondre les cris avec des cris de plaisir. Entre le deuxième et le troisième type, qui la secoue comme un sac, elle chancelle et ses yeux virent au blanc. Plan coupé. Séquence suivante, nouvelle enculade, avec en plus trois mains plongées dans son vagin, la fouillant sans ménagement. Quand son partenaire se retire, elle manque tomber. Une main la redresse par l'épaule et lui plaque le visage sur une bite. Elle doit sucer, tout avaler. Interview backstage de cette fille. Les larmes ne sont pas encore entièrement séchées :

- Q : Si un inconnu vous mettait sa bite dans la bouche en pleine rue, ça vous dérangerait ?
- R : Vous croyez que je les connais bien, les hommes avec qui je viens de tourner ? Je ne les avais jamais rencontrés avant le tournage. Alors si un inconnu jouissait dans ma bouche, non, ça ne me dérangerait pas.
Et puis un sourire caméra, d'autant plus atroce qu'on a encore en mémoire les grimaces de douleur de la scène précédente. Elle ajoute :
« Mais n'oubliez jamais que j'aime ça. J'adore le sexe, je suis une vraie pute et j'aime ça. »
Elle aime vraiment tomber dans les pommes enculée par tous ces mecs ? Ou est-ce la thèse officielle ? Ou pire : finit-elle par le croire ? Et que penser de celles qui diraient aimer ça avec des chiens ou des mulets ?
Après la servitude volontaire, voici la torture volontaire, ultime horreur moderne.
Backstage, encore. Une autre actrice *, le visage également baigné de sperme.
- Q : De quoi avez vous peur ?
- R : De devenir un animal. Je ne suis plus un être humain. Je me sens comme un animal.

Même question posée à une autre fille *, en train de sucer un gode fluorescent. Elle sort le gode de sa bouche, et d'un coup son regard change. Eteint. Fixe. Perdu.

- Q : De quoi avez vous peur ?
- R : De devenir rien. Et ensuite moins que rien.

Backstage toujours.

Elle a au plus 24 ans *. Elle raconte son expérience d'ex-actrice de porno et s'écroule en larmes. Elle parle de Cookie en disant « elle », comme s'il s'agissait d'un corps étranger, comme si elle ne pouvait pas raconter à la première personne. Car Cookie, c'est elle.

Cookie devait tourner une double pénétration. Elle s'est mise à pisser le sang. Il a fallu couper. Les producteurs et les autres acteurs ont donné des kleenex à Cookie pour qu'elle s'essuie, en la traitant de conne parce qu'elle gâchait le film. Après cinq minutes de pause, le tournage a repris et on lui a fait finir la scène. Elle est payée pour ça, n'est-ce pas. Elle a choisi ça.
Cookie dit encore, parlant toujours d'elle-même à la troisième personne : « Cookie avait une hémorragie qui nécessitait une hospitalisation d'urgence. »

Cookie n'est sans doute pas la seule à avoir été hospitalisée après un tournage. Les histoires sortent. Une fille condamnée à la chaise roulante suite à un gang bang. Une autre passe six mois à l'hôpital. Comme le raconte Raffaëlla Anderson dans son terrible témoignage, "Hard" : « Prenez une fille sans expérience […], loin de chez elle, dormant à l'hôtel ou sur le tournage : faites lui faire une double pénétration, un fist vaginal, agrémenté d'un fist anal, parfois les deux en même temps, une main dans le cul, parfois deux. Tu récoltes une fille en larmes, qui pisse le sang à cause des lésions, et qui généralement se chie dessus parce que personne ne lui explique qu'il faut faire un lavement. De toute façon, c'est pas grave, la merde fait vendre. Après la scène qu'elles n'ont pas le droit d'interrompre, et de toute manière personne ne les écoute, les filles ont deux heures pour se reposer. Elles reprennent le tournage. »

Limiter le débat à la problématique du plaisir du spectateur est dangereux, parce que ce qu'il voit à l'écran n'est pas la réalité.
On parle parfois avec horreur des snuff movies, où les filles seraient torturées à mort. Mais certains films pornographiques se rapprochent des snuffs movies, les tortures sont coupées au montage. Les témoignages sortent des studios. Les images aussi.
Jamais on ne voit un gang bang, une double, triple, multiple pénétration ou un fist-fucking, filmé sans coupe, sans montage. Parce qu'alors, comment ne pas ouvrir les yeux, comment imaginer qu'on puisse infliger une telle violence à un corps sans conséquences et sans séquelles ?

Raffaëlla : « Le matin, tu te lèves, tu te fourres pour la nième fois ta poire de lavement dans le cul et tu nettoies l'intérieur. Tu réitères jusqu'à ce que ce soit propre. Rien que ça, ça fait mal. […] Après ça, j'ai besoin de me mettre sous la couette une heure pour oublier combien j'en souffre. […] Aucune position ne convient. Tu tournes dans tous les sens mais y a rien qui t'apaise. Après quoi, tu te retrouves sur un set et tu suces, tu cambres. On te traite de salope […]. Rien ne vaut une telle souffrance. »

La pornographie tout sourire n'est possible que dans un monde virtuel, où les cris de souffrance sont remplacés par des gémissements de plaisir et des appels à y aller plus fort.

Déshumanisation

Voilà pourquoi, il est devenu non seulement stupide mais criminel de faire du débat sur la pornographie un débat « d'idées », où les défenseurs de la censure s'opposent aux soi-disant libres-penseurs sur le thème « quel effet sur le spectateur ? ». Même si j'apprécie le travail de pionnières mené aujourd'hui par les intellectuelles américaines sur la question de la pornographie, je ne partage pas leur opinion d'un racisme exprimé à l'encontre des hommes ou d'une fantasmatique macho insupportable. Il est inutile, et tout aussi criminel, de réduire le débat sur la pornographie à un antagonisme féminisme / pouvoir masculin.

Il est devenu en revanche urgent de s'interroger sur le processus de déshumanisation de milliers d'hommes et de femmes engagés dans la pornographie à la chaîne. Les témoignages sur les coulisses de la pornographie m'ont bouleversée et horrifiée. Il y résonne des échos familiers qu'on aurait bien voulu ne plus jamais entendre. Relisez n'importe quel témoignage de rescapés, consultez n'importe quel document sur la torture. Cela se passe, cela s'est toujours passé de la même manière. En Europe, en Afrique, en Amérique. Le processus de torture vise à priver un être humain de sa qualité d'être humain. La torture vise à le réduire à l'état d'animal, à l'anéantir jusqu'à ce que lui-même ne se considère plus comme humain, mais comme rien, moins que rien.

À chaque fois que l'on visionne un film pornographique, il faut s'en souvenir. Qu'advient-il de ces filles dont la plus grande peur est d'être devenue « un animal » ou « rien, moins que rien » ? Nous le savons. Certaines meurent de cancers, du sida ou d'hémorragie. Beaucoup conservent des séquelles physiques et psychologiques qui les poursuivent longtemps. Rocco Sifredi lui même a reconnu un jour que certaines « actrices » du porno bas de gamme, ultra majoritaire, avaient le sexe et l'anus détruits. L'américaine Catherine Mac Kinnon, qui a recueilli des dizaines de témoignages, décrit une de ces femmes de manière saisissante : « Elle n'a pas de nom. C'est une bouche, un vagin et un anus. Qui a besoin d'elle en particulier quand il y en a tant d'autres ? Si elle meurt, à qui manquera-t-elle ? Qui portera son deuil ? Qui s'en inquiétera si elle disparaît ? Qui est-elle ? Elle n'est personne. Littéralement, personne »

En Australie, beaucoup d'actrices ont recours à des opérations chirurgicales spécifiques. Il ne s'agit plus maintenant de retouches « classiques » (comme augmenter le volume des seins) mais de se faire ôter les grandes lèvres, afin que le vagin soit plus visible à l'écran… Rien qu'un trou.

Spectateur bourreau

Il faudrait traiter les rescapés de ce bagne moderne avec le même respect, les mêmes précautions que les rescapés de la torture. Après cette enquête et avoir visionné les images de « Shocking Truth », je sais que je ne pourrai plus regarder un film porno comme avant. Je ne demande pas la censure, ou l'interdiction des films pornographiques.
Je demande à sortir de la logique du spectateur. Qu'il nous suffise d'écouter notre corps. Il n'y a pas de débat d'idées sur le porno sans un débat de chair. Je ne demande pas l'abolition de la pornographie, dont on retrouvait déjà des traces sur les fresques pompéiennes.
Je demande la création d'un observatoire destiné à veiller au respect des personnes humaines employées sur les tournages. Suis-je « réactionnaire » ? Sexuellement frustrée parce que je demande pour des êtres humains les mêmes égards que pour les animaux ? Nous nous indignons du massacre des bébés phoques, du gavage des poulets, jusqu'aux animaux mal traités dans les tournages X. Citons pour rire, pour le fou- rire car sans folie, il faudrait en pleurer, cet avis d'un internaute sur la zoophilie « [même si j'adore la sexualité filles / animaux] je ne peux cependant, en tant que technicien vétérinaire, défendre l'idée d'une interaction sexuelle entre l'être humain et l'animal, parce que cela ruinerait la psyché de l'animal et le ferait ensuite agir de façon intolérable au regard des règles de politesse de la société humaine. De plus, il serait mal d'encourager un animal innocent à suivre les traces du mâle humain, en quête d'un idéal inaccessible ».
Froid dans le dos.

Virtuel mortel

Imaginons un instant qu'ait lieu une campagne d'information des spectateurs, avec diffusion sur une chaîne généraliste d'un film documentaire (du type « Shocking truth ») comportant des images porno tournées « backstage » . Pour la plus grande majorité, le passage d'une représentation virtuelle à une réalité physique atroce contribuerait à une diminution considérable, si ce n'est à une disparition totale de l'excitation provoquée par ces images.

C'est à ce stade, et à ce stade seulement, qu'il faut réintégrer le point de vue du spectateur pour comprendre les résistances que soulèvent aujourd'hui les attaques dirigées contre la pornographie.

Ce spectateur, ces millions de spectateurs, une fois privés de leur jouissance virtuelle, devraient chercher d'autres ressources pour leur plaisir onaniste. Mais combien d'entre eux en sont-ils encore capables ?
Il ne faut pas sous-estimer la terreur et l'agressivité que suscitent chez certains la fin du rêve pornographique, la fin de l'image de la femme-trou, le désarroi que serait pour eux la perte d'un univers fantasmatique virtuel qui est souvent leur principal accès à la jouissance.

Comment jouir dans le monde réel ? Comment jouir de chair et d'odeur et du poids et de la présence vivante et souffrante d'une femme ? Il est urgent de proposer aux adolescents une autre vision du sexe et de l'amour que celle des femmes-orifices et des enculeurs-performance. On peut d'ailleurs se demander quels bons petits soldats dociles, quelles brutes obéissantes et conditionnées on cherche à faire des hommes, pendant qu'on transforme les femmes en animaux / objets méprisables et maltraités.
Les chefs de guerre serbes dopaient leurs troupes aux films pornos avant de faire des descentes dans les villages ? Tout est fait pour que le spectateur onaniste reste enfermé dans l'ignorance de son propre corps et donc forcément aussi dans celle du corps de l'autre - en psychopathe qui non seulement ne réagit plus à la souffrance d'autrui, mais en jouit.

La question du spectateur est : quelle humanité préparons nous, et voulons nous fabriquer des générations d'individus conditionnés, dociles, économiquement performants, prêts à tolérer n'importe quelle abomination de la part du corps social qui les entretiendra dans leur jouissance maladive?

Amoureux de la chair, des odeurs, de la sueur, des infinis jeux du sexe, nous ne nous devons pas seulement d'informer nos semblables sur les violences de la pornographie industrielle. A nous de témoigner de notre joie de vivre dans le monde réel et de défendre avec délectation les formes infinies de la jouissance incarnée.
La joie, plus forte que le gang bang. I.S.

Merci de tout cœur à Malka Malkovich et à Solenne Bardé, pour leur aide précieuse, pour leur courage et pour leur joie de vivre. I.S.

* Tous les témoignages marqués d'une * sont filmés dans « Shocking Truth ».
** Une première version de cet article a été publié par le magazine "Blast" dans son numéro 4, en septembre 2002.

Isabelle Sorente est une ancienne élève de l'école Polytechnique. Elle a publié "Le Coeur de l'ogre" (JC Lattès, 2003), "La Prière de septembre" (JC Lattès, 2002), "L" (JC Lattès, 2001) et "Hard Copy"

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Existe-il du porno "éthique" ? J'ai jamais été excité par des trucs scato, ou zoophiles. Je me demande sérieusement si des spectateurs sont plus excités par la vision d'un gang bang que par quelque chose de plus "classique" ou s'il s'agit simplement d'une mode de l'industrie.

Je n'avais jamais vu ce reportage, étonnant et typique de notre époque "hypermoderne" (où la "distinction" commande désormais de consommer le plus possible, la quantité et l'éclectisme remplacent l'humanisme et la modernité d'antan) à vrai dire...

J'ai lu il y a quelques mois un bouquin remarquable sur le sujet écrit par le sociologue Patrick Baudry (rien à voir avec le spationaute... ;))

"La Pornographie et ses images" :

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le livre décrypte surtout la manière dont les vidéos pornos sont produites, le rapport au corps (le "corps de l'autre") et même l'intrusion du paradigme porno dans la sphère banale et privée : à savoir le phénomène du X amateur où des ménagères banales vont tenter de singer le X "pro" genre Marc Dorcel et co... Baudry parle de "faire du faire l'amour" (ou quelque chose d'approchant), cad que nous sommes totalement dans la théâtralité et le simulacre explicite, et ce même dans l'intimité, et c'est relativement nouveau !

Comme beaucoup d'hommes je connais (hélas) assez bien le porno (depuis mes 18 ou 19 ans) et j'ai constaté aussi la dérive évoquée dans cette émission, à savoir que les femmes sont aujourd'hui moins des "femmes-objets de désir" (comme dans les classiques X des années 70 et du début des années 80 tout aussi violents et "hard" qu'aujourd'hui mais où les femmes avaient un rôle un peu plus "ludique", et dans lesquels les dialogues étaient parfois plus savoureux, plus "artisanaux" peut être ?) que des "morceaux de viande" qu'on va "embrocher" en groupe et où l'amour est - comme Baudry l'explique sur un site internet - plus comparable à un combat de rugby ou un match de boxe qu'à l'amour courtois ou même l'érotisme bon enfant si populaire dans les années 40 et 50.

On assiste en fait au paradoxe suivant : jamais les films actuels n'ont été si peu érotiques (les stars osseuses et sèches des téléfilms récents, le relatif ascétisme du cinéma d'auteur actuel à comparer avec l'âge d'or du cinéma italien par ex, etc...) et jamais le porno n'a été aussi cru et disons le aussi inhumain.

Citation:
La diffusion de "Playboy" et de "Penthouse" (24 millions d'exemplaires) est deux fois plus importante que celles de "Newsweek" et de "Time" réunies…


Attention à ne pas mettre playboy et penthouse dans le même panier qu'une vidéo de gang bang underground quand même.
Dans ces magazines, ils y a juste des filles nues...

Note : j'ai déjà posté ce message dans un sujet de la catégorie sexe, avant de locker car le fil de la discussion est ici.

Je vous invite tous à regarder la version complète, qui donne un autre éclairage sur cette fille :

http://fr.youtube.com/watch?v=iLzEslYuLWM

De plus, en cadeau, voici les autres parties du reportage, pour ceux qui ne savent pas où le trouver :
http://fr.youtube.com/watch?v=5Q6IcBEmRU4
http://fr.youtube.com/watch?v=-RgaSX0VQm8
http://fr.youtube.com/watch?v=r6D2Vo4y-dg


Ce que je pense de cette fille : la première partie de la vidéo

On voit la première partie, et, à titre personnel, je me dis juste que cette fille a laissé tomber certains stéréotypes ; du genre "le mec est toujours le salaud", "je recherche le prince charmant", etc. Mais, là où c'est plus problématique, c'est qu'elle a laissé tomber ces stéréotypes pour en reprendre d'autre, le fait d'être par exemple "sans sentiment", de vouloir uniquement du cul pour du cul, et d'être au final celle qui se montre irrespectueuse des mecs qu'elle baise.


La seconde partie

Cependant, si l'on regarde le reportage en entier, on s'apperçoit qu'elle fait beaucoup de choses qui ne lui font pas plaisir (sodomie, levrette, plan à plusieurs)... on aurait presque l'impression qu'elle voit ça comme une obligation.

Alors ce que je pense d'elle : elle est, d'un certain coté, complètement paumée. Je ne sais pas quand est ce qu'elle a commencé à regarder des films pornaux, mais force est de constater que ça n'a PAS été une bonne influence chez elle.

On aurait presque l'impression d'entendre Tonton Soral qui nous rappelle la vision consumériste de notre société : on consomme du cul, on consomme des gens... cette fille illustre parfaitement ce propos.


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l'elfe a écrit:
-On est loin des clichés.
Oui les hommes et les femmes aiment le sexe. Oui des fois le contact humain peut se résumer à une partie de jambe en l'air.
Deux règles: respect mutuel et plaisir partagé (je rejoins ce que disait okapi).
Respect mutuel n'implique pas forcément de connaitre le prénom de son/sa partenaire...


Il y a quelque chose qui me gène assez fondamentalement dans ton post l'elfe. Tout d'abord, je conçois parfaitement que homme et femme puissent avoir envie de cul pour du cul, ça m'est personnellement arrivé, et du moment que chacun y trouve son compte, c'est l'essentiel.

Cependant, pour cette fille... on a l'impression qu'il s'agit de quelque chose de purement "consumériste", elle consomme des hommes à tour de bras, et ce n'est plus une "envie" selon moi... c'est un besoin.

De plus... dire que le respect mutuel n'implique pas de connaitre son ou sa partenaire, excuse moi, mais je trouve que c'est un manque de respect. Un truc sans nom pour moi s'appelle un sextoy ^^.

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@John Wolf : je trouve que, lorsqu'on parle des femmes, tu as une mauvaise tendance à partir un peu trop dans la généralisation. Et même s'il y a un fond de vérité dans ce que tu dis, tes propos formulés ainsi sont trop extrêmes pour paraitre 'sensés'.

Je post ici, parce qu'il y a un rapport certain avec cette vidéo.

Je ne sais pas pour les plus anciens de ce forum, mais pour moi (22 ans), c'est évident qu'il y a un petit problème des filles par rapport au porno.

On a tout, tout de suite : fellation, sodomie, ejac faciale, et j'en passe.
Vous allez dire que c'est une bonne chose, qu'on se fait plaisir, etc... Mais ça me gène, parce qu'on sent que la fille se sent souvent obligée de le faire, pour nous garder. Et du coup, c'est loin d'etre agreable.
Par exemple, y'en a pas mal qui ont essayé des le premier soir de me foutre un doigt dans le *** !? Bordel, quand meme ! Me voyant choquée, elles disaient "mais il parait que ça vous plait, qu'il faut le faire".

On a tendance dans les médias a dire "attention avec les gonzos, les garçons vont devenir des violeurs sans coeur..." Mais on occulte ce problème.
C'est les meufs qui mettent la main dans le slip maintenant, au bout de 30 secondes de preliminaires ! Apres c'est quasiment toujours le meme schéma, celui des films : pipe -vaginale-anale-ejac.

Quand on voit les magazines féminins, la tendance est claire ! "Comment faire une pipe ? Ce que les hommes veulent sous la couette ! Faut il essayer la sodomie ?"

La fille de la vidéo est le stereotype de cette mode : Elle fait les choses pour faire plaisir aux mecs, elle ne s'écoute pas, et elle parle comme dans les gonzos. Elle n'a pas assez de jugeotte pour différencier fantasme et réalité, et pour voir qu'on ne reve pas tous de faire un bukkake avec les potes.
Les filles ont confondu la libération sexuelle, et le fait d'avoir une sexualité d'homme. Elles se disent qu'elles ont le droit maintenant de faire ce qu'elles veulent, mais paradoxalement, elles ne savent pas ce qu'elles veulent. Alors elles copient les pornos.
Elles se croient libérés depuis 68, en fait elles s'emprisonnent elles memes dans des stereotypes pornos à la con.

Je suis peut etre un peu vieux jeu, mais c'est quand meme plus agreable d'avoir une fille un peu prude, qui a besoin de tendresse au début, non ?
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  • +1 (100% d'accord) par okapi
  • 0 (100% d'accord) par blam!
  • +1 (100% d'accord) par Johnattan Wolf
  • +1 (100% d'accord) par A-maze
  • +2 (Merci ! :)) par Jindo

Yup. Mais bon tant que beaucoup de fille considéreront que le sexe est un moyen de tenir les hommes et non d'obtenir du plaisirs ba... :?

C'est plus lié a leur conditionnement général qu'au sexe en particulier d'ailleurs!

Elles en sont victime et complice.
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  • 0 (Il y'a du vrai...) par okapi

J'ajouterai aussi que c'est une question d'age. Une milf sait se faire plaisir, une étudiante beaucoup moins.

J'ai matté la video deux secondes, c'est juste une crétine sans cerveau (elle fake a mort dans son attitude "fille qui maitrise"), je vois ça de la sorte >

Elle mate des films de cul > elle est bête donc prend ça comme la normalité > elle veut avoir du pouvoir (elle mouille pour) donc vois un bon moyen d'en obtenir > elle s'entraine, fait la biatche en se faisant fourrer au taquet pour s'habituer > un jour elle stoppe net et se dit "le cul je gere" > elle fait la plus belle pipe de sa vie a un AFC plein de sous et il tombe en "amour" pour elle > elle le fera cocu, lui aussi a la longue > ils auront une vie longue et chiante, des enfants bizarre et un chien trop con



C'est plus un problème d'éducation, par exemple ses parents n'ont jamais du parler du cul avec elle (comme la plupart des parents). Elle a conscience du pouvoir que représente le sexe dans notre société, de celui que lui donne les AFC (c'est aussi a cause de cette attitude de vouloir chopper a tout pris comme un mort de faim, leur faire croire qu'elles sont le prix que ce genre de chose existe).

Elle est jeune et veux prendre le pouvoir comme n'importe quel adolescent (en + ça doit être le genre de famille "ambitieuse").


Qu'est ce qui pourrait "changer" ça?

Ba qu'elle ai été un peu plus éveillé par ses parents, sur les beautés de ce monde, et ce qu'il peut lui apporter de bien > dans le sens ou elle se sente bien par rapport a ses actes!

-donc le pouvoir en fait parti!

-et une bonne partie de jambe en l'air qui se termine par des spasmes et un état second aussi!

Mais bon ça elle n'en a pas conscience...


Un dépucelage avec un gars qui aurait essayé de la satisfaire aurai pu être bénéfique aussi.

Mais a mon avis elle s'ai fait dépucelé par un ami de son père, ou le plus riche du bahut, a 15 ans, le tout en trois minutes...


Elle qui veut être si forte n'a pas conscience que c'est juste l'énergie de sa jeunesse qui la tient, et pas ce qu'elle "gagne" a travers ses actes, parce la elle ne gagne rien et dépense son énergie inutilement.

Ce qui finira par l'affaiblir. Elle masquera ça avec de la coke ou de l'alcool lol, sauvera les apparences avec de belle affaire Chanel et du beau maquillage Loreal payé par son mari.

Bref quand elle aura 50 ans, en tout cas + de 35 ans elle réalisera qu'elle est passé a coté de sa vie, et commencera enfin a vivre,ou tapera une dépression (le prince charmant n'existe pas, c'est tous des cons, ils me traitent comme une chienne ^_^).

Beaucoup de femmes prennent sur elles de la sorte (dans les grandes lignes) toute leur vie d'ailleurs!

Et c'est le cas de pas mal d'homme aussi (elle m'a fait cocu avec mon meilleur pote juste après mon mariage, mais c'est pas grave je l'aime, elle est toujours dans mon cœur c'est pas sa faute)!



Alors soyons libre mes amis, faisons ce que nous voulons, expérimentons nos envie, pour nous créer une réalité le plus proche possible de nos rêves! Sinon nous seront comme ces gens, vivant mais mort a l'intérieur lol ^_^
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  • +1 (Il y'a du vrai...) par Ramzalelfe
  • 0 (Trop dogmatique) par Cyd07

J'ai l'impression de voir au niveau du sexe les mêmes effets pervers que ceux du "féminisme": au lieu de s'affranchir d'une soi-dsiant influence dominatrice des hommes, on cherche à les manipuler, légitimant par là-même leur position dominante.
[version chacal]
Remarquez, ça a le mérite de donner la place de chacun... :mrgreen:
[/version chacal]
Cela dit, il est clair que c'est une nana complètement flippée. Au final, à mon avis, elle a été influencée par la pornographie non dans sa sexualité, mais dans sa perception de la sexualité des mecs (perception nécessairement erronée), et s'imagine ne pouvoir exercer un quelconque pouvoir qu'à travers le sexe.
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  • 0 (Tout à fait !) par Joueur75

Suis-je le seul à voir une contradiction énorme entre le discours "moi les mecs, je veux même pas les connaître, je les baise, et à la rigueur je les fait tourner, bref, pour moi ce ne sont que des sex toys dont je me fous complètement" et le "je suis prête à m'adonner à des pratiques que je n'aime pas et qui me font souffrir pour le seul plaisir de ces messieurs" ? Je suis peut-être parano, mais je trouve que ce "témoignage choc" pue le fake à des kilomètres. J'ai l'impression qu'on a dicté à cette "actrice" un discours dénonçant les "méfaits" du porno (sex sans sentiments, pratiques "dégradantes"...) sans se rendre compte de l'incohérence que met en lumière la juxtaposition des propos de la jeune fille servant à illustrer les dits "méfaits"... Méfiez-vous de la télé (même, et peut être surtout d'ailleurs, d'Arte).

Quant à l'article cité par Buzzman, là encore, méfions-nous de la propagande puritaine américaine, qui ne cesse de tirer à boulets rouge sur la porn industry en faisant de cas très marginaux des généralités. L'actrice "déchirée" qu'on laisse baigner dans son sang, c'est peut être fréquent dans des productions amateurs d'Europe de l'Est, mais en Europe occidentale et aux USA, cela fait bien longtemps que c'est devenu rarissime. La grande majorité des actrices de X n'ont jamais été violées ni abusées (dans leur enfance ou après). Les recordwomans de Gang Bang n'ont pas eu besoin d'un flingue sur la tempe pour "entrer dans l'histoire". Le seul appât du gain (pouvant atteindre des sommes colossales) a la plupart du temps été suffisant. Maintenant, certaines souffrent peut être d'une dégradation de leur amour propre. Pourquoi ? Font-elle fait quelque chose de mal ? Font-elles fait du tort à quelqu'un en se faisant filmer en ayant des rapports sexuels ? Je ne crois pas. J'aurais même tendance à penser qu'elles font plus de bien qu'autre chose. Alors pourquoi certaines ont-elles honte d'elles mêmes ? Eh bien parce que nous vivons dans une société héritière d'une morale judéo-chrétienne qui caractérise le sexe comme étant quelque chose de "sale", d'"interdit", bref de totalement taboo, à fortiori en public. A partir de là, un grand nombre de gens psychologiquement conditionnés par cette "morale" qui ne repose sur absolument rien, et également par une forte frustration, va s'employer à dénoncer le porno et à qualifier d'"animales", "dégradantes", "honteuses", les pratiques auxquelles s'adonnent les actrices. Et certaines vont malheureusement finir par les croire, et se considérer comme animales, dégradées et honteuses, ce qui générera chez elles de la souffrance, dont les responsables ne sont autre que leurs soit-disant "défenseurs".

S'il y a des salopes, c'est uniquement parce qu'il y a des bien-pensants pour estimer que les salopes existent.
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  • +2 par Slayer

Pour cette fille je sais pas, elle est peut être assez stupide, disons plutôt immature, pour que ce soit vrai.

Par contre pour l'article, même s'il est basé sur la réalité (c'est possible, perso je n'en sais rien), on sent clairement une envie de propagande anti film de cul. Ce, a tord ou a raisons, je ne connais pas personnellement ce milieu...mais on cherche a choquer c'est clair!
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  • 0 (Tout à fait !) par Party Time

Oh oh je viens de tomber sur une vidéo de l'après émission...


http://www.dailymotion.com/video/x5poif_xtina-generation-porno-sur-arte_news



Ou de l'influence des médias et des représentations de la femme dans la société... En tout cas, ça a laissé peu de gens indifférents !
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  • +3 (Merci ! :)) par Iskandar

Vidéo qui aurait pu être nommée : "comment Arte dégringole en flèche dans mon estime"...

J'aurai largement attendu plus de professionnalisme de leur part, au lieu de dicter à une fille pas très intelligente ce qu'elle doit dire.
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  • +1 (Tout à fait !) par Jessy
  • 0 (J'allais le dire) par YOY

Plus minable, tu meurt ! Je pense que la gamine ne se rend pas compte de son ridicule (le pire c' est qu' elle a l' air contente d' elle).
Quant à Arte, je ne sais pas ce qui leur a pris de faire un reportage aussi médiocre et grotesque ! Il me semble même avoir entendu, la journaliste se marrer...
Que de déceptions de la part de la chaîne, il ferait mieux de nous repasser les émissions sur la faune et la flore.

Citation:
Vidéo qui aurait pu être nommée : "comment Arte dégringole en flèche dans mon estime"...

Totalement de ton avis.

Citation:
Quant à l'article cité par Buzzman, là encore, méfions-nous de la propagande puritaine américaine


C'est un article écrit par une française. Certes probablement féministe.


Citation:
Font-elle fait quelque chose de mal ?

Physiologiquement parlant, se faire fourrer par 2000 bites différentes en 24h comme en rêve cette chère Sabrina Johnson, oui ça fait mal.

Citation:
La grande majorité des actrices de X n'ont jamais été violées ni abusées (dans leur enfance ou après)


Si le bonhomme dit « Ce sont très souvent d'anciennes victimes de viols ou d'inceste dans l'enfance. » ce n'est pas pour rien. Je n'ai pas interrogé toutes les actrices pornos de la Terre, mais j'ai eu le droit à un témoignage de première main allant dans ce sens (une hardeuse ayant vu petite son oncle se branler devant elle). La plupart des docus sur le sujet relayent cette info. J'ai en tête un reportage de Mireille Dumas où des hardeuses expliquent ne pas être épanouies coté cul (et ce depuis bien avant le début de leur carrière). Bien souvent, leur métier se nourrit de leur mal-être (et le nourrit probablement en retour). Dans le fond, tu as raison : elles ont choisies. Ce n'est pas une raison pour présenter leur choix comme géniale, épanouissant, etc.

Citation:
cette "morale" qui ne repose sur absolument rien


Je ne suis pas un grand partisan de l'amour du prochain, du respect de la dignité humaine, et compagnie ; de là à dire que c'est du flanc...

la plupard des docu sur le sujet sont ' boostés' pour faire vendre.

la même Linda lovelace (gorge profonde)parlait des snuffs comme la fin de carrière normale 'fréquente' pour les exdu X.

Bref, chaque époque a ses sujets privilégiés qui font bien vendre.

Soral disait (et je crains qu'il n'air raison sur ce point)

"Le rôle des journalistes contemporains n'est pas d'informer le public mais de réaliser des 'Coups' qui feront augmenter le tirage ou l'indice d'écoute."

On pensait s'intéresser à la sexuéalité des ados et on se retrouve temps de cerveau dispo pour coca cola...

Jessy a écrit:

Citation:
Vidéo qui aurait pu être nommée : "comment Arte dégringole en flèche dans mon estime"...



Pas moi. Les médias sont déjà descendus depuis un moment dans mon estime. Je finis par me poser des questions parfois sur la fréquence de ces manipulations. Georges Frêche sur les harkis, plus récemment Michelle Obama sur sa première "fierté de sa vie d'adulte". Récemment, je voyais un document sur les Premiers Ministre où Juppé expliquait que la facilité avec laquelle le discours des personnalités publiques était détourné était si grande que la spontanéité était à bannir, et un personnage public (du moins, plus dans le style politicien, pas dans celui de Paris Hilton) forcément un calculateur.
C'est pourquoi sur les reportages sur des milieux aussi controversés que ceux liés au commerce du sexe, je garde une extrême méfiance...

Pour la ptite histoire, cette fille est folle amoureuse d'un mec ... qui ne veut plus d'elle.

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