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Les Jeux Vidéo

Note : 22
lancé par Syd_ le 03.07.2017
6 réponses
dernier par DisturbedEvil le 12.07.2017, 09h10
  • Syd_
  • Score : 500 - 24 ans
Je partage avec vous un passage de l'article 7 questions étranges qui vous aident à trouver votre raison de vivre de Mark Manson.
C'est surtout pour ceux qui parmi vous passent encore des dizaines d'heure à jouer aux jeux vidéo :

Mark Manson a écrit:
Qu'est-ce qui vous fait oublier de manger et chier ?

On a tous eu cette expérience où on est tellement happé par quelque chose que les minutes deviennent des heures et les heures deviennent "Putain d'merde, j'ai oublié de manger".

J'étais comme ça avec les jeux vidéo. C'était probablement pas une bonne chose. En fait, pendant des années c'était plutôt un problème. J'allais m'asseoir et jouer plutôt que faire des trucs plus importants comme étudier pour un examen, ou prendre une douche régulièrement, ou parler à d'autres êtres humains en face-à-face.

C'est seulement quand j'ai laissé tomber les jeux que j'ai réalisé que ma passion n'était pas pour les jeux eux-mêmes (même si je les aime). Ma passion c'est l'amélioration, être bon à quelque chose et essayer de devenir meilleur. Les jeux eux-mêmes étaient cool, mais je peux facilement vivre sans. C'est la compétition - avec les autres, mais surtout avec moi-même - que j'adore et qui me fait grandir.



Ça a vraiment fait écho à ma vie et mon expérience : plus jeune j'ai toujours fait du sport en compétition et puis une année je me suis blessé. J'ai subitement eu du temps libre que j'ai comblé avec les jeux vidéo. Je ne pouvais pas jouer de manière occasionnelle : il fallait que je sois bon, et pour être bon il faut jouer beaucoup. J'ai joué en ligne, j'étais leader d'une équipe, souvent mes vendredis et samedis soirs étaient occupés par des matchs compétitifs et le reste de la semaine j'établissais les stratégies et j'organisais les entraînements.

Il n'y avait pas que du mauvais : devoir communiquer avec une équipe m'a rendu moins timide, j'ai compris que pour être bon dans un domaine la composante majeure était d'y passer du temps, mais dans l'ensemble j'ai consacré trop d'heures à un loisir qui rapporte trop peu humainement, j'ai délaissé mes études etc.

Personnellement j'ai pris la décision d'arrêter complètement les jeux vidéo il y a 3 ans et c'était l'une des meilleures décisions de ma vie.
Je ne vous conseille pas forcément à tous un arrêt complet mais si vous y consacrez un temps déraisonnable comprenez que c'est incompatible avec une vie sociale riche et épanouissante et si c'est la compétition que vous aimez dans les jeux, vous pouvez la trouver ailleurs, dans des activités plus saines qui vous rapporteront plus à long terme.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Intéressant) le 03.07.17, 11h00 par Jalapeno
  • +1 (100% d'accord) le 03.07.17, 18h57 par Alchemist
  • +2 (Bonne idée !) le 04.07.17, 13h36 par mistermint
  • +1 (A lire) le 05.07.17, 03h03 par Onmyoji
  • +1 (Intéressant) le 05.07.17, 09h34 par The_PoP
  • +1 (+1) le 06.07.17, 14h21 par RiskyChoice
Bien d'accord avec toi, je pense que c'est un vrai fléau pour les mecs depuis quelques années maintenant. Et je dis bien les mecs, parce qu'on est beaucoup plus sujets à ça pour des raisons culturelles. Je regarde pas de haut puisque je suis moi aussi potentiellement très à risque de perdre beaucoup de temps dessus hein

Le problème à prendre en compte c'est aussi que c'est une industrie, comme l'industrie du tabac et autres. Et que derrière l'apparence d'un loisir sympa, les mécanismes de la récompense (rôle de dopamine), ils connaissent et savent appuyer dessus pour fidéliser et empocher.
Se pose aussi le problème du court circuit des voies de la récompense dont il est question, parce que la gratification est très rapide, à l'inverse de toute construction dans la vie qui nécessite de savoir différer la récompense.
Voir tout ça, ça aide aussi à prendre conscience que tout n'est pas tout rose. Les gens ont joué à toutes époques, jouer n'est pas une occupation intrinsèquement mauvaise, mais la maîtrise des mécaniques sous jacentes étaient quand même pas si aboutie avant.
Donc appuyer sur des leviers pourquoi pas, mais quand on le sait ça aide à prendre sa liberté par rapport à ça.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Constructif) le 05.07.17, 03h02 par Onmyoji
  • +1 (Constructif) le 05.07.17, 09h14 par Syd_
  • +1 (Intéressant) le 05.07.17, 09h35 par The_PoP
  • +1 (Tout à fait !) le 06.07.17, 14h51 par RiskyChoice
  • +1 (Constructif) le 08.07.17, 05h50 par Alchemist
  • Alea
  • Score : 138 - 20 ans - MBTI: BALI
Je me permets de compléter vos deux posts, cette question de l’utilisation des jeux vidéo me préoccupant pas mal ces derniers temps.

Lorsque j’en vois certains qui ne savent pas comment s’arrêter, ça me fait à demi-sourire car personnellement je ne sais pas comment recommencer. Puisque oui, obvious time, le jeu vidéo est d’abord un plaisir, seulement je n’éprouve plus ce plaisir, ou alors très peu, lorsque je rejoue aujourd’hui.
Les causes, j’en ai trouvé grosso modo deux catégories : liées à moi ou liées à l’évolution des jeux.

Pour les causes liées à moi, je remarque que j’ai brutalement arrêté de jouer sérieusement il y a deux ans, lorsque j’ai décidé de me bouger le fion dans ma vie. Aussitôt, j’ai eu moins de temps pour jouer ; je jouais encore certes, mais beaucoup moins. Et là ça doit faire un an que tous les deux mois ça me pète d’allumer la console, mettre un jeu et attaquer une partie. Quinze, vingt minutes. Puis j’éteins la console, pour la simple et bonne raison que je suis gavé.

Et pourtant, c’est des jeux géniaux, qui m’avaient foutu une grosse claque à l’époque (The Last Of Us et Twilight Princess entre autres). Je me sens comme anesthésié.
Si je reviens à ton post Syd, je remarque que perso j’ai surtout aimé des jeux non compétitifs, mais avec un univers riche, aventureux tels Zelda, et quelques jeux à la pelle genre Red Dead Redemption ou Portal2. Je ne jouais jamais en ligne ; juste moi face au jeu.

L’auteur de ton article l’évoque d’ailleurs :

Citation:
Maybe it’s organizing things efficiently, or getting lost in a fantasy world, or teaching somebody something, or solving technical problems. Whatever it is, don’t just look at the activities that keep you up all night, but look at the cognitive principles behind those activities that enthrall you. Because they can easily be applied elsewhere.

Pour moi, j’ai réalisé que les jeux n’étaient en fait qu’un échappatoire, je plongeais littéralement dedans et oubliais la réalité. J’en ai donc déduit, et ça rejoint la pensée de Mark Manson, que si je n’arrivais plus à jouer c’était car j’avais pris conscience que je pouvais plus désormais fuir la réalité. Il m’est impossible de jouer une heure sans culpabiliser et me dire qu’il y avait mieux à faire de cette heure là.
Ca c’est ma raison, et j’essaye de travailler là-dessus, car ça s’étend à plus que les jeux.

Pour les raisons liées aux jeux, ou plutôt la raison car je n’en ai trouvé qu’une mais qui couvre beaucoup de chose, je remarque l’arrivée de deux genres de jeux qui sont en train de conquérir tous joueurs :
- D’un côté l’arrivée en masse de jeux mobiles, au concept qui s’apprend très vite et qui devient vite addictif : 2048, Candy Crush, Pokémon GO… Plus, comme le souligne mistermint, un mécanisme de récompense efficace qui rend les jeux encore plus accrocheurs.
-De l’autre côté, des jeux consoles ou PC à monde ouvert : les Jeux de chez Rockstar genre GTA, The witcher, Le dernier Zelda sur switch, Skyrim, Minecraft…

Le point commun à ces deux catégories, c’est qu’on tombe dans des jeux à durée de vie quasi-infinie. Les jeux smartphones sont rejouables à l’extrême, et bien que le concept reste toujours le même, ils savent suffisamment évoluer pour garder en haleine (récompenses, jeux bonus...)
Je peux également rajouter les jeux compétitifs en ligne, qui ont une durée de vie infinie : FIFA, COD, battlefield, LoL...

Les jeux open-world, on compte en général quelques dizaines d’heures pour finir la quête principale (allez mettons 30 heures en moyenne) et environ 100 heures pour les nettoyer complétement. Des jeux tellement colossaux qu’ils assomment dès le début, il y a tellement de trucs à faire qu’on ne sait pas par où commencer. Et en plus on a accès ensuite à un paquet de DLC qui agrandissent les comptes des vendeurs et scotche encore plus les joueurs sur écran.

Je ne sais pas si vous étiez tombés sur cet article (dont voici le lien : http://www.lemonde.fr/pixels/article/20 ... 08996.html ) qui remettait en question la durée de vie de plus en plus longue des jeux.

"Mais plus c’est long, plus c’est bon, non ?" Lara Croft, essorant son top maculé de sang d'ours, 2016

Pas forcément. Rares sont ceux qui épluchent un jeu à 100%, et s’ils le font c’est en coupant sur beaucoup d’activités alentour. En admettant jouer 2h par jour, il faut un bon mois et demi pour finir un jeu, et on peut pas toujours se permettre de jouer 2H par jour, si comme le dit Syd on recherche une vie sociale équilibrée.

Après comme le dit judicieusement l’article, ne pas confondre "trop long" avec "ennuyant". Si le plaisir reste présent au bout de 2 ou 30 heures de jeu, c’est que vous êtes tombé sur une pépite, qui se renouvelle suffisamment pour continuer à vous surprendre. De même, si vous avez éprouvé du plaisir devant un film ou un livre, que vous importe le nombre de minutes ou de pages qu’il fait.

Tiens, et en parlant de ça, ça m’emmène à un autre point : la vision pessimiste des jeux vidéo face au cinéma et à la lecture. Ces parents (les vôtres peut-être) disant à leurs enfants qu’il est mauvais de jouer 2h d’affilé. En revanche, si le gosse était devant un livre, et ce pour le même quota de temps, la remarque n’aura pas été faite.
Là où ça s’entend, c’est niveau support : le papier n’est pas désagréable à l’œil, les écrans si. La lumière captive le regard, assèche les yeux (on oublie de cligner), provoque maux de tête, sommeil troublé…
Mais le cinéma alors ? C’est un écran aussi. Mais pourtant ça reste mieux vu. Quelqu’un qui vous parle de cinéma, c’est signe de bonne culture générale. Quelqu’un qui vous parle de jeux vidéo, ça sonne encore geek qui n’arrive pas à grandir. Malgré des efforts de plus en plus poussés niveau graphismes, traitement de personnages, scénario, les jeux vidéo restent à l’écart.
Je le ressors, mais pour moi the Last Of Us a un scénario qui n’a rien à envier à certains films, mais pourtant si devant un groupe je dis que j’ai joué à ce super jeu et que j’ai vu un super film à côté, on me demandera plus facilement comment était le film.

La faute à quoi ?
Une évolution pas encore assez poussée des jeux, qui ne forment pas encore le 8ème art (ou plutôt le 10ème, le 8ème étant les arts médiatiques et le 9ème les BD/mangas) ? Ou encore une mauvaise reconnaissance de la société à leur égard ?
J’en sais rien. Mais ce que je remarque c’est qu’on peut dire qu’on mate un film ou lit un bouquin pour se "cultiver", alors que quand on dit qu’on joue ça reste perçu juste "pour le plaisir", donc le jeu n’apporterait rien d’autre que de la satisfaction immédiate.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Intéressant) le 11.07.17, 13h19 par mistermint
  • 0 (Prends un peu de recul) le 11.07.17, 13h39 par Mr.Smooth
  • r-0
  • Score : 168 - 26 ans - MBTI: ESFJ
Pourquoi on parle toujours des extrêmes?

Personnellement ça m'arrive de jouer aux jeux vidéos 2/3h par semaine en moyenne, ça n'empiète pas sur ma vie sociale et ça me détend.
Bien évidemment ça passera toujours au second plan, parce que les responsabilités, l'activité physique et passer du temps avec mes potes est primordial.

Mais le geek qui y passe 3h/jour, si il est heureux, et si ça lui suffit son cercle social qu'il voit 1/semaine, bah c'est quoi le problème? Yen a pas j'ai envie de dire.

Les gens que vous ciblez, du genre les geeks qui se plaignent de pas avoir de meufs et cie, ça existe très surement, mais en fait ils sont pas sur FTS.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Il y'a du vrai...) le 11.07.17, 17h27 par Popovski
Je pense que Syd manifestait ce truc comme un extrême fréquent chez les mecs ici.
Pour ma part, je me suis guéri pendant les études, pas le temps.
Mais les périodes de fort "j'en ai rien à foutre" me laissaient toujours envahir les mondes virtuels pour rouler sur tout ce qui passait.
D'un autre côté, c'est vrai que je regrette un peu un pan de la culture qui accompagne les jeux vidéos (pas le 15-18 de JV.com;)), les bonnes références, les jeux de pistes culturels qui peuvent se cacher dans certaines histoires.

Cela dit, contrairement à Aléa, je trouve que la durée de vie et la difficulté des jeux est de plus en plus décevante.
Les derniers auxquels j'ai joués étaient des remakes de jeu des années 80-90, et ceux là faisaient des centaines d'heures de stratégie/tactique, alors que le remake "joli" faisait du 20h avec la même storyline, mais en supprimant les os. Des jeux pour casual gamers.
Je n'y trouve pas mon compte, ça explique aussi peut-être mon désamour pour la chose.

C'était sympa mais à la limite j'aurais refait l'autre en rétrogaming. Parce que même si maintenant je me donnais des horaires de jeu de casual gaming, je pense que ce serait bien trop rapide pour pas me décevoir.
Faut dire qu'après avoir pratiquement cassé des manettes après avoir manqué le saut crucial pour la 22ème fois avant d'atteindre le boss final, on prend certains défauts.

Quant aux MMO, il y a énormément de padding/farming, et ça même dans les vieux jeux comme les FF, ça m'a toujours gonflé d'arpenter les maps juste pour gagner les 3 xp qui te manquent pour enfin avoir le spell qui permet de péter le boss (ou de le faire 300 fois parce que tu as raté l'xp essentiel dans une quête principale).
Idem avec les longues distances qui n'apportent rien (dans de vieux jeux, ça apportait un truc parce que tu devais passer parfois par des régions inhospitalières si tu n'avais pas la bonne monture. Cf. Ultima)...
Puis les principes de jeu où il y a qu'une seule manière efficace de jouer, je trouve ça naze. C'était bien moins développé avant, maintenant c'est encouragé pour rendre le jeu addictif, mais d'un autre côté personne n'a à chercher, tout est prémaché.

Pour revenir au fond du sujet, je suis totalement d'accord sur le fond, cela dit le jeu est bénéfique aussi pour l'esprit, ça détend et ça stimule l'imagination (ça dépend lesquels, c'est vrai), l'idée est de ne pas abuser et de trouver des dérivatifs si on sent qu'on va abuser, en jouant sur les mêmes principes oui.
On peut quand même se faire de bonnes périodes aussi pour se vider la tête, c'est mieux à mon sens que sortir s'éclater la tête avec de la drogue/alcool, et c'est parfois bien de s'isoler aussi.
Maintenant, je pense que ça s'inscrit dans une globalité, de savoir si d'une manière générale, on est capable d'avoir une activité saine ou pas à part ça.
Citation:
Cela dit, contrairement à Aléa, je trouve que la durée de vie et la difficulté des jeux est de plus en plus décevante.
Les derniers auxquels j'ai joués étaient des remakes de jeu des années 80-90, et ceux là faisaient des centaines d'heures de stratégie/tactique, alors que le remake "joli" faisait du 20h avec la même storyline, mais en supprimant les os. Des jeux pour casual gamers.


Oula si tu parles des remake de XCOM je suis pas d'accord!

Je n'ai plus trop le temps de jouer beaucoup comme avant sur WOW, mais les derniers jeux que j'ai pu vaguement saigner l'été dernier c'était Total WarWarHammer (parfait), Metro et Metro Last Light (génial), et XCOM 2.
Et sinon j'ai pu faire pas mal de Witcher 3 et j'ai terrassé l'intégralité de Bloodborne étant fan de la série des Dark Souls.
Parce que cette série c'est parfait, c'est dur et exigeant. Sur Dark Souls 2 je me suis trouvé bloqué sur une boss pendant une semaine, et je suis pas la moitié d'une merde en jeux. Vraiment.

Déjà, je me rends compte que je préfère largement les jeux solo que ce soit pour l'histoire ou plutôt la manière de raconter l'histoire (genre Métro), ou parce que ça te prends juste comme une bonne série, mais qu'une fois terminé tu passes à autre chose.
Le multi est un gouffre énorme de temps je trouve et je n'y arrive plus.
Je préfère jouer avec mon frère sur un solo quand on a le temps, discuter de nos approches le temps qu'on soit dessus et passer à autre chose après.

Je dis ça après avoir engouffré du temps plus jeune sur WOW et COD.


Par contre s'il faut louer les mérites de CERTAINS jeux, surtout au niveau de la direction artistique, et parfois de l'histoire, je ne connait que très peu de jeux qui te permettent de toucher des pans profonds de réflexion (je parle pas de puzzle logiques). Parce que même s'il peuvent t'en parler, c'est pas ce que fait le coeur d'un jeu.

Donc oui, rien à voir avec les livres. Le format film jeux ne permet pas dans sa nature de réflexion à froid ou de pauses pour réflechir à ce que tu viens de faire. J'ai jamais vu un mec pauser son jeux pour réfléchir à un dialogue, c'est anecdotique et mensonger de dire l'inverse. Alors que pour le livre si. Comme c'est un objet figé tu peux prendre le temps de rêvasser et donc d'intégrer en même temps que ta lecture ce qui est proposé comme contenu.
Et je parle pas de "lecture pour la lecture", je parle de littérature.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Intéressant) le 12.07.17, 09h56 par Onmyoji
Personnellement, je pense que les jeux vidéos en eux-mêmes ne sont pas responsables de grand chose. C'est plutôt l'utilisation qu'on en fait qui sera problématique ou non.

Il n'y a même pas un nombre d'heures qui soit respectable et au-dessus duquel on peut commencer à parler de problème ou d'addiction.
On mesure ça plutôt par l'impact sur la vie sociale/professionnelle/affective. C'est aussi ce que font les addictologues d'ailleurs. Quand ils mesurent le niveau d'addiction d'un alcoolique ou un drogué, ils mesurent plutôt l'impact de l'addiction sur la vie du patient via un questionnaire pour comprendre ses habitudes de vie que par des chiffres ou des prises de sang.

Si, pendant que tu joues, ton linge sèche dans le grenier, ton lave-vaisselle tourne, et la bolognaise mitonne tranquillement sur le feu, ya pas de problème a priori.

Si tu ne réponds plus quand on sonne à l'interphone, tu as le même slibard que la veille et tes potes ne t'ont pas vu depuis trois semaines, là ça pue du cul violent.

Honnêtement, le temps passé devant un écran n'influe que très peu en réalité.
Bien organisé, on peut passer beaucoup de temps devant un écran ou un casque VR sur le melon tout en étant à jour dans ses corvées, à l'heure au travail et en chouille le vendredi soir. Je ne compte plus le nombre de gens que j'ai croisé sur des serveurs multi qui devaient se déconnecter parce qu'il fallait qu'ils aillent chercher la bagnole au garage ou la marmaille à l'école. Et celui qui se fout de toi ou qui s'énerve, tu l'envoies chier, parce que tes gosses sont plus importants que ton rank sur CS:GO.
Et à l'inverse, certains arriveront à se laisser complètement aller même en passant deux petites heures par semaine sur leurs jeux vidéos. Beaucoup de gens n'ont d'ailleurs pas besoin du jeu vidéo pour être des loques humaines. Si tu es dans une dynamique de pleurnichard qui se roule dans sa fange comme un porc, pas besoin du jeu vidéo pour t'y aider. Tu trouveras bien autre chose s'il le faut pour te complaire dans ton marasme.

A mon sens, il faut juste ne jamais perdre de vue les priorités et beaucoup de gens voient leur sens des priorités modifié par leur pratique du JV.
Et y aller mollo sur le matérialisme également. Parce qu'en général, ces mecs-là sont les mêmes qui tueraient ou chialeraient toutes les larmes de leurs corps si leurs fichiers de sauvegardes étaient flingués dans une manip' foireuse ou à cause d'un virus.

On peut perdre le sens des priorités avec d'autres trucs que les jeux. Certains pratiquants de la musculation n'hésiteront pas à refuser une sortie pizza simplement parce que le cheat meal est interdit dans leur esprit ou parce qu'ils refuseront de déplacer la séance d'une journée plus tôt ou plus tard.

Le problème, c'est qu'on devient parfois psychorigide quand on se perd un peu. Mais on peut le faire avec autre chose que le jeu vidéo. C'est juste un symptôme, pas la cause du trouble.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Constructif) le 12.07.17, 09h59 par Onmyoji
  • +1 (+1) le 12.07.17, 11h55 par Alea
  • +1 (+1) le 15.07.17, 01h10 par Syndr0me
  • +2 (Intéressant) le 15.07.17, 08h49 par Syd_
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