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Les livres qui ont changé votre vie

Note : 20
lancé par Malkmus le 15.08.2012
67 réponses
dernier par Locknar le 13.05.2017, 12h23
  • Olfff [MOD]
  • Score : 1551 - 29 ans - MBTI: DAMN
A l'Ouest rien de nouveau.

Quand tu vois que des gamins de 17 ans se battaient dans les tranchées, a devoir faire avec le gaz moutarde alors que leurs masques a gaz c'etaient des passoires, avec les eclats d'artillerie et le tapage constant qui va avec, la saleté, les maladies, les rats qui essayent de te voler le peu de bouffe que tu as et tout ça pour avancer de 3 metres, se charcuter a coup de baïonnette et de pelle avec un autre gars aussi jeune et paumé que toi, pour que le lendemain tu recules de trois metres et rebelotte...pendant 4 ans...

Ça fait relativiser les conditions de la vie moderne.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Il y'a du vrai...) le 15.09.16, 04h22 par Onmyoji
Olfff a écrit:
A l'Ouest rien de nouveau.

Quand tu vois que des gamins de 17 ans se battaient dans les tranchées, a devoir faire avec le gaz moutarde alors que leurs masques a gaz c'etaient des passoires, avec les eclats d'artillerie et le tapage constant qui va avec, la saleté, les maladies, les rats qui essayent de te voler le peu de bouffe que tu as et tout ça pour avancer de 3 metres, se charcuter a coup de baïonnette et de pelle avec un autre gars aussi jeune et paumé que toi, pour que le lendemain tu recules de trois metres et rebelotte...pendant 4 ans...

Ça fait relativiser les conditions de la vie moderne.


Mais ça n'a rien à avoir. J'entends souvent qu'il faut relativiser et c'est vrai que avoir de l'empathie pour les personnes qui souffrent est humain et nous fait grandir et donner une autre dimension à nos sentiments et à leurs expressions.
Ce n'est pas là tout le travail. C'est contreproductif de comparer ses souffrances avec celles des autres, aussi importantes soient elles. Les plus grosses blessures de l'autre ne seront pour moi jamais aussi sérieuses que la plus petite des miennes. Parce que mes blessures, c'est moi qui les vit, pas les autres. Comment fait on pour les gérer? Est ce que à chaque fois que j'ai de la peine, je dois me remémorer les petits enfants qui meurent dans les guerres pour relativiser? Est ce que ça me fera aller mieux?

Avoir de l'empathie pour moi, refuser l'oppression et la soumission au nom d'idéaux, ne pas accepter de bullshit même quand on comprend d'où l'autre personne vient et pourquoi elle agit comme ça... C'est une autre partie du chemin. Souffrir, ce n'est pas une compétition. S'aider par contre est un devoir envers soi même. En tout cas quand je me suis aidé, j'ai soudainement eu beaucoup plus de place pour l'amour et l'empathie que quand je souffrais en silence en relativisant.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +2 (Pertinent) le 15.09.16, 07h11 par Onmyoji
  • +2 (Ca va mieux en le disant) le 15.09.16, 09h09 par Rickhunter
  • 0 (???) le 15.09.16, 14h45 par Olfff
  • +1 (C'est pas faux) le 15.09.16, 15h23 par Aristophane
  • +1 (C'est pas faux) le 15.09.16, 15h47 par LittleNeapolis
  • +2 (100% d'accord) le 20.09.16, 11h33 par ChantePaul
  • -2 (C'est pas si simple) le 27.09.16, 02h06 par Mr.Smooth
  • +2 (Pertinent) le 13.05.17, 13h33 par Apheleia
  • Olfff [MOD]
  • Score : 1551 - 29 ans - MBTI: DAMN
Tu ramènes beaucoup cette thematique de la souffrance à toi, si tu as tant de choses a dire là dessus, forke non ?

Tout le monde n'apprehende pas la souffrance de la meme façon.

Je me contentais pour ma part de citer un bouquin qui a changé ma vision de la vie.
Olfff a écrit:
Tu ramènes beaucoup cette thematique de la souffrance à toi, si tu as tant de choses a dire là dessus, forke non ?

Tout le monde n'apprehende pas la souffrance de la meme façon.

Je me contentais pour ma part de citer un bouquin qui a changé ma vision de la vie.


Désolé je ne savais pas que À l'ouest rien de nouveau était le titre d'un bouquin, je pensais que ça faisait référence à mon message précédent.

Ce n'est pas une attaque personnelle, je voulais apporter une nuance qui m'a particulièrement marqué et il s'avère que je me donne souvent en exemple dans beaucoup de mes messages pas parce que j'en suis un, mais pour donner une mesure de comparaison qui peut aider la personne qui me lit à voir les choses d'une nouvelle façon. Je sais que lire l'approche de la vie des autres me fait cet effet en tout cas.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (A lire) le 15.09.16, 17h21 par Aristophane
  • 0 (Pas de problème !) le 15.09.16, 17h23 par Olfff
  • +1 (Constructif) le 27.09.16, 02h07 par Mr.Smooth
  • +1 (Constructif) le 13.05.17, 13h34 par Apheleia
Le vide et le plein, Nicolas Bouvier - parce que les envolées lyriques sur les voyages et leurs paysages, c'est beau.

Maktub, Paulo Coelho - Parce que cet homme est un poète mystique.

Les méditations, Ibn al Qayyim, parce que j'oublie pas de prendre soin de mon âme.
Bonjour à toutes et à tous.

Michel Foucault: "Histoire de la folie à l'âge classique".

Un livre passionnant. Puissant. Comme l'était l'esprit de son auteur.

Une plongée dans un monde pas si ancien, et son "traitement" des troubles mentaux, mais qui "creuse" plus profond que cela...

Frank Herbert: Le cycle de Dune ( les sept ouvrages d'origine. Je ne fais pas allusion aux suivants, écrits par son fils et un autre écrivain).

En un mot? Incontournable!

Où comment user de la science-fiction, et d'une approche psychanalytique, pour nous parler de nous au travers d'un futur lointain...

Marie-Claude Dupré et Bruno Pinçon: " Métallurgie et politique en Afrique centrale".

Une analyse intrigante entre la technologie et l'esprit d'une culture.

Entre anthropologie et archéologie, une approche des liens entre politique, croyances et production métallurgique dans la zone équatoriale africaine, à travers les siècles...
Alors :

Tous les bouquins de Thibaud Leplat (Guardiola, Mourinho, Le Football Français).

A la Jonathan Wilson (le mec qui a écrit selon moi les meilleurs livres sur le football, je recommande "Inverting the Pyramid" sur l'évolution des schémas tactiques à travers l'histoire), Leplat est un "écrivain-journaliste", adepte de la pensée complexe et de la transversalité.

Dans ses livres se mêlent littérature (Montherlant, Camus), art (Nicolas de Staël), histoire des idées...son analyse du football français, en plus d'être remarquablement écrite, est incroyablement riche. Le football y est ici replacé dans son contexte, et en s'intéressant à deux des plus grands entraîneurs de ces 15 dernières années, il retrace leur parcours intellectuel et ouvre sans cesse des passerelles.

» Converser, c’est-à-dire mener un festin délicieux de paroles, d’idées et d’autres mets voluptueux. Converser, c’est-à-dire aussi écouter, deviner, peut-être convaincre et parfois séduire. »



Edgar Morin, introduction à la pensée complexe

La découverte de ce livre est la conséquence de la découverte des livres de Thibaud Leplat. Nombreux sont les entraîneurs de football à citer, entre autres, Edgar Morin parmi leurs influences, et à regretter le peu d'intérêt que lui portent les universitaires français. Mais au-delà de l'intérêt strictement footballistique, ce livre a changé ma façon de percevoir le monde, bien trop compartimentée.

Malgré des passages ardus, ce livre pourrait être grossièrement résumé comme suit : il n'y a pas de réponse simple à un problème complexe, toutes les tentatives qui consistaient à séparer l'individu de ses circonstances, de la société ou de lui-même sont vaines et simplistes. La seule manière d'organiser notre action est de changer notre perception du réel, d'intérioriser l'incertitude et mieux encore, de s'y préparer.

Une organisation humaine est complexe, elle est le fruit d'un assemblage fragile, d'un enchevêtrement d'enlacements et de hasards. L'action est l'autre nom de la stratégie, c'est-à-dire des « scénarios qui pourront être modifiés selon les informations qui vont arriver en cours d'action et selon les aléas qui vont survenir et perturber l'action » .

Limpide, non? Apprendre à appréhender la complexité des choses, c'est pour moi faire preuve de plus d'humilité, apprendre à prendre des risques ("toute action est un pari", dit Morin dans ce livre), décentrer mon regard, apprendre à écouter, et à ne plus bêtement séparer l'émotion de l'intellect. C'est l'idéal vers lequel je tends désormais.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Intéressant) le 17.02.17, 10h46 par Syd_
  • +1 (Intéressant) le 13.05.17, 18h00 par The_PoP
La vérité sur ce qui nous motive


Un livre très intéressant sur ce qui nous motive vraiment dans notre vie. Peut être mis en application dans le monde du travail comme dans notre vie personnelle.

Alors qu'avec le Taylorisme, le modèle de motivation carotte/bâton est le plus utilisé, l'auteur nous démontre avec des recherches scientifiques à l'appuie que ce système peut révéler des facteurs de démotivation.

La motivation la plus importante serait donc de tendre vers la maîtrise de nos activités en faisant preuve le plus possible d'autonomie. L'auteur parle également du "Flow", un état de conscience où l'on est au maximum de nos capacités et de concentration qui permet de tendre vers la maîtrise de notre activité.

Personnellement, ce livre m'a permis de me recentrer sur ce qui me motive vraiment dans ma vie et ainsi de redéfinir mes objectifs. Parce qu'après tout on n'a qu'une vie....
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