M'ouvrir à la banalité

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Un password : VIVRE

On oublie trop souvent qu'on est ici pour bien peu de temps, et que c'est peut etre tout le temps qu'on aura.
On vit comme si on était immortel.
Et pourtant, un jour tout s'arrête ici.

Pour certains, cela recommence. Pour d'autres, il n'y a rien après. Pour d'autres encore, il y a un après bien meilleur ou bien pire, en fonction de ce qu'on fait ici.
Faites vos jeux !

Mais quoi qu'il en soit, on ne peut nier qu'un jour, ça s'arrête.

Je ne sais pas si tu as déjà vécu des moments où ta vie est en danger. Ou tu as failli mourir.
Mais ce genre d'évènements te fait voir la vie différemment.

L'autre possibilité, c'est de voyager dans des pays où la notion de liberté est très relative, et où la sécurité physique est un luxe.
Ton morne quotidien de trentenaire parisien te semblera d'un coup une chance extraordinaire de vivre et respirer en toute liberté. Chaque instant prendra une nouvelle intensité. Chaque seconde comptera vraiment.

Qu'en penses-tu ?

Les personnes faisant de l'informatique comme boulot sont les plus touchées par ce problème. Je pense au manque de spontanéité, à ne pas réfléchir sur le moment, à se laisser aller. Je me rappel de cet article dans FTS (ca doit être dans la partie direct game, mais je le retrouve plus) qui parlait de changement mental : c'est à dire qu'avant d'aller aborder des inconnues dans la rue, il fallait passer du conditionnement mental que l'on a eu toute la journée (comme rester devant un ordinateur 8 h / jour) à une autre sorte de conditionnement mental. Pour cela, l'auteur conseillait une sorte d'échauffement (commencer par demander l'heure, ou son chemin à des inconnues, avant d'aborder directement).

Il me semble que l'état mental que l'on a en faisant un métier dans l'informatique est perturbant dans les relations sociales. A vrai dire, j'avais commencé à me diriger dans la voie de l'informatique, mais je me suis rendu compte bien assez tôt que cela me transformer en robot... Bref, ce que je suis en train de dire, c'est que l'endroit où tu passes le plus de temps dans ta vie - devant l'ordinateur - te conditionne. Pour compenser cela, mon seul conseil est de te mettre dans une dynamique de rencontre (pas forcément des femmes) pour regagner la spontanéité que tu as perdu.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (100% d'accord) le 06.02.12, 17h59 par Gnou

Ce n'est pas le fait en soi de rester 8h/jour devant un PC qui est gênant. Y'a d'ailleurs un tas de métiers assez créatifs dans le domaine, notamment avec toutes les voies consacrées au multimedia et au web. Animateur, graphiste, redacteur etc...

Ce qui transforme ton cerveau en suite de 0 et de 1 c'est le dev et l'analyse technique/fonctionnelle. Ca m'a aussi conditionné dans mes idées de perfection: car un algorithme, il marche ou pas. Il s'optimise. Et l'autre problème c'est qu'un certain nombre d'autres activités tierces m'ont par ailleurs conditionné à aspirer à la perfection.

Je prend l'exemple d'une activité que je pratique depuis des années: la guitare. On peut se dire au premier abord "Ouais mais côté artiste, improvisation, tout ça..." mais cette part du gâteau arrive réellement en dernier. Tout d'abord, tu dois bosser, bosser et encore bosser ta technique, ton touché, ta théorie et être le plus parfait possible. Je n'ai jamais pris ça pour une contrainte car j'aime jouer. Tout ce bagage necessaire, on peut l'assimiler aux "figures imposées" de Mr. Smooth.

La première chose que m'a enseignée mon ancien prof -très bon musicien- pour réussir à jouer un plan correctement (genre ça), c'est de le travailler lentement. A une vitesse ou chaque note est propre, parfaite. Quand c'est maîtrisé, tu augmentes de quelques BPM le métronome, et tu recommences. Jusqu'a ce que tu atteignes le rythme désiré. Une fois que t'as les figures imposées, tu peux passer au freestyle.

Ainsi que dans d'autres activités que j'ai pratiqué, le credo c'était: be perfect. Le mouvement juste, le raisonnement au poil. Quel que soit le domaine. Une partie de moi ne pourra plus se détacher de cette façon d'appréhender les choses, mais je suis en train de reveiller la beast. Cette autre partie qui me dit de me laisser aller. On verra bien ce que ça donne. :wink:

Je suis dans le même cas que toi.

J'ai 19ans, et j'ai l'impression d'être plus mature par rapport aux autres au vu de leur fluff inutile ... Fin comment des gens de 20/21 ans peuvent parler si pipi/caca et dire des conneries en longueur de journée ?!
Mais en fait, je me rends compte que ce n'est pas de la gaminerie, mais tout simplement des gens décontractés, qui s'éclatent et qu'un rien ne les fait rire. Et d'un côté je leur envie ce côté. Ils ont toujours quelques à dire, déconne tout le temps, ils sont souvent drôles !

Perso, je suis incapable de faire du fluff sur quelques choses de non concrets ... fin j'essaie. Mais c'est difficile. j'espère que ça s'améliorera. :)

+1 au post de sophie, "vivre" est toujours un bon mot d'ordre.

Le regard que l'on porte sur des choses que l'on juge "banales", est souvent terni par des préjugés.

plutot que "vous ouvrir a la banalité" , je propose de prendre sur vous ( en incluant Tamalou qui dit egalement s'indentifier à ce problème) et de regarder le problème d'un autre angle :

il n'y a pas de choses banales, seulement des interêts méconnus ou négligés.

Experimentez, faites ces choses qui vous paraissent banales, explorez des terres qui vous sont encore inconnues, et redécouvrez éventuellement que quelque chose de commun, que vous cotoyez quotidiennement, peut être également une source de richesse, d'amusement ou d'épanouissement.

sortez de cette zone de confort, et tentez.

Tkmp, tu as décris de façon très édifiante ton rapport a ton instrument, la guitare. Redécouvres le, joues des notes sans partitions, essayes toi plus souvent à composer un morceau, quitte à donner naissance à quelque chose d'horrible au début, tu pourrais bien y prendre goût quand tu enchaineras des notes de ton inspiration ; et regarder la chose sous un autre angle.

Tamalou, je me permet un petit bemol, je n'ai pas la prétention de te connaitre ou de juger de la maturité de quiquonque, mais il est souvent aisé de s'enfermer ainsi dans un personnage, et de se priver de rires simples; je parle d'experience.

Les envolées complexes à la desproges sont des chefs d'oeuvre d'humour, mais cela n'enlevera jamais a un "prout" son coté comique de situation ( enfin, c'est pas forcement drole pour tout le monde... ( cf: mon topic sur la 1 st date post internet game)).

c'etait mon petit grain, résumé en 2 phrases de 5 mots ça donne:

>Pour se lacher suffit d'essayer.
>Le reste viendra tout seul.

hope it helped.

Olfff a écrit:
c'etait mon petit grain, résumé en 2 phrases de 5 mots ça donne:

>Pour se lacher suffit d'essayer.
>Le reste viendra tout seul.


:lol: Olfff, je crois que ta 1st date, elle aussi a fait ca !! Elle a essayé, elle s'est lachée, le reste est venu tout seul !! :lol:

(désolée, c'était vraiment trop facile ! j'ai pas pu résister !) :lol:

Bah !

Je m'y attendais... apres tout, j'ai moi meme fait un Cf: sur le dit post :P

mieux vaut en rire, même si...

C'est de part ce genre d'experiences qu'on devient plus aguerri, j'ai désormais des poumons en titane. Et une importance renouvellée du screening en tête "Olfff: dis moi... tu te detends pas trop quand on t'embrasse...pas vrai? Fille: - ???"

:fuckyeah:


END OF TROLL. :)

Et en plus tu as l'air d'avoir un sens Olfffactif développé, pas de bol.


!! Badam Tss !!

* audience applauses *

mwhaha, classique du jeu de mot, longtemps qu'on me l'avait pas faite ( "Olfff actif" est une bonne variante) :)

TSSS! end of troll on a dit ! :P

Je comprends parfaitement ta vision de l'apprentissage de qq ch de nouveau tkmp.

C'est vrai que vu ta formation et ton job tu as l'air d'avoir encore plus conditionné ta vision des choses, mais sache que c'est le cas de pas mal de personnes dans notre société.

On a trop souvent tendance à croire qu'il faut passer par un apprentissage long, fastidieux, et laborieux, pour atteindre si ce n'est la perfection, un état optimal avant de pouvoir se lancer pleinement, partir en mode freestyle quoi... L'école et le conditionnement social y sont pour beaucoup je crois.

C'est ce qui conduit certaines personnes à trop se poser de questions pour certaines choses et à en oublier de prendre du plaisir et d'accepter d'être imparfait, même pour expérimenter qq ch de nouveau, notamment en séduction.

Malheureusement aujourd'hui on est trop souvent assistés, on nous donne trop facilement une solution clé-en-main à nos problèmes et on ne prend plus l'habitude de se démerder nous-mêmes. On en perd notre débrouillardise.

J'ai plusieurs exemples qui me viennent en tête. Ainsi quand on apprend à faire du surf, avant même de te donner une planche, on t'encourage à aller dans l'eau, et te laisser emporter par la vague. Tu dois accepter le courant, et ressentir le bon moment pour te lancer. Ca vient petit à petit. On appelle ça le bodysurf.

Ensuite, avec la planche, on t'apprend à faire ton take-off, c'est la manip qui te permet de te redresser sur la planche. Une sorte de mini-pompe très rapide. Pour ce faire tu t'entraînes à faire le mouvement sur la plage. L'écueil à éviter est de vouloir trop te perfectionner dans le mouvement au détriment des sensations.

En effet, y'a un moment tu dois te jeter à l'eau avec ta planche, accepter la vague, te lancer au moment où tu le sens, te faire confiance, et surtout ne pas réfléchir où tu mets les pieds ou comment faire un bon take-off. Tu te lances en regardant droit devant toi (surtout pas tes pieds) et en privilégiant les sensations. Et même si tu te plantes, ce sera déjà de l'expérience en plus, de nouvelles sensations, ce qui t'aidera à recommencer puis à enfin chopper le truc.

Dans pas mal de trucs dans la vie vaut mieux connaître les grands principes de base, qui suffisent bien souvent largement, puis se lancer et expérimenter par soi-même. Notre cerveau est très performant pour ça, mieux vaut lui faire confiance. Dernièrement j'ai à nouveau connu ça pour l'apprentissage du ski ou dans une partie de billard, je me suis surpris à être meilleur en acceptant d'être imparfait et en cherchant à m'amuser avant tout. C'est valable pour des tas d'autres choses. Enfin pour moi en tout cas ça marche comme ça. :wink:

Master Roshi avait une belle métaphore à propos de ça dans cet article. Pour toucher une cible mouvante, un missile à tête chercheuse a besoin d'être d'abord tiré, puis s'il se trompe, peut corriger sa trajectoire en temps réel. Il est impossible qu'il puisse calculer la trajectoire parfaite avant d'être tiré.

Citation:
En fait je crois que j'ai juste pas de plaisir à faire les choses. Tout simplement.
Ca doit être pour ça que je vis ma vie comme un skill test géant.
Maintenant, trouver les causes de cette absence de plaisir, ça va me prendre du temps, trouver les solutions encore plus... Lol.


Je suis passé - et passe plus ou moins encore aujourd'hui - par la même chose.
Je comprends ta problématique !

De mon côté, ce que je m'applique à faire, c'est reconnecter avec mon intériorité.
Le monde intérieur, c'est des impressions, des couleurs, des désirs, de la poésie, des perspectives...

Tu l'auras compris, pas grand chose qui soit sur mode business, productivité, performance etc. Et c'est - Mon Dieu Merci - très bien comme ça !

La tête pour l'intellect, le cœur pour le reste. (Et la queue pour finir, allé c'est cadeau).
À chaque fonction son intérêt, mais essaye peut être de renouer avec ces choses sans importance à priori, qui font du monde un endroit coloré, et qui peuvent donner à une conversation futile la chance de la magie d'une Rencontre. T'as certainement une vague idée de ce dont je parle :! Oui, c'est un peu revoir le monde comme un gamin de 4 ans. Avec les possibilités d'un adulte !

My 2 cents.

Un financier reconverti (ouf!)

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