M'ouvrir à la banalité

Sujet précédent  Sujet suivant
Bonsoir

J'ai décidé de faire ce thread car j'ai un problème dans les rapports sociaux avec les connaissances/collègues de boulot/femmes: je ne sais pas avoir de discussion qui ne présente aucun interêt à mes yeux, le "fluff".

Ca me pose un assez gros problème: en fait les discussions de courtoisie, celles pour parler de tout et de rien au boulot me paraissent totalement inutiles et j'ai pour facheuse tendance à ne pas parler ni écouter quand une discussion ne présente aucun interêt à mes yeux.

De même que dans la vie de manière générale, j'ai du mal à apprécier les choses simples: en gros tout ce que je fais à tout moment doit avoir un objectif, ça doit servir à améliorer mes compétences ou à optimiser des concepts. Ca m'arrive de simplement vivre un moment sympa avec des gens ou une lecture mais c'est assez rare. Et je crois bien que ça me plait, je suis pas depressif ni rien. J'aime tout analyser et avoir des idées sur tout et n'importe quoi.

Le soucis, c'est que autant parmis mes amis je suis une personne estimée et charismatique car je peux échanger sans problème sur des sujets qui me sont chers, autant avec de simples connaissances j'ai un aspect très froid et calme. Alors qu'il se passe souvent beaucoup de choses dans ma tête pendant que je suis en mode autopilote sur une discussion banale. Quand je m'ennuie, je suis assez impassible, je souris peu: bref je ressemble à un sociopathe.

Cet aspect Dexter dans mes relations sociales superficielles ne me dérange pas plus que ça en soi mais avec les femmes je suis incapable d'avoir une discussion tranquille qui met à l'aise: bref, c'est assez handicapant.

Ma question est: est-ce que mon caractère est une tare contre laquelle je peux lutter, ou est-ce simplement un tempérament comme un autre ?
Quelquepart quand je vois des personnes qui se contentent d'apprécier les choses comme elles viennent, qui sont spontannées, je me dis que la vie doit vraiment être agréablement simple. Je passe mon temps à essayer de gagner des skills dans un tas de domaines différents et à optimiser: c'est pas de tout repos et ça me plait, mais ou est le bonheur des choses simples là dedans ?

Merci de vos avis. :)

Tu as suivi quelle formation?
Quel boulot exerces tu?

Etudes info et je bosse dans l'info. Avec une plus grosse part de fonctionnel que de technique.
Ma quete absolue de gain de skill touche à tous les niveaux de ma vie: aussi bien dans la vie pro que dans mes occupations tierces.
Des fois j'ai juste envie de discuter de rien avec un/une inconnue, pour le plaisir de la découverte et de la spontanéité, mais je crains que ça me saoule.

T'es trader?

Non mais j'aime beaucoup la finance.
En fait j'ai pensé sérieusement à me reconvertir dans le milieu en reprenant des études pour tenter une fin de carrière en analyste financier mais c'était trop risqué vu comme le milieu de l'emploi dans ce secteur est merdique en ce moment.

tkmp a écrit:
Des fois j'ai juste envie de discuter de rien avec un/une inconnue, pour le plaisir de la découverte et de la spontanéité, mais je crains que ça me saoule.


Fais le pour voir alors.
Si ça te saoûle mais que tu n'en as pas plus envie que ça où est le problème?
Tu es libre de le faire si tu en as envie mais personne ne te force.

Quelquepart j'en ai envie mais je ne saurais pas comment apprécier le moment. Je ne comprend pas en fait, quel est l'interet. Qu'est ce que ça va m'apporter de savoir qu' X travaille dans cette branche, qu'il/elle vit dans un appart dans le 5ème et qu'il/elle aime le jardinage ? Je n'ai pas de réponse à cette question.

Pour faire court:

Pourquoi est-ce qu'en soirée dans un bar avec des connaissances je m'ennuie alors que tout le monde à l'air de se marrer ?

J'suis vraiment asocial ou c'est un trait de caractère normal chez certaines personnes ?

Dans une optique purement utilitariste, c'est vrai qu'il y a des chances que ça ne fasse pas avancer ta carrière ni que ça te rapporte quoique ce soit.

Citation:
Je passe mon temps à essayer de gagner des skills dans un tas de domaines différents et à optimiser: c'est pas de tout repos et ça me plait.


En suivant ta logique jusqu'au bout, c'est certain que ce serait dommage d'être là à palabrer pendant des heures alors qu'on pourrait être productif.

Citation:
Quelquepart quand je vois des personnes qui se contentent d'apprécier les choses comme elles viennent, qui sont spontannées, je me dis que la vie doit vraiment être agréablement simple.


En quoi la tienne est-elle plus compliquée?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (+1) le 05.03.12, 19h11 par Mikau

Blusher a écrit:
En suivant ta logique jusqu'au bout, c'est certain que ce serait dommage d'être là à palabrer pendant des heures alors qu'on pourrait être productif.

C'est triste à dire mais une partie de moi y a déjà pensé. :roll:

Il y'a malentendu: je ne cherche pas à dire que ce que je fais est mieux ou que mon mode de vie est le meilleur. Bien au contraire.
Je n'ai pas une carrière fantastique et je ne cherche pas à me la raconter ici, je suis sur que beaucoup ont de meilleurs postes que moi. Ce n'est pas une question de comparaison avec les autres. Je n'emploie pas le terme simple ou banal à titre péjoratif: ce sont des choses que tout le monde fait et apprécie mais j'y suis fermé et je ne comprend pas pourquoi.

Il y'a une partie de moi qui a envie juste de profiter de ces choses là: les relations humaines banales. Avec des collègues, des nanas au pif, des mecs rencontrés dans des bars ou autre. Mais cette spontaneité je l'ai pas: je calcule tout, ce que je dis, ce que je fais. Quand j'ai l'impression que ce que je vais dire est trivial, je dis rien => la règle est posée. Au lieu de participer à une discussion dans un groupe je vais analyser ce que les gens disent, comment ils réagissent, et les dynamiques sociales. Juste par plaisir de stimuler mon intellect. Et je fais ça pour preque toute chose: ça en devient lassant. J'ai l'impression d'être un putain de cyborg à pas pouvoir juste profiter du moment présent.

C'est quelquechose de très basique puisque tout le monde possède ces aptitudes sociales à passer de bons moments avec les autres. D'autres personnes ont également le truc pour mettre les gens à l'aise en discutant de la pluie et du beau temps. Ces élements là sont totalement absent de ma personnalité et je cherche à comprendre.

J'aimerais pouvoir être spontané et profiter du moment, mais je n'y arrive pas.

Y'a t-il quelque chose à faire pour apprécier ces choses là ?
Comment enlever mon mode analytique rationnel passif de mon cerveau ?

Si c'est un trait de personnalité, j'imagine que je suis fucked up et condamné à rester comme ça.

tkmp a écrit:
Bonsoir

J'ai décidé de faire ce thread car j'ai un problème dans les rapports sociaux avec les connaissances/collègues de boulot/femmes: je ne sais pas avoir de discussion qui ne présente aucun interêt à mes yeux, le "fluff".

Ca me pose un assez gros problème: en fait les discussions de courtoisie, celles pour parler de tout et de rien au boulot me paraissent totalement inutiles et j'ai pour facheuse tendance à ne pas parler ni écouter quand une discussion ne présente aucun interêt à mes yeux.

De même que dans la vie de manière générale, j'ai du mal à apprécier les choses simples: en gros tout ce que je fais à tout moment doit avoir un objectif, ça doit servir à améliorer mes compétences ou à optimiser des concepts. Ca m'arrive de simplement vivre un moment sympa avec des gens ou une lecture mais c'est assez rare. Et je crois bien que ça me plait, je suis pas depressif ni rien. J'aime tout analyser et avoir des idées sur tout et n'importe quoi.

Le soucis, c'est que autant parmis mes amis je suis une personne estimée et charismatique car je peux échanger sans problème sur des sujets qui me sont chers, autant avec de simples connaissances j'ai un aspect très froid et calme. Alors qu'il se passe souvent beaucoup de choses dans ma tête pendant que je suis en mode autopilote sur une discussion banale. Quand je m'ennuie, je suis assez impassible, je souris peu: bref je ressemble à un sociopathe.

Cet aspect Dexter dans mes relations sociales superficielles ne me dérange pas plus que ça en soi mais avec les femmes je suis incapable d'avoir une discussion tranquille qui met à l'aise: bref, c'est assez handicapant.

Ma question est: est-ce que mon caractère est une tare contre laquelle je peux lutter, ou est-ce simplement un tempérament comme un autre ?
Quelquepart quand je vois des personnes qui se contentent d'apprécier les choses comme elles viennent, qui sont spontannées, je me dis que la vie doit vraiment être agréablement simple. Je passe mon temps à essayer de gagner des skills dans un tas de domaines différents et à optimiser: c'est pas de tout repos et ça me plait, mais ou est le bonheur des choses simples là dedans ?

Merci de vos avis. :)


:shock: T'es vraiment bizarre...

...

...

Je déconne !

J'ai exactement le même trait de caractère, et ce qui est marrant, c'est que j'ai failli me lancer dans des études d'info. Je me suis mal orienté et j'avais pas le niveau on va dire, et je suis maintenant dans la gestion, sachant que ce qui m'aurait bouté c'est la finance...

Pour répondre à ta question maintenant.

Ce qui me dérange, c'est la manière dont tu définis le fluff: "discussion qui ne présente aucun intérêt à mes yeux". C'est pas ça le fluff. Une discussion qui ne présente aucun intérêt pour toi, normal que tu n'as pas envie d'y participer: c'est le cas d'à peu près tout le monde. Ca me dérange d'autant plus que j'ai l'impression que cette manière d'aborder les "techniques" sociales est le meilleur et le plus sûr moyen de devenir un "social robot" (si tu connais pas, cherche dans le lexique du site).
En fait, je pense que pour résoudre ce problème, il te faut être clair dans ta tête, de manière à connaître et satisfaire tes envies. Alors que veux-tu ? Avoir des techniques pour être plus sociable parce que la société dit que ce sont les méchants garçons qui sont asociaux et que ta maman va te taper si tu es asociable ? Ouais, ben à ce moment là, il suffit de développer des "techniques" pour être plus sociable, mais ça va être compliqué, et m'étonne pas que tu ais

Citation:
(...) pour facheuse tendance à ne pas parler ni écouter quand une discussion ne présente aucun interêt à mes yeux.


Tu veux baiser la poupoune en face de toi parce que ses si gros nichons t'agacent ! à force de t'aguicher autant ? Ben là, oui, tu vas lui faire du fluff, lui parler de choses non pas sans intérêts, mais de choses superficielles, et au fur et à mesure que vous ressentirez une plus grande connexion, vous allez parler de choses moins superficielles et plus intimes. Et là, savoir qu'elle:

Citation:
travaille dans cette branche, qu'ellle vit dans un appart dans le 5ème et qu'elle aime le jardinage


tu trouveras pas ça inintéressant. Devine pourquoi ? :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
En fait, tu vas parler de choses "superficielles" au début, c'est très normal, voire même indispensable. Que penses-tu des gens qui te racontent leur vie au bout de 30 secondes de discussion ? Tu te sens en confiance ? L'interaction est agréable ?

Dans tes relations superficielles maintenant. Le problème est qu'en fait, quand on ne connaît pas des gens, bah, on est au début d'une "peut-être" relation, donc, comme je disais, on parle de choses "superficielles" et c'est pas toujours (rarement ?) intéressant. Donc la solution, c'est d'approfondir tes rapports avec certains (groupes) de collègues. Tu traineras surtout avec eux, et les discussions deviendront plus intéressantes. Ce qui ne t'empêchera pas de rester ouvert, d'engager des discussions plus superficielles avec d'autres, et peut-être d'approfondir par la suite.

Edit:

Quand j'ai commencé mon message les deux derniers n'y étaient pas.

tkmp a écrit:
Blusher a écrit:
En suivant ta logique jusqu'au bout, c'est certain que ce serait dommage d'être là à palabrer pendant des heures alors qu'on pourrait être productif.


C'est triste à dire mais une partie de moi y a déjà pensé. :roll:


:? :? :? :o :o Dis-moi, a une époque de ta vie, tu ne te serais pas baladé avec de quoi t'occuper, genre livre, Game Boy ou autre à des endroits incongrus, genre soirées familiales, voire soirées avec des amis, voire soirées au bar ?

Edit 2: je suis semble-t-il INTJ aussi... je me demande s'il n'y a pas un rapport...

tkmp a écrit:
J'suis vraiment asocial ou c'est un trait de caractère normal chez certaines personnes ?


Je me sens obligé de réagir car je me reconnais pratiquement dans ton auto description : calculateur, tendance à tout analyser, et surtout cette haine du fluff. Rien qu'à mon âge je déteste les soirées que mes potes organisent sur la plage qui consistent à picoler et... parler. C'est leur kiff pourtant mais j'ai jamais compris le plaisir qu'ils en tiraient.

tkmp a écrit:
Si c'est un trait de personnalité, j'imagine que je suis fucked up et condamné à rester comme ça.


Je déteste l'idée selon laquelle les choses sont immuables. Les gens ont tendance, lorsqu'ils ont un problème, à le mettre sur le compte de quelque chose qui ne dépend pas d'eux. Ça n'a pas vraiment de rapport avec toi, mais je suis persuadé que si demain on déclarait qu'on est AFC parce que c'est une mutation du gène AWSOME et non pas parce que ils ont une vision fuckée de la séduction, les gens auraient beaucoup plus tendance à dire qu'ils le sont, parce que ça impliquerait qu'ils n'auraient pas besoin de faire un effort pour changer.

Le fluff est indispensable pour la connaissance des choses essentielles lorsque tu veux te rapprocher de quelqu'un. Mais je suis d'accord qu'après, ça devient vite lourd. Une solution serait de prendre le contrôle de la conversation et de raconter ce qui t’intéresse toi...
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Il y'a du vrai...) le 19.01.12, 22h59 par Iskandar
  • +1 (100% d'accord) le 29.01.12, 06h47 par PHoeNiX_b-17

tkmp a écrit:
C'est quelque chose de très basique puisque tout le monde possède ces aptitudes sociales à passer de bons moments avec les autres. D'autres personnes ont également le truc pour mettre les gens à l'aise en discutant de la pluie et du beau temps. Ces élements là sont totalement absent de ma personnalité et je cherche à comprendre.

J'aimerais pouvoir être spontané et profiter du moment, mais je n'y arrive pas.

Y'a t-il quelque chose à faire pour apprécier ces choses là ?
Comment enlever mon mode analytique rationnel passif de mon cerveau ?


T'as déjà essayé en te concentrant sur ce que tu ressens et en essayant de le faire passer, autre que par la pure logique verbale ? De même, en parlant de sujet à la portée de tous le monde. Un exemple idéal: les relations interpersonnelle. Genre, tel mec à la télé te fait rire. Aller, prenons notre ami Dimitri (regarde le Hors-sujet). En discussion avec d'autre, au lieu d'en faire une description de lui que Balzac n'aurait pas renié dans ses bouquins, pourquoi ne pas le parodier devant tes amis ? ( C'est méchant pour Dimitri, mais les absents ont toujours torts :D :wink: ).

Merci pour vos retours.
J'ai tout lu et c'est en phase d'analyse dans ma tête... :roll:
Effectivement ça m'arrive encore passé 30 ans de sortir un bouquin durant des repas de famille et d'aller lire car je me fais chier.

En parcourant je suis tombé sur un autre post de Blusher qui m'a fait tiquer:
Citation:
Fixer des objectifs, c'est mettre du carburant dans le moteur.
Ce carburant, c'est l'envie et le plaisir qu'on prend à faire les choses.


En fait je crois que j'ai juste pas de plaisir à faire les choses. Tout simplement.
Ca doit être pour ça que je vis ma vie comme un skill test géant.
Maintenant, trouver les causes de cette absence de plaisir, ça va me prendre du temps, trouver les solutions encore plus... Lol.

tkmp a écrit:

Effectivement ça m'arrive encore passé 30 ans de sortir un bouquin durant des repas de famille et d'aller lire car je me fais chier.


:awesome:


Je le savais ! Pourquoi ? Bienvenu au club !

Citation:
En fait je crois que j'ai juste pas de plaisir à faire les choses. Tout simplement.
(...)
Maintenant, trouver les causes de cette absence de plaisir(...) .


Fais la démarche inverse, perdras pas ton temps. Ecoute-toi, cherche à trouver ce qui te fait plaisir, et fait le. Sois un homme mature, pas le petit garçon à sa maman de la société. Cherche à adapter le monde à toi, ne t'adapte pas au monde !

Citation:
Ca doit être pour ça que je vis ma vie comme un skill test géant.


Là par contre, je ne pense pas mais n'affirmerai rien...

Par contre, je me posais une question. Tes amis partage-t-il se traits de caractère ?

Citation:
De même que dans la vie de manière générale, j'ai du mal à apprécier les choses simples: en gros tout ce que je fais à tout moment doit avoir un objectif, ça doit servir à améliorer mes compétences ou à optimiser des concepts.

Wow, "l'homme est un animal social", visiblement, ce n'est pas arrivé jusqu'à toi (vous devrais je dire ) :D

Allez, première petite session de questions histoire de cerner le sujet.

- es-tu heureux ? (oui - non - ne sait pas - s'en fout)
- dans ta journée, fais tu des choses qui te font plaisir ? lesquelles ? ont-elles un lien avec des individus ?
- y-a-til des choses que tu ne fais pas mais que ca te ferait plaisir de faire ? lesquelles ? ont-elles un lien avec des individus ?
- à quoi prends tu du plaisir de façon générale ?
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Tout ça pour dire quoi ?) le 20.01.12, 03h14 par Iskandar
  • 0 (Intéressant) le 13.03.12, 08h46 par Innocent

Bha être blasé ça peut être un symptôme d'un truc bénin genre dysthymie et ça se soigne en 4 mois de prozac donc si tu sens un bug en toi consulte un psyCHIATRE.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Pas convaincu) le 20.01.12, 02h03 par Mikau
  • 0 (Pas convaincu) le 20.01.12, 03h13 par Iskandar
  • 0 (Intéressant) le 13.03.12, 08h46 par Innocent

Ton sujet me parle un peu. J'étais comme toi avant. Je ne voyais pas l'utilité de certaines discussions. Quasiment tout ce que je faisais au quotidien je le voyais de manière utilitariste. Je me disais à chaque fois avant de faire qq ch, presque inconsciemment : " Si je fais ça, qu'est-ce que ça va m'apporter ? "

Les conséquences étaient que je n'avais pratiquement aucun humour, et j'avais donc du mal à prendre du plaisir dans tout ce que j'entreprenais. Je n'avais aucune spontanéité, et toute action que je faisais était au préalable mûrement réfléchie. Avec du recul, je me rends compte à quel point je gambergeais un max avant de sortir qq ch de ma bouche.

Bon là je vais m'avancer un peu mais j'imagine que tu dois aussi manquer d'imagination, d'humour, que ton sens de l'observation n'est pas très développé, et que tu as du mal à prendre des initiatives.

Je pense que tu devrais changer ta façon de voir les choses, que tu devrais adopter un nouveau paradigme. Déjà rien que la formulation de ton poste est bancale je trouve. Rien que le mot banalité donne l'impression que tu déprécies toute conversation qui n'est pas intellectuelle.

Alors oui c'est bien parfois de parler de choses techniques, philosophiques, scientifiques, ou plus largement intellectuelles, ça peut être intéressant mais franchement c'est pas toujours l'éclate non plus. Faut savoir prendre du plaisir des fois.

Ce comportement n'est pas une tare, tu peux très bien l'assumer, mais ce qui est sûr c'est que ça ne t'aidera pas en société. Si tu le veux vraiment, tu peux désapprendre cette manière que tu as de fonctionner, qui est en fait surtout le résultat d'un conditionnement à mon sens.

Il n'y a pas de secret, faut te lâcher. Càd que quand tu as envie de dire qq ch, eh ben dis-le. Tu comprendras très vite qu'on est drôle avant tout parce qu'on a envie de rire et s'amuser avant même de faire rire les gens. C'est ensuite eux qui te suivent dans ton délire, mais si tu ne prends pas de plaisir toi-même ça s'en ressentira.

Mais franchement est-ce que t'es vraiment heureux ? Ca t'arrive de sourire ? de rire ? de déconner ?

Change ta vision du monde, de ton environnement. Sois plus observateur, décide d'être de bonne humeur. Et alors tu remarqueras plein de petites choses insolites autour de toi que tu n'avais jamais vues avant. Tu prendras du plaisir à parler de choses et d'autres, à donner ton avis, à échanger et communiquer, sans forcément étaler tes connaissances. C'est pas en parlant d'info ou de finance que tu vas faire mouiller les filles, faut savoir s'amuser dans les conversations.

La spontanéité ça s'apprend, ou plutôt ça se découvre. Une solution qui a été radicale pour moi, c'est le théâtre d'impro.

Je te conseille aussi de te renseigner sur le lâcher-prise, y'a plusieurs sujets à propos de cette notion sur le forum.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (100% d'accord) le 20.01.12, 12h37 par sophie_is_happy

Citation:
Si c'est un trait de personnalité, j'imagine que je suis fucked up et condamné à rester comme ça.
La personnalité, c'est très malléable. Comme on te l'a dit un peu plus haut, arriver à cette conclusion et s'y cacher, c'est une façon de se complaire à ne pas changer. Tu n'en es pas là, fort heureusement, alors évite ce danger.
Citation:
Une solution serait de prendre le contrôle de la conversation et de raconter ce qui t’intéresse toi...
J'aime bien la façon dont certaines formulations laissent transparaître, comme une petite lucarne dans un hangar, un bout de la conception de l'univers de quelqu'un. Par cette simple phrase je sens la machinerie en marche, un problème quantifié qui doit être évalué et rationnalisé. La conversation devient un système, doté de paramètres et de rouages, de mécanismes dont on peut modifier les entrées pour altérer le fonctionnement, un puzzle qu'il faut résoudre pour aboutir à une solution mécanique et factuelle.
Pousse le troisième levier, appuie deux fois sur le bouton, injecte ton sujet dans l'entrée A, prends le contrôle de la conversation.


Essaie de réfléchir aux questions de Sophie, je pense qu'elles t'amèneront dans la bonne direction.
Je suis juste pas d'accord avec sa première phrase : si c'était pas arrivé jusqu'à toi, tu ne serais pas ici à te poser ces questions.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • 0 (Ca va mieux en le disant) le 20.01.12, 12h38 par sophie_is_happy

ailether a écrit:
Je suis juste pas d'accord avec sa première phrase : si c'était pas arrivé jusqu'à toi, tu ne serais pas ici à te poser ces questions.


Bien vu ! (cela dit, il s'est interrogé sur l'utilité de venir discuter sur le forum ^^)

@X : Tout ca pour dire quoi ?
C'est la notion de bonheur et de plaisir qui est au coeur de mes questions.
Si Tkmp est heureux comme il est, qu'il ne change rien.
S'il ne l'est pas, qu'il s'interroge sur ce qui lui procure du plaisir.
Et à partir de cette réponse, voir si ce qui lui donne du plaisir est lié ou non aux personnes et donc, aux interactions qu'il pourrait avoir avec lesdites personnes.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Ca va mieux en le disant) le 21.01.12, 13h11 par Blusher

Je ne sais pas vraiment si je suis heureux. J ai pas l impression d etre malheureux mais je pense pas etre foncierement epanoui. Ce dont je me rend compte c est que j ai plus envie de vivre ma vie comme un algorithme. Merci de vos avis je posterais un truc plus long ce soir apres avoir lu vos retours.

Page 1 sur 3 (51 messages)