Citation:
Régularité, imperméabilité à la démotivation, goût pour la difficulté, insensibilité à l'échec, et croyance forte que l'échec rapproche du succès.
Si j'étais tatillon j'arguerais que les deux dernières se contredisent si on les prend au pied de la lettre. Mais on comprend ce que tu veux dire

Je serais plus modéré en fait, au bénéfice j'espère des personnes qui passeront ici et qui ne sont ni des machines, ni des surhommes. Ces valeurs ne sont pas des absolus :
- la régularité peut se permettre des pauses à l'occasion, et c'est même parfois indispensable afin de prendre du recul.
- la démotivation est un sentiment, et tant qu'elle n'est que passagère, ça montre juste qu'on est humain. Idem pour la sensibilité à l'échec d'ailleurs.
- enfin, la croyance que l'échec rapproche du succès ne se suffit pas. Pour que ce soit une réalité et non une croyance inefficace, il faut savoir tirer enseignement de ses échecs.
Au sujet de la motivation, une expérience intéressante a été menée sur des étudiants (c'est très américain ça les expériences sur les étudiants) :
Un groupe d'étudiants attend le début de l'expérience. Sur le bureau, une assiette pleine de biscuits diffuse une alléchante odeur de cookies au chocolat tout juste sortis du four. Au bout de 10 minutes, l'expérimentateur arrive, divise les étudiants en deux groupes A et B. Il indique qu'il va sortir de la pièce, et que pendant son absence, les étudiants du groupe A devront manger un cookie de l'assiette, tandis que ceux du groupe B devront manger un radis (il pose une assiette de radis à côté des cookies).
Sur ce, il sort de la pièce, afin de laisser la possibilité aux étudiants de batailler avec leur conscience. Curieusement, aucun ne triche. Dix minutes plus tard, l'expérimentateur revient, et distribue à tous les étudiants un problème de logique. Une figure à faire sans lever le crayon... sauf que le problème est volontairement impossible.
Au final, le résultat est intéressant : en moyenne, les étudiants du groupe A cherchent pendant 19 minutes, alors que ceux du groupe B abandonnent au bout de 8 minutes.L'avis qui fait à peu près consensus chez les psychologues, c'est que la volonté est une ressource dont on dispose en quantité limitée, que l'on utilise et que l'on renouvelle. Et essayer de forcer lorsqu'on est à court est contreproductif, il vaut mieux faire un break, s'aérer l'esprit et repartir avec un stock de volonté gonflé à bloc

Alors, soyez un peu indulgents avec vous-même de temps en temps. Entre la rigueur inflexible et la larve sans volonté, il y a un équilibre à trouver.
(A noter également que ce stock et sa vitesse de régénération sont propres à chacun, et surtout, point intéressant, qu'on peut travailler à les augmenter, par exemple en prenant l'habitude de se refuser des petits plaisirs régulièrement).