Discussion

Mais qu'est ce que les gens pensent de moi? Rien. C'est moi qui pense de moi.

Note : 5
lancé par Scredi le 08.03.2017
4 réponses
dernier par Scredi le 15.03.2017, 21h37
Bonjour bonjour!

En pleine période de développement personnel après un pallier assez négatif (vous savez, la vie est un escalier) j'ai enfin réussi a démêler les noeuds que je m'étais fait au cerveau et a mettre des mots sur mes problèmes.

Il me semble qu'un des problèmes principaux qu'il me restent est un problème de "mais qu'est ce qu'ils vont penser de moi" et de "ahhh au secours ce blanc est horrible pourquoi cette interaction sociale est aussi insignifiante" assez persistant.

J'ai objectivement largement ce qu'il faut en sexe, amour, potes et travail. J'arrive a chopper des meufs cool qui me plaisent, j'ai des potes qui m'aiment et qui me le font savoir, et je commence a avoir pas mal de petits succès professionnels qui font bien plaisir. Ou qui devraient...

Mais j'ai un problème : je me demande souvent ce que les gens pensent de moi et ça m'empêche de profiter de ma vie. J'ai super peur du jugement des gens que j'admire et qui m'interessent, ça me paralyse et ça enlève tout son bon gout aux situations. Pourtant je SAIT que les gens ont autre chose a faire que de me juger. Je SAIT que je suis quelqu'un de bien. Je SAIT que je peut etre intéressant et drôle quand je suis pas enfermé tout au fond de mon cerveau a me demander pourquoi j'arrive pas a connecter avec les gens, a me demander si je vais être drôle.

Exemple.

Ce soir j'ai eu une réunion avec un collectif d'audiovisuel qui dispose d'un studio d'enregistrement qu'il n'utilise pas. Je suis ingé son, et c'est une grosse troupe de mecs super sympa et ils me proposent de gérer le studio d'enregistrement. Ca fait des mois que j'attends une occasion pareille, et il y a 3-4 ans j'aurais fait des saut périlleux sur place tellement j'étais content.

Sauf que en ce moment quand je parle a une personne (sauf si elle est déjà TRES proche et que son amour et son estime pour moi sont déjà acquis), je me demande constamment ce qu'elle va penser de moi et soudainement :

1. Je me recroqueville au fond de ma tête, j'ai l'impression que le monde n'est plus réel et je ne prends plus aucun plaisir a la conversation, je me sent ultra distant de la personne et aucune connexion n'est possible.
2. Je n'ai plus grand chose a dire, j'arrive que a dire des trucs négatifs, ou alors je meuble et ça passe car je sait quand même intellectuellement quoi dire a quel moment.
3. Du coup je me fait chier et j'ai envie d'être tout seul. Je coupe court aux conversations car j'ai l'impression que mon interlocuteur va se faire chier (autant que moi je me fait chier car je n'arrive a tirer aucun plaisir d'une interaction quand je suis en gros stress).

Et du coup putain durant cette réunion super intéressante j'ai passé mon temps totalement centré sur ma petite personne de cette manière...

C'est maladif et ça me gâche plein de trucs. Et pourtant les gens ne s'en aperçoivent même pas, c'est moi qui me gâche tout seul tous ces moments et qui me détruit ma confiance en moi! Car du coup en pensant ainsi je crée cette réalité! En pensant que je suis chiant forcément je finis par l'être. Alors que dans les moments ou j'ai la big confiance et je ne suis pas totalement centré sur moi même a patauger au fond de mon cerveau je suis vraiment pas le mec chiant!

Enfait mon bonheur ne dépends plus que de la validation que j'arrive a tirer d'une interaction sociale. Quand je sent que je connecte avec les gens je passe un bon moment, sinon non. Je suis trop centré sur moi-meme.

Des fois je charge ma confiance a bloc, j'arrive dans une situation sociale et tout se passe a merveille, mais au bout d'un moment je recommence a tout analyser et a me focaliser sur ce que je renvoie a la personne en face.

Alors la piste que je privilégie pour ma "guérison" est la suivante.

Je viens d'une période de non-épanouissement professionnel et relationnel total du a plein de facteurs. Je pense que ça m'as complètement sapé ma confiance en moi. Je continue a briser ma zone de confort constamment et a m'aventurer dans plein de trucs car je suis comme ça de nature mais j'y prends pas forcément de plaisir et ça me mets plus dans des situations qui sapent ma confiance qu'autre.

Je pense donc que j'ai aucune estime pour moi-meme : que je ne m'aime pas.

Les gens ne font que me dire que j'ai plein de potentiel que je n'exploite pas. Que je suis une personne lumineuse mais que je me flagelle, on me donne des responsabilités que je ne penses pas du tout mériter...

Alors, est-ce que vous pensez que de mon épanouissement dans le travail et avec mon groupe de potes (avec qui je ressoude lentement après une longue absence) vont peu a peu me redonner mon amour-propre et me rendre la sérénité et le détachement nécessaires a apprécier les relations sociales et tout le reste?

Est-ce la solution et dois-je juste rester patient? Est-ce juste un problème de reconstruction de ma confiance en moi? M'aimer et avoir confiance va régler ce problème d'interaction sociale? Ou alors je dois régler ce problème d'interactions pour m'aimer et avoir confiance? Car quand je suis tout seul, après deux ou trois heures passées a re-construire mon amour-propre brisé par ma dernière interaction sociale, je m'aime a nouveau jusqu'a la prochaine.

Y-as t'il d'autres pistes a explorer? Comment puis-je faire pour m'aimer?

Merci :) Alala... pourquoi dois-ton se créer des problèmes lorsque tout va bien...
Bonjour, aucune réponse simple à tous tes questionnements.

Tu peux faire en sorte de trouver plus de satisfactions en développant des capacités qui te redonnent confiance en toi (regarde les articles qui trainent sur la zone de confort et l'estime de soi). Ça peut venir d'un sport, d'un loisir ou de ta vie pro.

Tu peux aussi, si ça te semble opportun, t'adresser à un psy. Quand on va bien mais qu'on est désorienté ou pris par le doute, ce sont quand même les mieux placés pour t'aider à y voir plus clair.

Et si tu as envie de contribuer en forum avec tes expériences positives comme négatives en séduction et en développement perso, tu peux aussi ouvrir un journal sur FTS (le partage d'expérience, on aime ça).
  • Fate
  • Score : 180 - 29 ans
Je tente ma chance si jamais mon message peut éclairer ta situation.
Je lance des billes parce que ton message donne envie de creuser différents points.


Je trouve cela super bien que tu saches regarder objectivement ta situation, c'est une étape importante. Maintenant, il y a différente niveau de « connaissance ». Tu peux le savoir de manière intellectuelle, mais est-ce que tu es capable de t'en rendre compte pendant que tu le vis ? J'ai des élèves qui font de l'improvisation théâtrale, ils savent après coup qu'ils sont stressés mais ils n'ont pas conscience de leur état pendant. Par exemple, ils reculent en fond de scène. Si tu en as conscience pendant, tu as la capacité de pouvoir agir directement sur les éléments que tu produits quand cet état arrive.

Exemple de symptômes :

Je recule au fond de la scène. Changement : je décide de faire un pas en avant.
Je parle doucement. Changement : Je vais parler plus fort exprès.
Je m'éloigne de mes partenaires. Changement : Je me approche d'eux.
Je suis dans ma tête en train de réfléchir et pas dans la scène. Changement : Je comptais dans ma tête toutes les fois pendant lesquels mon partenaire fait un mouvement avec ses yeux.

Cela permet d'envoyer d'autres signaux à ton corps, à ton mental et à tes émotions que ceux habituels.

Cela me rappelle le modèle du changement en quatre étapes donné par Doug Silsbee : auto-observation, réalisation, réorganisation, stabilisation.

Auto-observation. La pratique de s’observer en action durant une période.
Réalisation. La personne développe une profonde connaissance de soi. Il est capable de nommer et de reconnaître le moment où il éprouve des difficultés. Par exemple, la voix intérieure d’un directeur qui doit expliquer un problème à un salarié pourrait être « oh. Ma voix mielleuse réapparaît ! ».
Réorganisation. Silsbee voit ce moment comme la liberté du choix. La personnepeut choisir maintenant d’obéir à sa voix mielleuse ou se réorganiser, puis développer et utiliser une voix plus affirmée.
Stabilisation. Le changement de la personne qui passe d’une voix mielleuse à une voix affirmée prend du temps et exige une pratique régulière dans le but de créer une fondation stable pour cette nouvelle habitude

Quand tu es en situation dans le studio par exemple est-ce que tu es capable de conscientiser le moment quand tu le vis et de changer ton pattern parce que tu as pris l'habitude d'agir d'une certaine manière ?

L'autre point est cela fait sens avec le théâtre d'improvisation : sois tu te concentres sur toi, sois tu te concentres sur l'autre. Tout dépend des habitudes des individus. Il me semble que toute ton attention est focalisée sur toi, cela devient contre-productif. C'est comme si tu étais trop concentré sur ta manière de marcher que tu ne parvenais plus à savoir marcher. Si tu es trop focalisé de toi, qu'est-ce que tu peux faire pour parasiter ton cerveau et diriger ton attention vers l'extérieur ?

Dès fois les improvisateurs sont trop occupées à se demander si leurs idées sont bonnes ou autre, on leur met un objectif du style « Ton partenaire te fait pleurer ». Cela permet à l'improvisateur de concentrer son attention sur son partenaire. Il n'a pas le temps de se juger. Parfois, on distrait leur cerveau en leur demandant de faire une tâche impossible - chante la Marseille à l'envers dans ta tête pendant que tu joues .

Des études (Lyubomirsky et Kasri, 2006) ; Lyubomirsky et Ross, 1999 ; étude 3) sur les personnes malheureuses ont montré qu'elles pratiquent souvent la rumination, elles passent beaucoup d'énergie à penser aux problèmes que cela influence leur performance et leur humeur. Il a été aussi montrer qu'on pouvait manipuler leur attention (dans le sens réflexion ou de la distraction) pouvait réduire les ruminations et donc agir sur leur bien-être. Une des clés se trouve peut-être dedans.

Peut-être cela peut t'inspirer pour trouver des stratégies pour concentrer ton énergie ailleurs que sur toi-même quand tu discutes.

Citation:
Je viens d'une période de non-épanouissement professionnel et relationnel total du a plein de facteurs. Je pense que ça m'as complètement sapé ma confiance en moi. Je continue a briser ma zone de confort constamment et a m'aventurer dans plein de trucs car [b]je suis comme ça de nature mais j'y prends pas forcément de plaisir et ça me mets plus dans des situations qui sapent ma confiance qu'autre.


Il est inutile de sortir de sa zone de confort si on n'y trouve aucun plaisir. Tu n'as plus confiance en toi et, la première chose que tu fais, est de te mettre dans des situations difficiles ? Ton excuse est de dire que tu es comme ça : "j'aime bien me faire du mal". Il serait peut-être plus pertinent de mettre ton énergie à regagner petit à petit ton estime en t'occupant de toi : faire des activités qui te plaisent, mettre des limites aux situations anxiogènes.

Dernière piste, qu'est-ce qui est plaisant dans une conversation pour toi ? Autant te focaliser sur ce qui te fait plaisir et gratifiant que sur tes incapacités et tes problèmes, cela t'aidera à avoir envie de discuter avec ces gens. Je ne suis pas étonné que tu coupes court à la conversation, quel intérêt de rester dans une discussion qui suscite seulement de l'anxiété, du stress, etc.
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Post de qualité) le 10.03.17, 17h45 par Poivron
  • +3 (Instructif) le 10.03.17, 20h58 par Onmyoji
  • THS
  • Score : 56 - 21 ans - MBTI: ENTP
Il faut T'AIMER et le le faire au quotidien, sa c'est impératif, pour la confiance en soi et l'estime de soi, les deux sont reliés l'un donne la capacité d'agir l'autre d'être.

Être toi même tous le temps toute façon si la personne ne t'apprécie pas, c'est rien, c'est qu'elle n'est pas compatible avec toi donc professionnellement, sentimentalement ( sont bien long ses mots la, plus c'est long plus c'est bon bref :lol: ) il se passera rien de bien .

Être détaché et lâcher prise, la plupart du temps on se mets dans des situations ou des états pas possible mais c'est de notre faute, la faute du cerveau, avec l'imagerie mental, les perceptions erronée de la réalité si il se passait si ou cela et en plus on a tendance à l'exagérer alors qu'on parle du futur .
Si on a réussit à imaginer tous cela on peut arriver à les modifier pour les tourner à notre avantages.
Ex : Plutôt que de se demander sans cesse est ce que je suis assez confiant ? Pourquoi ne pas se dire et si j'étais plus confiant qu'est ce que sa donnerai ?

Et rester dans le moment présent profiter de chaque instant, quand tu parles à une fille si tu commences a penser à autre chose c'est finit, l'interaction est morte et c'est la que les blancs arrivent.

Tu as essayé l'ancrage ? C'est de la PNL dés que tu as ton vice de commencer à trop penser fait un geste discret que tu associes à qui tu es ( ça faut le pensée et le préparer avant au calme ), que tu es le mec confiant qui à une vie social agréable, c'est juste une proposition personnellement j'ai essayé, moi ça marche pas, on est tous différent.

Ce n'est que mon avis mais attention au développement personnel ne pas trop en faire, il en faut mais pas trop non plus pour pas tomber dans une mauvaise spirale .
    Notes et commentaires reçus par ce post :
  • +1 (Constructif) le 11.03.17, 10h25 par Allandrightnow
Merci! Réponses très intéressantes.

Du coup ma situation évolue un peu. J'arrive parfois a être bien avec ce nouveau groupe de potes, mais ça reste difficile. Mon cerveau se vide et je n'ai plus rien a dire.

Enfait clairement il se fait un blanc total dans mon cerveau parfois en société et je n'arrive plus a penser, a savoir ce que j'aime, ce que j'ai envie de faire, alors que quand je suis tout seul ou avec d'autres gens qui ne m'impressionnent pas je sait ce que je veux et je leade. C'est moi qui crée un malaise en étant mal a l'aise.

Je pense que c'est quelque-chose qui se règle en arrêtant de dramatiser la situation et en étant patient. En s'habituant aux codes de ce nouveau milieu our pouvoir m'épanouir dedans. En m'épanouissant dans ma vie a moi tout seul (travail, passions) pour être moins dépendant du social et mieux m'y épanouir.

Enfait c'est une tendance que j'ai toujours eue j'ai l'impression.

De 14 a 19 ans je traînais avec un groupe de mecs. Au début je me sentais comme je me sent maintenant, et peu a peu je suis devenu super a l'aise, jusqu'a avoir fait le tour de la vibes de ce groupe et que ça me gave.

A 20 ans j'ai donc rencontré d'autres gens avec qui j'étais super géné et pas a ma place au début et qui m'intriguaient beaucoup. Je trainais avec eux et ils m'aimaient bien, mais il ne m'appelaient pas vraiment si je ne les appelait pas. Apres un an ou deux, ils m'appelaient tous les soirs et j'étais super alaiz et j;avais retrouvé une personnalité. Et la a 25 ans ça m'as gavé et j'ai besoin de nouveau.

Du coup je change de groupe de potes et je dois refaire tout le processus de recherche personnelle. Mais j'ai l'impression qu'a chaque fois je passe par une phase ou je suis un gros suiveur pour apprendre de ces nouvelles personnes qui m'intriguent : on est contents de me voir en soirée mais on va pas me proposer des vacances ensemble. Ensuite je fait la part des choses et retrouve ma personnalité mais de manière augmenté et avec une vision moins étroite de la vie et nourrie par tous les milieux différents que j'ai eu a comprendre pour m'y intégrer.

Et du coup dans tous les groupes précédents j'ai gardé de vrais amis, et d'autres a qui je ne parles plus trop. Et eux m'appellent tout le temps pour faire des vacances ou des soirées mais ça me gave... Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis....

Meme si tout ça est très enrichissant, ça prends gavé d'énergie! Enfin, je me demande si le même scénario va encore se reproduire (j'espère), ou si la je suis trop vieux et je suis moins malléable qu'avant donc il faut que je me rabatte sur mes anciens potos...

Il y a aussi une autre option : je fait une fixette sur ces gens et enfait ils me correspondent pas, et je réinterprete mon passé pour me rassurer sur la situation présente. Mais je ne pense pas car réellement mes anciens potes je les trouve un peu superficiels alors que ces nouveaux potes me font découvrir un nouveau coté de la vie qui me fait un peu peur (je sort grave de ma zone de confort) mais qui me fait aussi me retrouver dans des situations qui me correspondent bien plus (c'est eux qui m'ont tuyauté pour mon nouveau job que j'adore et qui m'ont trouvé un nouveau lieu pour pratiquer la musique).

I don't know.
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